Quelques définitions et rappel des contraintes pour les structures d'accueil du jeune enfant.Si la structure qui m’a accueilli pour mon stage a pu s'ouvrir à l'extérieur (est ce la même chose que la nature ?)Même si ce n'est que partiellement pourquoi beaucoup d’autres lieux d'accueil ne réalisent pas cette ouverture ? Sont-ils freinés par la législation ou par des a priori personnels ?
Nature: Nom féminin.
Exemple: Déterminer la nature d'un phénomène.
Exemple: la nature humaine
Exemple: Réfréner en nous la nature
Exemple: Une nature violente, impulsive
Exemple: Les lois de la nature
Exemple: La place de l'homme dans la nature
Exemple: La protection de la nature
Cette définition est tirée du dictionnaire Hachette encyclopédique de 2001.
Au sein de cet ouvrage comme souvent dans notre langage familier, la nature représente, l'extérieur, mais également tous les objets "naturels", comme le bois, la pierre, l'eau, avec lesquels l'enfant peut être en contact même au sein de l'établissement dans lequel il est accueilli.
Dans le décret d'août 2000 le nombre de personnel est fixé à un pour cinq enfants qui ne marchent pas et un pour huit enfants qui marchent. Cependant lors de sorties extérieures le nombre d'enfants par adulte passe à deux, trois avec des poussettes.
Selon le document «les normes en question », tous les éléments de décoration flottants du type guirlandes, objet légers de décoration, mobiles, situés à l'intérieur des locaux doivent être de type M1. Cette catégorie est définie comme suit : Matériaux peints revêtus de certaines peinture ou enduit.
Ce qui interdit de décorer la crèche avec des éléments récupérés par les enfants lors de promenades ou même dans le jardin de l'établissement. De plus même les décorations aux murs posent problème puisque si elles représentent plus de 20% des surfaces verticales elles doivent être de type M2 : matériaux peints ou recouverts de plastique épais. Ce qui limite les collages et les assemblages de tous types n'étant pas de simple peinture ou des sous verre.
Au niveau alimentaire, les produits non préparés par des établissements agréés, sont de moins en moins tolérés. Ainsi les goûters préparés par les parents sont interdits, interdit également la consommation de produits issus d'un jardin ou de cueillette. (Conseils émis par la Protection maternelle infantile).
Si la loi ne peut être transgressée, elle est parfois interprétée. Cette habitude tend néanmoins à se perdre vu le penchant procédurier que prend notre société. Ainsi les équipes de direction hésitent de plus en plus à se mettre en danger. Cependant certains chapitres sont peu suivis, je pense notamment à celui portant sur les guirlandes et mobiles. Ces objets font toujours partie des décorations de crèche, avec le risque de mise en cause de la direction en cas d’accident. Il en est de même pour la décoration murale. De nombreux établissements au nom de la diversité et du plaisir des enfants se mettent en danger vis à vis de la loi. Il est bon de savoir que des matériaux ignifugés existent, mais leur prix est tellement exorbitant que peu de structures peuvent en acheter.
De même au niveau alimentaire, il est difficile de dire aux parents de porter le goûter de leur enfant en halte-garderie et de leur refuser les produits maisons pour n'accepter que les préparations industrielles emballées.
Pour les goûters d'anniversaire les parents aiment bien porter un gâteau, fait parfois avec la participation de l'enfant. Pourtant la protection maternelle infantile souhaite voir disparaître ces pratiques au nom de l'hygiène alimentaire. Là encore de nombreux établissements continuent d'accepter, voire d'encourager ces pratiques.
Cependant toutes ces libertés consenties avec les textes de lois font peser sur les équipes un risque qui, sans les faire vivre dans le stress, les préoccupe souvent. Ce risque étant contrebalancé par le sentiment de faire ainsi son travail comme il faut.
Au niveau des sorties le nombre important de personnel que cela implique, ajouté au fait que des parents accompagnants, et même des assistantes maternelles venues avec les enfants qu'elles gardent, ne comptent plus, entraîne des difficultés pour les équipes pour réaliser de tels temps. En effet les effectifs sont calculés sur la base du décret d'août 2000, cité plus haut, et ceci pour tous les moments de la journée. Ainsi la diminution significative du nombre d'enfants par adulte oblige à ne faire ces sorties que lorsque des enfants manquent ou bien en demandant à du personnel de faire des heures supplémentaires. Ceci implique soit de la chance, soit une prévision à long terme et des frais.
Devant ce problème les équipes font souvent le choix de ne sortir qu'avec un petit groupe d'enfant, pendant que les autres font la sieste. Ceci implique que les gros dormeurs sortent peu.
Pour les équipes il est donc difficile de concilier respect du rythme de l'enfant, égalité pour tous devant les activités et les contraintes de la loi mais également la sécurité. Ce qui implique une forte baisse des sorties organisées par les structures.