Bonjour à tous,
Voilà un domaine d'exercice de la profession dont on parle moins souvent sur la Passerelle.
L'accueil d'urgence est aussi une réalité de travail pour les EJE. Je vous propose donc cette info trouvée sur le site des ASH.
L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a contrôlé, dans cinq départements très différents (Alpes-de-Haute-Provence, Landes, Loiret, Seine-Maritime et Yvelines), la mise en oeuvre de l'obligation d'assurer l'accueil en urgence par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), soulignant le manque de pilotage de cette prise en charge.
Les auteurs de ce rapport ont choisi un panel de départements volontairement hétérogène où l'accueil d'urgence est exercé de manières très différentes.
Pour chacun d'entre eux, le rapport établit que l'accueil d'urgence est jugé comme une problématique importante. Mais les cinq conseils généraux ne comptent pas ni n'évaluent ces prises en charge. Pour l'IGAS, les services de l'ASE ne font aucun suivi des accueils d'urgence.
En outre, le placement de certains cas jugés "difficiles" est souvent compliqué et l'ASE a tendance à ne pas les quantifier. "Aucun département ne dispose d'une liste à jour des mineurs dont le placement est de leur point de vue inadéquat", assurent les auteurs du document.
Dans quatre départements sur cinq, l'accueil d'urgence est "quantitativement assuré" mais, au niveau qualitatif, il est "faiblement piloté", souligne l'IGAS. L'Inspection générale propose notamment de mettre en place un ou plusieurs établissements de "derniers recours", afin d'assurer au minimum l'accueil le premier jour, et d'avoir "une traçabilité de ce qui a été fait dans l'urgence pour pouvoir analyser cette prise en charge a posteriori".
Raport de l'IGAS sur le Contrôle du dispositif d'accueil d'urgence de l'aide sociale à l'enfance, disponible dans la bibliothèque des rapports publics (BRP), Présentation de la bibliothèque des rapports publics.
Source : ASH
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