Les motifs les plus récurrents sont : carences éducatives, défaut d'hygiène, déscolarisation, parentalisation d'un enfant dans la fratrie, problèmes de santé des parents.L’établissement est doté d’une capacité d’accueil de 341 places, réparties sur 7 services éducatifs, dont 2 à l’extérieur. Le groupe, dans lequel je travaille, se trouve dans un des deux services extériorisés. Il s’agit d’un foyer à part entière se trouvant dans une autre commune que le site principal accueillant les enfants de trois à dix-huit ans (63 places).
Le groupe, où je suis, accueille au maximum 12 enfants âgés de trois à six ans. Un deuxième groupe accueille des enfants âgés de trois à six ans. Les autres groupes complètent le panel des âges accueillis par tranches d’âges (6/8, 9/12…). Mais, notre mission d’accueil d’urgence engendre régulièrement des dépassements d’effectifs qui rendent la vie en collectivité encore plus difficile à vivre pour les jeunes enfants accueillis. Il est encore assez facile de trouver la place pour un ou deux lits supplémentaires mais le temps lui ne se rallonge pas : c’est le même pour quatorze ou dix enfants. Au final, le sureffectif produit alors stress, précipitation (cf. la vie quotidienne).
L’équipe professionnelle est composé (à ce jour) de 2 ES, 3 EJE et 1 AMP.
Les placements sont très majoritairement judiciaires et quelques-uns administratifs. Les motifs les plus récurrents sont : carences éducatives, défaut d’hygiène, déscolarisation, parentalisation d’un enfant dans la fratrie, problèmes de santé des parents (alcoolisme, toxicomanie, troubles psychologiques voire psychiatriques). Ils sont généralement prononcés pour une durée initiale de six mois (parfois un an dans les situations difficiles) mais très souvent prolongés de six mois voire un an. La situation actuelle dans notre région fait que nous avons du mal à orienter les enfants vers d’autres structures (peu de structures accueillent des moins de six ans et nous avons une pénurie de familles d’accueil). Les placements se prolongent et il n’est pas rare d’accompagner des enfants pendant plus de deux ans.