Douces Violences est un Oxymore.
« Entre dans le champ de la violence institutionnelle tout ce qui contredit ou contrevient aux lois du développement, tout ce qui donne prééminence aux intérêts de l’institution sur les intérêts de l’enfant. Le développement est entendu ici dans ses différentes dimensions : psychoaffective, cognitive, physique, sociale » [5] .
Il me semble néanmoins important d’insister sur l’intentionnalité de ces actes. En effet, selon Christine Schuhl, dans les douces violences « il n’y a pas d’intention de faire mal à l’enfant. Il n’y a pas de préméditation et chacun reste persuadé que c’est pour le bien de celui-ci. » [6]. Pour elle les douces violences sont des « déviances », des gestes inappropriés, imposés à l’enfant sans le prévenir. Mais il faudrait prouver l’intentionnalité, et çà seul l’auteur des violences peut le faire.
On peut donc conclure que malgré les efforts accomplis en matière de protection de l’enfance, il n’y a toujours pas de définition claire des douces violences et pas de critères objectifs ou d’échelle de mesure de celle-ci afin de pouvoir distinguer douce violence et éducation.
[5] Adsp n° 31, juin 2000
[6] Vivre en crèche, remédier aux douces violences, Chronique sociale, 2004
Source: Dossier de Bel sur les Douces Violences
Définition proposé par : Bel
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