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les brèves - page 43

[Québec] Educatrices de l'île de la Réunion en stage à Verdun

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Québec Des étudiantes réunionnaises spécialisées en éducation à la petite enfance sont de passage à Verdun et sur la Rive-Sud pour un stage dans le cadre de leur formation.

Le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) a piloté le dossier et assurer l’intégration temporaire des stagiaires dans différents centres de la petite enfance dont un à Verdun. Ces jeunes femmes habitent l’Île de la Réunion, un département français situé au beau milieu de l’Océan Indien à des milliers de kilomètres du Québec.

Ainsi pour douze semaines, le RCPEM coordonne le stage de ces cinq étudiantes accueillies dans des CPE afin d’observer le travail éducatif qui se fait auprès des enfants dans le réseau de services de garde au Québec.

Ayant en effet pour objectif d’approfondir leur compréhension des situations éducatives et leur connaissance du métier d’éducatrice à la petite enfance, le stage, exigé par l’Institut National de travail social de la Réunion qu’elles fréquentent, leur permet d’acquérir de nouvelles compétences au contact des professionnelles québécoises.

Les stagiaires actuellement au Québec sont Isabelle Maryse Sevagamy (au CPE Franquette la Grenouille de Chambly), Stéphanie Lefevre (au CPE Caillou-Lapierre de Saint-Hubert), Béatrice Fontaine au CPE Les Stroumps de Sherbrooke, ainsi qu’Audrey Gravina et Lindsay Folio au CPE Communautaire Les Trottinettes de Verdun.

Les responsables des centres de la petite enfance ne cachent pas leur satisfaction de voir ces futures éducatrices d’outre-mer séjournées parmi nous. Les stagiaires ont d’ailleurs récemment profité d’une journée dans les locaux du RCPEM à Saint-Hubert pour se familiariser avec l’historique et la structure du réseau des CPE et la mission du ministère de la Famille et des Aînés. Notez que Le Messager informera ses lecteurs des premières impressions de ces jeunes éducatrices sur le travail accompli dans ce domaine au Québec.

Source : Le Messager de Verdun

Berceaux

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Je vous propose l'éditorial de  Didier Pourquery paru le jeudi 25 septembre 2008 dans Libération.fr


«Travaillez plus pour gagner plus» qu’il disait… Oui, mais comment ? Comment une mère ou un père de famille déjà surchargés peuvent-ils passer à temps plein, ou faire des heures supplémentaires, si la garde du bébé est un véritable casse-tête ? Comment concilier le travailler plus et l’équilibre familial ?

Nous nous félicitons en France de notre beau taux de fécondité, qui atteint 1,98 enfant. Nous nous enorgueillissons de notre système d’allocations et de quotient familial qui nous place dans le peloton de tête de l’Europe en la matière.

Mais il faut répéter que le coût d’un enfant est élevé. On l’estime à environ un quart des revenus d’un ménage. Et les allocations ne peuvent résoudre tous les problèmes. Alors, au-delà des aides, il faut mettre tout en œuvre concrètement pour aider les familles dynamiques. Cela passe par la mise en place de solutions souples, adaptées, de garde des tout-petits.

Les municipalités font ce qu’elles peuvent. Le nombre de places en crèche est même devenu pour elles un argument électoral majeur. Mais elles doivent tant faire, déjà, en matière de transports et de logements, qu’elles se retrouvent souvent devant une impasse financière dans le domaine de la petite enfance. Il convient donc de favoriser, à côté des infrastructures traditionnelles, de multiples initiatives, publiques, associatives ou même privées. Il ne faut donc pas lâcher l’idée de droit opposable à la garde d’enfants et donner une réalité à ce slogan. Question de logique. Travailler plus ? Justement. Les métiers de la petite enfance sont un gisement d’emplois non négligeable.

Source : Libération.fr

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Berceaux

La poussée des crèches d'entreprise

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Encore marginal, le phénomène prend de l’ampleur et représente aujourd’hui 3 000 emplois.

Les crèches passent au privé et le secteur est en pleine explosion. Quasiment inexistantes il y a cinq ans, les sociétés privées pèsent plus de 3 000 emplois et 6 000 berceaux. Principalement via la gestion de crèches d’entreprise : «L’activité est très forte. Notre chiffre d’affaires double tous les ans. On est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 28 millions en 2009», explique Christophe Durieux, le patron de People & Baby. Le secteur est encore marginal - seulement 2 % des entreprises disposent d’une crèche pour leurs employés (1) -, mais en forte expansion depuis l’instauration de dispositifs financiers, en 2004, pour inciter les employeurs à se lancer dans l’aventure.

Fidélisation. D’abord initiées par les grands groupes de la région parisienne, les crèches d’entreprise gagnent la province, ainsi que les PME. «Elles facilitent le quotidien des salariés-parents qui sont demandeurs», remarque Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. Mais la démarche n’est pas encore classique chez les patrons. «Certains jugent que ce n’est pas leur rôle», note un acteur du secteur. Et tout cela a un coût. «C’est environ 7 000 euros par place et par an à la charge de l’entreprise», explique Jean-Claude Le Grand, directeur de la diversité chez l’Oréal. En Ile-de-France, le groupe dispose d’une quarantaine de berceaux répartis en deux crèches.

Pour les employeurs, ces garderies présentent des atouts de poids : moins d’absentéisme et de retards en cas de problème avec la nounou, fidélisation du salarié et argument au moment de l’embauche.

«Tarif identique». «C’est une façon moderne de faire des relations humaines, poursuit Jean-Claude Le Grand. Les salariés se sentent plus engagés dans l’entreprise.» Les investisseurs privés ont d’abord fait grincer des dents. «Mais c’est une ouverture au secteur privé sous contrôle. Le tarif pour les parents est identique. Les normes et la formation du personnel sont les mêmes», insiste Jean-Emmanuel Rodocanachi, directeur de la société les Petits Chaperons rouges. Mieux, les entreprises de crèche se vantent de soulager les collectivités locales. Dans le cas d’une crèche privée, les entreprises prennent en charge la part - en partie défiscalisée - normalement payée par la ville.

Chez les Petits Chaperons rouges, plus d’un tiers des places sont occupées par les communes qui ont délégué une partie de leur parc. «Et tout porte à croire que le secteur va se développer», explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance des Caisses nationales d’allocations familiales.

Source : Libération.fr

Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

«En créant 100 places en crèche, on permet à une mère sur deux de retrouver son emploi»

L'étude pilotée par Eric Maurin (1) pourrait bien dessiner une politique familiale progressiste et favorable aux femmes. Et, - qui sait?- donner des idées au gouvernement à l’heure du chantier des modes de garde de la petite enfance.

Quel effet a l’obtention d’une place en crèche sur la situation professionnelle des femmes?
Il est positif. On sait qu’après la naissance il y a une forte baisse de la participation des femmes au marché du travail. A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75% avaient un emploi avant la naissance elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées. En créant 100 places en crèche nouvelles, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail. 100 places en crèche se substituent à 70 places chez un assistant maternel. Les 30 enfants restant sont gardés par les parents, c’est à dire les mères. En créant 100 places, on permet à 1 mère sur 2 d’éviter de garder son enfant, et ainsi de retrouver son emploi.

Les mères qui ont obtenu une place en crèche sont moins soucieuses.
Les parents ayant obtenu une place sont beaucoup moins inquiets pour leur enfant, la qualité de son langage ou son adaptation à la maternelle, que les parents refusés. Les plus diplômés eux aussi sont moins inquiets. Mais une personne non diplômée qui a obtenu une place en crèche n’aura pas plus de soucis qu’une mère diplômée dont la demande a été refusée.

Votre étude montre que même en terme de coût, la crèche est avantageuse. On peut penser que les crèches sont plébiscitées par les parents (à 83% à Grenoble) parce qu’ils n’en supportent qu’une partie du coût (15%). Les utilisateurs directs sont très satisfaits, mais la société, elle, est elle gagnante?
Nous montrons que oui. En fait, le budget est équilibré. Sachant qu’une place en crèche coûte 15.000 euros par enfant et par an, 100 places nouvelles font 1,5 millions. C’est cher. Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d’autres modes de garde eux aussi très coûteux. Une fois ces économies prises en compte, le coût net des 100 places tombe à environ 650.000 euros. A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l’économie. On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses.
Et c’est sans parler de l’effet à long terme sur la carrière des femmes. En évitant une sortie de longue durée du marché du travail, les crèches évitent une déqualification dont on sait qu’elle a des effets à long terme. Les femmes concernées seront plus productives tout au long de leur vie. Pour la société dans son ensemble les crèches sont donc beaucoup moins coûteuses que ce qu’on agite en permanence.

(1) avec Delphine Royer doctorante «L’effet de l’obtention d’une place en crèche sur le retour à l’emploi des mères et leur perception du développement de leurs enfants», Cepremap, 2008. L’enquête a été réalisée auprès des parents au moment de l’inscription en maternelle. Parmi eux, 1/3 n’avait pas obtenu de place en crèche. (cf. la brève du 29 juin 2008 Etude sur l'effet d'une place de crèche sur le retour à l'emploi des mères)

Source : Libération.fr

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Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Dèche de crèche : l'Etat loin du compte

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Des petites annonces déposées dans les boulangeries, les pressings ou les pharmacies des grandes villes pour partager une nounou, les files d’attente dans les escaliers des crèches ou devant les permanences des mairies… C’est la rentrée, et tous les parents cherchent un mode de garde pour leur bébé. Si possible dans une crèche, un accueil plébiscité par les familles françaises. Le gouvernement a lancé le chantier de la petite enfance. La semaine dernière, Xavier Bertrand et Nadine Morano l’ont rappelé lors d’une réunion informelle des ministres européens en charge de la famille. Bien obligés. La secrétaire d’Etat à la famille est chargée de mettre en œuvre une annonce de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore en campagne électorale : le droit opposable à la garde d’enfants. En théorie, à l’horizon 2012, un parent qui ne parvient pas à trouver une place pour garder son enfant pourra saisir la justice. Une promesse difficile à tenir, car le gouvernement estime qu’il faudra créer 350 000 places d’ici là, en misant sur la «diversification».

«Epreuve». Des entrepreneurs ont déjà vu l’aubaine et livrent des crèches clés en main (lire page suivante). Dans un département sur deux, la capacité d’accueil en structures collectives ne dépasse pas les 10 %, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Trouver une place de garde demeure «une épreuve pour les familles», constate la députée UMP Michèle Tabarot, chargée par François Fillon de réfléchir à la question.

C’est aussi l’une des conséquences de la vitalité démographique de la France. Au 1er janvier 2007, on comptait 2 400 000 enfants de moins de trois ans. Environ 800 000 bébés naissent chaque année depuis le baby-boom de l’an 2000.

Dans certaines grandes villes, comme à Paris ou à Lyon, les maires ont fait de la création de places en crèches une priorité. Est ce une politique de gauche ? En tout cas, au niveau national, les efforts n’ont pas toujours suivi. Le dernier rapport de la Cour des comptes épingle «des résultats décevants, face à l’augmentation de la demande due à la natalité, à celle du nombre de couples bi-actifs et à celle du nombre de familles monoparentales». «Le libre choix se heurte à l’insuffisance de l’offre de garde», écrit la Cour.

Inquiétant. Le nombre de places en crèche ou chez les assistantes maternelles n’a «que peu progressé» (à peine 2 %). Le taux de scolarisation des 2-3 ans à la maternelle a chuté. Entre 2003 et 2006, le nombre d’enfants de 3 ans gardés par leurs parents et proches a même augmenté de 7 %. Le congé parental a séduit 600 000 parents (98 % de mères). Dont 37 % disent ne pas avoir trouvé de système de garde. Autre chiffre inquiétant : 19 % des mères qui travaillent à temps partiel aimeraient travailler plus.

Il faut dire que le mode de garde n’a rien d’anodin. Eric Maurin, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, le démontre chiffres à l’appui, dans une étude menée en Isère auprès de 1 500 familles. «A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75 % avaient un emploi avant la naissance. Elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées.» Le calcul est imparable : «En créant 100 nouvelles places en crèche, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail.»

Source : Libération.fr

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Dèche de crèche : l'Etat loin du compte

[FNEJE] communiqué de presse concernant le rapport Tabarot

Ajouté le mercredi 24 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Fédèration des éducateurs de jeunes enfants La FNEJE rejoint l’analyse faite sur la conjoncture actuelle. Le manque de places de garde pour les jeunes enfants reste une préoccupation majeure pour les familles.

Cependant certaines propositions interpellent et préoccupent la FNEJE :

1) « Développer prioritairement l’offre d’accueil pour les 2 -3 ans. »

Le jardin d’éveil tel que présenté reprend le fonctionnement du jardin d'enfant, structure d'accueil dont la création à fait date dans l’histoire des lieux d’accueil de la Petite Enfance (1905). Mais contrairement à l’existant, l’objectif annoncé serait de viser une stimulation préscolaire aux enfants de 2 ans, ce qui n’a pas lieu d’être à cet âge. La création de passerelles entre l’Education Nationale et le secteur de la Petite Enfance est intéressante, cependant notre expérience nous amène à nous interroger sur la capacité de ces deux secteurs institutionnels à collaborer.
Notre longue pratique d’accueil des enfants de deux ans nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives motrices et … de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec le taux d’encadrement de pour 12 préconisés. Les concertations menées pour la parution du décret 2007 avec les organismes professionnels avaient abouti à la nécessité d’envisager la présence d’un adulte pour 8 enfants de deux trois ans.
Nous ne comprenons pas ce qui vient justifier la remise en cause de ce dispositif.

2) « Recourir à des modes de gardes innovants »

Le secteur privé lucratif est désormais un acteur incontournable. Nous nous accordons sur le fait qu’il faut viser l’efficience, par une gestion rigoureuse à partir des cadres réglementaires. Nous restons néanmoins réservés sur l’effet de « vent en poupe » de ce secteur et restons vigilants sur la qualité des projets éducatifs. Un mode d’accueil à proximité du lieu de travail peut éventuellement rassurer et fidéliser les salariés qui seront plus disponibles. Cependant un travail important reste à faire sur la mise en réseau des places d’accueil car la proximité du
domicile reste le plus favorable pour l’enfant et sa famille.

  • Les structures innovantes dites maison des assistantes maternelles (MAM). La prise en charge d’enfants en collectivité uniquement par des assistantes maternelles nous paraît insuffisante, car celles-ci ne peuvent pas s'enrichir des compétences de professionnels de différentes qualifications. Certaines situations dans la relation à l’enfant et sa famille, accrues par la collectivité, peuvent être difficiles, or ces accueillantes sont démunies d’outils professionnels pour y répondre. Quel acte éducatif peut être alors posé ? A moins que l’objectif de ce dispositif soit uniquement du gardiennage, loin de l’attente des parents.
  • L’emploi des seniors est une préoccupation en France, toutefois le travail en collectivité de jeunes enfants ne s’apparente en rien avec la prise en charge de ses propres petits-enfants. L’accueil de ce public, nécessite des salariés une grande disponibilité physique, nerveuse pour favoriser la sécurité, l'épanouissement et l'éveil de l’enfant en collectivité.

3) « Desserrer les normes »

  • La proposition de modifier l’agrément afin que les assistantes maternelles puissent garder 4 enfants dont 2 qui ne marchent pas, nous posent questions au regard de la solitude de leur exercice professionnel.
  • Le projet d’assouplir les conditions de qualification des directeurs d’établissements nous interpelle. Il est indispensable que la compétence éducative soit présente au niveau de la direction et reste au coeur du dispositif. Une méconnaissance des besoins de l’enfant peut amener à des prises de décisions contraires à ses intérêts. La FNEJE a toujours soutenu qu’une formation complémentaire à la gestion d’équipements était indispensable.
  • Le surnombre des enfants accueillis en structure collective pourrait passer de 10 à 20%. S’il nous semble inévitable de relever les taux d’occupation des structures qui actuellement ne dépassent pas en moyenne les 70%, cette solution est-elle la bonne ? Ne pourrait-on pas envisager un surnombre modulable selon les jours afin que le taux d’encadrement puisse être respecté.
  • Nous saluons les propositions sur la réforme du congé parental, limitant les effets d’exclusion des femmes du monde du travail.

4) « Améliorer la qualité de la relation d’accueil à l’enfant »

  • L’agrément des assistantes maternelles serait transféré aux communes qui le souhaitent. Le clientélisme politique de l’échelon municipal est une éventualité qui nous pose question.
  • Les Relais Assistantes Maternelles verraient leurs activités s’étendrent et réaliseraient le suivi des assistantes maternelles privées comme celui effectué en crèche familiale.
  • Les lieux d’accueil enfants-parents-grands-parents seraient développés et auraient aussi pour mission d’organiser des activités de groupe en collaboration avec les centres sociaux et les consultations de PMI et pourraient être financés par la CAF.
    Toutes ces propositions nous semblent exprimer une confusion faite entre améliorer l’accueil et proposer de nouveaux services dans le cas des RAM; accompagner la parentalité et animer des groupes d’enfants dans les LAEP.

5) « Favoriser le libre choix »

On constate de réelles difficultés pour les parents à employer une assistante maternelle. Ce mode de garde qui paradoxalement est le moins cher pour la collectivité est le plus onéreux pour les familles. La revalorisation du complément du libre choix pour les familles à bas revenus leur permettrait l’emploi d’une assistante maternelle. Cependant, la pénurie de places en collectivité et la difficulté à harmoniser les exigences de ce secteur privé non encadré (tarif horaire, indemnité d’entretien), font flamber les tarifs.

Notre Fédération est consciente que le système actuel doit évoluer, mais pour nous, il est indispensable de mettre le bien-être de l'enfant et de sa famille également au centre de la réflexion, pour adapter les structures d'accueil.

La Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants

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[FNEJE] communiqué de presse concernant le rapport Tabarot

Réunion informelle des ministres en charge de la famille

Ajouté le dimanche 21 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

ue2008 La garde d’enfants, pour une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle

L’Europe face aux nouveaux défis démographiques

L’Union européenne doit faire face à un changement démographique majeur, qui impose de renouveler le pacte de solidarité entre les générations.  La part des personnes âgées va s’accroître rapidement sous le double effet de la faible fécondité et de l’allongement continu de l’espérance de vie.  Ce vieillissement démographique est un défi pour toutes les politiques sociales européennes qui doivent faire y face tout en préservant l’équilibre financier des systèmes de protection sociale.  Pour relever ce défi, l’un des éléments clés est constitué par les politiques familiales et en particulier le développement des services pour l’accueil de la petite enfance et par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.

Ces efforts doivent s’articuler autour de deux axes :

  1. Favoriser le libre choix des familles : choix de travailler ou de cesser ou réduire son activité professionnelle pour s'occuper de ses enfants,  choix aussi d'un mode d'accueil plutôt qu'un autre. 
  2. Diversifier les modes d’accueil de la petite enfance, et veiller au-delà des efforts aujourd’hui mis en œuvre par les pouvoir publics à ce que les entreprises prennent toute leur place dans l’atteinte de cet objectif.

1.  Favoriser le libre choix des familles, accompagner l’arrivée de l’enfant et aider les parents à exercer une activité professionnelle tout en assurant la prise en charge de l’enfant pendant celle-ci :

L’arrivée d’un enfant dans un foyer, en particulier pour les très jeunes couples, les couples biactifs et les parents isolés, constitue souvent une source de difficultés dans l’organisation de la vie quotidienne, tant au plan professionnel que privé. L’une des principales difficultés est l’accès à un mode de garde d’enfant. Le Conseil européen de Barcelone en 2002 s’était fixé des objectifs ambitieux en décidant que, d’ici 2010, devaient être mises en place dans les États membres  des structures d’accueil pour 90% des enfants ayant entre trois ans et l’âge de la scolarité obligatoire et pour 33% des enfants âgés de moins de trois ans. 
On peut constater aujourd’hui que les situations au sein des Etats membres sont très contrastées. Toutefois, les besoins en matière de garde d’enfants restent très importants dans l’immense majorité des Etats membres de l’Union européenne.  L’accès à un mode de garde de l’enfant est pourtant un facteur important dans la décision d’avoir un enfant. Un Eurobaromètre réalisé en 2006 (Eurobarometer 2006, Childbearing preferences and family issues in Europe) montre, au niveau UE25, que 29% des hommes et 39% des femmes âgés de 15 à 39 ans estiment que l’accès à un mode de garde est un des facteurs « très importants » qui influencent la décision d’avoir un enfant. Le taux d’emploi des femmes (58,3% des femmes de 15 à 64 ans en 2007 dans l’UE27) et le taux de fécondité (1,5 enfant par femme en 2004 dans l’UE27) justifie pleinement une action énergique des pouvoirs publics, en impliquant plus largement les entreprises, pour faciliter les démarches des familles et leur offrir un éventail de solutions. Le soutien en faveur de l’accueil de la petite enfance est un investissement productif pour la collectivité. En permettant la lutte contre le déclin démographique, il permet le renouvellement des générations et la disponibilité de la force  de travail dont l’Union a besoin et continuera d’avoir besoin. Cet investissement est une condition nécessaire à la réalisation  des objectifs de Lisbonne. La politique de la petite enfance doit promouvoir  le libre choix et, ainsi permettre, pour les personnes qui souhaitent bénéficier de congés parentaux, de concilier la prise en charge des enfants et en particulier des nourrissons et un travail. Elle doit cependant prendre en compte les risques liés à un éloignement prolongé du marché du travail, notamment pour les femmes ayant
un faible niveau de qualification. Les négociations actuellement menées au niveau européen par les partenaires sociaux permettront de faire avancer ces questions. 
S’agissant de la politique d’accueil des jeunes  enfants, l’enjeu est d’offrir aux familles des opportunités d’accès tant financières, qu’en termes d’horaires et d’offre sur le territoire, tout en garantissant la qualité de l’information (services  d’information,  d’accompagnement dans les démarches : interlocuteur unique par exemple) et des services. L’accueil des jeunes enfants est en effet déterminant dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté des familles : il permet aux jeunes mères isolées, sans expérience professionnelle, de trouver plus rapidement le chemin de l’autonomie et, d’une façon plus générale, aux parents aux plus faibles revenus de lever un des freins majeurs à leur recherche d’emploi ou à leur reprise
d’activité.

2. Diversifier les modes d’accueil : faut-il accentuer le partenariat public-privé ?

Tendance :  Dans la majorité des Etats membres, on assiste depuis quelques années à l’augmentation de la demande de services de garde d’enfants. Ces nouveaux besoins résultent principalement des objectifs stratégiques d’égalité des genres (Lisbonne), de flexibilité du marché du travail et des transformations que connaissent les structures familiales.  L’attention portée  aux services de garde d’enfant est tout naturellement une préoccupation de la grande majorité des Etats membres compte tenu de leur incidence sur le bien-être des enfants, pour la société et  l’économie. 
Enjeux : En général, les régions et les municipalités sont responsables du financement de ces services et reçoivent des subsides du gouvernement central. Les services  de gardes d’enfants sont largement régulés au niveau central même si on a assisté ces dernières années à une décentralisation et/ou déconcentration des responsabilités. Afin d’encourager la création et la diversification des services de gardes d’enfants et pour essayer de limiter les dépenses publiques, une tendance se dessine dans les Etats membres à permettre l’intervention d’une logique marchande et concurrentielle dans un secteur d’activité qui en était exclu jusqu’ici et qui reste dominé par une régulation publique. Pour les entreprises, il s’agit d’impulser leur plus large implication en faveur de la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle de leurs salariés, avec une attention particulière pour les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises. Cela passe par des incitations de nature fiscale ou financières  mais pourrait également s’effectuer par des engagements propres des entreprises comme c’est le cas avec la « Charte de la parentalité en entreprise » signée par une trentaine de grands groupes en France.

Inciter les entreprises à investir le champ familial répond à plusieurs préoccupations : 

  • -  Augmenter la quantité disponible de services de garde d’enfants 
  • Renforcer l’attractivité des territoires en complément des interventions publiques
  • Répondre au besoin au plus proche des attentes des salariés pour  faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale.
  • Faire face à l’évolution du marché du travail compte tenu de l’importance croissante de la flexibilité.
  • Responsabiliser l’entreprise au regard des contraintes horaires des ses salariés (horaires atypiques, de nuit…etc.)

Au niveau européen les partenaires sociaux (Businesseurope/UEAPME, CEEP et CES) se sont déjà emparés de la question en produisant une lettre conjointe adressée le 7 juillet au commissaire Spidla, sur les gardes d’enfants. Ce travail commun, qui s’inscrit dans leur "cadre d'actions sur l'égalité hommes-femmes" et plus particulièrement son volet « conciliation entre vie professionnelle et familiale » démontre particulièrement leur engagement sur ces sujets. 

Perspectives : Dans ce contexte et compte tenu de ces enjeux, l'introduction de mécanismes du marché doit se poursuivre et être renforcée. Il est toutefois difficilement envisageable que ces mécanismes puissent se développer sans un soutien fort des pouvoirs publics en faveur de la solvabilisation des familles. En raison des enjeux d’égalité d’accès sur les territoires, il est également difficile d’imaginer que les pouvoir publics abandonnent toutes politiques de régulations. De nouvelles stratégies qui tiennent compte des nouvelles interactions entre différents niveaux des pouvoirs publics, le secteur à but lucratif, à but non lucratif et les organisations de la société civile, doivent être encouragée dans les États membres.  En France, différentes entreprises se regroupent au sein de parcs d’activités favorisant la mise en place d’un service mutualisé d’accueil du jeune enfant et certains employeurs initient un modèle économique particulier de fonctionnement  de ces services de garde d’enfant afin de faciliter l’accès de toutes les entreprises et de répondre à leurs attentes d’intervention sur ce champ social particulièrement important.

Extrait du dossier de presse(format .pdf 356 ko) de la réunion des ministres européens en charge de la famille, Institut du monde Arabe, Paris, 18 septembre 2008

Interview de Nadine Morano à cette occasion : vidéo sur le site pfue-tv.ue2008.fr.

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Réunion informelle des ministres en charge de la famille

Nadine Morano veut ouvrir les crèches de l'AP-HP

Ajouté le vendredi 19 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nadine Morano a annoncé hier que le gouvernement allait signer une convention avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour que les Franciliens puissent accéder aux crèches hospitalières. « A Paris et en banlieue parisienne, au sein de l'AP-HP, il y a 4.100 places de crèche, avec un taux d'occupation de seulement 65 à 70 %, ce qui veut dire que nous avons un potentiel de 1.000 places de crèche libres aujourd'hui », a indiqué la secrétaire d'Etat à la Famille sur France 2. L'AP-HP a confirmé, hier, qu'une « collaboration est engagée », mais « dans une perspective de développement des capacités d'accueil des crèches des hôpitaux », destinée « en priorité aux personnels de l'AP-HP ». « Une ouverture aux populations locales pourrait être envisagée, comme cela a déjà été réalisé en 2004 avec la Ville de Paris sous la forme d'un accord de partenariat », poursuit l'AP-HP.

Source : Les échos

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Nadine Morano veut ouvrir les crèches de l'AP-HP

Darcos : quelle idée de la Petite Enfance???

Ajouté le jeudi 18 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Nous voyons bien l'importance de la Petite Enfance depuis quelques temps puisqu'elle est régulièrement au cœur de l'actualité. Hélas, il y a des débats qu'on aimerait parfois ne pas avoir à discuter.

Depuis quelques jours, le débat se trouve au niveau de l'école maternelle où le ministre de l'Education Nationale a jeté un froid dans un vidéo qui fait le tour du Net. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la voir, la voici :

Vidéo A chaque seconde de Sinclair (en flash)

Darcos, la maternelle et les couches
envoyé par rue89

Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches

Voilà, le décor est posé! Je ne vais pas ici défendre les instituteurs en maternelle. Je pense qu'ils le font extrêmement bien  par eux-mêmes en étant les premiers concernés. En passant, je pose quand même la question d'un ministre de l'Education Nationale qui ne connait pas le travail qui se fait en maternelle. A-t-il vraiment sa place puisqu'il n'est pas capable de connaître l'ensemble du parcours scolaire dont il a la charge?

Au-delà de la maternelle, on peut se poser la question dans cette situation,de la vision de la Petite Enfance parmi l'élite ,les gens qui nous gouvernent et aussi du grand public.

En parcourant un bon nombre d'articles parlant de ce buzz dans divers journaux, je me rends compte de l'opinion des gens et ça fait peur! Voici une réaction trouvée sur le site de 20minutes.fr :
Je suis d'accord sur le fond, mais il ne faudrait pas les mettre entre les mains de simples éducatrices ou nounou, ça n'a rien à voir. Cependant, les petits n'apprennent pas grand chose à la maternelle en petite et moyenne section, à part : l'autonomie, la propreté, la vie en groupe.... mais rien en ce qui concerne les fondamentaux, car c'est trop tôt. la maitresse de maternelle a souvent un rôle d'ATSEM (les pipis, rhabiller les petits, leur remettre les chaussures...). mais il ne faudrait pas que la maternelle disparaisse, car c'est un mode de garde super. Il faudrait la transformer en "jardin d'enfants" entre la crèche et l'école avec les mêmes avantages que l'école : c'est à dire la gratuité.

En cette période où le droit opposable aux modes de garde, préparé par le rapport Tabarot sorti en juillet dernier, met tout le monde de la Petite Enfance en alerte, il faut être vigilant. Il est nécessaire de réagir rapidement à tous ces propos qui ne peuvent qu'entretenir une confusion entre la réalité du terrain et la vision du travail qu'à le tout public qui pourrait s'apparenter souvent à une vision folklorique plus qu'autre chose.

  • NON : le travail en Petite Enfance ne s'arrête pas à changer des couches et mettre des enfants à la sieste!
  • NON : les apprentissages ne commencent pas lors de l'entrée en primaire avec la lecture, l'écriture, etc...
  • NON : ce n'est pas parce qu'on s'occupe de jeunes enfants qu'il n'y a pas besoin d'études et d'expérience pour travailler auprès d'eux!
  • OUI : Travailler dans la Petite Enfance veut dire observer les enfants afin de répondre aux mieux à leur besoin, savoir ainsi parfois dépister des situations et orienter les parents vers le meilleur interlocuteur possible ( médecin, travailleurs sociaux, professions paramédicales...) et accompagner au quotidien les parents dans leur nouvelle fonction.
  • OUI : le développement de l'enfant ne commence pas au primaire mais bel et bien dès le ventre de sa mère, pendant toute la grossesse et sa vie de nourrisson et de jeune enfant.
  • OUI : Pour cela, il faut du personnel qualifié afin d'éviter tout comportement non-approprié et qui pourrait se relever très vite néfaste et dangereux. Notre diplôme d'éducateur de jeunes enfants est passé à une durée de 3 ans d'études en 2005. N'est-ce pas une preuve suffisante??

Source : le blog d'Elliryc

N'hésitez pas à réagir sur la discussion démarée sur le forum : Bac +5 pour changer des couches créée par Gabrielle .

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Darcos : quelle idée de la Petite Enfance???

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône lance un appel

Ajouté le mercredi 17 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône souhaite prendre la question de la garde des enfants à bras le corps. Il lance un appel à projet innovant dont le texte suit.

Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône est attentif aux difficultés exprimées par les familles du département quant à la garde de leurs enfants.

Malgré une offre diversifiée (crèches municipales, associatives et parentales, halte-garderies, assistantes maternelles et crèches familiales), dont le développement est encouragé par le Département, en partenariat avec les acteurs de la petite enfance, elle reste insuffisante, notamment à l'égard des familles ayant un besoin spécifique, et en particulier :

  • Les familles en parcours d'insertion, ou en situation de travail précaire, ayant un besoin ponctuel et/ou régulier. En effet, l'absence d'un mode de garde adapté des jeunes enfants peut constituer un frein à la reprise ou au maintien d'une activité.
  • Les parents ayant des horaires de travail atypiques
  • Les parents d'enfants présentant un handicap, pour lesquels un accompagnement spécifique est nécessaire, et/ou qui recherchent un faible volume horaire en vue de la socialisation de leur enfant.

Dans ce contexte, le Département souhaite soutenir les dispositifs innovants visant à répondre à ces besoins.

Un appel à projet est donc lancé, en direction des organismes gestionnaires ou non de structures classiques d'accueil de jeunes enfants.

Les projets retenus à l'issue de cet appel feront l'objet d'un financement au titre de 2008.

Le texte PDF (11ko) : appel a projet mode de garde

Source : Tessolidaire.com

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Le Conseil général des Bouches-du-Rhône lance un appel
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