Le manque de régularité des rencontres avec l'artiste a morcelé notre travail et ce projet. De ce fait, ce lien entre réel et imaginaire, entre la réalité intérieure de enfants et la réalité extérieure, entre les émotions et les mots qu’on y met, cette histoire, cette mise en scène mêlant l’univers plastique et le monde de l’imaginaire n’ont pas pu être complètement soutenus.
Néanmoins, cette artiste a, à mon sens, planté une graine, celle de la créativité, de l’émotion, qui a généré une synergie au sein de notre équipe, une énergie que seul un tiers neutre peut engendrer
Il me paraît évident que la connaissance des jeunes enfants, du monde fantasmatique qui les animent, de leurs craintes… permet à l’artiste de leur révéler leurs potentialités, sans les mettre en difficulté et de façon ludique.
Enfin, je tiens à rajouter que "l‘activité de l'enfant est tout entière tendue vers la construction de soi. C'est précisément par ce besoin vital de grandir, tout tendu vers l'avenir et le dépassement personnel, que prend son véritable sens biologique l'activité créatrice de l'enfant : si l'enfant est créateur et s'il aime inventer, si tout doit être mis en œuvre pour favoriser ses possibilités de création, c'est simplement parce que l'activité créatrice est un besoin biologique dont la satisfaction est absolument nécessaire au développement optimum de l'être humain en croissance." (R. GLOTON : « L'activité créatrice chez l'enfant » p.36 Casterman / Poche, 1971).