Depuis la formation à aujourd'hui (environ 7-8ans), cette question est restée plus que prégnante chez moi.
Pourquoi un tel manque de reconnaissance ?
J'ai observé, écouté. Je suis retournée sur les bancs de la fac et petit à petit, me suis orientée sur cette question dans mes sujets de recherche.
J'ai observé que déjà dans la profession, nous avons une tendance à mal nous présenter, nous mettre en avant, nous battre pour nous et pour ce que l'on croit dans la défense de l'enfance. Mais c'est aussi un climat qui est instaurée depuis des années et qui est renforcé par l'éparpillement des professionnels.
Parallèlement et très sporadiquement, j'entendais vaguement sortir d'une bouche « la FNEJE ». Oui bon ok, alors allons voir de plus près. Donc une fédération qui existe sous ce nom là depuis les années 70 pour défendre et faire reconnaître la profession entre autre. Ah ?
Et bien pour être plus tôt sur différents fronts, à chercher à voir les choses qui se passent, se disent, je n'ai jamais vu La fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants se faire entendre, prendre place sur la scène publique. Alors qu'elle œuvre dans l'ombre, peut-être, c'est déjà ça mais en 37 ans que la profession en soit encore à subir le poids de « la femme est faite de par nature pour s'occuper des enfants » (et euh les hommes EJE vous en faites quoi ?), un salaire en de ça de nos qualifications et bien d'autres points. Mais également qu'une loi comme celle qui est à l'origine du mouvement « pas de 0 de conduite pour les 0-3 ans » ne voit pas la FNEJE réagir publiquement entraînant avec elle un mouvement de la profession et plus largement des professionnels de la petite enfance, des parents, ça me laisse sans voix. Nous sommes une profession faites d'entité individuelle. Il est plus que temps de se réunir, de nous approprier notre secteur de spécialisation. Puis un jour est né la passerelle et depuis je recommence à croire que non il n'y a pas une léthargie latente contre laquelle on ne peut rien. Que des liens peuvent se créer, des ponts, des prises des positions. Un début, un bon début. Continuons ensemble à faire ce chemin vers un regroupement, une reconnaissance, des échanges, une entraide professionnelle.
Partir petit pour devenir grand...
Les Commentaires
J'apprécie vraiment ton style et le ton que tu donnes à ton Humeur du mois. J'espère que tu accepteras encore d'être chroniqueuse pour La Passerelle, pour le plus grand plaisir de tous, j'en suis sûre!!!
Ravie de te savoir à nouveau parmi nous!!!
merci d'avoir réussi à rendre "Sur le fil"
Continuons à avancer sur le chemin de la reconnaissance, je suis sûr que cela aboutira.
Wait and see, n'est-ce pas??
Freia,
Je te remercie sincérement. Il y a des mots qui font du bien au delà même du simple objet.
Bien entendu que j'accepterai d'être encore chroniqueuse.
Ellyric,
Merci à toi aussi et comme quoi "sur le fil" est bien choisi
Yes continuons. Par contre, je dirai plus, attendre tout en étant actif et voir.
après avoir lu cette synthèse , une envie irrepressible d'exprimer mon point de vue me fourmille les doigts...
Tout d'abord, j'ai été au premier abord de cet article totalement d'accord avec le fait que les EJE ont à se bouger et s'unir pour se faire reconnaitre.
Mais quand cela a dérivé vers un démontage total du travail de la FNEJE là je dis STOP!!!!!!!!
C'est tout de même très facile de s'indigner et de râler lorsque l'on est devant son écran et son clavier,
J'ai d'ailleurs été la première à le faire lorsque j'étais en formation et que je découvrais l'environnement EJE comme je l'appelle.
Maintenant il me semble vraiment injuste et injustifiée de décrier de cette façon l'action de la FNEJE qui oeuvre il est vrai dans l'ombre mais sans qui, rappelons nous bien ca, le diplome en trois ans en serait certainement encore à l'état de projet.
D'ailleurs le référentiel professionnel cité sans arret sur ce site est bien le fruit de plusieurs années de travail entre la fneje et les partenaires institutionnels et politiques.
Enfin, je vous rappelle que le plus grand rassemblement d'EJE à ce jour est quand meme les universités d'automne de la FNEJE.
D'autre part, lors du soulèvement du collectif pas de zéro de conduite , de nombreuses personnes de la fneje etait signataires à titre personnel et sont allés manifester , car oui il ya bien eu manifestation à paris mais les médias n'ont pas jugés bon d'en parler...
je suis entièrement d'accord sur le fait que nous devons oeuvrer à la reconnaissance de n otre métier mais je pense que ca passe aussi au quotidien par une exigence professionnelle permanente , une affirmation dans notre entourage de nos compétences, par exemple dans notre structure, le métier d'eje est expliqué aux parentrs dans la brochure qui leur est remise lors de la première rencontre, et enfin par un investissement personnel au delà des frontières de nos 35 ou 39 heures. Et je crois que c'est souvent là ou ca peche.
Mais il y heureusement des gens comme ceux qui ont crée cette passerelle ou comme ceux investis dans d'autres assos ou à la FNEJE qui milite et font avancer les choses doucement c'est sur mais durablement c'est ce que je crois.
Alors longue vie à cette passerelle que je trouve formidable et surtout à la diversité des positionnements, des moyens d'expression et d'actions , et à la tolérance.
Merci encore
SAB, une vice présidente de FNEJE un peu excédée
Une humeur est une humeur. J'aurais très bien pu traiter d'un autre point mais quoi qu'il en soit mon but n'est pas de "démonter", "t'attaquer". Donner un ton un peu pincant, un regard un peu critique et soulever le questionnement. Et je traite là de visibilité-invisibilité pas de la valeur des personnes ou des regroupements. Je ne porte aucune valeur de jugement, je soulève un point qui pour moi est important.
Tu trouveras dans le forum une discussion sur la question.
Je suis désolée que tu sois exécédée, en même temps tu es obligée de reconnaitre cette invisibilité et je suis désolée mais cela dessert la profession (invisibilité de la profession et des structures représentatives) mais tout ce que tu avances là, je le sais et ça ne change pas mon opinion.
Tu le dis toi même d'ailleurs, vous avez été manifester à titre individuel. Voilà, il existe une grosse structure mais qui ne se montre pas. Ca je le déplore. C'est le reflet du problème même de la profession.
Je déplore également de n'avoir jamais réussi à entrer en contact il y a 6 ans avec la FNEJE et qu'à force de perséverence, on m'a répondu pour la première et unique fois, et j'ai entendu : "si vous voulez qu'on vous réponde, il faut payer la côtisation.". J'avoue que je ne voyais pas les choses comme ça. Encore moins à l'époque où je sortais d'école plus ou moins et cherchait à trouver un lieu commun à la profession, un lieu de reflexion, d'avancement, etc. Devenir membre ne m'aurait pas géné mais en ayant pour seul contact "ça", non.
J'ai remis le couvert pour mon mémoire de master 1, il y a un an, et de nouveau je n'ai pu établir aucun contact. Mais où êtes vous cachez en région parisienne ?
Je n'ai pas remis en cause dans mon billet le fait que la FNEJE faisait des choses. Je le sais, je l'ai appris (par des non-membres au départ qui le sont devenus) et aucunement je le critique. Et oui la passerelle m'apporte beaucoup dans ma reflexion et vision des choses. Je ne "démonte" pas la FNEJE, je dis qu'il n'est pas possible de rester dans une telle invisibilité (surtout après tant d'année d'existence), que les actions, les projets, les réussites au niveau d'obtention de points importants dans les textes de loi, etc, ne soient pas publiquement relayés. Ne serait-ce déjà au sein du secteur petite enfance.
Oui, je dis que les EJE, moi même d'ailleurs, nous avons à oeuvrer chacun à notre niveau et à un niveau collectif. C'est bien beau de renvoyer toujours l'EJE à lui même mais honnetement, il est bon aussi de pouvoir se retrouver, échanger, être représenter, etc.
Il faut arreter de se voiler la face comme ça.
Oui nous sommes une profession de l'ombre et la seule force qui a les moyens de nous représenter l'est aussi. Ca oui pour moi c'est un problème.
Et la passerelle est né, existe. Elle permet de réfléchir, d'échanger, de murir des questionnements, d'apprendre, de se respecter, etc. Je suis à fond pour la passerelle et je n'en démorderais pas. C'est le seul lieu que j'ai trouvé, où tout se retrouve. Ca bouge, ça pense, enfin tout ce que je viens de dire.
Et je ne suis pas planquée derrière mon écran. Je suis là sur ce site, tu peux m'y retrouver à divers endroit, j'ai repris la fac, en espérant grace à mes recherches promouvoir la profession, la défendre, la questionner, faire le point sur ce qui est. Je me retrouve avec une double casquette de "chercheur" et d'EJE (ma directrice de recherche te dirait que je suis trop militante).
J'interviens dans des écoles préparatoires, je parle autour de moi de la profession, entre autre dans mon université qui a un laboratoire de recherche sur l'enfance et la petite enfance. Il y a plein de porte à pousser pour faire avancer le tout.
Je pense qu'ensemble et individuellement on avance. Et qu'il est important de pouvoir avoir un lieu qui s'ouvre, qui accompagne, etc.
Et puis, soyons honnetes, je connais pas mal d'EJE, ce fut aussi mon cas, qui souffre de solitude, enfermé dans leur structure, manquant de moyens d'actions et d'un lieu, de regroupement qui puisse être là si je puis dire.
Ca fait longtemps que les individualités oeuvrent. Alors cet argument reste toujours valable mais tout ne repose pas dessus. Stop, le chacun dans son coin.
Alors oui, j'aimerai voir sortir de l'ombre la profession et par la même les associations qui la constitue. Et je crois que c'est les individualités en liens avec les associations, les regroupements qui peuvent tendre vers ça.
Et malheureusement, il n'est pas toujours bon de rester dans l'ombre, de laisser le temps au temps.
Notons que se pose la question du maintien de la profession, qu'il y a déjà et une autre salve arrive de lois contre lesquelles nous ne pouvons nous EJE être d'accord. Alors oui, je me prends à réver que tous nous pouvons sortir de l'ombre et nous faire entendre.
C'est regrettable que la manifestation n'est pas été relayé au niveau des moyens de communications publiques mais pour cela, il faut malheureusement aller les chercher parfois, provoquer un interet pour nos problématiques, allez vers eux pour les amener à nous. Je ne dis pas que je suis contente de ce fonctionnement mais c'est une réalité.
Et dans la FNEJE, personne n'a moyen de faire relayer les choses ? Vous avez des contacts, les utiliser aussi à des fins de reconnaissances publique me semble important, non ?
Alors je comprends ton agacement même si je crois que je me suis mal faite comprendre de toi, mais je ne fais que parler de constats. Ne joue pas la langue de bois et ne me planque pas.
Je suis même prête à rejoindre la FNEJE si les moyens en sont donnés. Je m'interroge même sur le fait de finalement poursuivre ma thése en allant creuser de ce côté, comme de la passerelle.
Je ne cherche pas à me mettre les gens à dos bien au contraire.
Je cherche à amener des reflexionnements. Sur lesquels, moi même je peux évoluer, ou pour lesquels je n'ai pas de réponses figée. Je ne suis pas un être bornée.
D'ailleurs, ne suis pas planquée et je serais interessée d'échanger de manière correcte car je n'ai rien contre toi, qu'il n'y a aucune raison qu'on ne puisse se parler. Tu trouveras mon adresse internet sur la passerelle si ma proposition t'interesse tu peux me joindre. Et on peut sinon se retrouver sur le forum dans la discussion appropriée.
Et puis en tant que vice présidente, il est important de s'ouvrir aux questionnements, de voir tout ce qui se dit pour faire murir les choses. Tu ne crois pas ? J'ose espérer que ce n'est pas du chacun pour soi. Je l'espère d'autant plus que tu es sur la passerelle et quand nous passons par là, on en ressort avec beaucoup de choses.
Bon j'ai fait un peu long. Désolée.
En tout cas, je suis pour la lumière, la reconnaissance et que l'on se questionne tous sur ce point. Voilà, c'était le but de mon billet humeur de la newsletter de ce mois-ci.
tu as un don pour provoquer les réponses.
Je crois que c'est une des premières fois que quelqu'un s'identifie de la FNEJE pour nous répondre.
J'espère que la discussion pourra se poursuivre sur le forum. En tout cas, je vous y encourage vivement.
A plus
il semblerait oui (j'ai bien fait de revenir dis donc, je sème la zizanie. Non je rigole).
Oui tu as raison, c'est bien la première fois et puis direct une vice président.
J'espère que Sab viendra relire, entendre ce qui s'échange, et oui que la discussion se poursuive.
Mais moi ça me "pfiouf" un peu, une réaction comme celle là de la part d'une personne haut placée dans l'organisation. Je comprends qu'elle puisse être excédée mais pourquoi ne rien faire pour faire changer les choses... Pourquoi prendre les choses avec tant d'affectif. Tout comme au travail, il est bon d'avoir une juste distance avec les choses. Mais je ne lui jette pas la pierre car on est tous à défendre du plus profond de nous même ce qui nous tient à coeur.
Je salue la franchise de Sab, sa prise de parole et le fait qu'elle se soit présenteé. Elle a tout mon respect et je renouvelle mon invitation à échanger et le mieux serait sur le forum mais mon mail est à disposition.
voili voilou.
(et non Zeia ce n'est pas plein dans cette breve. non mais
Si tu as tout lu, je me suis expliquée et je ne vais pas recommencer, tu n'as qu'à aller lire plus haut.
C'est facile de critiquer quand on ne voit qu'une petite partie immergée de l'iceberg.
Oui la fneje agit mais elle est invisible !!!! et ça la dessert tout autant que ça dessert la profession.
Ils seraient temps aussi de prendre pleine conscience de la problématique.
Et tu es satisfaite de la position actuelle dans la sphère socio-politique si je puis dire ? Non car quand même ça fait 37 ans que la fédération existe sous ce nom et bien plus encore quand il était question encore de parler de jardinière d'enfants.
Le silence, l'invisibilité tue une profession comme la notre qui est déjà quelque peu en péril.
Mon acharnement boulbour veut voire les oeillères sauter, les EJE prendre la parole, se faire connaitre et reconnaitre et d'arrêter de tout miser sur la fneje. Oui, c'est un plus non négligeable mais qui comme toute association, fédération, institution mérite des remises en question.
Pouquoi pourrais-je dire un tel acharnement à ne pas vouloir voir, à faire dans son coin sans voir se qui se trame.
Oui enfin bon j'arrete car si tu remontes 2 post au dessus du tien et que tu prends le temps de lire tu auras tes réponses et une autre discussion est ouverte ailleurs, tu peux nous y rejoindre. Parcontre un minimum de politesse est requis comme un simple bonjour déjà.
Je n'ai pas eu le temps mais ça ne serait tarder d'aller dans la discussion et je sais que je vais echanger de manière interessante avec Sab.
A toi de voir, si tu fais l'effort de lire tout ce qui est là et si tu es ouvert à l'échange, à la crotique tant positive que négative.
Ah et moi je reste très contente de mon humeur surtout qu'elle donne de quoi aussi observer en réactions et ça vient enrichir je pense le débat.
Sur ce je dois y aller.
A bientôt sur le forum.
Bonne fin de journée.