Deux types de relations sont nécessaires au développement social de l'enfant : Etymologiquement, il désigne l’égal. En psychologie, il est utilisé :
Dans le premier cas, « pair » est utilisé dans son sens fort et « on infère de la parité d’âge chronologique des similitudes de moyens et d’objectifs sociaux » . Il faut malgré tout souligner l’existence de différences interindividuelles et souligner l’appariement en fonction de l’âge chronologique plutôt comme « une probabilité statistique maximale de similarité que comme une certitude » .
Dans le second cas, il rend compte plus spécifiquement d’une similitude de statut et d’une certaine familiarité. Dans ce sens, la constitution des groupes, généralement en fonction de la tranche d’age, limite la différence d’age entre les pairs. Il est important de souligner ce double sens car il peut expliquer certaines divergences qui sont apparues dans le domaine des interactions entre pairs entre les résultats des chercheurs expérimentalistes et ceux de terrain.
Pour décrire l’évolution des relations entre enfants, il est nécessaire de s’interroger sur l’ontogenèse de cette relation et d’en situer les fondements.
Une des premières contraintes qui est posée est la nécessité pour le bébé de faire la distinction entre objet physique et objet humain, et donc de reconnaître le pair comme élément de la seconde catégorie.
Pour beaucoup d’auteurs, l’ontogenèse des comportements sociaux est en interdépendance avec le développement cognitif. « C’est de la perception par le bébé du lien de contingence aléatoire – caractéristique de la réponse sociale – et en opposition à la stabilité de réponse de l’objet physique qu’émerge la distinction objet social / objet physique » .
Dans les objets sociaux, il faut distinguer les adultes ou les « grands » des bébés ou des « petits » :
Actuellement, il existe deux hypothèses concurrentes pour expliquer l’origine des interactions entre pairs :