Le rôle du groupe de pairs dans la socialisation du jeune enfant, dans la construction de son identité.La socialisation se réfère aussi bien aux interactions sociales, telles qu’elles se développent aux différentes périodes de la vie (interactions entre pairs), qu’aux comportements en société et aux représentations individuelles de la norme collectives. Sur un plan conceptuel, il est difficile d’imaginer que la personnalité ne résulte pas des expériences sociales antérieures.
A partir de là, la perspective constructiviste ne peut pas différencier les pôles de déterminations individuel et collectif. A chaque moment de sont histoire personnelle, l’individu réagit aux circonstances sociales et environnementales. Ses réactions sont alors déterminées par les constructions antérieures qui ne sont rien d’autre que ce qui constitue l’individu lui-même.
Et finalement, l’expérience, qui découle des réactions aux circonstances présentes, participe à la construction individuelle et aux déterminants futurs des réactions ultérieures.
De cette vision de la socialisation, résulte deux conséquences importantes et complémentaires:
Toute l’évolution personnelle de l’individu découle de l’équilibre produit par ces deux catégories de déterminants : le poids du passé, les possibilités d’évolution dans les circonstances présentes et à venir. Cela ne constitue pas une limitation de l’approche développementale mais au contraire, cela indique la continuité et la poursuite du développement selon les circonstances ultérieures et donc l’éventualité de la différenciation à long terme des conséquences possibles d’un événement précoce. La socialisation est un processus en constante évolution tout au long de l’existence de l’individu. Elle n’est pas statique. Mais qu’en est-il du rôle de paires dans ce processus et plus spécifiquement dans la construction de la personnalité, de la reconnaissance du « je » du jeune enfant.