DAVANTAGE de crèches avec moins d'argent : c'est embêtant ! » « Qu'est-ce qu'on veut ? Plus de pesonnel ! » Sur un fond musical digne d'une boîte de nuit, hurlant des slogans au micro, une centaine d'employés des crèches de la Ville de Paris se sont rassemblés hier matin sur la place de l'Hôtel de Ville à l'appel de la CFDT, deuxième syndicat dans ce secteur. « Nous voulons tout simplement du personnel supplémentaire, explique Françoise Riou, la secrétaire générale de la CFDT des services publics parisiens. Aujourd'hui, quand une personne part en congé maternité ou en maladie, elle n'est pas remplacée.
Du coup, celles qui restent sont surchargées. Il y a un vrai malaise... et les conditions de sécurité ne sont plus respectées. » Hier, quelque 3 000 enfants âgés de 3 mois à 3 ans n'ont pu être accueillis à cause d'un mouvement de grève suivi par environ 300 grévistes sur les 6 400 agents, une soixantaine d'établissements - 40 selon la Ville - sur plus de 400 étant fermés. Une faible mobilisation qui s'explique par le fait que la CGT(majoritaire) n'avait pas appelé à la grève hier, préférant attendre l'élection dumaire de Paris et de ses adjoints pour déclencher un grand mouvement intersyndical.
« Rien ne s'est vraiment amélioré depuis les grandes grèves du printemps 2006 (NDLR : elles avaient duré plus d'un mois et environ 400 nouveaux agents avaient été recrutés), constate Maria Da Costa, la secrétaire générale de la CGT-petite enfance. Maintenant, la Ville promet 4 500 nouvelles places en crèches pour la prochaine mandature. Avec combien d'embauches ? »
Olga Trostiansky, l'adjointe du maire de Paris chargée de la petite enfance et de la famille, indique qu'entre 2001 et 2008 la mairie a recruté plus de 1 150 agents pour répondre aux quelque 2 800 nouveaux berceaux. « A chaque ouverture de crèche, du personnel a été embauché, rétorque-telle. Une centaine de nouveaux agents doivent encore arriver en mars-avril. Et il ne faut pas oublier que le recrutement est difficile, on manque de candidats ! » Un dossier délicat dont va hériter son successeur, qui doit être élu aujourd'hui au Conseil de Paris...
Source : Le Parisien
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