Extrait de l'avant propos :
Cette recherche menée par Anne-lise Ulmann, Emmanuelle Betton et Guy Jobert du centre de
recherche sur le travail et le développement du Conservatoire National des Arts et Métiers
s’inscrit dans le cadre d’une réflexion engagée par le pole recherche de la Caisse Nationale
des Allocations Familiales pour analyser ce qui apparaît à la fois bien connu mais aussi
opaque aux chercheurs : l’activité des professionnelles de la petite enfance.
Plus appréhendée sous l’angle de son invisibilité sociale, en mobilisant des cadres théoriques
concernant la précarité des emplois, les rapports sociaux de sexe, les politiques publiques ou
l’économie des services, l’invisibilité de l’activité - c'est-à-dire celle des compétences agies
par ces professionnelles- a été elle, peu investiguée. Souterrains, difficilement identifiables,
les gestes professionnels, en lien étroit avec le maternage, encore perçus sans grande
exigence en terme de savoir et de compétences professionnelles, restent obscurs.
Ce travail est donc précurseur dans la mesure où il ouvre un chantier théorique et
méthodologique permettant de mettre au jour la dimension du travail contenu dans ces
activités. La recherche a consisté à conduire et à expérimenter des méthodes différentes
(ethnographie, observations, entretiens, filmographies …) dans des cadres professionnels
variés. Le document présenté ici rend compte à la fois des méthodologies d’approche de
l’activité des professionnelles de la petite enfance et des éléments de compréhension de
cette activité en accueil collectif et individuel.
Pour consulter l'intégralité de cette enquête réalisée auprès de 2 crèches et de 7 assistantes maternelles, cliquez ici.
Les Commentaires
Déjà qu'il n'y a pas beaucoup d'hommes, comment voulez-vous qu'ils revendiquent une place ?