Bonsoir à tous les matelots,
Nous voilà de retour après une fin d'année 2009 chargée et mouvementée et un début d'année plein de changement ultra positif...
Néanmoins, il nous aura fallu attendre plus d'un mois Internet, ce qui causa du soucis à nos plus proches collaborateurs et à certains matelots interpellés par notre absence si longue, toutefois ponctuée de visites express.
Nous sommes vraiment désolés des désagréments causés.
Nous remercions tout particulièrement les modos d'avoir pris le relai.
Nous remercions sincèrement tous les matelots qui ont continué à voguer sur La Passerelle.
Nous tenons aussi à faire appel à votre vigilance quant à vos témoignages, vos coups de gueules, vos partages d'expérience, en veillant à ne pas citer le nom de la commune d'implantation, le nom de la structure quel que soit son type (association, publique, crèche d'entreprise, entreprise de crèche, foyer de l'enfance...), afin de vous préserver, de vous mettre simplement en position d'analyse et de conférer au forum sa fonction d'échange, d'analyse critique et constructive et de prise de distance.
En effet, Passerelles EJE a reçu deux mises en demeure (une fin Décembre et une début Février) et nous avons du remplacer les structures nommées par des ***. Mettons nous en situation éducative à analyser: préciser la région (si besoin), le type de structure, la population accueillie, le nombre d'enfants, la composition de l'équipe et la problématique rencontrée. La messagerie privée est là pour ceux qui souhaitent en savoir plus...
Merci pour les dossiers que vous nous avez envoyés et que nous publierons très prochainement.
Et aussi.... solidarité pour le 11 Mars 2010, en faveur d'un accueil de qualité!!!!!
Freia et Zeia
ANAS ; CRAETS ; COLLECTIFS ETUDIANT ; FNEJE ; France ESF ;ONES
Le 18 décembre 2009, répondant à l’invitation de l’ONES et de l’ANAS, se sont réunis des représentants de l’AFORTS du CRAETS ; FNEJE ; des Collectifs d’étudiants parisiens. En effet, le 31 janvier 2008, un décret est venu concrétiser certaines exigences de la loi du 31 mars 2006 pour l’égalité des chances en imposant le versement d’une gratification pour les stages de plus de trois mois, réalisés par les étudiants de l’enseignement supérieur dans leur cursus de formation. Cette disposition a entraîné de très fortes difficultés pour les étudiants en travail social. Pénurie de stages, difficultés d’accès à des pans entiers des secteurs social et médico-social, les étudiants ont actuellement de grandes difficultés pour achever leur cursus de formation. Or, depuis le 26 novembre 2009, date de la promulgation de la loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, l’extension de la durée de stages à deux mois aggrave le problème de l’offre de stage. Face à cette situation, nous avons décidé d’unir nos forces et de faire front commun pour défendre ce qui nous apparait comme fondamental : la formation en alternance des travailleurs sociaux.
Les travailleurs sociaux sont formés dans des établissements de formation en travail social (EFTS) sur la base d’un processus pédagogique où alternent formation pratique et formation théorique. Cette formation pratique s’opère aujourd’hui par des stages en situation professionnelle qui représentent près de la moitié du temps total de formation. Ce dispositif de formation est le seul qui soit à même de former des travailleurs sociaux. En effet, les connaissances théoriques ne suffisent pas pour pouvoir appréhender nos métiers où la dimension relationnelle est prépondérante. Le temps de stage est celui où l’étudiant va pouvoir intégrer des acquis théoriques dans une pratique auprès de professionnels formateurs référents et le retour en centre de formation sera aussi le temps d’une élaboration de l’expérience de stage. Enfin, ce mode de formation assure une insertion professionnelle rapide et durable.
Depuis la mise en place des gratifications, nous devons faire face aux effets pervers de cette disposition pour notre secteur. Enfin, depuis le 26 novembre 2009, avec l’application du dispositif qui s’étend aux stages de plus de deux mois, l’Etat n’a toujours pas abordé la question de son financement. Nos organisations estiment que les difficultés repérées pour les stages de plus de trois mois vont probablement se généraliser très rapidement.
Pour nous la loi doit s’appliquer entièrement c'est-à-dire pour tous les étudiants stagiaires et pour tous les terrains de stages. Il est indispensable que chaque étudiant puisse suivre des stages qui correspondent à son cursus, que cessent les inégalités entre stagiaires et enfin que la qualité et la spécificité des formations en travail social soient préservées.
Le 18 janvier 2010, une table ronde sera organisée par la Direction Générale de l’Action Sociale. Nous seront présents et nous demandons que l’Etat prenne ses responsabilités en assumant le financement de la gratification des stages pour les formations d’assistants de service social, de conseillers en économie sociale et familiale, d’éducateurs spécialisés et d’éducateurs de jeunes enfants. Par ailleurs nous exigeons que, conformément à ce que le Président de la République a annoncé le 24 avril 2009, les stages soient gratifiés dans tous les secteurs y compris dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale.
Signatures :
F. Leglise, Présidente de l’ANAS
E Marroc, Présidente de France ESF
M Mislin, Présidente de la FNEJE
S Leconte Président du CRAETS
D Barbe, J Paturle Représentants des Collectifs étudiants parisiens
JM. Vauchez Président de l’ONES
Destinée à être un "document de référence, synthétique et pédagogique" traitant des politiques et des actions des caisses d'allocations familiales (CAF), une nouvelle publication annuelle de la CNAF, le "Cahier des données sociales", vient de faire son apparition avec une première édition consacrée à 2008.
Le cahier des données sociales (Cds), document de référence synthétique et pédagogique sur les politiques et les actions des Caf présente :
2008- données du fichier des prestations légales et d’action sociale (Fileas) du 31 décembre 2008, des données comptables 2008, des données d’action sociale 2007 et 2008 (pour le financier et les équipements).
Sources : ASH, CNAF
La CAF a décidé de se retirer de la gestion de la crèche/halte-garderie de Figeac. Président de Figeac communauté, Martin Malvy a expliqué que l'organisme dénonçait la convention de partenariat conclue avec la communauté à compter du 1er janvier 2010. L'apport annuel en fonds propres de 70 000 € fera l'objet d'un retrait progressif jusqu'en 2015. Pour le président de Figeac-communauté : « Ces situations se multiplient et confirment la politique nationale de retrait sur les territoires ruraux. Nous n'avons pas le choix et les problèmes de financement se poseront incontestablement ».
Source : tessolidaire.com
La fédération est indisponible pour cause de déménagement des locaux de Nantes, pendant la période du 22 décembre 2009 au 07 janvier 2010.Bonjour à tous,
Le collectif "Pas de bébés à la consigne" ne connait pas les vacances...
Après avoir interpelé les parlementaires sur les maisons d'assistants maternels (cf. brève précédente), il a cette fois interpellé le gouvernement et les parlementaire sur la transposition de la Directive européenne sur les services (dite Directive Bolkenstein, Directive 2006/123/CE du Parlement européen et du Conseil du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur).
Veuillez trouver ci-dessous, la lettre envoyée et à télécharger, l'argumentaire :
Objet : transposition de la Directive « Services » dans le champ de la petite enfance
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Ministre des affaires sociales,
Madame la Secrétaire d’État à la famille,
Mesdames et Messieurs les parlementaires,Nous souhaitons attirer votre attention sur la transposition imminente de la Directive européenne sur les Services (dite Directive Bolkestein) . Comme vous le savez, cette Directive, adoptée en 2006, doit être transposée en droit français avant fin 2009. Éminemment complexe, cette transcription de la réglementation européenne risque d’entraîner des conséquences encore difficiles à évaluer, notamment dans le champ de la petite enfance.
La question qui se pose est de savoir si le secteur de la petite enfance doit être considéré comme un service d’intérêt général et d’utilité sociale, ou bien s’il s’agit d’un service comme un autre, devant dépendre uniquement des lois du marché intérieur des services.
En ce qui concerne le réseau des acteurs de l’accueil de la petite enfance, nous considérons qu’il est indispensable que le secteur de la petite enfance reste exclu de cette Directive « services » car ce secteur est un service d’intérêt général et d’utilité sociale, et qu’il reste soumis, au nom des familles et des enfants, à un cadre de protection, imposant des contraintes légitimes et légales (cf. argumentaire joint).
A défaut de cette exclusion, les cadres réglementaires risquent, à terme, d’être remis en cause, et, ce secteur, au nom du libre fonctionnement du marché intérieur, ne pourrait plus assumer sa mission d’éducation, de lutte contre les exclusions…, résultat qui irait à l’encontre de l’intérêt général.Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ce courrier, et espérant que vous tiendrez compte et soutiendrez la position soutenue par les acteurs de l’accueil de la petite enfance, nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre haute considération.
Collectif « Pas de bébés à la consigne »
23 décembre 2009Signataires :
AFPEN (Association Française des Psychologues de l'Education Nationale), ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association NAtionale des PSYchologues pour la petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes), Association Pikler Loczy, CADRESPE (Collectif national Associatif de Directeurs et Responsables d'Établissement, et Services Petite Enfance), CEEPAME (Comité d'Entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l'Enfance), CEMEA (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active), CERPE (Centre d'Etudes et de Recherches pour la Petite Enfance), CFDT Interco des Services Publics Parisiens, CGT (Confédération Générale du Travail), CGT Crèches et Pmi 93, CGT Educ'action, CGT Fédération des Services Publics, CGT Petite enfance Ville de Paris, CNDF (Collectif National pour les Droits de Femmes), La CSF (La Confédération Syndicale des Familles), Fédération CFDT Interco, FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves), FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants), Fédération SUD santé-social, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), Femmes Solidaires, IRAEC (Institut de Recherche Appliquée pour l'Enfant et le Couple), Passerelles-EJE, Réseau féministe Ruptures, SE-UNSA (Syndicat des Enseignants du premier degré et du second degré d'UNSA Education), SNP (Syndicat National des Psychologues), SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile), SNPI-FSU (Syndicat National des Personnels d’Inspection), SNU CLIAS-FSU (Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales), SNUipp-FSU (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC de la FSU), SUPAP-FSU, (Syndicat Unitaire des Personnels des Administrations Parisiennes), UFAL (Union des FAmilles Laïques), UFNAFAAM (Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et Assistantes Maternelles), UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), UNSA Education, UNSA Petite enfance Ville de Paris, USD Santé et Action sociale CGT Paris
Site : www.pasdebebesalaconsigne.com -
Mail : pasdebebesalaconsigne@hotmail.fr
A télécharger : Argumentaire -fichier PDF-
Journal de France 2 crèche de l'horreur en Italie
envoyé par Elliryc-eje. - L'info internationale vidéo.
Je souhaite réagir à la diffusion du reportage sur les violences faites sur des jeunes enfants en Italie et sur la réaction de Mme Morano dans le journal télévisé de France 2 du dimanche 6 décembre à 20h. Les médias se sont emparés de cette situation catastrophique et ont fait le lien avec le contexte français. Pour Mme Morano, Secrétaire d’Etat en charge de la famille et de la solidarité, le niveau de professionnalisation des métiers de la petite enfance, les normes, les contrôles et les facilités à apporter des agréments ne sont pas comparables. «En France, nous avons mis en place tout un dispositif pour éviter ce genre de situations», rassure-t-elle.
C'est pour cela que depuis plusieurs mois maintenant le gouvernement essaie de brader la Petite Enfance à tout va!
Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), la réforme du décret du 20 février 2007 sont autant de risque pour la Petite Enfance de perdre en qualité d'accueil. Cela est tout de même assez osé, pour Mme Morano, de parler de dispositif pour protéger les enfants. Voyons d'un peu plus près ce qu'elle met en avant dans les projets en cours :
Voilà les cadeaux de Noël que préparent la secrétaire d'État à la Famille pour la Petite Enfance. Si cela vous fait froid dans le dos, comme cette vidéo, n'hésitez pas à aller sur le site du collectif "PAS DE BEBES A LA CONSIGNE" pour télécharger la carte-pétition et l'envoyer à l'adresse indiquée en rajoutant un simple timbre.
Parce que la Petite Enfance est l'avenir de la société et qu'il faut qu'elle soit protégée des dangers. Il faut absolument éviter que cette situation dramatique se reproduise. Ce n'est pas avec les projets en cours en France que les professionnels sont rassurés de voir ce danger écarté.
Source : le blog d'Elliryc
Avant-propos :
Réalisée par une équipe de Sciences Po (Centre des données socio- politiques, Centre de recherche politique de Sciences Po, Centre d’Etudes Européennes), cette recherche intitulée « La parentalité en Europe : analyse séquentielle des trajectoires d’entrée dans l’âge adulte à partir de l’Enquête sociale européenne » se fonde sur une exploitation des données de la troisième vague de l’« Enquête Sociale Européenne » (ESS).
La recherche s’intéresse à la comparaison du passage à l’âge adulte dans vingt pays européens. A partir de cinq indicateurs - âge de la décohabitation du foyer familial, du premier emploi, de la première mise en couple, du premier mariage et du premier enfant –, observés rétrospectivement pour la population âgée de 35 ans et plus, l’étude dresse une typologie des trajectoires de vie marquant l’entrée dans la vie adulte. En considérant chaque parcours comme une séquence, les méthodes d’appariement optimal, mobilisées dans cette recherche, permettent de dépasser l’étude des transitions entre deux états pour considérer la trajectoire dans sa globalité et son unité, c’est-à-dire pour décrire la jeunesse comme un processus.
Cette étude ne s’intéresse par ailleurs pas seulement à la jeunesse à partir d’une analyse de comportements mais cherche également à explorer les représentations et les normes sociales des âges de la vie, mettant ainsi en regard les définitions objectives et subjectives du passage à l’âge adulte.
Quatorze parcours de vie initiaux sont statistiquement identifiés. Ils peuvent conceptuellement être regroupés en quatre modèles de parcours d’entrée dans la vie adulte plus ou moins typiques selon les pays : le modèle « familial », le modèle « indépendant », les parcours « précoces » et « intermédiaires ».
Le croisement des pays et des générations montre des récurrences. Ces modèles semblent suivre un cycle : les générations les plus anciennes se caractérisent par un modèle privilégiant la famille avec une parentalité plutôt jeune, les générations du baby-boom connaissent un modèle marqué par la précocité des événements, les générations les plus jeunes montrent une tendance vers un modèle individualisé, le projet familial et l’arrivée du premier enfant intervenant à l’issue d’un processus long de formation et de stabilité d’emploi
vécu, selon les pays, seul, en couple ou chez ses parents.
Ce cycle en trois étapes décrit parfaitement l’histoire du passage à l’âge adulte en France, en Belgique, en Allemagne, en Autriche et en Grande-Bretagne. Mais il n’est pas entièrement partagé par tous les pays. Les pays scandinaves sont caractérisés par une tradition d’individualisation des parcours puisque les générations les plus anciennes ne présentent pas de modèle familial. Les pays du sud de l’Europe n’ont pas connu le modèle précoce, et semblent passer directement du modèle familial au modèle indépendant marqué notamment par l’âge tardif au premier enfant et l’absence d’enfant à 35 ans.
Les pays de l’Est présentent un cheminement différent : le passage du modèle familial au modèle précoce ne peut s’interpréter comme un simple « retard » dans le cycle, puisque un retour vers le modèle familial semble se dessiner chez les jeunes de certains de ces pays. Ces groupes de pays ne sont évidemment pas sans rappeler la typologie désormais classique des modèles d’Etats providence définie par Gosta Esping-Andersen, ce qui suggère un lien entre les parcours de vie et les facteurs institutionnels.
En montrant l’intérêt d’une approche globale du passage à l’âge adulte, de manière à replacer un événement particulier (ici la parentalité) dans son contexte, approche désormais possible empiriquement grâce à l’analyse séquentielle, et d’une approche comparative, entre pays et entre générations, ces résultats pourraient préfigurer à l’échelle de l’Europe, d’autres recherches sur les trajectoires de vie et des âges de l’enfance, de l’adolescence, vers l’âge adulte.
Dossier d’étude N° 122 Novembre 2009 -Flora Chanvril – Anne-Sophie Cousteaux - Viviane Le Hay – Laurent Lesnard - Chloé Méchinaud – Nicolas Sauger
Sciences Po (Cevipof – Cdsp – Cevipof – Osc & Cdsp – Cee – Cee)
Extrait de l'avant-propos :
Cette recherche est le premier jalon d’une série de travaux impulsés par la CNAF dans le cadre d’un appel à propositions de recherche sur les métiers de la petite enfance lancée en 2008. Dans un contexte d’évolution du champ de l’accueil des jeunes enfants, l’appel à proposition invitait à analyser l’hétérogénéité des différents métiers de la petite enfance ainsi que les transformations des pratiques éducatives et pédagogiques des différents professionnels.
Alors que la plupart des métiers sont traversés par des questionnements relatifs à leur condition d’exercice, les métiers de la petite enfance ont quant à eux fait l’objet de peu de travaux. Les taches produites restent pour la plupart invisibles, comme irrémédiablement scellées aux questions de genre, et les métiers qui y sont rattachés sont peu soumis à une réflexion approfondie sur leur hétérogénéité. Au-delà du constat connu de leur diversité, peu de travaux se sont intéressés au sens que cette diversité pouvait produire sur les professionnel (le)s et sur l’activité elle même : que produit sur le terrain l’exercice en un même lieu de ces différents métiers ? Cette diversité est-elle sources de tensions, de contradictions, de pressions, de résistances, voire d’enjeux de pouvoir ? Si oui, sous quelles formes ? Ou au contraire facilite t-elle la mise en place de projets, d’échanges de savoirs, d’innovations ? Si oui comment ?
La recherche présentée ici, réalisée par Sophie Odena du Laboratoire en Economie et Sociologie du Travail de l’université de Provence, sous la direction d’Anne-Marie Daune Richard et Francesca Petrella répond en partie à ces questionnements en analysant l’évolution des professions intervenant dans les établissements d’accueil du jeune enfant. Le travail s’articule autour de trois dimensions :
Sophie Odena montre que les évolutions en terme de professionnalisation touchent non seulement le contenu des formations proposées mais aussi les qualifications requises pour chacun des postes et le niveau des salaires qui lui est associé. Elle précise que les contenus des différents diplômes ont certes évolué mais il semble que ces évolutions se fassent parallèlement pour chaque profession sans qu’une réflexion globale sur les métiers de la petite enfance se soit réellement engagée. La modification du diplôme d’éducateur de jeunes enfants (EJE) en est l’un des signes manifeste, il répond aujourd’hui à des besoins et s’adapte sans doute davantage aux fonctions de direction, il n’en demeure pas pour autant un diplôme de direction et pose le problème de la pénurie à venir des EJE en section. En outre, il apparaît qu’hormis la formation et la profession d’éducateur de jeunes enfants, sans doute la plus ciblée sur l’accueil des jeunes enfants, les professions en crèche ne sont pas « formatées » pour ces établissements. Paradoxalement, c’est précisément l’éducateur de jeunes enfants qui apparaît dans les structures comme le professionnel le plus « isolé ». Les chercheuses
montrent également que deux catégories de personnels - auxiliaires de puériculture et agents auprès des enfants - ont du mal à être distinguées, y compris par les agents eux-mêmes. Par ailleurs, la classification des agents auprès d’enfants titulaires d’un CAP et des auxiliaires de puéricultures dans la même catégorie de classification des métiers pose la question de l’incitation à la formation continue et de l’intérêt que peuvent trouver les professionnels à se former.
Dossier d’étude N° 121 Octobre 2009 - par Sophie Odena,
Sous la direction d’Anne-Marie Daune-Richard et Francesca Petrella,
LEST/CNRS (Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail) Université de Provence Université de la Méditerranée ;
Téléchargeable infra

Bonjour à tous,
Passerelles-EJE vous tient au courant des dernières actions du collectif "Pas de bébés à la consigne". Comme vous l'avez peut-être déjà lu par ailleurs, une proposition de loi a été faite par un groupe de sénateurs sur les maisons d'assistantes maternelles, expérience initiée en Mayenne. Le collectif a interpelé les sénateurs, membres de la commission des affaires sociales du Sénat et des Présidents des groupes politiques. En effet, ce projet déjà présenté lors du PLFSS 2010 revient à l'actualité par une proposition de loi qui reprend les termes qui avaient été amendés lors du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (article 46 et suivants pour mémoire). Je vous en copie ci-dessous le courrier adressé à ces sénateurs, ainsi que l'argumentaire du collectif sur ce projet de loi.
A l'attention des membres de la Commission des Affaires sociales du Sénat et des Présidents des groupes politiques du Sénat
Madame la Présidente, Monsieur le Président,
Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
La Commission des Affaires sociales du Sénat va examiner le 22 décembre une proposition de loi relative à la création des Maisons d'assistants maternels. Je vous transmets ci-joint les observations sur ce texte du collectif "Pas de bébés à la consigne" qui regroupe de très nombreuses associations et syndicats de professionnels de la petite enfance et de l'éducation, ainsi que des organisations familiales et parentales. Nous y développons les arguments précisant en quoi la proposition de loi relative aux maisons d’assistantes maternelles ne permet pas de satisfaire aux exigences minimales pour un dispositif qui correspond dans les faits à une structure d’accueil collective de près d’une vingtaine de jeunes enfants : insuffisance de qualification et d’expérience de l’accueil collectif pour les assistants maternels, absence de réglementation formalisée de fonctionnement et défaut d’encadrement et de dispositif de régulation de la structure. Nous demandons que la proposition de loi soit retirée en l'état et que soit abandonnée la possibilité pour les assistants maternels de se regrouper sans encadrement et normes de fonctionnement, et nous précisons dans notre argumentaire quelles sont les normes minimales à préserver pour l'accueil de jeunes enfants dans une telle structure collective. Les représentants du collectif se tiennent à votre disposition pour tout échange supplémentaire sur cette proposition de loi.
En vous remerciant de l'attention que vous pourrez porter à nos analyses et à nos demandes, je vous prie de croire, Madame la Présidente, Monsieur le Président, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, à l'expression de toute ma considération.
Pour le collectif "Pas de bébés à la consigne" ,
Pierre Suesser, Collectif "Pas de bébés à la consigne" (président du SNMPMI)
Argumentaire concernant la proposition de loi relative à la création de maisons d’assistants maternels( fichier .pdf 184ko)
Signataires : AFPEN (Association Française des Psychologues de l'Education Nationale), ANAP (Association Nationale des Auxiliaires de Puériculture), ANAPSYpe (Association NAtionale des PSYchologues pour la petite enfance), ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiantes), Association Pikler Loczy, CADRESPE (Collectif national Associatif de Directeurs et Responsables d'Établissement, et Services Petite Enfance), CEEPAME (Comité d'Entente des Ecoles Préparant aux Métiers de l'Enfance), CEMEA (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active), CERPE (Centre d'Etudes et de Recherches pour la Petite Enfance), CFDT Interco des Services Publics Parisiens, CGT (Confédération Générale du Travail), CGT Crèches et Pmi 93, CGT Educ'action, CGT Fédération des Services Publics, CGT Petite enfance Ville de Paris, CNDF (Collectif National pour les Droits de Femmes), La CSF (La Confédération Syndicale des Familles), Fédération CFDT Interco, FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves), FNEJE (Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants), Fédération SUD santé-social, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), Femmes Solidaires, IRAEC (Institut de Recherche Appliquée pour l'Enfant et le Couple), Passerelles-EJE, Réseau féministe Ruptures, SE-UNSA (Syndicat des Enseignants du premier degré et du second degré d'UNSA Education), SNP (Syndicat National des Psychologues), SNMPMI (Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile), SNPI-FSU (Syndicat National des Personnels d’Inspection), SNU CLIAS-FSU (Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales), SNUipp-FSU (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC de la FSU), SUPAP-FSU, (Syndicat Unitaire des Personnels des Administrations Parisiennes), UFAL (Union des FAmilles Laïques), UFNAFAAM (Union Fédérative Nationale des Associations de Familles d’Accueil et Assistantes Maternelles), UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes), UNSA Education, UNSA Petite enfance Ville de Paris, USD Santé et Action sociale CGT Paris
Site : www.pasdebebesalaconsigne.com