Suite à de nombreuses discussions sur le forum dans la rubrique "Mobilisation -reconnaissance", j'ai réalisé une synthèse de tous nos propos. Il faut savoir que la non-représentation met en danger l'existence même de la profession des Educateurs de Jeunes Enfants.C’est justement cette définition et le caractère spécifique de notre formation et du champ de nos compétences qui nous ont fait réfléchir à l’intitulé de notre métier. En effet, celui-ci restreint finalement champ de nos actions et de nos missions, ce qui vient en contradiction avec le référentiel professionnel. Les terminologies : Educateur de la petite enfance ou Educateur spécialisé de la petite enfance nous paraissent plus opportunes car elles ouvrent d’emblée nos compétences à l’univers de la petite enfance. (Enfant, famille, société) et nous définissent comme un travailleur social.
Le jeu, est certes notre média le plus privilégié pour accompagner les jeunes enfants, quelques soient les milieux au sein desquels nous exerçons. Mais, il y a tout ce qui touche à l'accompagnement et au soutien de la fonction parentale, des outils que l'on invente que l'on s'approprie. Ne limitons donc pas l'EJE au spécialiste du jeu, car ça ne ferait que corroborer ce qu'entendent des collègues, à savoir: "Vous les EJE, vous êtes payés pour jouer avec les enfants".
Et laissons la part belle à la fonction d'expertise éducative et sociale de la Petite Enfance qui nous est attribuée.
L'EJE est un travailleur social parce qu'il ouvre l'enfant à la vie sociale et culturelle, il lui transmet le goût de la citoyenneté, de trouver ses repères dans son quartier, sa cité, sa ville ou son village, parce qu'il considère l'enfant comme un maillon du tissus social et qu'il l'accompagne pour qu'il soit acteur, qu'il devienne acteur de sa vie.
C'est un travailleur social parce qu'il ne travaille pas en vase clos, qu'il crée des partenariats avec d'autres services, d'autres structures (bibliotheque, centre culturel, piscine, école, centre de guidance, A.E.M.O ...), et aussi les élus (fonction d'expertise, l'initiateur de projets...)
Violène, EJE et en Sciences de l'Education, a écrit un excellent dossier (Mémoire de Master 1) sur la reconnaissance des EJE, EJE, une profession en quête d'identité(s)...
Laisser sa trace, c’est laisser des preuves sur des actions concrètes menées sur le terrain. C’est aussi mettre à profit ses compétences, en lumière le véritable champ de ses actions, ce qui participe aussi à la reconnaissance dont nous nous faisons écho.
Rédiger des écrits sur la fonction de l'EJE en crèche à destination des équipes, de la direction et des parents, et sur les conditions de travail, dans l’optique d’ouvrir sur des questionnements concernant la qualité de la prise en charge des jeunes dans les années à venir.
Ainsi, concrètement, à chaque fois qu'un EJE met un projet en place, de quel ordre qu'il soit, un document rédigé, avec le thème, l'objectif général, les objectifs transversaux, les moyens mis en oeuvre, puis une évaluation, est véritablement le bienvenu.
Ces écrits adressés à la direction de la structure, et aussi aux supérieurs hiérarchiques du Service Petite Enfance (pour ceux qui travaillent en municipalité) sont un moyen, un outil privilégié pour faire valoir nos actions éducatives, leur bien fondé et le caractère réfléchi de nos projets. C’est aussi le moyen de transmettre ce qui c’est passé, ce qui s’est fait, ce qui s’est pensé pour les enfants et leurs familles.
Francine Koch a dit :
« La mission de l’institution de la petite enfance doit aussi répondre à cette double exigence : adapter le monde à l’enfant et adapter l’enfant au monde.
L’éducation consiste à aider l’enfant à vivre dans un groupe et à l’accompagner dans le développement et l’acquisition de ses compétences et potentialités. »
C’est participer à donner le goût de grandir, le goût des autres et le goût de l’ailleurs, l’éveil à la citoyenneté, en rendant possible l’expérience de la créativité, de la vie intérieure et celle de l’estime de soi.
Modifions la terminologie des micro-crèches, car il ne s'agit pas de micro-crèches, mais de regroupements d'AM, ce qui induit en erreur, les parents, les professionnels.
Ces structures innovantes pourraient s’appeler mini structure d'accueil familial, dans la mesure où un encadrant diplômé EJE ou Puer est en poste, qui pourrait éventuellement en encadrer plusieurs sur un même secteur.
En lien avec ceci, l'existence des RAM, des structures d'accueil familial (anciennement crèche fa) doit être soutenue et maintenue, afin de poursuivre la dynamique de professionnalsation des AM et de lutter contre l'isolement.
Réagissons face au contenu du Décret 2007-230 (courrier, courriels envoyés depuis le 5 Mars)
Etoffer les fiches de renseignements que l'on peut trouver sur nos métiers car ceux qui les écrivent ne savent pas toujours de quoi ils parlent!
Créer un fichier regroupant l'ensemble des fiches de postes spécifiques pour chaque lieu d'accueil,
Se fédérer : Une fédération, tout comme un syndicat d'ailleurs, n'ont de poids réel que si le nombre de leurs membres est suffisamment important et représentatif de la profession. L'UNION FAIT LA FORCE. De plus, ces mêmes fédé et syndicats ne sont toujours, avant tout, que le reflet de leurs adhérents.
Communiquer via une pétition (papier? en ligne?)
Réaliser un court-métrage sur la richesse de notre métier
Tenter de mobiliser les parents, les sensibiliser aux difficultés de la vie en collectivité (manque de personnel, pas de place,...), des associations de parents.
Faire reconnaître notre profession d'EJE, c'est aussi faire connaître et reconnaître les autres professionnels de la petite enfance et pas seulement auprès des pouvoirs publics mais aussi
Réussir à publier : articles, ouvrages, brochures, ... EJE journal et autres revues, bulletins.
L'écrit apporte une valeur, une dimension de reconnaissance et de connaissance tout autre.
Intervenir dans les forums des métiers, au sein des établissements scolaires, dans les écoles préparatoires au concours sociaux, pour offrir aux étudiants des exemples de parcours professionnels pour qu'ils puissent se projeter dans l'avenir.
Instituer une ligne conductrice dans la formation qui unissent les écoles et unifie un cadre de savoir ayant un sens dans la formation des EJE. Des règles concernant les formateurs, car on est dépendant de ce qu'ils peuvent apporter (dixit une formatrice) ce qui posent des problèmes par exemple en sociologie personnellement nous avons une le droit à un angle généraliste, car il existe une sociologie de la petite enfance et une sociologie de l'enfance..
Impulser une réelle mobilisation des EJE pas seulement sur le papier des EJE dans la rue ! ça c'est jamais vu
Repenser le partenariat Petite enfance/ Education Nationale : En ce qui concerne l'éducation national, une meilleur information sur notre profession et ce qu'elle pourrait leur apporter.
Il faut noter que les enseignants sont dans un rapport de transmission de savoir sans toujours réfléchir à la manière de faire et c'est la qualité de la personne qui fera qu'elle cherche à faire au mieux son travail, à s'intéresser aux enfants autrement q'en élève et groupe classe, etc.
Il y a un énorme manque psychopédagogique, des problèmes de relations qui ont des conséquences lourdes, des stigmatisations, etc. et accompagnement et soutien à la fonction parentale.
Faire connaître Passerelles EJE au sein des écoles, des centres de formations, des structures où travaillent EJE (lettre d’information, courriers…), des antennes FNEJE (courrier envoyé le 19 Février 2007)