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La poussée des crèches d'entreprise

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Encore marginal, le phénomène prend de l’ampleur et représente aujourd’hui 3 000 emplois.

Les crèches passent au privé et le secteur est en pleine explosion. Quasiment inexistantes il y a cinq ans, les sociétés privées pèsent plus de 3 000 emplois et 6 000 berceaux. Principalement via la gestion de crèches d’entreprise : «L’activité est très forte. Notre chiffre d’affaires double tous les ans. On est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 28 millions en 2009», explique Christophe Durieux, le patron de People & Baby. Le secteur est encore marginal - seulement 2 % des entreprises disposent d’une crèche pour leurs employés (1) -, mais en forte expansion depuis l’instauration de dispositifs financiers, en 2004, pour inciter les employeurs à se lancer dans l’aventure.

Fidélisation. D’abord initiées par les grands groupes de la région parisienne, les crèches d’entreprise gagnent la province, ainsi que les PME. «Elles facilitent le quotidien des salariés-parents qui sont demandeurs», remarque Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. Mais la démarche n’est pas encore classique chez les patrons. «Certains jugent que ce n’est pas leur rôle», note un acteur du secteur. Et tout cela a un coût. «C’est environ 7 000 euros par place et par an à la charge de l’entreprise», explique Jean-Claude Le Grand, directeur de la diversité chez l’Oréal. En Ile-de-France, le groupe dispose d’une quarantaine de berceaux répartis en deux crèches.

Pour les employeurs, ces garderies présentent des atouts de poids : moins d’absentéisme et de retards en cas de problème avec la nounou, fidélisation du salarié et argument au moment de l’embauche.

«Tarif identique». «C’est une façon moderne de faire des relations humaines, poursuit Jean-Claude Le Grand. Les salariés se sentent plus engagés dans l’entreprise.» Les investisseurs privés ont d’abord fait grincer des dents. «Mais c’est une ouverture au secteur privé sous contrôle. Le tarif pour les parents est identique. Les normes et la formation du personnel sont les mêmes», insiste Jean-Emmanuel Rodocanachi, directeur de la société les Petits Chaperons rouges. Mieux, les entreprises de crèche se vantent de soulager les collectivités locales. Dans le cas d’une crèche privée, les entreprises prennent en charge la part - en partie défiscalisée - normalement payée par la ville.

Chez les Petits Chaperons rouges, plus d’un tiers des places sont occupées par les communes qui ont délégué une partie de leur parc. «Et tout porte à croire que le secteur va se développer», explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance des Caisses nationales d’allocations familiales.

Source : Libération.fr

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Les Commentaires

Je viens de lire de relire et de rerelire cet article et (j'ai peut-être mal lu...) à aucun moment je n'ai vu le mot "enfant"!!!
C'est sympa ce type de structure car ça paraît n'être réalisé que pour les adultes, pour les mères d'abord, parce que les pères ne doivent pas avoir d'enfant, et ensuite pour les business men!!! C'est chouette, ils quadruplent leur chiffre d'affaire . Eh oui, c'est bien triste mais il y a encore trop d'adultes qui ne savent pas de quoi ils parlent quand ils prononcent le mot "crèche". Quant au mot "enfant", il faut évidemment savoir ce que c'est pour en parler. Visiblement, ce n'est pas leur souci. J'espère simplement qu'il y a un peu de considération pour ces personnes (les enfants) et qu'ils n'imposent pas aux responsables et aux équipes de faire du remplissage, du chiffre et d'avoir un planning d'activités à la semaine!!!! Bon courage aux équipes et surtout aux enfants.
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