Inquiets et en colère à la fois, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) dénoncent l’adoption aujourd’hui par le conseil général d’une circulaire qui favoriserait, selon eux, l’embauche de puéricultrices dans les structures d’accueil petite enfance. Comme c’était déjà le cas en 2002, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) se mobilisent une nouvelle fois contre le Département, accusé de favoriser l’embauche de puéricultrice dans les structures d’accueil de marmailles. Réunis au sein d’un collectif regroupant deux associations - Fédération nationale des EJE et l’Association réunionnaise des EJE, les éducateurs s’appuient sur une circulaire du conseil général mise en service dès ce matin. Dans cette notice, la présidente informe de la “réactualisation” du dispositif d’aides en faveur des établissements d’accueil des jeunes enfants et notamment de la “subvention de fonctionnement relative au surcoût occasionné par le recrutement de personnel qualifié dans le domaine de la petite enfance”. Le conseil général prévoit ainsi que l’indemnité forfaitaire versée pour l’embauche d’un personnel qualifié est plafonnée à 3 750 euros pour les éducatrices de jeunes enfants et à 6 250 euros pour les puéricultrices ou infirmières.
Si le nouveau régime d’aides versées aux établissements affiche une augmentation par rapport aux années précédentes, aux yeux des EJE, il joue clairement en leur défaveur dans le choix que feront les directeurs de structures. “Une fois encore, on fait le choix du tout médical par rapport à l’aspect éducatif et social alors que les deux professions forment un binôme incontournable au sein d’une structure d’accueil, dénonce Marie-France Pierson, la présidente de la FNEJE qui réclame au nom du collectif “un financement équitable”. “On peut comprendre qu’il y ait un surcoût mais il n’y a pas 30 % de décalage entre le salaire d’une puéricultrice et d’une EJE, c’est l’ensemble de notre profession qui est menacée”. Pour l’heure, les membres du collectif SOS Educateurs jeune enfants en danger, une quarantaine au total, ne désarment pas et n’excluent pas de faire entendre leur voix dans les prochains jours devant les grilles du conseil général
Source : Clicanoo
Pas de commentaires, soyez le premier à commenter cette brève !