Ouvrir le jeune enfant sur le monde, en créant des passerelles, c'est le considérer comme un individu et un citoyen. L'enfant étant la première maille du tissus social. Le temps passe et parfois les liens se défont ; les personnes âgées sont seules et les enfants, loin de leurs grands-parents.
Par le biais de ce projet éducatif, nous souhaitons accompagner l’enfant dans sa quête identitaire, valoriser la reconnaissance de l’Autre et aménager la continuité dans la vie des jeunes enfants, dans le respect des individualités de chacun.
Ce projet n’est réalisable que grâce à notre écoute des enfants, à notre travail relationnel avec les parents, à notre questionnement permanent en équipe, à un travail sur soi.
Nous avons particulièrement mis l’accent, lors des ateliers proposés, du jeu libre et des temps forts, sur la parole dite à l’enfant, sur le Non verbalisé d’adultes à enfants et d’enfants à enfants. Le respect du choix d’autrui, le respect des règles de vie commune sont, en effet, les bases de la citoyenneté.
Nous avons jugé essentiel de ne pas stigmatiser les enfants en recherche de limites plus fermes, en ayant une démarche positive, en proposant une alternative positive en réponse à leurs comportements ("tu ne peux pas faire ça dans ce cadre là, mais en revanche, tu peux faire ça": déchirer des livres/déchirer du papier, des catalogues...).
Par ce biais, nous expliquons aux enfants que tout n’est pas possible et que la limite posée par autrui se doit d’être respectée, afin que l’espace de chacun soit pris en considération. Entendre la parole de l’Autre c’est le respecter dans son individualité propre. N’oublions pas que la liberté des uns commence là où s’arrête celle des autres, pour que les enfants d'aujourd'hui soient les citoyens libres et responsables de demain et des individus qui s'estiment et se respectent.