Dans le cadre de sa mission de suivi des plans nationaux médico-sociaux et plus particulièrement des plans nationaux ‘handicap’, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), en liaison avec la Direction générale des affaires sociales, a conduit une étude quantitative auprès de 277 centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) ou antennes, deS juin 2007 à février 2008.
La CNSA a révélé, le 30 octobre, les résultats de cette enquête qui a été menée en collaboration avec l’Anécamps, association nationale fédérant ces centres. Objectifs de l’enquête : mieux connaître l’activité des CAMSP, accompagner le développement de l’offre et améliorer la couverture territoriale pour orienter les financements du Plan pluriannuel handicap 2008-2012. En effet, de 1999 à 2007, 28 millions d’euros ont été alloués à la création ou l’extension de CAMSP. Et ce, dans l’objectif de doter chaque département d’au moins un centre, objectif réalisé en 2007.
Les résultats ont consolidé la connaissance sur l’étendue de l’accompagnement proposé, la répartition de l’activité selon les différents modes de prise en charge, le profil des enfants accueillis et des personnels, le coût de fonctionnement de ces centres ou bien encore leur articulation avec les autres structures sanitaires, médico-sociales, sociales, éducatives.
Une deuxième étape consistera à mener une étude qualitative pour approfondir ces résultats. Les conclusions de l’enquête qui sera lancée fin 2008 permettront alors de préciser les conditions optimales de la création, la transformation ou le renforcement des CAMSP aux niveaux local et national.
Les CAMSP accueillent des enfants de moins de 6 ans atteints d’un handicap sensoriel, moteur ou mental, ou présentant un risque de handicap. Ils sont considérés comme des structures -pivots, car ils se situent à l’interface du secteur sanitaire et du secteur médico-social, tout en orientant leur action vers l’intégration de l’enfant dans les structures ordinaires (crèches, écoles maternelles). Leur vocation est d’être polyvalents, c’est-à-dire de s’adresser à tous les types de handicaps, mais certains ont un public plus délimité, par exemple, les enfants sourds. Ces centres tendent à prévenir ou réduire l’aggravation du handicap.
Source : gazette sante social
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