Les livres permettent à l'enfant de se rassurer, de se distancier (souvenir) et de découvrir.N’ayons plus peur de lire des choses complexes, à différents niveaux de lecture, pour susciter l’envie de découverte.
Les livres permettent à l’enfant de se rassurer, de se distancier (souvenir) et de découvrir.
Le processus de roman dans certaines histoires (contexte, événement, résolution et chute positive) fait partie de ce qui aide à se séparer, car l’enfant s’identifie au personnage, qui est en situation active de lui-même, acteur de sa vie.
Chien bleu – Nadja
C’est un conte initiatique (le héro vit une épreuve dont il ressort victorieux). On y décèle aussi une connotation sexuelle (chien bleu est tel le prince charmant, un amour contrarié qui va finir par vivre avec la petite fille).
L’ambivalence des sentiments, la peur de la dévoration (angoisse archaïque), le rôle du père qui nomme, la question de la différence, les clins d’œil aux contes traditionnels sont autant d’éléments qui constituent cet album.
Le conte aide à l’endormissement car le livre parle à l’enfant de sa vie. L’enfant qui demande des histoires, se raconte des histoires à lui-même, par un jeu d’identification à l’un ou plusieurs des personnages.
Mon Amour – Autrement jeunesse.
Album qui fait écho à la part de féminin et de masculin, au sein de nous tous, à la place de chacun, à qui l’on est.
On devient lecteur quand on s’identifie au conteur, au narrateur, pour rendre inutile la présence de celui qui raconte.
Tout n’est pas dit dans les livres. Dans les livres de qualité, une place est faite pour l’imaginaire du lecteur.
Mieux vaut ne pas questionner les enfants sur ce qu’ils en ont compris, dans le sens où la littérature est là pour accompagner la vie, la pensée, la construction de chacun, que ne permettra pas la vérification de la compréhension de l’enfant.
« Donnons aux enfants qui le recevront ». Ils ont bien le temps des interrogations orales et écrites.
Croyons juste à ce que nous lisons et au plaisir partagé. Laissons prendre ce qu’ils veulent et se développer leur imaginaire.
La vie psychique est noire et tortueuse. Les histoires roses n’intéressent pas trop les enfants.
Lire des choses qui montrent le monde et sa complexité (craintes, angoisses…), c’est rendre l’angoisse maîtrisable, aborder quelque chose de l’ordre du sens moral (philosophie, réflexions sur la vie, les comportements sociaux…)
Jojo, la Mache – O. DOUZOU – Ed. du Rouergue
Album subtil qui traite de la mort, la séparation, la perte, les retrouvailles. Un album à plusieurs niveaux de lecture.
L’agneau qui voulait être un mouton – Seuil jeunesse
Album philosophique, où il est question de la transmission de notre positionnement de citoyen. Il est important d’avoir des intentions en lisant les livres aux enfants.
Grâce à l’abord esthétique et graphique, aux concepts abstraits qui supposent un renoncement (par rapport à l’immédiateté).
L’image a 3 fonctions : cognitive, narrative et esthétique.
Attendre, puis construire et retrouver sont 3 éléments fondamentaux pour que les fantasmes et la pensée scientifique se développent.
Jeu de… Lumière
Un album subtil, poétique avec des découpages qui laissent percevoir une autre vision du monde.
En guise de fin, M.O NEMOZ-RIGAUD souligne que le livre s’adresse à l’enfant, à l’adulte et à l’enfant qui est en nous.
N. VIALARD termine ses lectures à voix hautes par un album qui s’adresse à tout le monde, où il est question d’amour, du monde, des questions existentielles sur la vie et sur nous-mêmes, sur le sens de l’existence, qui est « une tâche sans fin », comme le précisait WINNICOTT:
Au point du cœur – RASCAL – Pastel