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La crise de maternalité

13/01/2008 - Lu 668 fois
Le mystère des mères: les modes d'expression de la crise de maternalité au fil des 3 trimestres.

Les modes d’expression de la crise de maternalité pendant la grossesse

Le premier trimestre

C’est un moment souvent vécu dans la sidération même si l’enfant est fortement désiré. Biologiquement il y a un temps nécessaire pour que l’organisme s’habitue au fœtus, véritable corps étranger interne. Le bouleversement hormonal est intense, l’arrivée de la grossesse demande un temps d’adaptation physique. De plus la grossesse est encore invisible, la mère ne sent pas l’enfant bouger, l’expression de la maternalité se fait par des voies très archaïques, les symptômes affluent à même la peau (allergie, boutons…), les odeurs et les saveurs prennent soudain beaucoup d’importance, il s’installe parfois une ambivalence goût-dégoût que l’on peut rapprocher de celle que l’on ressent face au bébé attendu : bébé aimé et haï, désiré et redouté. C’est la période des vomissements, de la fatigue, la femme peut se sentir un peu déprimée. Pendant cette période, le corps doit accepter la grossesse, c’est à cette période que surviennent 90 % des avortements spontanés.

Le deuxième trimestre : l’état de grâce

Les malaises du premier trimestre ont disparu, la grossesse commence à se voir, l e bébé bouge mais la femme n’est pas encore gênée par le poids de son ventre. Elle est en général en forme, certaines femmes connaissent à cette période un état de plénitude, de bien-être, de paix intérieure. La sexualité à cette période peut aussi être très épanouie, le contact intime, sensoriel est recherché par la femme, c’est une recherche d’échanges, un partage d’émotions.

Certaines femmes au contraire refusent tout contact avec l’autre, se replient sur elles-mêmes dans l’attente du bébé souvent par peur de lui faire mal, de « s’abîmer » lors d’un rapport sexuel. Pour beaucoup de femmes, ce repli sur soi et sur le bébé amène paradoxalement une ouverture au monde, car il donne la capacité soudaine d’empathie avec l’entourage. Contenir un être vivant en soi entraîne une capacité d’ouverture et d’abandon.

Le troisième trimestre : l’approche de l’expérience de passage

L’imminence de la naissance approche, le corps devient plus lourd, plus pénible, certains malaises réapparaissent. La maman va devoir désinvestir un objet investi dans son corps et faire connaissance avec son enfant à naître. La mère s’apprête à vivre une expérience intense que l’auteur nomme l’expérience de passage. C’est aussi à ce moment là que resurgit l’ambivalence pour ce bébé, peuvent alors réapparaître nausées et vomissements, parfois un accouchement prématuré, un accouchement post-terme (la femme veut garder le bébé dans son ventre), l’accouchement peut être perturbé (arrêt du travail). La mère se demande si elle pourra être une bonne mère, elle se pose beaucoup de questions sur l’accouchement, les douleurs.

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Auteur : nathalie commincas infos sur l'auteur | contactez l'auteur | le site de l'auteur

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