Les relations des parents avec les travailleurs sociaux deviennent de plus en plus tendues, à tel point que certaines familles n’osent plus demander d’aide. Voilà ce que révèle une importante étude, commandée en 2008 par l’Observatoire national de l’action sociale décentralisée (Odas) à un groupe de travail. Titrée "La place des parents dans la protection de l’enfance, contribution à une meilleure adéquation entre les pratiques et le droit", elle est relayée en avant première par La Croix. Ses conclusions devraient prochainement être rendues publiques.
La plupart des familles suivies par les services sociaux ne seraient pas maltraitantes, selon cette étude, mais connaîtraient, dans un contexte de précarité grandissante et de délitement du lien social, de plus en plus de difficultés pour élever leurs enfants.
Selon Alain Grevot, conseiller sur les questions de protection de l’enfance à l’Odas, copilote de l'étude, on aurait affaire à des parents en demande de conseils et de soutien, qui "ne savent comment se comporter au quotidien avec leurs enfants, maîtriser la pratique des levers, des couchers, des repas… ou avoir un minimum d’autorité sur eux pour assurer leur sécurité, sans qu’ils en aient vraiment conscience".
La loi du 5 mars 2007, qui régit le dispositif de protection de l'enfance, souligne la nécessité d’établir un équilibre entre le fait de protéger l’enfant et la valorisation du rôle des familles. L'étude fait état des difficultés à maintenir cet équilibre sur le terrain. "Les conseils généraux, conscients de leurs responsabilités et de ce qu’on peut leur reprocher, ont le souci de sécuriser le 'noyau dur', en séparant par exemple l’enfant de ses parents, ou en multipliant les visites médiatisées; or, on sait que pour de nombreuses familles, c’est quelque chose de très douloureux", développe Alain Grevot.
Le rapport de l'Odas, qui appelle au final à une autre conception du travail social, souligne les efforts importants de certains conseils généraux (Gard, Aube…), dans le sens d'une meilleure collaboration avec les parents et d'un apprivoisement mutuel.
Sources : touteduc.fr
De très nombreuses organisations - collectifs, associations, syndicats - se sont rassemblées pour lancer des états générEux pour l’enfance : elles estiment de leur responsabilité de dresser un bilan complet des politiques gouvernementales concernant les enfants . Fortes de leurs propositions, elles les rassemblent pour jeter les bases d’une politique nationale globale et positive POUR l’enfance en France, conforme aux engagements de notre pays depuis bientôt vingt ans qu’il a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant. Elles entendent constituer ainsi un Cahier de doléances en faveur de la cause des enfants et appellent à une grande journée d’information et de mobilisation le 26 mai prochain : une conférence de presse se tiendra à 11 heures en présence de plusieurs personnalités qui soutiennent cette initiative, suivie d’un Forum des « états GénérEux pour l’enfance », dès 16h30.
La France : mauvais élève des droits de l’enfant
En juin 2009, le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’est en effet montré, dans ses observations finales, particulièrement sévère avec la France face à ce qu’il convient d’appeler une non-politique de l’enfance. Nombre de mesures gouvernementales tournent le dos à une véritable politique nationale cohérente POUR l’enfance, pensée dans l’intérêt et le respect des droits de tous les enfants, de leurs familles et à l’écoute des professionnels et associations qui les accompagnent. Pire, des violences sont exercées par l’Etat lui-même et les institutions sur les enfants. Tandis qu’est occulté le sort réservé en France à de trop nombreux enfants en situation de grande vulnérabilité et que sont ignorées les propositions des associations et collectifs d’enfants, de familles et de professionnels qui représentent des capacités importantes d’amélioration du sort des enfants, pour le bien de la société toute entière.
La jeunesse : un problème pour notre société ?
Les états généraux de l’enfance, mis en place en février par le secrétariat d’Etat chargé de la famille (et qui achèvent actuellement leurs travaux), loin de s’intéresser aux observations du Comité et de relever le défi d’une réelle amélioration de la situation des enfants en France, sont une nouvelle illustration des politiques erratiques et sectorielles du gouvernement qui procèdent toujours d’une même logique illusoire, contreproductive et néfaste pour les enfants et la société toute entière : présenter la jeunesse comme un problème pour la société, rendre les familles seules responsables des difficultés de leurs enfants, prétendre que par la contention, la mise à l’écart de ceux qui posent problème, la technique du bâton et le contrôle des comportements, on protégera la société.
Aussi les organisations investies dans les états générEux invitent-elles les jeunes, les familles, les professionnels de l’enfance, les citoyens, les médias et les élus de la République à assister - en présence de nombreuses personnalités - au grand
Forum des états générEux pour l’enfance, qui se tiendra le mercredi 26 mai à partir de 16h30 et jusque dans la soirée au jardin des Tuileries devant le Jeu de paume
Une conférence de presse sera organisée en amont du rassemblement, le 26 mai, à 11 heures, en présence de plusieurs personnalités qui soutiennent cette initiative.
Le Cahier de doléances en faveur de la cause des enfants y sera rendu public ; il sera adressé par lettre ouverte au président de la République avec demande d’audience, et présenté aux groupes parlementaires ainsi qu’aux représentants des Associations d’élus locaux.
Ce Forum des états générEux appelle une large mobilisation de tous ceux à qui la cause des enfants et de leurs familles importe dans ce pays, pour donner le coup d’envoi d’une « révolution tranquillement radicale » pour tous les enfants en France : « l’humanité se doit de donner à l’enfant le meilleur d’elle-même » énonçait la Déclaration des droits de l’enfant de 1959 : commençons par appliquer ce principe dans notre pays !
• Site : http://etatsgenereuxpourlenfance.blogspot.com/
• Contact : etats.genereux.enfance@gmail.com
• Communiquer de presse à télécharger et diffuser : cliquez ici
• Contact presse : Virginie Peron 01 56 55 51 07 virginie.peron@ldh-france.org
Source : 789radiosociale.org
Après le Sénat en janvier, les députés ont adopté en première lecture, la semaine dernière, la proposition de loi créant des maisons d'assistants maternels. Présenté par Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat, ce texte « vise à sécuriser le fonctionnement des maisons d'assistants maternels en apportant un fondement légal au mécanisme de délégation d'accueil », est-il expliqué. « Les parents pourront désormais autoriser l'assistant qu'ils emploient à déléguer temporairement l'accueil de leur enfant à un ou plusieurs de ses collègues exerçant dans la même maison. L'autorisation devra figurer sur le contrat de travail. » Les députés sont revenus sur la version adoptée par le Sénat, qui prévoyait de ramener à trente heures la formation initiale des assistantes maternelles avant l'accueil du premier enfant. Le texte repart en deuxième lecture au Sénat.
Source : les Echos.fr
Mercredi 26 mai 2010
Un "lieu symbolique" non communiqué
Ce forum est une réponse aux "Etats généraux de l'enfance" mis en place par le gouvernement et à sa "non-politique de l'enfance". Il permettra "de dénoncer l’accumulation de dispositions gouvernementales qui, à bien des égards, vont à l’encontre de la cause même des enfants".
Il s'agit, pour les associations organisatrices, de "proposer une approche globale et positive dans l’intérêt des enfants, de leurs parents et des professionnels qui les accompagnent". et de "dresser un état des lieux de la situation des enfants", "d’analyser ces situations au regard des politiques publiques et des dispositifs mis en place" et "d'énoncer, secteur par secteur, les réponses que les professionnels, les familles, les enfants eux-mêmes, peuvent légitimement proposer". Un Cahier de doléances sera rédigé et une "lettre ouverte adressée au président de la République, ainsi qu’aux parlementaires, aux élus locaux et à leurs associations, aux membres du Conseil économique et social.
Parmi les organisateurs figurent Michèle Becquemin (Education, art du possible), Patrick Ben-Soussan (Association spirale et Appel des appels), Dominique Besnard (CEMEA), Michel Chauvière (Appel des appels et MP4 Champ Social), Françoise Dumont (LDH), Sylviane Giampino (A.NA.PSY.pe et "Pasde0deconduite"), Bernard Golse (Waimh francophone & Association Pickler -Loczy), Sophie Graillat (DEI- France), Julien Khayat (7.8.9 Radio Sociale et MP4 Champ Social), Serge Klopp (39 la nuit sécuritaire), Patrice Salomon (RESF), Pierre Suesser (SNMPMI et "Pas de 0 de conduite"), Dominique Terres Graille (Fédération des CMPP de France), Bernard Lathuillère (Association Française Janusz Korczak), Claude Louzoun (Collectif Non à la Politique de la peur et l'Union Syndicale de la Psychiatrie).
sources : touteduc.fr
Pour accéder au blog des Etats GénérEux pour l'Enfance.
Lors de l’émission "Tout sur un plateau" de ToursTV du 3 mai 2010 animée par Michel Blèze-Pascau, il y a eu un débat entre Coralie Pellisier-Decerle, ancienne vice-présidente nationale de la FNEJE, Jean-Patrick Gilles, député d’Indre-et-Loire et secrétaire national à la Famille au PS, et Bruno Lavillatte, porte-parole de l’UMP en Indre-et-Loire. Cette participation vient apporter une étape supplémentaire dans l’installation de la délégation nationale de la fédération en Indre-et-Loire.
"Compte tenu du rôle complémentaire de l’Etat et des régions dans le domaine des formations sociales et des diplômes de travail social", souligne-t-elle dans un communiqué, cette conférence sera placée sous l’égide de la DGCS et de l’Association des régions de France (ARF).
"Largement ouverte aux acteurs des territoires", promet la Direction Générale de la Cohésion Sociale, "cette rencontre sera l’occasion de confronter les analyses, de mettre en commun des diagnostics et de trouver des perspectives d’évolution pour les formations et les diplômes de travail social".
Elle contribuera en particulier à "l’actualisation des orientations nationales pour les formations sociales qui seront publiées début 2011 après avoir été soumises à l’avis du Conseil supérieur du travail social" (CSTS).
Communiqué de presse : cliquez ici
Source : IRTS Basse Normandie
PETITE ENFANCE. Nadine Morano était ce matin à Orléans pour assurer les acteurs du milieu de la petite enfance des efforts consentis par le gouvernement pour «améliorer et diversifier l’accueil». Si dans la bouche de la secrétaire d’état à la famille les projets allaient bon train (50% des objectifs atteints, selon elle), les personnels concernés goûtaient moyennement le discours ministériel (Lire la suite...)
Au coeur de l’opposition entre personnels des crèches et gouvernement, il y a ce futur décret qui instaurerait le surbooking - possibilité de remplir les établissements à 120% des capacités - au détriment des qualités d’accueil. «On ne demande rien d’autre que le retrait de ce décret», expliquent Corinne et Monique, représentantes de l’intersyndicale locale. «Il conduirait en outre au remplacement des auxiliaires de puériculture par des niveaux Bep. C’est une formation insuffisante. Nous voulons continuer à pouvoir répondre aux besoins de l’enfant».
Pour Nadine Morano, qui assure que la prochaine publication du projet de décret prouvera que l’avenir des crèches n’est pas menacé, la position des syndicats et du collectif «Pas de bébés à la consigne!» relève simplement de la malhonnêteté. «C’est de la manipulation, de la désinformation et de l’amalgame», répond-t-elle. «Il n’a jamais été question de toucher à la sécurité des enfants». Et de conclure sévèrement: «Ce n’est pas un collectif qui gouverne la France. La démocratie c’est ceux qui sont élus qui sont en charge».
Le gouvernement affiche un objectif de création de 200.000 places d'accueil petite enfance d'ici 2012. Il parle d'un effort financier total de 1,3 milliards d'euros. De son côté, le collectif «Pas de bébés à la consigne!» (qui appelle à une nouvelle journée d'action le 6 mai 2010) parle de bidonnage des chiffres et des objectifs.
Mourad Guichard
Source : LibéOrléans
Depuis son Assemblée Générale tenue le 27 mars dernier, la FNEJE a à sa tête une nouvelle présidente : Corinne CHAILLAN.
Lors de cette journée, un nouveau bureau a été désigné au sein du conseil d’administration. Ce dernier représente le réseau de la FNEJE avec des administrateurs venant des associations locales suivantes : Alpes-Maritimes, Auvergne, Calvados, Ille-et-Vilaine, Isère, Lozère, Moselle, Haut-Rhin, Pyrénées-Orientales, Paris, Haute-Saône , Les Yvelines.
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Communiqué nouvelle présidente 2010 PDF - 225.6 ko
Après le rejet par le Sénat de la seconde proposition de loi relative aux Services Sociaux d’Intérêt Général le 26 mars 2010, la FEHAP s’interroge sur l’option retenue par le gouvernement français d’inclure les établissements d’accueil du jeune enfant dans le champ d’application de la directive.
Alors que l’essentiel des services du secteur social et médico-social en ont été exclus, la directive du 12 octobre 2006 transposée en droit français emporte avec elle le secteur de l’aide à domicile et celui de l’accueil collectif de la petite enfance. Les deux libertés consacrées par le texte, liberté d’établissement et liberté de prestation impliquent à terme une dérégulation avec une diminution du taux d’encadrement et des procédures d’autorisation pour les secteurs auxquels il s’applique.
Si pour l’heure des Raisons Impérieuses d’Intérêt Général telles que la santé et la protection des jeunes enfants justifient le maintien du régime d’encadrement des établissements d’accueil de jeunes enfants, qu’en sera-t-il demain, avec la montée en puissance ces dernières années des opérateurs lucratifs dans ce secteur ?
La FEHAP s’étonne également du manque de cohérence au sein même du secteur de la Petite Enfance dans la mesure où l’accueil familial- c’est-à-dire l’accueil d’enfants de moins de 6 ans chez une assistante maternelle- se trouve quant à lui protégé des exigences de la directive. L’accueil collectif de la Petite Enfance est finalement le seul service régi par le Code de la Santé Publique à y être un jour peut-être exposé.
L’accueil collectif de la petite enfance mériterait pourtant un traitement attentif : les très jeunes enfants âgés de 0 à 3 ans ne sont-ils pas un public fragile qui doit être protégé, et auquel il convient d’apporter un accueil de qualité préservant leur santé, leur sécurité et leur épanouissement ?
À propos de la FEHAP : La Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la personne Privés non lucratifs fédère 3400 établissements adhérents, 2,5 millions de personnes accueillies chaque année, une capacité totale de 200 000 lits et places et 200 000 salariés (www.fehap.fr).
Contacts FEHAP :
Yves-Jean Dupuis, Directeur général de la FEHAP. Tél. : 01 53 98 95 28
Ingrid Arnoux, journaliste. Tel. : 01 53 98 95 06
Source : FEHAP
[ODAS]Signalement des enfants en danger