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Bonjour

La politesse est une monnaie destinée à enrichir non point celui qui la reçoit, mais celui qui la dépense. [Proverbe persan]

#1 mercredi 10 mai 2006 23:48

freia
Modératrice
Lieu: Colomiers
Date d'inscription: vendredi 27 janvier 2006
Messages: 3302
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Les douces violences

Bonsoir à tous,
«On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l'enserrent» Bertolt BRECHT
Bel nous a proposé de mettre le fruit de son travail sur Les douces violences, en ligne. cool
Ce dossier est riche, tant par son contenu, qui nous amène à réfléchir en terme de prévention, de shéma individuel et de cohérence d'équipe, que par le style de Bel.
Et c'est... Kokitta qui l'a illustré, avec sa magie toute personnelle. La dame en rose crie "Dépêche-toi", à ce petit garçon désarçonné!!! Ah la notion du temps si chère, aux grandes personnes...
Merci beaucoup à toutes les deux. wink

De quelles douces violences pouvez-vous faire état, au sein des structures où vous travaillez, où vous effectuez vos stages?
Quels messages sont délivrés par la hiérarchie pour prévenir des douces violences?
Comment vous positionnez-vous lorsque vous en observez, lorsque vous avez l'impression d'en commettre?

Bonne lecture et à très bientôt pour poursuivre cet échange smile


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#2 jeudi 11 mai 2006 20:26

Bel
Ancien Moderateur
Award: auteur1
Lieu: Strasbourg
Date d'inscription: dimanche 30 avril 2006
Messages: 2559

Re: Les douces violences

Merci Freia big_smile.....Je serais bientôt célèbre cool , grâce à ton site lol!!!!
Et bravo à Kokitta qui a si bien illustré ce thème, elle est très très douée wink!
Je suis aussi curieuse de connaître votre position face aux douces violences. Quant à moi, je crois que ce travail m'a donné la force de lutter contre les douces violences en les mettant du mieux que possible à jour. Chacune de nous est suceptible un jour d'user de douces violences, le tout est d'en être conscient et de ne pas rentrer dans un engrenage de répétition sur répétition....
J'en fait d'ailleurs un point essentiel de mon futur métier: être garante du bien être de l'enfant, qui sous entend forcément lutter contre les douces violences...
Voili, voilà, à vous....au plaisir de vous lire!!smile

Bel

Dernière modification par Bel (jeudi 11 mai 2006 20:36)


Bel wink

"N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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#3 samedi 13 mai 2006 19:24

lemedjnoun
***
Date d'inscription: samedi 29 avril 2006
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Re: Les douces violences

Cela fais "plaisir" d'entendre parler des douces violences, et votre dossier est vraiment passionnant ! Pour ma part la lecture du livre de Christine Schuhl m'a beaucoup marqué. En effet elle pointe du doigt tous ces comportements, que tout le monde peut avoir un moment ou un autre, qui peuvent paraitre plus ou moins anodin, et qui nuisent à la qualité de l'accueil. Comme vous Bel ce livre m'a permis d'être vigilant aux douces violences, d'ailleurs il me semble qu'il faudrait le relire souvent, et que toutes les structures devraient en avoir un exemplaire sous la main, pour y réfléchir et y revenir réguliérement. Dans le multi accueil où je suis actuellement en stage, la directrice souhaite évoquer la "lutte"contre les douces violences dans le projet pédagogique, en reprennant par exemple la charte qui est dans l'ouvrage, je trouve cette idée et cette volonté vraiment intéressante et importante.

Merci encore pour votre travail !

Dernière modification par lemedjnoun (samedi 13 mai 2006 19:25)

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#4 mardi 16 mai 2006 21:41

Vio
Invité

Re: Les douces violences

Bonjour,

Douces violences, violences institutionnelles...
J'ai travaillé là dessus pour mon mémoire d'EJE
Un sujet pour lequel il y a beaucoup à dire

" L'enfant n'est pas un problème ! Bien au contraire, il porte en germe les solutions que nous cherchons. Mettons-nous à l'école de l'enfant, qui a tant à nous apprendre ! Loin de tout laxisme, il s'agit là d'une ascèse exigeante : se mettre à l'écoute de la petite voix intérieur qui parle dans chaque enfant. Pour mieux trouver des issues aux impasses de notre monde actuel, si fier de lui et pourtant enferré dans tant de pièges et de violence." (Renild Montessori, éducateurs sans frontières)

Vio

#5 mercredi 17 mai 2006 08:41

Bel
Ancien Moderateur
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Re: Les douces violences

Bonjour Lemedjnoun,

Merci pour vos commentaires positifs sur mon travail. je suis d'accord pour dire qu'il faudrait relire le livre de Christine Schuhl souvent car presque inévitablement on glisse dans une routine qui entraine des actes paraissant anodins et pourtant graves pour les enfants....
Si quelqu'un a des exemples e douces violences, comment il y a réagit et s'il a réussi à mettre quelque chose en place pour lutter contre celles ci, n'hésitez pas à témoigner!

Pour Vio: qu'est ce qui t'a poussé à traiter de ce sujet pour ton mémoire? Si tu as envie de partager ton expérience, çà m'interesserait beaucoup.....


Bel wink

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#6 mercredi 17 mai 2006 20:07

celouche
********
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Date d'inscription: samedi 22 avril 2006
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Re: Les douces violences

bonsoir a tous,

pour ceux qui habitent la lorraine et qui seraient interessés, Christine SCHUHL donne une conférence sur "l'accueil des jeunes enfants en collectivités: de l'analyse des pratiques professionnelles à la démarche de projet", a l'IRTS de Nancy le mardi 27 juin de 18h à 20h30.
C'est une entrée payante (10euros) pour les professionnels et gratuit pour les étudiants.
L'inscription doit se faire avant le 19 juin.

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#7 mercredi 17 mai 2006 21:09

Bel
Ancien Moderateur
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Date d'inscription: dimanche 30 avril 2006
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Re: Les douces violences

Bonsoir Celouche,

Merci beaucoup pour l'info, car je suis de Strasbourg, donc Nancy n'est pas le bout du monde pour moi lol ....
Peut tu me dire où il faut s'inscrire, cela m'interesserait vraiment! Merci d'avance!


Bel wink

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#8 mercredi 17 mai 2006 21:13

freia
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Re: Les douces violences

Bonsoir, smile
Merci beaucoup Celouche pour l'info sur la prochaine conférence de Christine SCHUHL à Nancy. Elle a à ce propos écrit un ouvrage Réaliser un projet accueil petite enfance : Du projet d'établissement au projet pédagogique - Ed Chronique sociale, 2005.

Bel a écrit:

Si quelqu'un a des exemples e douces violences, comment il y a réagit et s'il a réussi à mettre quelque chose en place pour lutter contre celles ci, n'hésitez pas à témoigner!

Et bien, pour n'en citer qu'une, une qui va totalement à l'encontre de mon éthique professionnelle, c'est le discours au dessus de la tête des enfants. Un discours, pas des plus neutres, un discours qui concerne leurs parents et eux-mêmes. sad
Voici quelques exemples, qui se passent lors du repas des enfants, moment où l'équipe est au complet.
- M. ne veut pas manger de légumes. La professionnelle référente de la table où M. mange dit en la regardant: "Mais oui, tu as bien raison, Papa il a la chocolatine dans la voiture. Mais tu m'étonnes qu'elle veut rien manger".
- E. revient à la crèche avec des antibiotiques. Une professionnelle, après le départ de la mère: "tu crois pas qu'elle aurait pu le garder, dans l'état qu'il est. Elle si elle était malade, elle resterait chez elle."
Et j'en passe et des meilleures... sur lesquelles, je ne peux rebondir dans l'immédiat, car ce serait prendre l'enfant en otage, otage de professionnelles qui s'occupent de lui en l'absence de ses parents. Alors, je rumine un moment et lors d'une réunion formelle, j'en parle calmement, avec une certaine distance. Je parle de cet impact sur les enfants qui commencent tout juste à acquérir le langage, qui ne peuvent rien répondre, qui entendent des dires négatifs sur leurs parents, les êtres qui leur sont le plus chers.
J'explicite la place de l'enfant, notre rôle qui ne doit pas être dans le jugement, et même si l'on est en désaccord avec les pratiques éducatives des parents, avec leurs comportements, ne pas en parler au-dessus de la tête de enfants, mais entre nous.
Je réaffirme alors que nous nous devons d'accompagner les parents, avec ce qu'ils nous offrent à voir d'eux-mêmes et le chemin, c'est eux qui le feront. Chacun prend le temps dont il a besoin pour avancer et effectivement certains se foutent complètement de notre discours. Tant pis, c'est comme ça, au moins on sera aller jusqu'au bout de notre démarche d'accompagnement.
L'équipe a entendu mes propos et ces discours empreints d'amertume se raréfient, mais de temps à autre ressurgissent. La vigilance doit être quotidienne pour ne pas sombrer dans les douces violences et alerter l'équipe pour rompre un cercle vicieux qui pourrait se consolider.
Au -delà de ces discours, c'est l'état d'esprit du professionnel qui me questionne? Quel intérêt a t-il de parler ainsi au-dessus de la tête des enfants? Que veut-il prouver par là? Qu'il est tout-puissant, que lui seul détient le savoir parce qu'il est professionnel? Ou bien est-ce un manque de confiance avéré qui génère une amertume? Et c'est la que les plans de formation continue, prennent tout leur sens. Même, si comme j'ai pu l'observer, après l'euphorie ressentie par certaines, le soufflet retombe et la routine reprend son cours, les mêmes paroles sont dites, les mêmes actes posés... neutral Du coup, je réitère mes propos, les reliant au projet péda annuel et c'est un éternel recommencement. Heureusement je suis pourvue d'une grande énergie et d'un profond optimisme. smile
Bonne soirée


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#9 mercredi 17 mai 2006 21:32

Bel
Ancien Moderateur
Award: auteur1
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Re: Les douces violences

Bonsoir Freia,

Je pense que nous avons tous, même inconsciement, l'image idéalisé du parent (qui se sacrifie à son enfant, lui fait des légumes frais, reste à la maison lorsque bébé est malade,...). Il y a ce que chacune de nous serait prête à faire pour son enfant et qu'elle ne comprends pas parfois que l'autre ne fait pas pareil. Il y a aussi ce que chacun aurait révé avoir étant enfant, ce que chqcun a vécu étant enfant (être malade et se retrouver chez la nounou) et qui créé des réactions vivaces par rapport à ce que les parents font avec leurs enfants....Je pense que tout le profesionnalisme repose sur la capacité à se détacher de sa propre histoire, en être conscient et l'avoir analysé, afin de ne pas se projetter, ou projetter ses sentiments ou émotions sur les parents ou sur les enfants....
Voilà une petite analyse que je ferais de la situation, mais il y a tant de facteurs entrant en jeu, qu'il est difficile de cerner, et encore plus de maitriser, tous les paramètres causes de douces violences....


Bel wink

"N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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#10 mercredi 17 mai 2006 21:59

freia
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Re: Les douces violences

Bonsoir Bel,
C'est exactement ça: certaines font des parallèles avec l'éducation qu'elles ont donné à leurs enfants et s'offusquent des journées trop longues, de la présence des bébés à la crèche, qui seraient mieux à la maison ou chez une Assitante Maternelle, de la présence d'un enfant malade et fatigué... Alors qu'on n'est pas là pour se poser toutes ces questions là, qui finissent par s'ancrer dans un jugement à l'emporte-pièce.
Les enfants sont présents pour x raisons et il est de notre devoir de les accueillir et de les accompagner en ajustant nos réponses, en fonction de l'enfant et en prenant en considération leur état intérieur. smile


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#11 dimanche 21 mai 2006 13:00

celouche
********
Award: auteur1
Date d'inscription: samedi 22 avril 2006
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Re: Les douces violences

bonjour à tous,

désolée pour la réponse un peu tardive Bel.
Tu peux t'inscrre par le biais d'un coupon réponse délivré par l'IRTS de Nancy. Prends contct directement avec eux et ils pourront t'evoyer le résumé de la conférence insi que le coupon réponse à renvoer avc le règlemet de 10 euros avant le 19 juin.

On se croisera pet être la-bas wink

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#12 jeudi 25 mai 2006 09:18

colline
**
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Re: Les douces violences

Bonjour,
Je viens apporter ma pierre à l'édifice de la "douce violence"! Le livre de Christine Schuhl est effectivement présent dans la crèche où je travaille mais pour l'instant, il reste consciensemment sur son étagère ! La directrice souhaite l'utiliser pour etayer le projet pédagogique de la structure (qui a pour axe central "le respect de l'individualité de l'enfant").
Pour l'instant nous avons décidé que chaque section allait travailler sur le langage car c'est un domaine où chacune des professionnelles de la crèche a à travailler. Je pense que l'on va utiliser des passages du livre pour amorcer les discussions (bien que l'intégralité du livre soit incontournable!) et notamment pour élaborer une chartre.

Je travaille dans la section des bb et les douces violences s'insinuent dans le quotidien des enfants. Il arrive que les professionnelles n'adressent pas la parole à l'enfant à qui elle change la couche mais plutot à la professionnelle qui est juste derrière. Le repas (donné de manière individuelle sur les genoux) est aussi un moment où les adultes discutent généreusement de leur vie personnelle (surtout entre collègues qui travaillent ensemble depuis 20 ans) ...

- Prendre un enfant qui est au sol à plat ventre sans le prévenir
- "arracher" un enfant de son lit parce que cela fait 20 min qu'on essaye de l'endormir sans succès
- faire des réflexions à l'enfant qui recrache 10 fois par jour du type "bon sang mais tu en as pas marre de recracher tout le temps! je t'ai changé y a 10 min"
- dire des propos négatifs sur les parents en présence de l'enfant
- laisser des jouets en vrac au sol toute la journée alors qu'ils sont normalement mis à disposition de manière ponctuelle (type dinnette, petite voiture...)
- Isoler un enfant dans la salle de bain parce qu'il pousse, frappe  les autres
- Essuyer la bouche de l'enfant aprés le repas avec un gant froid sans le prévenir
- mélanger la purée de courgette avec la compote sous prétexte que l'enfant n'aime pas cette purée et que la maman le fait à la maison...

Et la liste n'est pas éxostive !

Attention, je ne prétend pas être une sainte ! moi aussi je fais subir des douces violences aux enfants. J'essaye de prendre du recul, de les identifier et biensur de ne pas les reproduire. Récemment j'ai pris le partie d'en parler en réunion d'analyse des pratiques parce que la situation m'avait mis mal à l'aise (question de limite d'interdit et d'isoler un enfant dans une pièce). Je souhaitais me libérer de ce point en l'analysant mais aussi montrer que ces situations pouvait se parler sans que la personne soit étiqueter "mauvaise professionnelle" et que personne n'est à l'abris de ce type d'acte...même nous Oh grande papesse de la petite enfance ! (sic)

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#13 jeudi 25 mai 2006 12:35

Bel
Ancien Moderateur
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Re: Les douces violences

Bonjour Colline,

Merci pour ton témoignege très riche et intéréssant, mais sutout très sincère!
J'avais une question par rapport à votre pratique, même s'il n'y a pas de lien avec les douces violences (et encore, qui sait... roll )
Pourquoi faites vous manger les enfants sur les genoux et pas dans les transats? Quel âge ont les enfants?
Merci de m'informer, je n'ai pas beaucoup d'expérience en crêche...
à bientôt,


Bel wink

"N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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#14 vendredi 26 mai 2006 09:28

colline
**
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Re: Les douces violences

bonjour Bel,

Cette section de bb compte 20 enfants agés de 3 mois à 6 mois en début d'année (et donc de 12 à 15 mois en fin d'année).
Faire manger les enfants sur les genoux est un choix pédagogique de la crèche. Compte tenu du nombre d'enfants et du nombre d'adulte ( 4, 5 voir 6 quand tout le monde est là mais c'est trés rare), le temps que passe chaque enfant dans les bras de l'adulte peut être trés court sur une journée de 10 h (il est en tous les cas inégale et aléatoire).
Donner le repas sur les genoux, c'est garantir à l'enfant ce "temps" individuel avec sa référente quelque soit l'enfant, les adultes présents ou le jour de la semaine. Cela devient un repère sécurisant.
Lorsque tu donnes le repas dans un transat, le risque est que tu sois trop près de l'enfant ou mal placé, dans ces cas tu imposes à l'enfant de te regarder (puisque tu es pile en face de lui). Quand il est sur tes genoux, l'enfant a le choix, il peut te regarder ou observer ce qui se passe dans la salle, par la fenêtre... (salle indépendante des salles de vie)

On garde cette manière de faire jusqu'à la fin de l'année (juillet) et même chez les moyens (jusqu'à la toussaint à peu près).
Je répète que c'est un choix pédagogique, donc la salle est amènagée à cet effet avec des fauteuils confortables pour l'adulte et son dos (dit "fauteuil d'allaitement").

Mais attention, on s'adapte à l'enfant quand même, s'il nous montre que cette situation ne lui convient pas, on fait des essais et il peut trés bien prendre ses repas dans un transat si cela se passe mieux. Mais c'est plutôt rare, même si "à la maison" il est déja en chaise haute. Certains parents sont surpris : "à la maison il arrête pas de gesticuler c'est impossible..." A la crèche, les enfants ont l'air d'y trouver leur comptes, c'est un moment calme, riche en interaction (et qui ne dure ni plus ni moins longtemps qu'un repas en transat).

Voili Voilà ! A bientôt

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#15 vendredi 26 mai 2006 17:02

freia
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Re: Les douces violences

Bonjour, smile

Colline a écrit:

Faire manger les enfants sur les genoux est un choix pédagogique de la crèche.

Colline, ce que tu décris pendant le repas, des professionnelles en Crèche collective (en 2001), dans le 46, m'en ont a parlé aussi. Elles ont toutes suivi une formation en lien avec le travail à Lockzy.
Et je suis d'avis que celà limite les douces violences, puisque l'enfant y est respecté dans son individualité. Pour le repas, les enfants qui ne tenaient pas encore assis à table seuls, mangeaient sur les genoux des adultes. Et ce même adulte s'occupait du change et du coucher de cet enfant. L'adulte était référente d'un groupe de 5 enfants, qui mangeaient tous les jours dans le même ordre, ce qui facilitait aux enfants le repérage dans le temps.
Par ailleurs, dès que les enfants mangeaient assis à table, les professionnelles évitaient de les installer face à face pour éviter tout jeu de miroir, perturbateur du moment du repas.

Les enfants les plus grands étaient libres d'aller se reposer sur leur lit, quand bon leur semblait, l'espace dortoir n'étant pas dans un pièce séparée. Suite à la formation, tout l'aménagement de la crèche avait été revu.
Lorsque j'ai visité cette structure petite enfance, ça respirait la sérénité, alors que le moment du repas était commencé et que les plus petits attendaient leurs tours!!!
C'est agréable de découvrir des pratiques différentes et aussi respectueuses de l'enfant.
Avez-vous suivi une formation particulière? Quels sont les axes de votre projet pédagogique?
A très bientôt wink


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#16 vendredi 09 juin 2006 21:51

vio
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Re: Les douces violences

Bel a écrit:

Pour Vio: qu'est ce qui t'a poussé à traiter de ce sujet pour ton mémoire? Si tu as envie de partager ton expérience, çà m'interesserait beaucoup.....

Bel,
Excuse j'ai pas vu ton message à temps et j'ai été débordée ces derniers temps.
Je prends dc là le temps de te répondre :
J'ai choisi de traiter ce sujet car lors de mes stages, c'est un problème récurrent auquel j'ai été confrontée.
Violences douces ou pas, envers ls enfants voire même aussi envers les professionnels (why not les stagiaires).
J'ai effectué mes stages en crèche co, en village d'enfants (SOS), et en foyer maternel mais plus au niveau de la crèche.
Sur chacun de mes stages, j'ai été confrontée à ce pb de manières parfois semblables voire différentes.
Qqs exemples rapides sur ls différents lieux :
   j'arrive à la crèche (en plein mois de mars), je rentre dans la section des moyens et je vois par porte fenêtre 3ou 4, je sais plus ça commence à dater, en body dehors. Bon... euh... je ramène les enfants à l'intèrieur et je reprends avec eux ça et ensuite je vais voir les auxiliaires présentes à ce moment là et je fais part du truc et montre qd mm q là ça craint. En retour, j'ai le droit à "bah on avait pas vu". Ms comment aurait-elle pu le voir assise ds la 2ème salle à papoter de leurs trucs privés.
   Des enfants attrapés par le bras et soulever en l'air comme ça.
   des temps de transmission pendant le temps sieste, dans le dortoit (sympa pour le sommeil des enfatns) et en tenant des propos souvent déplacés sur certains enfant et aussi sur les parents. Il y a un temps pour et le moment de la sieste n'ai pas un moment de réunion.
   des enfants à qui l'on dit, chez toi c'est comme ci ou comme ça (mais jugement négatif), ici c'est pas pareil (jugemnt positif)
    des enfants isolés, ou en souffrance, ou pb de séparation, etc. : rien n'est pris en compte, rien n'est fait, aucune question se pose
    des enfants que l'on insulte, qu'on laisse massérer dans un pantalon plein d'urine toute la journée sous pretexte q comme ça il fera attention, des enfants qu'on humilie, ...
    des pb d'équipe et de fonctionnement insitutionnel qui rejaillissent sur la prise en charge et l'accueil de l'enfant en négatif
    des fessées
    des ce sont mes enfants. Ah bah non, ils sont placés là ok ms ils ont des parents.
    des profesionnels ou stagiaires humiliées, des critiques de pratique car certains osent pointer les choses et dire ce qui ne va pas et q'il faudrait réagir

Bon je pourrais continuer longtemps et là j'ai été ds le léger car plus grave existe mais tout ne peut ps se dire comme ça.
j'ai aussi relevé le poids de l'institution dans ces défaillances et le rôle q'elle devrait tenir, l'importance d'un réel travail d'équipe, etc (cf. mon mémoire (je l'ai transmis à Freia peut-ê q ça pourra venir en ligne mais si tu veux, je px te l'envoyer))

J'avoue q c'est un pb qui me pose tjrs question et partout où je passe (pour bosser) je porte une attention particulière à ça. Et j'avoue q mon dernier emploi ma réconcilier avec la profession si je puis dire et m'a montré qu'on pouvait avancer ensemble et faire un réel travail où chacun est pris en compte et où le travail auprès des enfants est d'autant plus performant et pertinent.

voili voilou
j'ai fait au plus bref car je pourrais tenir des heures en entrant ds le détail ms je reste ouverte à l'échange.


Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes. (A. Malraux)

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#17 vendredi 09 juin 2006 23:16

freia
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Re: Les douces violences

Bonsoir Vio,
J'ai bien pris connaissance de ton mémoire et de sa richesse. Très bientôt, nous le publierons, sous forme de dossier.
Un grand merci à toi et à très bientôt smile


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#18 vendredi 09 juin 2006 23:40

vio
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Re: Les douces violences

cool tongue
mais tu parles là du mémoire EJE hein ?


Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes. (A. Malraux)

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#19 vendredi 09 juin 2006 23:55

freia
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Re: Les douces violences

Tout à fait, Vio. smile
Et dans la discussion sur les activités, je parle de ton mémoire de M1.
Je vais mettre tous tes écrits en ligne, car en plus d'avoir un style qui me plaît, tu fais des analyses très pertinentes.
A très bientôt


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#20 samedi 10 juin 2006 00:01

vio
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Re: Les douces violences

merci pour tout ces compliments
ça me réconforte pour ma soutenance à venir

mais pour les activités, il s'agit plus de mon mémoire de L3 et ma note de recherche de M1 ainsi q mon analyse critiq de M1. A moins q tu parles des activités profesionnelles.

mon mémoire de M1 est spécifique à l'identité pro et à la reconnaissance (rappel toi le questionnaire qu tu as rempli, d'ailleurs c'est le tien qui est en annexe de mon mémoire ms personne le sait car les quesitonnaires sont anonyme)

à+ m'dame


Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes. (A. Malraux)

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#21 samedi 10 juin 2006 00:04

freia
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Re: Les douces violences

Euh, oui avec tous ces dossiers, je me suis mélangée les pédales. roll Je parlais effectivement de ton mémoire de L3!!!
Désolée
A bientôt, Vio


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#22 samedi 10 juin 2006 07:00

Bel
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Re: Les douces violences

Bonjour Vio,

Merci pour ta réponse (même tardive...lol). J'aimerais beaucoup lire ton mémoire, si tu veux bien me l'envoyer.
Lorsque j'ai fait mon bilan de compétences lors de mon congé parental, j'avais le chooix entre une quinzaine de métier dont EJE que j'ai choisi. Mais, à côté il y avait aussi contrôleur qualité ou inspecteur de la répression des fraudes, qui illustre que j'ai un profil sensible à tout ce qui est qualité, hygiène, respect des normes et des règles.
Discuter de qualité dans le social est délicat, car les professionnels s'affusquent se sentent contrôlés, remis en question. Et pourtant, loin de remettre en question la pratique du grand nombre d'exellente professionelles petites enfance en France, il faut avouer qu'il est nécessaire tout de même d'assurer une bonne qualité d'accueil à l'enfant, mais aussi au parent, pour le rassurer.
Le législateur français nous a de ce fait donné des outils: projet d'établissement, projet pédagogique, etc..... Manquent tout de même les outils d'évaluations, selon moi, mais je crois qu'on travaille dans le bon sens, notamment avec la supervision de pratiques et donc parfois l'intervention de personnes étrangère.

Voilà, tout çà pour dire que lutte contre les douces violences rime avec amélioration de la qualité d'accueil. A quand la certification ISO 2000 des institutions petite enfance? roll


Bel wink

"N'imitez rien ni personne. Un lion qui copie un lion devient un singe." Victor Hugo

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#23 samedi 10 juin 2006 15:04

vio
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Re: Les douces violences

Salut Bel,

Voilà, je t'ai tout envoyé wink

sinon pour te répondre sur ce que tu dis là :
  je suis bien d'accord avec toi qu'il est difficile d'aborder tout cela dans le milieu, avec les professionnels. Et justement, si ça doit apporter des remises en question, d'interrogations sur la pratique, perso je n'y vois q du bon. Et les professionnels qui s'offusquent, rejettent, cela vient aussi, peut être", d'un manque de professionnalité. Ce n'est pas la personne q'on remet en question, c'est le professionnel, c'est la pratique. On est dans une démarche de progrès, d'amélioration du travail et de l'accueil de l'enfant !! et c'est ça notre boulot aussi !
  Alors à quand une généralisation d'une étique professionnelle, d'une utilisation généralisé des proget péda et d'établissement (la loi les rend obligatoire mais le chemin est long). De plus un projet n'est pas fait pour rester au fond d'un tiroir mais pour être un outil, le faire évoluer, y faire participer le plus grand nombre, etc.
  La lutte contre les violences passent par un amélioration de la qualité d'accueil, une institution ouverte qui se remet en question, des professionnels qui ont cette bonne distance et ne se sentent pas attaquer en tant q personne, un travail d'équipe pertinent et performant, une collaboration avec les parents, les partenaires locaux, associations, etc

Bon allez je m'arrête.
Mais tout ça pour dire que je suis bien d'accord avec toi.


Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes. (A. Malraux)

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#24 samedi 10 juin 2006 16:42

freia
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Re: Les douces violences

Bonjour, tongue

Vio a écrit:

Alors à quand une généralisation d'une étique professionnelle?

.
Et bien Vio, pour répondre à ta question, quand un code de déontologie sera écrit, au même titre que le serment d'Hypocrate, qu'il sera affiché dans toutes les structures accueillant des enfants ou du moins consultable par les usagers, je suis certaine que la profession d'EJE revétira de toutes nouvelles couleurs et sera prise réellement au sérieux.
Je sais que la FNEJE, il y a quelques années réflechissait à fédérer les EJE autour de ce projet, mais je n'ai eu aucun écho récent!!!

Après, il ne faut pas se leurrer non plus, ce n'est pas parce qu'un code sera en vigueur que les EJE seront plus professionnels. C'est simplement un garde-fou. D'ailleurs, on s'en est tous rendu compte dans le domaine de la médecine. Qui n'a pas eu à faire un jour à un charlatant, un incompétent?
Chacun s'approprie sa formation, comme il l'entend et vous le voyez déjà certainement en cours de formation. Je me rappelle que je n'aurais voulu pour rien au monde travailler en collaboration avec certains étudiants de la promo!!!

Vio a écrit:

De plus un projet n'est pas fait pour rester au fond d'un tiroir mais pour être un outil, le faire évoluer, y faire participer le plus grand nombre, etc.

.
Je te rejoins tout à fait Vio et c'est là où le rôle de l'EJE porteur de ce projet péda est fondamental. C'est lui qui l'impulse, le fait vivre. Mais êtes vous bien sûres que nous soyons nombreux à écrire, à évaluer, à réactualiser les projets péda?
Regarde, Vio, au vu de l'analyse des questionnaires, il y a de quoi se poser des questions ne crois-tu pas? Certes, 17, ce n'est pas représentatif, mais si l'on généralise ce nombre (17) au nombre d'EJE en poste, ne crois-tu pas que tu serais arriver aux mêmes conclusions?
Même les plus jeunes diplômées (et c'est là où ça m'interroge) n'exprime pas ô combien la théorie est à la base de leurs analyses des situations observées...
Comme tu le dis, il y a un long chemin à parcourir, mais c'est aussi de l'intérieur qu'il doit commencer, et se saisir de la vision de la profession que le Décret 2005 nous renvoie.

A très bientôt smile


Venez partager vos écrits, pour le plus grand plaisir des étudiants et des professionnels.
Vous pouvez nous les transmettre via le site  voir: Comment rédiger une brève?
ou directement à l'adresse suivante : docs@passerelles-eje.info

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#25 samedi 10 juin 2006 20:22

vio
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Re: Les douces violences

Un code éthique, un code déontologique :
Tout a fait d’accord avec toi Freia.
Ça ne met pas à l’abri totalement aux niveaux des pratiques si je puis dire, mais c’est un pas de plus vers la reconnaissance. Et cela doit passer par nous EJE.
Il ne faut pas tout attendre des pouvoirs publics. Ils ont fait un pas (pour une fois), à nous de rebondir et d’aller plus loin. Ainsi, je pense qu’un engrenage s’installera entre les partenaires, les pouvoirs publics, les EJE, le secteur pro de la petite enfance dans son ensemble, les parents et voire même le grand public.
Après moi, je ne suis pas convaincue du tout par les syndicats et donc le FNEJE. J’estime qu’il ne se fait pas assez connaître auprès des EJE et ne même pas de réelles actions de revendication. C’est bien gentil de parler dans son coin à qqs uns mais il faut aller plus loin.

le rôle de l'EJE porteur de ce projet péda est fondamental :

Effectivement, à la vue des résultats auxquels je suis arrivée, il y a de quoi se poser des questions. Et je pense q’effectivement je serais arrivée au même résultat avec un échantillon plus large. Il y a là un changement à opérer. Trouver le moyen de faire évoluer la vision des EJE de leur profession et de la manière dont ils la présentent. S’investir autrement, se battre pour sa place et sa spécificité. Et comme tu le dis, c’est de l’intérieur que cela doit se faire. Pendant la formation, en créant des liens avec les EJE et en pointant ce problème, etc.
On ne peut pas que se plaindre quand on voit le peu de mobilisation et de revendication des EJE. On est trop éparpillé et il faut arriver à se regrouper, travailler sur la question de l’identité pro, de la spécificité de la profession, etc.

Un long chemin oui.
Qui passe par la pratique, les mots, les faits, les revendications, les définitions, un code éthique, etc.
Ne pas rentrer dans le moule qu’on nous réserve sous peine de ne pas en sortir, d’être professionnellement aliéné, etc.
Alors oui les choses ne se feront pas simplement et implique un « combat » au quotidien, mais ce n’est pas impossible et il faut se donner le temps, le prendre et non le laisser s’écouler en s’arrêtant aux constats.
Je n’ai pas de recettes miracles mais j’avoue que moi-même j’ai été surprise de là où m’a conduit mon mémoire. J’en ressors, je trouve, avec un regard plus riche, plus large.

Et tout cela peut aussi permettre de mieux prévenir les problèmes et les violences institutionnelles.

Croire en ce qu’on fait, se battre pour le faire reconnaître et obtenir une reconnaissance en retour.


Et puis, le fond de tout, c'est qu'il n'y a pas de grandes personnes. (A. Malraux)

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