Contenu et organisation de la formation: la formation théorique - les dispenses et allègements de formation.L’architecture générale de la formation découle du référentiel professionnel et de sa déclinaison en quatre domaines de compétences auxquels sont associés quatre domaines de certification. Cette construction modulaire permet la mise en oeuvre de la validation des acquis de l’expérience.
Deux domaines de compétences « socles » ont été identifiés :
Deux domaines de compétences complémentaires regroupent les compétences transférables (ce qui signifie qu’elles ne correspondent pas à des contenus de formation strictement identiques, mais que les compétences acquises peuvent être transférées dans d’autres situations professionnelles) du DE EJE aux autres diplômes de travail social de même niveau.
La formation préparant au DE EJE est conçue dans un réel esprit d’alternance, fondement pédagogique des formations sociales qui s’appuie sur des sites de stage « qualifiants ». C’est-à-dire que le lieu de stage est, comme l’établissement de formation, un lieu d’acquisition de compétences, ce qui suppose un engagement réel du site de stage dans le dispositif de l’alternance. Cet engagement est concrétisé par une convention de partenariat avec l’établissement de formation détaillant notamment le ou les domaines de compétence pour lesquels le site de stage peut participer à la formation de l’étudiant.
La formation théorique d’une durée de 1 500 heures est construite à partir des quatre domaines de compétences et comprend quatre domaines de formation :
Les contenus des différents domaines de formation sont détaillés dans l’annexe III de l’arrêté du 16 novembre 2005. **
Les domaines de formation comprennent des apports théoriques, des apports méthodologiques et du temps de « suivi et d’accompagnement formatif ».
Les apports méthodologiques sont destinés à apporter des bases liées aussi bien au domaine de compétences qu’aux travaux demandés dans le cadre de la certification. Le « suivi et l’accompagnement formatif » a pour objectifs de permettre au candidat d’être soutenu dans la démarche de l’alternance et d’être guidé dans son positionnement professionnel. L’analyse et l’évaluation des pratiques de stage constituent donc des aspects essentiels de cet accompagnement.
Un minimum de 300 heures de formation théorique distribuées sur les quatre domaines de formation paraît nécessaire pour les aspects « méthodologie » et « suivi et accompagnement formatif ».
Le premier domaine de formation est centré sur la connaissance du jeune enfant et de la famille. L’établissement de formation devra transmettre les connaissances et techniques permettant l’élaboration d’un projet d’accueil individualisé prenant en compte l’enfant dans sa globalité et son environnement familial. Dans cette perspective, seront également étudiés l’accompagnement et le soutien à la fonction parentale.
Le deuxième domaine de formation doit tout d’abord apporter des connaissances sur le développement de l’enfant ainsi que sur la prévention des facteurs pouvant l’impacter. Il doit permettre de donner les moyens techniques, méthodologiques et psychopédagogiques pour mener une action éducative en collectivité. L’établissement de formation doit ainsi mettre à disposition des étudiants les éléments nécessaires à la conception, la mise en place et l’évaluation d’un projet éducatif.
Le troisième domaine de formation est relatif à la communication. Il doit apporter aux étudiants des bases théoriques sur les supports de la communication et ses enjeux. Sera ainsi étudiée la sociologie des organisations, avec un accent particulier sur celles intervenant dans le secteur de la petite enfance. Ce domaine de formation apportera également des connaissances sur les composantes relationnelles et psychosociales en situation de communication professionnelle. Enfin, la communication sera abordée dans la perspective de la dynamique de groupe.
Dans le dernier domaine de formation, l’établissement de formation devra apporter aux étudiants des éléments sur l’organisation administrative et institutionnelle ainsi que sur les politiques publiques et plus particulièrement dans le secteur de la prise en charge du jeune enfant et de sa famille. Ce domaine de formation doit ainsi permettre à l’étudiant de disposer des outils lui permettant de se situer dans des actions partenariales.
Les articles 7 et 8 de l’arrêté du 16 novembre 2005 précisent les modalités de dispenses de domaines de formation et d’allègements de formation pour les titulaires de certains diplômes. A ce titre, trois types de situation sont envisagés :
L’établissement de formation devra envisager dans son protocole d’allègements la répartition et le volume des allègements de formation dans les différents domaines de formation en fonction des grandes catégories de diplômes détenus et de leur spécialité (universitaires : niveau bac + 2, bac + 3 etc., moniteur-éducateur, TISF, auxiliaire de puériculture etc.).
Dans un second temps, l’établissement de formation établira pour chaque candidat un programme de formation individualisé en fonction du diplôme possédé.
En tenant compte des éléments repérés, l’établissement de formation devra établir avec l’étudiant :
Dès l’entrée en formation, ce programme individualisé de formation devra être formalisé avec l’étudiant. Cet engagement réciproque signé par l’établissement de formation et l’étudiant s’impose aux deux parties.
D’une manière générale, les allègements de formation n’ont pas d’application systématique et ils doivent faire l’objet d’une demande écrite du candidat au directeur de l’établissement de formation.
Les dispenses et allègements seront consignés dans le livret de formation du candidat.
L’établissement de formation précisera dans la liste des candidats autorisés à suivre la formation mentionnée au dernier paragraphe du chapitre 1.2 la nature des allègements pour chacun des candidats en bénéficiant.