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Jardins d'enfants - Classes passerelles - fin

27/08/2006 - Lu 3861 fois
Principes, actions, modalités de mise en oeuvre, financement

Principes

La création des jardins d’enfants – classes passerelles obéit aux principes suivants :

  • Respect du rythme de l’enfant, en fonction notamment de son âge, dans le cadre proposé par chaque mode d’accueil, y compris l’école maternelle.
  • Individualisation de l’accueil, dans le cadre des règles applicables à chaque type d’accueil, le moment de l’entrée dans un mode d’accueil et à l’école maternelle étant défini en concertation avec les parents, en tenant compte de la maturité de l’enfant et avec les aménagements matériels et psychologiques nécessaires à une transition sereine.
  • Cohérence et continuité des actions : dans le cadre de la réforme des établissements et services d’accueil opérée par le décret du 1er août 2000, l’objectif est de susciter l’émergence d’actions dans les structures offrant, en un même lieu, différents services aux parents, pour éviter une multiplicité de déplacements, et faciliter la continuité de l’action auprès des jeunes enfants.

Actions

Les actions conduites dans les jardins d’enfants – classes passerelles peuvent recouvrir des formes diverses, par exemple :

  • De manière générale, les actions visant à faciliter le passage ultérieur à l’école maternelle au moyen d’activités de caractère éducatif, notamment des actions " passerelles " entre les modes d’accueil des jeunes enfants (crèches, haltes-garderies, assistantes maternelles…) et l’école maternelle ;
  • Des activités favorisant l’éveil dans des structures ou services (lieux d’accueils parents enfants, ludothèques, activités d’éveil culturel et artistique, organisation de goûters, de fêtes de quartier) permettant aux jeunes enfants, le plus souvent accompagnés de leurs parents, de rencontrer d’autres enfants et d’autres adultes, de bénéficier d’activités d’éveil, d’être introduits progressivement à des relations sociales non familiales, à d’autres rythmes et règles de vie, d’apprendre à se séparer en sécurité de leurs parents ;
  • L’articulation entre des actions conduites à l’école (garderie périscolaire installée dans l’école, projet éducatif des classes de petite section de l’école maternelle, accueil adapté en petite section de maternelle avec par exemple une rentrée échelonnée et progressive avec participation pendant une certaine période des parents) et celles assurées dans les établissements et services d’accueil de la petite enfance.


Modalités de mise en œuvre

Un partenariat mobilisant les acteurs de la petite enfance

  • Susciter le développement d’actions facilitant et sécurisant le passage pour l’enfant entre sa vie dans sa famille, une structure d’accueil de la petite enfance et l’école ;
  • améliorer les conditions d’accueil des enfants de deux ans à l’école ;
  • offrir aux enfants un mode de vie respectant leur rythme et leurs besoins individuels, tels sont les objectifs. Ceci repose sur la volonté des partenaires, enseignants, professionnels de la petite enfance, travailleurs sociaux… de travailler ensemble, d’élaborer ou de s’inscrire dans un projet global, en fonction des besoins prioritaires des enfants et des parents.
  • Cela implique : 
    • de réelles articulations entre les différents modes d’accueil des jeunes enfants que les services déconcentrés des ministères encourageront et veilleront à développer ; 
    • la complémentarité des interventions des différents types de personnels intervenant dans ces structures.

Des formations conjointes

  • Cette complémentarité des interventions des différents type de personnel sera facilitée par l’organisation de formations conjointes.
  • Il relève de la responsabilité conjointe des services déconcentrés de susciter la mise en place des actions les plus appropriées en vue :
    • d’encourager et de développer les initiatives relatives à la connaissance mutuelle des compétences et des modes d’action des différents professionnels de la petite enfance, déjà prises dans le cadre de la formation initiale de ces personnels ;
    • de favoriser à différents échelons : local, départemental, académique, des actions de formation continue décloisonnées, destinées aux enseignants, aux éducateurs, aux personnels sociaux et médico-sociaux et aux différentes catégories d’animateurs et intervenants.
  • Des groupes de concertation seront mis en place au niveau local et un groupe de pilotage national associant l’ensemble des partenaires sera installé au niveau national afin d’accompagner la mise en œuvre des actions, de recenser, d’analyser et de diffuser les initiatives développées et de développer la réflexion sur les jardins d’enfants – classes passerelles.

Un financement adapté

Les jardins d’enfants – classes passerelles sont éligibles au Fonds d’aide à l’Investissement pour la Petite Enfance (FIPE) mis en place lors de la Conférence de la Famille 2000 et qui a été abondé d’1 milliard de Francs supplémentaires lors de la Conférence de la Famille 2001.

Ils peuvent également bénéficier de soutiens financiers auprès des communes, des caisses d’allocations familiales et des services déconcentrés de l’Etat ainsi que des collectivités locales.

Source : http://www.education.gouv.fr/discours/2001/famille1.htm  

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