Bonjour à tous,
Le ministère du Budget, des comptes publics et de la fonction publique vient de publier une circulaire le 12 mars 2008 qui devrait intéresser un certain nombre de fonctionnaires et donc les professionnels de la Petite Enfance des Fonctions Publiques Territoriale et Hospitalière.
Depuis toujours, les fonctionnaires qui le souhaitent exercent, en sus de leur activité principale, des activités accessoires. La circulaire organise leur exercice, dans le secteur public comme dans le secteur privé, pour concilier les aspirations des agents et les exigences du service public.
Éric Woerth, le ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique, et André Santini, le secrétaire d’État à la Fonction publique, annoncent la publication d’une circulaire qui met en œuvre la réforme issue de la loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007.
Le statut général de la Fonction publique pose le principe selon lequel les agents publics doivent consacrer l’intégralité de leur activité professionnelle aux tâches qui leur sont confiées.
Depuis toujours, ce principe admet des dérogations, par exemple pour permettre à un fonctionnaire de dispenser une formation ou à un enseignant d’exercer une profession libérale découlant de la nature de ses fonctions.
Ce régime était défini en dernier lieu principalement par un décret loi du 29 octobre 1936. Il était devenu particulièrement complexe, obsolète et en définitive inégalement respecté.
La loi de modernisation de la fonction publique du 2 février 2007 et son décret d’application du 2 mai 2007 ont défini un nouveau régime que présente la circulaire, issue d’un important travail avec les ministères employeurs.
a) la souplesse
Le principe posé par le statut général est réaffirmé : de façon générale, les activités en cause ne pourront avoir qu’un caractère accessoire. Le champ de ces activités est cependant élargi, tant dans la sphère publique que dans le secteur privé (la création ou la reprise d’une entreprise est désormais possible, par exemple).
Exemples de situations autorisées :
b) la responsabilité
Le nouveau régime repose sur une logique de confiance, laissant une large place à l’appréciation des situations concrètes au plan local. Les dispositifs complexes de plafonnement ou les restrictions liées au statut de l’agent ou de l’organisme employeur sont supprimées.
De façon générale, l’activité envisagée fera l’objet d’une autorisation par l’administration, qui s’assurera de sa compatibilité avec l’activité principale de service public de l’agent.
Une attention particulière est accordée aux exigences déontologiques qui s’imposent aux agents publics. Ainsi, certaines activités dans le secteur privé (comme la création d’une entreprise) ne sont possibles qu’après intervention de la commission de déontologie. Il s’agit d’éviter que des agents soient exposés à des tentations ou à des conflits d’intérêts.
Exemples de situations non autorisées :
Le nouveau régime se veut ainsi équilibré, respectueux à la fois des aspirations nouvelles des agents et des besoins du service public. Il illustre le souci de mieux laisser s’exprimer les aspirations de fonctionnaires, de décloisonner les cultures administratives et de favoriser une meilleure connaissance réciproque du secteur public et du secteur privé.
La Circulaire n° 2157 du 11 mars 2008 relative au cumul d’activités (fichier .pdf 272 ko)
Source : Ministère du Budget, des Comptes Publics et de la Fonction Publique
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