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les brèves - page 2

Les enfants atteints d'une allergie alimentaire...

Ajouté le dimanche 22 juin 2008 - Auteur : Elliryc

...ne peuvent être interdits de crèche

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) a été saisie, en qualité d'observateur (article 13 de la loi du 30 décembre 2004 portant création de la Halde), par un tribunal administratif dans le cadre de l'instruction d'un recours pour excès de pouvoir. Déposé par une association, celui-ci vise une commune ayant refusé d'annuler la délibération de son conseil municipal approuvant le règlement intérieur des établissements municipaux d'accueil de la petite enfance. La disposition contestée du règlement intérieur prévoit qu'"en crèche collective, compte tenu des modalités de confection des repas en collectivité et des exigences en matière de sécurité alimentaire, les régimes alimentaires particuliers ne peuvent être assurés". Cette disposition exclut, de fait, les enfants atteints d'une allergie alimentaire, du moins pour ce qui concerne le temps des repas. L'enjeu est loin d'être négligeable, puisque environ 10% des enfants sont atteints d'allergies alimentaires, avec des conséquences importantes pour la santé.
L'affaire n'est pas nouvelle : la Halde s'était déjà prononcée sur cette affaire par une délibération de son collège en date du 23 octobre 2006. Mais, tout en demandant le retrait de la disposition litigieuse, la Haute Autorité s'était finalement contentée d'un engagement écrit du maire - acté par une nouvelle délibération du collège en date du 26 novembre 2007 - affirmant son intention de commander des repas pour bébés entièrement sécurisés, dès qu'ils seront disponibles sur le marché.
Dans son avis en réponse à la saisine du tribunal administratif, la Halde revient en définitive à une position plus stricte, en indiquant "qu'il doit être procédé à l'annulation de la clause discriminatoire du règlement intérieur des crèches de la ville". Elle considère en effet que la clause contestée du règlement intérieur, "qui exclut d'office tout enfant atteint d'une allergie alimentaire d'un accueil en crèche sur le temps des repas, apparaît comme illégitime et disproportionnée et doit être considérée comme caractérisant une discrimination fondée sur l'état de santé". Sur un plan juridique, la Halde estime que "le refus d'accès à une crèche, fondé sur l'état de santé de l'enfant, contrevient aux dispositions de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant du 20 novembre 1989 ainsi qu'aux dispositions des articles R 2324-17, R 2324-28 et R 2324-29 du Code de la santé publique". Sur un plan plus pratique, elle rappelle qu'il existe des solutions permettant d'accueillir en crèche des enfants souffrant d'allergies alimentaires, comme les paniers-repas préparés par les parents ou la mise en place, par la commune, de repas sécurisés.

Jean-Noël Escudié / PCA
publié le 20 juin 2008
Source : Localtis.info

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Les enfants atteints d'une allergie alimentaire...

Les dangers de la télé pour les bébés

Ajouté le vendredi 20 juin 2008 - Auteur : mercredhi

Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, directeur de recherches à l'Université Paris X, vient de publier dans la collection Temps d'arrêt, un livret intitulé Les dangers de la télé pour les bébés. Le texte peut être gratuitement téléchargé à cette page.

En voici le résumé :

Des chaînes pour bébés âgés de 6 mois à trois ans s’installent actuellement dans les foyers sous un argument éducatif. Le psychiatre Serge Tisseron soulève ici les questions qu’elles posent, notamment du point de vue de la santé mentale du tout petit.
En détournant le bébé d’activités qui engagent ses cinq sens, l’écran ne risque-t-il pas de l’éloigner d’une conscience de son propre corps et de perturber son rapport à lui-même et aux autres ? Que deviennent les processus d’attachement et d’identification face à un écran ? Les héros des programmes pour enfants deviendront ils leurs tuteurs et leurs guides, notamment pour la consommation de produits dérivés ? Et entre l’enfant qui regarde beaucoup la télé et l’adolescent scotché devant ses jeux vidéo, existe-t-il une continuité ?
Tous ces problèmes engagent la question de savoir quel type d’individus nous souhaitons pour la société de demain.
Les professionnels de l’enfance ont un rôle majeur à jouer dans la réponse à leur apporter.

La télévision, nocive pour les bébés, interview de de Serge Tisseron (2 minutes 20) est également visible en cliquant sur ce lien.
Source :Appel contre la fabrique des bébés téléphages

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Les dangers de la télé pour les bébés

Un nouveau site dédié à la réforme de la protection de l'enfance

Ajouté le mercredi 18 juin 2008 - Auteur : Elliryc

L’UNASEA (Union Nationale des Associations de Sauvegarde de l'Enfance, de l'Adolescence et des Adultes) met en ligne un site internet dédié à la réforme de la protection de l’enfance à destination de tous les professionnels du champ qui souhaitent notamment être informés de la mise en œuvre et du suivi de la loi du 5 mars 2007.

www.reforme-enfance.fr rassemble toutes les informations pratiques concernant l’actualité de la loi (publication et suivi des décrets), les premières applications sur le terrain, les formations ciblées, les ouvrages de référence...

Parallèlement, le site répond concrètement aux questions spécifiques que pose l’application de la loi, précise son esprit, diffuse les initiatives, analyse les articulations avec les autres textes existants.

Poursuivant la dynamique participative instaurée lors de l’élaboration de la loi - et confirmée par les travaux du groupe d’appui installé par l’UNASEA - www.reforme-enfance.fr a vocation à ce que tous les acteurs qui œuvrent dans le champ de la protection de l’enfance puissent apporter leurs contributions à cet outil pédagogique. Aussi, chacun est invité à enrichir le site par la présentation d’expériences, d’actions, de projets innovants ? et à faire part de ses questionnements sur les nouvelles procédures, l’évolution des pratiques professionnelles ou les dispositions du texte.

Par cet outil pratique, l’UNASEA souhaite favoriser la mise en œuvre de la loi, et accompagner efficacement les professionnels dans l’appropriation et l’application du texte... pour que vive la réforme !

Contact : UNASEA 118 rue du château des rentiers 75013 Paris unasea@unasea.org 01.45.83.50.60

Source : OASIS

Développement précoce du surpoids : ...

Ajouté le jeudi 12 juin 2008 - Auteur : Elliryc

Une étude française souligne les périodes critiques de la petite enfance

Communiqué de presse de l'INSERM

Quinze pour cent des enfants sont déjà en surpoids à la maternelle. Pour prévenir le développement précoce de l'obésité il est donc essentiel de comprendre l'impact des premières étapes du développement. Dans le cadre de l'étude Fleurbaix-Laventie Ville Santé II, des chercheurs de l'unité Inserm 780 "Recherche en épidémiologie et biostatistique", coordonnés par Marie-Aline Charles, montrent que toutes les périodes ne contribuent pas de façon identique au développement de la masse grasse à l'adolescence. Deux périodes semblent cruciales : les premiers mois de vie, puis après 3 ans. De même, la vitesse de croissance durant les premiers mois de vie n'aurait pas le même impact futur chez les filles et les garçons. Ces résultats sont publiés dans l'édition de juin de l'American Journal of Clinical Nutrition.

Un certain nombre d'études ont mis en évidence une association entre la prise de poids précoce (de la naissance à 5 ans) et l'obésité future. L'importance des premiers mois de vie et du rebond d'adiposité (augmentation de l'indice de masse corporelle vers 5-7 ans) ont notamment été soulignés. Toutefois, l'importance relative de chaque tranche d'âge et les différences potentielles entre filles et garçons n'avaient pas été étudiées.

Depuis 1992, les habitants de Fleurbaix et Laventie, deux communes du Nord-Pas de Calais, participent activement à une étude de prévention en santé (1). La phase 1 de l'étude (1992-1997) a consisté à peser et mesurer annuellement les enfants dans le cadre du suivi d'une éducation nutritionnelle délivrée à l'école par les instituteurs. La phase 2 de l'étude (1997-2002) visait à étudier les déterminants de l'adiposité et de la prise de poids en population générale.

C'est dans ce cadre que les chercheurs de l'Unité Inserm 780, coordonnés par Marie-Aline Charles, et le groupe d'étude Fleurbaix-Laventie Ville Santé (2) se sont intéressés pour la première fois au rôle des différentes phases de la croissance entre 0 et 5 ans sur la quantité de masse grasse observé à l'adolescence. A partir des mesures de poids et taille effectuées lors de la phase 1 de l'étude, complétées par des données issues du carnet de santé, les chercheurs ont établi un modèle mathématique leur permettant de calculer la vitesse de croissance (poids et taille) des enfants.

Les résultats montrent que les périodes de croissance ne présentent pas toutes les mêmes associations avec la masse grasse à l'adolescence : une prise de poids rapide à 3 mois, puis à partir de 3 ans présente la plus forte association avec le risque de surpoids ultérieur. Ainsi, à 3 mois, chaque augmentation de la vitesse de croissance de 143g/mois accroît le risque d'être en surpoids de 52%. Par contre, entre 1 et 2 ans la vitesse de prise de poids ne montre pas d'association avec la masse grasse ultérieure.

De même, des différences ont été observées entre filles et garçons. La vitesse de croissance des garçons à 3 mois est corrélée à la fois avec la masse grasse et la masse non grasse (représentée surtout par la masse musculaire) ultérieures. En revanche, une croissance rapide chez les filles à cette période se traduira surtout par une augmentation de la masse grasse. Cette période serait donc plus à risque chez les filles que chez les garçons.

Les chercheurs concluent que la petite enfance présente des périodes sensibles contribuant au risque de surpoids futur, c'est le cas vers 3 mois et après 3 ans. En revanche il semble y avoir des périodes où les ressources nécessaires au développement de l'enfant sont telles que le risque de stocker un excès d'énergie sous forme de masse grasse est faible. C'est probablement le cas entre 1 et 2 ans: une réduction des apports énergétiques à cette période pourrait alors être préjudiciable.

Deux autres études (anglaise et finlandaise) publiées dans le même numéro de l'American Journal of Clinical Nutrition soulignent les relations entre masse grasse à l'adolescence et à l'âge adulte et la croissance du poids dans les premiers mois de vie ou après deux ans.

Il reste à mieux comprendre quels sont les facteurs responsables d'une croissance trop rapide du poids dans les premiers mois de vie et après 3 ans. "Peut-on agir sur ces facteurs sans risque pour les autres aspects du développement ? Quelle est la part de l'expression précoce d'une prédisposition génétique ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre avant de pouvoir engager une prévention précoce individuelle efficace du surpoids" précise Marie-Aline Charles.


Source : News Press 12/06/2008 16:55

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Développement précoce du surpoids : ...

Pour nos petits la Seine-Saint-Denis voit grand !

Ajouté le jeudi 12 juin 2008 - Auteur : Elliryc

+ 3 500 places pour accueillir bébé

Neuf nouvelles mesures et actions du Conseil général pour améliorer l'accueil des enfants de 0 à 3 ans

  1. Création de 3 500 places d’accueil d’ici trois ans
    La Seine-Saint-Denis se doit de développer et d’adapter l’accueil des tout-petits aux attentes de plus en plus diversifiées des familles. Dès la rentrée, les offres d’accueil s’intensifient grâce au développement d’aides et de modes d'accueil innovants. Pour parvenir à cet objectif de 3 500 places d’ici trois ans, le renfort de la solidarité nationale est indispensable. Il s’appuie sur un engagement du gouvernement et de l’État pour un plan petite enfance au ni ve a u national impliquant les partenariats de la CAF et des communes.
  2. Versement de l'ADAJE Seine-Saint-Denis aux familles qui font le choix d’une assistante maternelle
    Une allocation de 50, 70 ou 120 € par mois. Avec ces aides calculées pour chaque foyer selon les ressources et le nombre d’enfants à charge, ce sont plus de 6 000 familles répertoriées par la CAF qui peuvent en bénéficier. Choisir une assistante maternelle sera plus abordable.
  3. Objectif : dix micro-crèches d’ici fin 2008
    Dans dix appartements F4 aménagés, trois assistantes maternelles expérimentées s’occuperont de neuf enfants. Ces micro-crèches seront encadrées par une puéricultrice ou une éducatrice de jeunes enfants. Ces solutions innovantes ouvrent de nouvelles possibilités d'accueil, adaptées et fiables. Les communes seront aidées pour développer ces micro-crèches dans leurs programmes de rénovations urbaines et de nouvelles constructions.
  4. Développement du multi-accueil dans les crèches départementales
    120 possibilités d'accueil supplémentaires seront proposées dans 12 structures dès la rentrée 2008. Le travail et les horaires des familles évoluent, les crèches aussi. Tout en respectant les rythmes de bébé et l’organisation pédagogique de l’équipe, cet accueil de 2, 3 ou 4 jours répond mieux aux demandes des parents. Il permet ainsi de proposer à d’autres familles des places dans les crèches les jours non utilisés par ces enfants, satisfaisant un plus grand nombre de familles.
  5. Ouverture d’un RDAM, relais départemental d’assistantes maternelles
    D’ici fin 2008, ce lieu servira de pôle ressource en lien avec les professionnels et les familles. Il travaillera en réseau avec les secrétariats et Relais d'assistantes maternelles (RAM) des villes du département. En partenariat avec la CAF et les communes, il permettra de faciliter la recherche et l’emploi d’assistantes maternelles et de réduire l’inactivité de certaines. Ce RDAM apportera des réponses innovantes de modes d'accueil mieux adaptés aux besoins des familles.
  6. Soutien aux salariés de Seine-Saint-Denis
    10 € de subvention par jour et par berceau afin de développer des places en crèches d’entreprises, réservées aux salariés domiciliés en Seine-Saint-Denis.
  7. Mise en place de conventions "petite enfance" pour les communes
    Ces conventions s’inscrivent dans un projet global de développement de modes d’accueil de la petite enfance. Facilement identifiables et répondant à des objectifs précis, elles encourageront les engagements de chaque commune pour la petite enfance.
  8. Des auxiliaires de puériculture plus nombreuses
    Le nombre de postes d’auxiliaires de puériculture à créer est estimé à 1 000 d’ici trois ans pour les structures d'accueil du jeune enfant dans le département. Avec 600 places seulement, dans les écoles d’Île-de-France, la formation d’auxiliaire de puériculture est délaissée par de nombreuses élèves. Le développement de l’accueil petite enfance en Seine-Saint-Denis exige l’augmentation du nombre de places dans les écoles existantes. C’est pourquoi le Département souhaite encourager nos jeunes à faire le choix de cette filière où les débouchés sont importants.
  9. Augmentation de l’aide au financement des structures d'accueil collectif
    Le montant du plafond des subventions est doublé :
    • 28 663 € par berceau.
    Le montant de la subvention départementale est augmenté de 20 % :
    • 10 € par jour et par berceau.
    En parallèle, le Département souhaite aider les communes volontaires à reprendre les crèches départementales en gestion directe.

Source : seine-saint-denis.fr

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Vers un droit opposable à la garde d’enfants... :

Ajouté le jeudi 12 juin 2008 - Auteur : Elliryc

l'UNCCAS, interpelle le ministre

Lille, le 10 juin 2008

L'Union nationale des CCAS-CIAS, dont les adhérents gèrent de nombreux équipements publics d’accueil de jeunes enfants, interpelle Xavier Bertrand sur le projet de droit opposable à la garde d’enfants prévu pour 2009.

Dans son courrier du 5 juin (format .pdf 120ko), l’UNCCAS s’interroge : quelles structures seront concernées ? Quel coût pour les collectivités ? N’y a t-il pas un risque d’inégalités territoriales ?

A qui ce droit sera-t-il opposable ?

  • La création de places d’accueil pour jeunes enfants est aujourd’hui une compétence partagée entre de nombreux acteurs : CAF, communes, CCAS-CIAS, départements, associations, secteur privé lucratif… De plus, les communes ou les CCAS-CIAS ne sont pas dans l’obligation de gérer ce type de structures. Ils le font de manière volontaire pour répondre à des besoins identifiés localement.

A quel mode d’accueil ce droit sera-t-il ouvert ?

  • Faudra-t-il privilégier un mode de garde en particulier ou bien conserver une diversité de réponses face à la diversité des besoins de la population ?

A quel coût ?

  • La mise en œuvre du nouveau contrat enfance-jeunesse depuis 2006 a déjà entraîné une baisse des cofinancements des CAF à l’endroit des communes et des CCAS-CIAS. Dans ce contexte, peut-on raisonnablement imaginer que les communes et les CCAS-CIAS pourront seuls assumer le fonctionnement d’un futur service public de la petite enfance ?

Comment éviter un traitement inéquitable sur le territoire ?

  • Pour éviter de creuser l’écart entre communes dont les ressources permettent de développer des équipements petite enfance et les autres, l’UNCCAS préconise d’accompagner l’éventuelle mise en place d’un droit opposable au mode de garde d’une péréquation financière.

Comment éviter de diriger toutes les familles vers des démarches contentieuses… ?

L’UNCCAS souhaite participer aux réflexions engagées. Ces questions interviennent au moment où sont attendues (mi juin) les conclusions de la députée Michèle Tabarot sur le développement de l'offre d'accueil de la petite enfance dans la perspective d’une mise en œuvre de ce droit opposable.

Source : UNCCAS

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Vers un droit opposable à la garde d’enfants... :

Rencontre entre Nadine Morano et Hoger Rupprecht

Ajouté le jeudi 12 juin 2008 - Auteur : Elliryc

Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, a reçu ce mercredi 3 juin, Holger RUPPRECHT, Ministre de l’Education du Land de Brandebourg, accompagné d’une délégation de parlementaires allemands.

Ils ont évoqué ensemble des pistes d’action pour la présidence française de l’Union européenne, qui débute en juillet prochain et notamment le rôle que pourrait jouer la France dans l’Alliance européenne pour les familles.

La politique familiale et la priorité donnée par le Président de la République à la conciliation de la vie professionnelle et familiale pendant toute sa campagne ont également été au centre des échanges. La Secrétaire d’Etat a précisé les mesures qu’elle entend mettre en œuvre pour développer les modes de garde diversifiés et particulièrement la création de 350 000 places indispensables de crèches (d’entreprises, inter-entreprises, associatives), d’assistantes maternelles, de garde à domicile, notamment pour les femmes qui travaillent en horaires décalés, tôt le matin ou tard le soir.

La délégation allemande a manifesté le plus grand intérêt pour cette mesure, l’Allemagne étant elle-même confrontée à de réelles difficultés dans ce domaine.

Concernant la protection des enfants face aux dangers d’Internet, Nadine MORANO a indiqué qu’elle travaille sur une vaste campagne de sensibilisation, d’information et d’éducation à destination des jeunes mais aussi des parents, rappelant qu’1 million d’images pédopornographiques circulaient en permanence sur la Toile.

Les Allemands ont fait part de préoccupations similaires à celles de la Secrétaire d’Etat. Un clip vidéo de prévention « Wo ist Klaus ? » est d’ailleurs actuellement diffusé en Allemagne.

La Secrétaire d’Etat et la représentants de la délégation allemande sont également convenu de la nécessité de sensibiliser et d’éduquer les enfants à l’utilisation des nouvelles technologies.

45 % des 6 – 11 ans passent plus de la moitié de leur temps de loisirs devant un écran. 60 % des familles possèdent en moyenne 6 écrans (télévisions, ordinateurs, consoles de jeux vidéo). Les enfants passent 1 200 heures par an devant leurs écrans, contre 800 à l’école.

L’opération « Défi, 10 jours pour voir autrement » de l’école primaire strasbourgeoise dans laquelle s’est rendue Nadine MORANO, a suscité un très vif intérêt de la part de cette délégation. Les Allemands ont constaté la même nécessité eu égard aux difficultés des jeunes allemands à communiquer oralement, à réussir leur scolarité et au délitement des liens familiaux. L’utilisation des écrans doit absolument être limitée et mieux appréhendée.

La Secrétaire d’Etat et l’ensemble des représentants allemands se rejoignent donc, tant sur leurs préoccupations que sur les actions prioritaires à mener sur l’ensemble de ces sujets.

Source : Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

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Rencontre entre Nadine Morano et Hoger Rupprecht

Télé pour bébés : le Ministère de la Santé se prononce contre

Ajouté le jeudi 12 juin 2008 - Auteur : Elliryc

AVIS De la direction générale de la santé suite aux travaux du groupe d’experts réuni le 16 avril 2008 sur l’impact des chaînes télévisées sur le tout petit enfant (0 à 3 ans).

 La direction générale de la santé considère :

  • qu’aucune étude ne démontre actuellement que les programmes de télévision spécifiquement conçus pour les très jeunes enfants puissent avoir un effet bénéfique sur le développement psychomoteur et affectif de l’enfant. En revanche, les fondements scientifiques sur le développement cognitif et psychique de l’enfant tendent à montrer que c’est inexact. Le concept de programme adapté à l’enfant de moins de 3 ans n’a donc pas de sens.
  • que les connaissances actuelles basées sur les études disponibles, les modèles théoriques et l’expérience clinique des professionnels de la petite enfance soulignent le risque lié à la consommation d’images télévisuelles sur la naissance et le développement des processus de pensée et de l’imagination, sur l’intégration des émotions et sur le développement psychomoteur. Pour développer ses capacités physiques, psychomotrices, cognitives et affectives, et ses processus de pensée, l’enfant doit utiliser activement ses cinq sens en s’appuyant sur la relation avec un adulte disponible. Les stimulations désincarnées que la télévision suscite ne peuvent en aucun cas remplacer l’interaction émotionnelle et affective avec l’entourage, en particulier les parents. La télévision même spécifique au bébé, et même en présence du parent, ne favorise pas ce type d’interaction.

 Aussi, la direction générale de la santé :

  • se prononce contre les chaînes spécifiques pour les enfants de moins de trois ans,
  • déconseille la consommation de la télévision jusqu’à l’âge d’au moins 3 ans, indépendamment du type de programme,
  • considère qu’au delà de 3 ans, chez le jeune enfant, l’usage de la télévision doit être particulièrement prudent : Les parents doivent être vigilants sur le contenu (violence, sexualité, dérision…), la durée, les horaires, afin de prévenir les troubles liés au non respect de la maturité de l’enfant (troubles du comportement, de l’attention, du sommeil, de l’alimentation et des apprentissages, anxiété, agressivité, difficulté d’identification à la souffrance de l’autre …….).
     

 En conséquence, la direction générale de la santé recommande :

  • la diffusion d’une large information dans les media sur les risques de la télévision pour les enfants de moins de 3 ans, en direction du grand public et des professionnels de la petite enfance (émissions thématiques, signalétique sur les écrans, documents distribués à la naissance, mention dans le carnet de santé…),
  • que les sociétés commercialisant des émissions destinées aux jeunes enfants ne puissent alléguer de bénéfices pour la santé ou le développement de l’enfant non prouvés scientifiquement,
  • de compléter les connaissances scientifiques dans ce domaine par :
  • une synthèse de l’ensemble des études françaises et internationales publiées,
  • l’analyse des données disponibles,
  • l’intégration à d’autres études (cohorte Elfe…) des questions concernant l’usage de la télévision, notamment chez les enfants,
  • la promotion d’études sur les aspects où les données sont insuffisantes, en particulier en les inscrivant dans les priorités des prochains programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC).

A voir sur le site du CIEM:

Source : CIEM - Collectif Interassociatif Enfance et Média

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Télé pour bébés : le Ministère de la Santé se prononce contre

Enfant tyran : un phénomène qui préoccupe les psychiatres

Ajouté le dimanche 08 juin 2008 - Auteur : Bel

 Bonjour,

Catherine Petitnicolas publie le 6.06.08 un article sur le thème des enfants tyran et parallèllement sur l'autorité:

"Juristes, psychanalystes et psychiatres s'alarment du phénomène de l'enfant roi, de plus en plus fréquent aujourd'hui. Et insistent sur la nécessité de réapprendre aux parents la valeur des limites et des interdits."

«Je rencontre des parents totalement désemparés, qui viennent épuisés à ma consultation avec des petits de trois ans dont ils n'arrivent pas à venir à bout. Quand je demande au bambin : “Sais-tu pourquoi tu es ici ?» , la réponse fuse : “ben oui, c'est parce qu'ils ne veulent pas faire ce que je veux…”» Hautement significative, l'anecdote est relatée par la psychanalyste Arlette Garih (centre hospitalier Cochin-Port-Royal) à Paris à l'occasion d'une conférence organisée le 4 juin par le Comité national de l'enfance. «L'enfant roi ou la perversion des droits de l'enfant», un thème d'actualité dans un monde en pleine mutation où bien des adultes jeunes et moins jeunes ont mis aux oubliettes le modèle éducatif autoritariste pour privilégier celui du «laisser-faire» . Ils ont gommé la nécessité de poser des limites structurantes à leur bambin les transformant peu ou prou en petit tyran. Pour cette psychanalyste, bon nombre de parents ont perdu tout bon sens. Ils se sentent totalement déboussolés. «Je ne dis plus non à mon enfant car ensuite, s'il ne veut pas, je ne sais plus quoi lui dire», entend-elle fréquemment dans sa consultation.

«Les règles de l'éducation ont tellement changé depuis cinquante ans que les adultes ne savent plus à quel système se référer», analyse Marie de Chambure, juriste et maman de deux jeunes enfants. «Submergés d'informations diverses, voire contradictoires sur l'éducation, ils sont désemparés. Beaucoup relatent un quotidien gâché par des conflits permanents. À propos de tout (repas, promenades, coucher). Et surtout de rien.» Tant et si bien que la vie devient impossible à la maison, mais aussi à l'extérieur, dans la rue, au square, à l'école…

Le Figaro - Sciences : Enfant tyran : un phénomène qui préoccupe les psychiatres

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Enfant tyran : un phénomène qui préoccupe les psychiatres

[FNEJE] Rapport Attali

Ajouté le samedi 31 mai 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Petit retour autour du Rapport Attali (format .pdf 1mo)...

Comme nous l'avions dit dans notre dernière lettre d'information, la FNEJE a écrit aux députés, aux membres de la commission des affaires sociales, au groupe UMP pour les interpeler sur le rapport de la Commission pour la libération de la croissance française.

Voilà une suite concrète de la discussion sur le forum : Discussion rapport Attali qui a été ouverte par VM et une preuve supplémentaire de l’implication grandissante du site dans la vie des EJE.
Toute l’équipe de Passerelles-EJE est heureuse de voir la discussion citée dans le dernier bulletin de la FNEJE à ses adhérents et de la réaction officielle (format .pdf 583 ko) de celle-ci.

N'hésitez pas à diffuser ce document parmi les professionnels de la Petite Enfance!

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[FNEJE] Rapport Attali
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