Bonjour à tous,
Suite à la conférence d’actualité intitulée «L’enfant au cœur des nouvelles parentalités : statut des tiers, statut du beau-parent ?» organisée par la Défenseure des enfants, le 7 novembre 2007, à la Cour de Cassation, voici les actes de cette matinée.
Vous pourvez les télécharger (format .pdf 404ko) CONFERENCE-DEBAT - L’enfant au coeur des nouvelles parentalités : statut des tiers, statut du beau-parent ?.
Source : Défenseur des enfants
La grève dans les crèches parisiennes, jeudi 22 mai, a été "suspendue", après de nouvelles propositions de la Ville sur les effectifs, a-t-on appris auprès de l'Intersyndicale qui avait appelé à ce mouvement.
Depuis le 17 avril, il y a eu trois mouvements dans les crèches parisiennes.
Selon la mairie, 1.351 agents sur un total de 6.371, étaient en grève jeudi, soit 21,21% de grévistes. 84 crèches et halte-garderies sur 420 ont fermé et 141 étaient partiellement ouvertes.
Un rassemblement a eu lieu devant l'Hôtel de Ville. L'intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-SUPAP/FSU-UCP-Autonomes/UNSA a été reçue par l'adjoint chargé de la Petite enfance Christophe Nadjovski (Verts) et Maithé Errecart, chargée des ressources humaines, qui ont fait de nouvelles propositions : recrutement de 255 agents supplémentaires au lieu des 172 précédemment proposés.
Source : Le Figaro.fr
Les premières années de la vie des enfants sont cruciales. Les éducateurs qui s’occupent des jeunes enfants exercent une influence qui se fera sentir durant toute leur vie. La plupart des enfants se souviennent d’un éducateur qui les a encouragés, leur a donné les moyens d’apprendre et les a poussés à se dépasser, dès leurs très jeunes années.
Les Prix du Premier ministre pour l’excellence en éducation de la petite enfance rendent hommage aux éducateurs exceptionnels et novateurs de la petite enfance qui excellent dans l’art de favoriser le développement et la socialisation des jeunes enfants qui leur sont confiés et dans l’art d’aider les enfants à acquérir les connaissances de base dont ils auront besoin au cours de leur vie.
Les prix sont décernés par un comité composé de praticiens des services d’accueil et d’éducation de la petite enfance venant de tout le Canada. Les experts choisissent les lauréats en fonction de leurs méthodes innovatrices, de leur capacité exceptionnelle à stimuler le développement des enfants qui leur sont confiés et de leur engagement à l’égard du développement des enfants et de la profession d’éducation et d’accueil de la petite enfance. Les candidats sont jugés selon l’ensemble de leurs compétences d’éducateurs.
Pour choisir les lauréats, le comité de sélection cherche des preuves concluantes de l’apport exceptionnel des candidats dans les quatre domaines suivants :
Les éducateurs peuvent recevoir deux prix : le Certificat d’excellence et le Certificat d’honneur. Tous les lauréats reçoivent un certificat et une épinglette, en même temps qu’une lettre du Premier ministre. Ils reçoivent en outre un prix en espèces de 5 000 $ (certificat d’excellence) ou de 1 000 $ (certificat d’honneur), qui peut servir au perfectionnement professionnel, ou à l’achat d’équipement, de documents, d’outils pédagogiques ou autres pour améliorer les programmes sur le développement des enfants et enrichir l’expérience de ces derniers. Jusqu’à 10 Certificats d’excellence et 15 Certificats d’honneur sont remis par concours. Au moins un Certificat d’excellence et un Certificat d’honneur récompensent un éducateur autochtone.
Pour tout complément d’information, on peut consulter le site des Prix du Premier ministre à l’adresse : Prix du Premier Ministre pour l'excellence en éducation de la petite enfance
En visite officielle à Madagascar, Son Altesse Royale Märtha Louise, princesse de Norvège, a tenu à respecter son engagement personnel envers la petite enfance. Hier, elle a procédé au lancement officiel du concours de production de livres pour enfants à Ambatolampikely-Ambanitsena.Son Altesse Royale Märtha Louise a ouvert officiellement le concours national de production de livres à l'endroit de la petite enfance malgache qui s'intitule « J'écris pour les enfants». La cérémonie s'est tenue à Ambatolampikely sur la RN2, près du centre d'éveil communautaire appelé Développement intégral des jeunes enfants. Sous son impulsion, dans le cadre de ses engagement personnels pour promouvoir la petite enfance, Madagascar a été choisi pour bénéficier de l'appui financier du Comité de Norvège de l'Unicef pour la production de livres destinés aux enfants.
Dans son allocution, elle a expliqué les bienfaits de la lecture pour les enfants. « Je sais combien il est important de donner aux enfants l'accès aux livres dès leur plus jeune âge afin qu’ils développent leurs connaissances ». Et de rajouter « La mémoire des enfants se développe à une vitesse incroyable, et la stimulation par le biais des livres est une manière d'optimiser leur capacité d'apprentissage
».
Outre sa participation à la réalisation de ce concours, la princesse Märtha Louise va mener un plaidoyer et des activités de mobilisation de fonds auprès de ses compatriotes, à son retour en Norvège.
A Madagascar, sur les 3,5 millions d'enfants de 0 à 5 ans, seulement 200 000 ont accès aux services de la petite enfance. La majorité d’entre eux sont encadrés dans des centres privés, tandis que la totalité des ruraux en sont exclus. La perspective de l'Unicef à Madagascar et celle du ministère de l'Education nationale (MEN) se rejoignent pour changer la donne de l'éducation préscolaire à Madagascar. D'après Stangéline Ralambomanana Randrianarisandy, ministre de l'Education nationale, la prise en charge de la petite enfance doit atteindre, d'ici 2012, 20% des enfants de 3 à 5 ans. Actuellement, 1% de ces enfants sur les 160 000 préscolarisés sont pris en charge par l'Etat. Bruno Maes, représentant résident de l'Unicef à Madagascar, tient à épauler le MEN en étoffant les programmes avec la lecture. « Ce concours va donner un nouvel élan à l'éducation primaire parce qu'il sert de base solide au cadre de l'alphabétisation des enfants », conclut-il. La princesse Märtha Louise va rentrer dans son pays aujourd'hui.
Noro Haingo Rakotoseheno
Source : l'Express de Madagascar
Honneur à la petite enfance grâce au travail de l’association Pestacle & Compagnie installée à Hélette, qui renouvelle pour la 3e fois un pari audacieux, celui d’avoir initié un festival en Pays Basque intérieur qui s’adresse uniquement aux petits de 8 mois (et à leurs parents !).
A l’origine de ce projet, Cécile Le Maout, une artiste qui a décidé de se consacrer à l’éducation, la pédagogie par l’art. Musicienne et marionnettiste, elle intervient dans les structures d’accueil de l’enfance du département (crèches et haltes-garderies). ...
Pour en savoir plus, voir l'agenda Passerelle : Dilin dalan: festival jeune public
Merci de votre attention,
Expérimenté depuis 2005, et actuellement en cours de généralisation, voici une base de donnée qui tout en simplifiant les tâches administratives favorise l'étiquetage de nos chers enfants depuis leurs 3 ans jusqu'à leur BAC:
On saura tout : combien d'absences, comportement agressif, apprentissages satisfaisants et réguliers, le suivi social et psychologique.
Ces informations sont conservées minimum 15 ans, sont regroupées nominativement au niveau de l'académie, et anonymement au niveau national (avec un n°identifiant). Elles sont partagées avec les mairies et dans le cadre de la loi de prévention de la délinquance, elles peuvent être communiquées à la caf (et autres services sociaux) et à la police.
Déjà actif dans le secondaire (sconet), il n'est pas encore généralisé dans le primaire, mais devrait l'être à la rentrée prochaine;
N'hésitez pas à en parler autour de vous, à signer et faire signer la pétition pour le retrait de Base-élèves "Signez contre base élèves !".
De nouveau malade ! Laurent, 4 ans, accumule les pépins de santé. Sandra, sa maman, vendeuse dans une grande surface, se désespère. Son solde de jours de congés pour enfant malade ou accidenté est épuisé (le congé non rémunéré est de 3 jours par an, en général, et de 5 jours par an si l'enfant concerné a moins d'un an ou si le salarié assume la charge d'au moins trois enfants de moins de 16 ans). Que faire ? Appeler Une souris verte qu'à Domicile.
« C'est souvent compliqué pour les familles », résume Nathanaël Silvert, parlant au nom de l'association KDOM, contraction d'Une souris verte... D'où l'idée de prendre en compte les demandes urgentes de garde (enfants malades, sorties d'écoles...) en dépêchant à l'adresse indiquée une professionnelle de la petite enfance (auxiliaire puéricultrice, assistante maternelle). Il est vrai qu'À la Souris verte, on sait faire. Depuis longtemps.
Les crèches multi-accueil de Lambres-lez-Douai (2005), de Douai (2007), d'Orchies et de Lallaing demain, sont nées ici, rue Pilâtre-de-Rozier à Douai, siège du MEDEF. Au terme d'une année passée à courir derrière les autorisations, l'heure est venue de promouvoir ce service facturé à partir de 19 E TTC de l'heure (la réduction d'impôt est de 50 %). Rien à redire côté amplitude horaire : 5 h/22 h. « Comme dans les crèches interentreprises », rappelle Nathanaël Silvert.
Résumer KDOM a de la garde d'enfants alités, d'enfants en bonne santé, d'enfants porteurs de handicaps serait un peu réducteur. À force de discuter avec les parents, ces professionnels de la petite enfance se sont rendus compte qu'il y avait une demande pour des ateliers au domicile (éveil musical, cuisine, arts plastiques, jardinage à domicile, etc.). Soit 26,37 E TTC pour une heure de prestation. Certes, ce ne devrait pas être le gros de l'activité de KDOM. « Nos estimations sont de 2/3 de gardes à domicile pour 1/3 d'ateliers », parie notre interlocuteur. Mais surveiller un enfant ne se résumera pas à ça. Prenez le temps du repas ! L'équipe KDOM souhaite faire participer l'enfant à la mise en place de la table (si son âge le permet), évoquer avec lui l'équilibre alimentaire (de façon ludique)... « Valoriser l'enfant en le responsabilisant lors de la préparation du repas peut nous permettre de le mettre en garde contre les accidents domestiques », estime-t-on à KDOM.
Sensibiliser les parents à ce nouveau service passe encore, convaincre les entreprises d'aider financièrement leurs salariés à y avoir accès est une autre paire de manche. Comment ? Avec le Chèque emploi service universel (CESU). Mais rares sont les entreprises locales à en proposer à leurs salariés. Ce chèque préfinancé, servant à payer un prestataire de services à la personne ou bien un salarié, préidentifié au nom du bénéficiaire, est l'une des clefs de la mise sur orbite de KDOM.
► Contact : Sandrine Roland, Tél : 03 27 91 83 23.BERTRAND BUSSIERE
Source : La voix eco.com
Dans cet article, Mme Royal plaide, entre autre, pour un service public de la Petite Enfance (en gras dans l'article).
Quelque 7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins 1,5 million de travailleurs pauvres qui sont surtout des travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l'intérim : notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient autrefois à l'abri, générant une insécurité sociale que reflète le pessimisme actuel des Français.
Contre la pérennisation d'un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d'un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s'agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l'emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s'étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd'hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l'occasion d'améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd'hui est versée avec retard.
Or voici que l'on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens.
Lors de son intervention télévisée du 24 avril, Nicolas Sarkozy a demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le haut-commissaire aux solidarités actives a renoncé à contester. Ce sont aujourd'hui 8 millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 euros par mois ! Ironie cruelle de l'histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d'achat prétendument procurée par les mesures gouvernementales.
A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l'imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit - comme la PPE - prendre la forme d'un crédit d'impôt géré par l'administration fiscale, et non d'une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d'allocations familiales. Les salariés rémunérés au smic, qu'ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd'hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale - et non des allocataires de revenus d'assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n'a guère d'importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites.
Au soir du premier tour de l'élection présidentielle, M. Sarkozy avait dit vouloir "parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés". Aujourd'hui, 16 000 contribuables assujettis à l'impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d'euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l'austérité, alors qu'avec 15 milliards d'euros chaque année le paquet fiscal aurait pu financer le RSA !
Au-delà de la question budgétaire, c'est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l'incitation à la reprise d'activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d'emploi de retrouver un travail décent.
Cela suppose d'abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35 % des RMistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l'ensemble des freins à la reprise d'emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé constituent des limites puissantes à l'acceptation d'un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l'absence limite l'accès des femmes au travail.
Enfin, la mise en oeuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s'aggraver et le recours au temps partiel subi va s'accélérer, créant ainsi des trappes à bas salaires.
Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C'est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d'achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd'hui cette belle idée : une autre politique est possible.
Bas salaires, une autre politique !, par Ségolène Royal
LE MONDE | 09.05.08
A la suite d’une demande de Bernadette MALGORN, alors Préfète de la région Bretagne sur proposition de la Déléguée régionale aux droits des femmes et à l’égalité de Bretagne, Joëlle VOISIN, Chef de service du SDFE , a décidé, en lien avec le Délégué interministériel à la famille, de mettre en place, en juillet 2006, un groupe de travail sur la pérennisation des structures d’accueil et de réfléchir aux « logiques d’action » des services proposant un accueil en relais des enfants et à leurs effets sociaux. Ces services s’adressent à des parents travaillant en horaires décalés, avec une forte composante de familles monoparentales à faibles revenus ou des familles dont les deux parents travaillent sur des horaires décalés. Les gardes s’effectuent le plus souvent à domicile en dehors des plages couvertes par les structures classiques (crèche, école…), en assurant la prise en charge de la totalité de la fratrie, élargissant ainsi la cadre d’âge de prise en charge classique des enfants.
Le groupe a travaillé sur les moyens de permettre à ces services nouveaux de s’inscrire dans la durée tout en conservant un caractère innovant et en privilégiant une organisation souple et adaptable aux besoins des familles et au contexte local dans lequel ils s’inscrivent. Pour avancer sur des propositions concrètes, des auditions, tant de responsables de structures, que d’experts sur les questions d’égalité, d’articulation des temps et des services à la personne, ont été effectuées. Les propositions qui en ressortent, structurées autour de quatre axes, tendent à contribuer à une meilleure articulation des politiques familiales et des politiques d’emploi, en apportant des réponses adaptées aux territoires, respectueuses du bien-être des enfants et des conditions de travail des salarié(e)s.
Ces propositions consistent d’abord à impulser des rapprochements d’acteurs autour du diagnostic et de la mise en commun de ressources (axe 1).
Il s’agit ensuite de voir comment mobiliser des moyens financiers, d’une part pour soutenir l’accès des familles aux services de garde à domicile sur horaires décalés et renforcer leur solvabilité ; d’autre part pour soutenir les structures innovantes (axe 2).
Le troisième axe vise à favoriser le dialogue social afin que les partenaires sociaux s’approprient la thématique de l’articulation des temps professionnels et familiaux au niveau des branches et des entreprises (axe 3).
Le dernier axe concerne les conditions d’activité de l’intervention sur horaire décalé. Il s’agit de promouvoir d’une part des emplois de qualité et des parcours promotionnels en faveur des intervenant(e)s et d’autre part une qualité de service propre à satisfaire le bien- être de l’enfant et à établir une relation de confiance avec des parents (axe 4).
Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité
Rapport Format .pdf 411.6 ko - Pour une perennisation des modes de garde sur horaires décalés.
Un tiers des crèches et haltes-garderies de Paris sont restées partiellement ou totalement fermées, jeudi 17 avril. Cette troisième journée de grève depuis le 20 mars avait été organisée à l'appel de l'ensemble des syndicats de fonctionnaires de la ville - à l'exception de FO -, qui réclament "deux ou trois personnes supplémentaires par établissement". Ils ont appelé à une nouvelle journée de grève, le 22 mai.
Ce mouvement social touche un secteur qui est l'une des priorités de Bertrand Delanoë : Paris détient en effet la palme des grandes villes françaises pour la proportion d'enfants qui bénéficient d'une place en crèche. Le maire de Paris, qui en a créé 5 816 depuis 2001, promet d'en ouvrir à nouveau 4 500 d'ici à 2014. Mais cette priorité donnée au mode de garde collectif se heurte aux difficultés de recrutement de professionnels de la petite enfance.
Les personnels, qui se plaignent des carences d'effectifs, sont de plus en plus relayés par les parents. Maman de Léonard, 12 mois, accueilli à la crèche Alfred-Roll, dans le 17e arrondissement, Kamilia Berthou a créé un blog pour partager sa "colère" avec d'autres familles. "Quand je conduis mon fils à la crèche, dit-elle, je ne sais jamais si les puéricultrices seront assez nombreuses pour prendre bien soin de lui."
"Ici, assure la directrice de l'établissement, Bernadette Launay, on a dépassé les limites du supportable." En théorie, elle dispose de 15 personnes pour accueillir 70 enfants. Mais, depuis plusieurs jours, 6 membres de son équipe manquent à l'appel. " J'ai deux arrêts longue maladie qui n'ont pas été remplacés. Les autres auxiliaires puéricultrices présentes ont assumé un surcroît de travail. Certaines ont dû différer leurs vacances, d'autres ont retardé leur visite chez le médecin, faute de temps." Du coup, quatre d'entre elles sont récemment tombées malades. Aucune n'est remplacée. "Je suis rentrée dans un cercle vicieux", explique Mme Launay. Elle suggère un "moratoire" sur les créations de berceaux en attendant que la mairie embauche ou forme davantage de puéricultrices.
Directrice d'une crèche dans le 18e, Geneviève Roland appréhende elle aussi les ouvertures de nouvelles crèches dans son arrondissement. "Je risque d'avoir des départs qui donneront lieu à des remplacements différés", s'inquiète-t-elle. Mme Roland déplore aussi le mode de calcul des effectifs nécessaires. Selon elle, la mairie "prend insuffisamment en considération" les journées de RTT, les vacances, les congés-maladie.
En 2008, la Ville a prévu 1 000 embauches, qui devraient compenser 830 départs et permettre 170 créations de poste. L'effort est plus important que les années précédentes. Mais il est insuffisant pour mettre fin aux "tensions" sur les effectifs, reconnaît le nouvel adjoint (Verts) chargé de la petite enfance, Christophe Najdovski.
Bien que la loi ne l'y oblige pas, la capitale avait jusqu'ici pour règle de recruter presque exclusivement des puéricultrices diplômées d'Etat. "Nous sommes confrontés à un problème structurel de recrutement lié à la pénurie de ces personnels", explique M. Najdovski.
En 2008, Paris devrait ainsi absorber 55 % des auxiliaires de puériculture formées en Ile-de-France. "On ne s'en sortira pas si on ne recrute pas des personnels moins qualifiés, titulaires de BEP sanitaire et social ou de CAP petite enfance", explique-t-on au cabinet de Maïté Errecart, adjointe (PS) chargée des personnels.
Les syndicats, qui étaient réticents jusqu'ici à toute "déqualification" du personnel, se montrent plus ouverts à la solution que préconise la Ville. "A condition qu'elle assure la formation continue de puéricultrices", précise Birgit Hilpert, responsable de la CGT Petite enfance à la mairie.
Source : Le Monde.fr
LE MONDE | 18.04.08
L’enfant au cœur des nouvelles parentalités :