"La socialisation désigne le processus global par lequel le sujet s'inscrit dans les pratiques des relations sociales. Divers mécanismes y contribuent : les identifications, les affiliations, le partage, la coopération. L'approche psychologique de la socialisation implique que le sujet ne fait pas que se conformer aux attentes sociales, mais qu'il prend une part active à ce processus."
Source : La psychologie de l'enfant - C. LATERRASSE et A. BEAUMATIN - Ed. Milan,1998.
"Intériorisation des normes et des valeurs, afin de rendre possible une vie en société.
Apparaît soit comme un processus à sens unique où l'individu intègre les normes et les modèles culturels d'une société ; soit comme un processus interactif, où le « socialisé » dispose d'une marge de manouvre par rapport à l'intégration et à l'application des valeurs et des normes."
Source: Le processus éducatif, J.MARPEAU, Erès, 2001.
Gérard Neyrand, en examinant les regards contemporains sur le jeune enfant
, pouvait affirmer que le terme de socialisation constitue ce que l'on appelle un mot valise, en ce sens que plusieurs acceptions circulent sans que l'une soit véritablement prépondérante". Nous aurions affaire à "consensus flou". Plus précisément, pour lui, la notion de socialisation est « le lieu d’une confrontation entre approches psychologiques et sociologiques et peut être appréhendée comme l’adaptation de l’individu à son environnement par des processus participant aussi bien de l’apprentissage de l’interaction relationnelle que de l’intériorisation des normes collectives et des codes sociaux, et de la constitution psychique de la personne.
»
(p.275)
Neyrand, Gérard (2000). L’enfant, la mère et la question du père. Un bilan critique sur l’évolution des savoirs sur la petite enfance. PUF.
Le détachement
Questions d'Autorité