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les brèves - page 15.5

Hervé Drouet, nouveau directeur général de la Cnaf

Ajouté le mercredi 05 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nommé au Conseil des ministres du 29 octobre, Hervé Drouet a pris ses fonctions, le 30 octobre, ses fonctions de directeur général de la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf).

Hervé Drouet entend «travailler de manière étroite avec le conseil d’administration de la Cnaf afin de mener une politique au service des familles et des allocataires». Il arrive à un moment où la branche famille renouvelle sa convention d’objectifs et de gestion avec l’Etat. 
Né en 1973, Hervé Drouet est diplômé de l’IEP de Paris et de l’ENA (promotion Valmy). Il était, jusqu’à ce jour, directeur adjoint du cabinet de Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité. A ce titre, il a notamment été chargé des dossiers relatifs à la modernisation du marché du travail et de la démocratie sociale, et à l’amélioration des conditions de travail. Il a également été Conseiller en charge de la Sécurité sociale, des comptes sociaux et de la coordination du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (2005-2006), puis directeur adjoint (2006-2007) au cabinet du ministre de la santé et des solidarités. 

Auparavant, il a notamment occupé les fonctions de conseiller juridique chargé du règlement des différends commerciaux internationaux à la Délégation permanente de la France auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) (2002-2005).

Source : Gazette Santé Social

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Hervé Drouet, nouveau directeur général de la Cnaf

Le Haut conseil de la famille vient d'être créé

Ajouté le vendredi 31 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Le Conseil des ministres a adopté ce mercredi 28 octobre, le décret créant le Haut conseil de la famille (HCF) présenté par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine MORANO.

Placé sous la présidence du Premier ministre, le HCF a pour ambition de renforcer l’efficacité de notre action en faveur des familles dans la perspective plus vaste de l’optimisation des politiques publiques en proposant un cadre renouvelé de concertation et de pilotage.

A cet effet, le HCF remplace deux organismes devenus inadaptés aux défis des changements vécus par les familles, la conférence annuelle de la famille et le Haut conseil de la population et de la famille. Il prend exemple sur le Conseil d’orientation des retraites (COR) et sur le HCAAM (haut conseil de l’avenir de l’Assurance Maladie) qui ont montré toute leur utilité dans le débat et l’action publique autour de ces questions délicates.

Le HCF a pour mission d’animer le débat sur l’ensemble des questions liées aux politiques familiales. Il mènera pour cela les réflexions nécessaires dans le cadre du financement de la branche famille de la sécurité sociale et de son équilibre financier. Il évaluera les évolutions sociales, économiques et démographiques et aura la capacité de formuler des recommandations et avis en vue d’en anticiper et accompagner les effets.

Le HCF comporte cinquante deux membres : des représentants du mouvement familial et des partenaires sociaux, ainsi que des représentants de l’Etat, des organismes de sécurité sociale et des associations représentant les collectivités territoriales. Sept personnalités qualifiées, nommées en raison de leur compétence et de leur expérience, seront également membres du HCF sur désignation du ministre en charge de la famille. Le président délégué du HCF sera choisi parmi ces personnalités qualifiées.

Source : Ministètre du Travail, des Relations Sociales, de le Famille et de la Solidarité

France 2 diffuse un documentaire : 119 Enfance en Danger

Ajouté le mardi 28 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

119 Le GIP Enfance en Danger – 119 a le plaisir de vous annoncer la diffusion, le 30 octobre prochain, sur la chaîne de service public, France2, le premier film-documentaire réalisé sur le 119-Allô Enfance en Danger.

Ce film, intitulé « Allô le 119, je vous écoute », met en lumière, sous la forme d’un reportage de 53 minutes, notre service et particulièrement le travail quotidien des écoutants, professionnels de l’enfance (psychologues, juristes, travailleurs sociaux, médecin…).

Ainsi, entre le mois d’octobre 2007 et le mois de mars 2008, Philippe Pichon, réalisateur de documentaires reconnu, a tourné plusieurs jours et plusieurs nuits au 119 avec comme principal objectif: comprendre le métier d’écoutant au 119.

Ce film est une totale immersion sur le plateau d’écoute du 119 où l’on comprend ce qui s’y déroule sans besoin de commentaires…

Ce film permet également de mieux comprendre le parcours d’un appel au 119, mais aussi l’articulation entre le 119 et « le terrain » quand la situation évoquée lors d’un appel le nécessite.
Il met ainsi en avant les relations fortes qui existent entre le 119 et ses principaux interlocuteurs au niveau local, les Conseils Généraux, mais aussi les services d’urgence : police…

L’ensemble du personnel du GIP Enfance en Danger-119 est donc fier de vous annoncer la diffusion sur une grande chaîne nationale de ce film qui permettra, sans aucun doute, de faire passer au grand public, des messages qui lui tiennent à cœur :

Le 119 - Allô Enfance en Danger :

  • accueille et traite les appels concernant des situations d’enfants en danger et en risque de l’être,
  • transmet les informations concernant ces enfants aux services des Conseils Généraux,
  • est joignable 24h sur 24,
  • est accessible gratuitement même depuis un téléphone mobile,
  • n’apparaît pas sur les factures détaillées de téléphone,
  • est joignable de toute la France et des Départements d’Outre Mer,
  • respecte la confidentialité des appels,
  • est un service d’urgence sociale (chaque appel pour rire peut empêcher un appel sérieux).
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France 2 diffuse un documentaire : 119 Enfance en Danger

Visite en Mayenne sur le thème de la petite enfance

Ajouté le mercredi 22 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Discours de Nadine Morano au Conseil général. 20/10/08

C’est un grand plaisir d’avoir devant moi réunis l’ensemble des acteurs de la petite enfance de la Mayenne. Un grand merci à vous, cher Jean, d’avoir organisé une telle réunion.
- Je suis ici pour plusieurs raisons :
- pour nourrir ma réflexion et mon action de la richesse et de la diversité de vos modes de garde
- pour parler avec vous des l’augmentation de l’offre de garde de la petite enfance qu’au niveau national nous voulons apporter, conformément aux engagements pris par le Président de la République : d’ici à 2012, ce sont entre 200 et 400 000 places de garde supplémentaires qui doivent être crées pour répondre aux besoins de toutes les familles.

- pour rencontrer l’ensemble des acteurs de la petite enfance pour continuer à discuter avec eux et pour trouver ensemble des solutions innovantes.

- La France connaît une natalité robuste : avec 2 enfants par femme, notre pays se situe largement devant les autres nations européennes… et des enfants, c’est un gage de créativité et de dynamisme pour notre pays.

- En 2035, les pays de l’Union Européenne entreront en dénatalité. Mais il n’y a pas de fatalité, et la Mayenne le prouve. Le véritable défi auquel nos pays développés auront à faire face, c’est le défi démographique. Nous devons donc inciter les femmes à faire des enfants, mais aussi leur permettre de concilier vie familiale et vie professionnelle.

- Ce n’est pas vous qui allez me contredire, car votre département est absolument exemplaire en la matière. Bravo à la Mayenne pour son taux de fécondité (2,18 enfants par femme, ce département assure le renouvellement des générations) et son excellent taux d’emploi féminin ( 85% chez les 25-49 ans). La Mayenne nous donne un véritable exemple. On pourrait même parler de modèle mayennais.

- Un modèle, oui, car votre offre de garde de la petite enfance est elle-même exemplaire. On peut d’ailleurs dire que chez vous, vous avez su prendre le problème de l’offre de garde à bras le corps, et que vous avez réussi à garantir une offre solide et en nombre suffisant qui doit permettre de répondre à votre forte natalité.

- Et ce que je trouve encore plus intéressant en Mayenne, c’est le nombre d’expérimentations que vous savez mener.
- Notamment en matière de regroupement d’assistantes maternelles, un système innovant, particulièrement adapté aux besoins des assistantes maternelles.

Félicitations pour ces belles expérimentations ; je me réjouis de voir que la Mayenne est une région aussi innovante en termes de diversification des modes de garde et d’assouplissement des normes. Votre exemple illustre parfaitement ce que je veux faire pour développer l’offre de garde d’enfants

- Ce sont 12 expérimentations de regroupement d’assistantes maternelles qui sont aujourd’hui en cours dans votre département, et trois qui vont être ouvertes dans les mois prochains.

D’après ce que j’ai pu voir dans le cadre de ma visite des petits Géants à Evron, il s’agit d’une solution parfaitement en phase avec les attentes des parents et des assistantes maternelles grâce à sa flexibilité. Elles répondent parfaitement aux besoins des ASMATS : elles leur permettent de travailler en groupe, ce qui est plus agréable et leur permet de conserver tous leurs avantages fiscaux, ce qui rend leur situation plus avantageuse. Le PLFSS 09 que je porte permet justement l’expérimentation de ce type de structures au niveau national. Cette mesure a un coût de 5 millions d’euros.

- Je vous annonce aujourd’hui que je vais doter de 25 000 euros les 12 regroupements d’ASMAT afin d’améliorer le confort d’accueil des tout petits et de montrer mon total soutien de ce genre de projets.

- Ce que j’ai pu noter d’ailleurs, c’est l’amplitude des horaires que ce type de structures permet : en étant ouverte de 4h30 à 20h30, et parfois même le samedi matin, elle garantit en effet aux parents qui travaillent soit très tôt soit très tard de pouvoir faire garder leurs enfants. Et moi, je veux justement pouvoir penser à toutes les familles qui travaillent à ces horaires.

- D’ailleurs, les chiffres sont là : 18% des salariés travaillent au moins une nuit par mois, 42% au moins une soirée par mois, 23% au moins un dimanche par mois et 26% travaillent au moins une journée de plus de 10 heures dans le mois.

- C’est en pensant à ces familles que j’ai voulu que le CMG soit majoré de 10 %. Cette mesure est inscrite dans le PLFSS 09 et a un coût de 25 millions d’euros.
- Une autre mesure que je défends dans le cadre de ce projet de loi et qui permet de passer le nombre d’enfants gardés de 3 à 4 a un triple avantage : elle permet de sortir d’un régime de dérogation bon nombre d’assistantes maternelles qui avaient déjà opté pour cette solution (en Mayenne plus de 50% des assistantes maternelles), elle augmente concrètement les possibilités d’offre de garde, et elle améliore enfin le pouvoir d’achat des assistantes maternelles. Ce sont 50 000 places qui pourront être crées ainsi en 2009 au niveau national, pour un coût global de 50 millions d’euros.

- Et je veux insister sur un point pour lever toute ambigüité : il n’est pas question de forcer qui que ce soit. Je crois que dans ce genre de domaine, seule la liberté peut fonctionner.

Les assistantes maternelles auront donc la possibilité de garder jusqu’à 4 enfants, mais il n’y aura bien entendu aucune obligation.

- J’ai entendu vos remarques et vos craintes d’avoir à garder plusieurs enfants qui ne marchent pas. Je m’engage à ce que dans le cadre du décret d’application de la loi soit ajoutée la mention « enfants qui marchent/ enfants qui ne marchent pas » pour bien préciser que vous ne pourrez garder au maximum que 2 enfants qui ne marchent pas.

- Autre pratique innovante de la Mayenne : la micro-crèche de Laval. Je félicite cette initiative qui répond à la fois à des besoins de proximité mais aussi à des attentes de la part des personnes qui ont des horaires « atypiques », qui travaillent tard le soir par exemple. Je souhaite que dans le cadre du Développement de la garde d’enfants soient davantage favorisées les micro-crèches.

Mais il y un autre point dont je voudrais discuter avec vous :
- Ce que l’on peut également voir à travers la situation de ce département, c’est qu’il existe une mauvaise adéquation entre l’offre et le demande. Il existe ainsi plus de 1 000 places de libres qui ne sont pas pourvues, faute d’interfaces appropriés entre parents et assistantes maternelles.

- Afin de répondre aux attentes tant des parents que des assistantes maternelles, j’ai lancé deux chantiers : le site internet monenfant.fr, un outil d’accompagnement des parents particulièrement innovant qui permettra à tous les parents de connaître les places disponibles près de chez eux ; un plan métiers de la petite enfance, que je serai en mesure de dévoiler d’ici à la fin novembre, en cours d’élaboration qui portera notamment sur le renforcement de l’attractivité de la profession d’assistante maternelle et sur la création d’interfaces entre parents et professionnels, pour une meilleure adéquation de l’offre et de la demande. A ce stade, je souhaite que dans chaque mairie un point d’information puisse dire à tous les parents et à toutes les assistantes maternelles où trouver des places disponibles.

- Je souhaiterai dire enfin à toutes les assistantes maternelles qu’elles font un très beau métier, un des plus beaux qui soit. Soyez toutes et tous très fiers de participer à l’éveil de ces jeunes enfants.
- je voudrais maintenant remercier à nouveau Jean ARTHUIS et ouvrir la discussion avec vous tous, afin que je puisse recueillir votre avis sur toutes ces mesures, et sur toutes ces perspectives.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

Protéger les tout-petits!

Ajouté le lundi 20 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Édités à plus de 1,5 million d’exemplaires, les deux dépliants sont diffusés conjointement auprès des médecins, des crèches, dans les caisses primaires et régionales d’Assurance maladie, les centres de protection maternelle et infantile. Ils ont pour objectif de sensibiliser et d’informer les parents sur la conduite à tenir face à ces deux risques qui menacent nourrissons et jeunes enfants.

En période d’épidémie de gastro-entérite, la vigilance est primordiale. Principal danger pour les tout-petits : la déshydratation que peut provoquer la diarrhée. Le dépliant (format .pdf 363ko) Diarrhée du jeune enfant, évitez la déshydratation ! préconise l’administration d’une solution de réhydratation orale (SRO), moyen le plus efficace d’éviter et de traiter la déshydratation. Il recommande également de proposer régulièrement à l’enfant de manger. Il conseille de surveiller sa température, son comportement, ainsi que le nombre de elles, de vomissements, de biberons bus et d’aliments consommés. Par ailleurs, le document invite à contacter un médecin dès l’apparition des symptômes et à le rappeler s’ils persistent. Enfin, il indique comment préparer une solution de réhydratation orale et suggère d’en conserver chez soi afin de pouvoir agir rapidement en cas de diarrhée. Les numéros d’urgence figurent à la fin du dépliant. Outre sa diffusion via les réseaux professionnels, ce dépliant sera encarté dans cinq titres de presse à destination des mères de jeunes enfants. L’hiver est propice à la bronchiolite. Ainsi, chaque année, cette maladie particulièrement contagieuse touche 30 % des enfants de 0 à 2 ans.

Le dépliant (format .pdf 593ko)  La bronchiolite rappelle les modes de  transmission du virus – éternuements, toux, mains, etc. – et les réflexes à adopter pour prévenir les risques de contamination. Il indique également la conduite à suivre en cas de maladie déclarée. Enfin, ce document, au ton rassurant, oriente vers le médecin traitant et le kinésithérapeute – principal acteur du traitement.

Source : www.inpes.sante.fr; cliquez ici Pour retrouver le n°42 d’Equilibre (format .pdf 291ko).

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Protéger les tout-petits!

Ouvrir les crèches le dimanche, ce n'est pas si simple

Ajouté le vendredi 17 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

L'ouverture des crèches municipales le dimanche semble compliquée, mais pourquoi ne pas recourir aux places en crèches hospitalières.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité, lundi 13 octobre, que les nouvelles crèches "puissent être ouvertes sept jours sur sept, quand il le faut", afin d'accueillir les enfants de parents travaillant le week-end.

Les communes gèrent les crèches

Concrètement, la gestion des crèches relève en grande majorité des communes. L'ouverture de ces établissements le week-end reviendrait donc aux villes. "Le personnel des crèches municipales parisiennes est composé à 99% de femmes qui ont déjà des horaires longs et étirés. Je vois mal comment elles pourraient travailler le dimanche", a confié à E24.fr Christophe Najdovski, l'adjoint au maire de Paris chargé de la petite enfance. Il préconise davantage de se tourner vers les crèches hospitalières, elles, ouvertes en soirée et le week-end. Même si, selon lui, ces crèches sont occupées à 90% en semaine, elles offrent des créneaux disponibles justement le soir et le week-end. "Il vaudrait mieux utiliser ce qui existe déjà", plaide-t-il. Car "on n'ouvre pas les crèches le dimanche, comme on n'ouvre pas les écoles le dimanche". C'est un sujet délicat, pas seulement sur le plan économique. En effet, il est nécessaire de "respecter le rythme des enfants". Or, à Paris, certaines crèches associatives, soutenues financièrement par la ville offrent déjà de larges horaires.

Se tourner vers les crèches hospitalières

La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano oriente, elle aussi, les regards vers les disponibilités offertes par les crèches hospitalières. Une convention a été signée début octobre avec l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Caisse d’Allocation Familiale de Paris (CAF) pour que les franciliens puissent bénéficier de ces places. "En région parisienne et en Province, au sein de l’AP-HP, on dénombre 4.107 places de crèches, dont le taux d’occupation est seulement de 65 à 70 %, selon le secrétariat d'Etat. Un taux à prendre avec précaution puisque lissé sur la semaine et sur l'ensemble des crèches. Autrement dit, un enfant peut très bien avoir une place dans une crèche traditionnelle de 14h à 18h et bénéficiait, à la fermeture, d'une place en crèche hospitalière de 18h à 20h. Ou le week-end, en l'occurrence.

Avec de telles solutions, qui peuvent effectivement paraître compliquées à gérer pour les parents, le ministère estime que "les horaires atypiques des crèches hospitalières permettront de résoudre partiellement le problème des gardes d’enfants pour les personnes du quartier qui travaillent le samedi et le dimanche". Le secrétariat d'Etat prévoit donc d'étendre progressivement l’ouverture de places en crèche hospitalière pour les enfants à l’ensemble du territoire français.

Des crèches le dimanche, pas le seul problème

Pour l'Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles, une ouverture des crèches le dimanche "ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants". En premier lieu, l’offre de crèche est déjà "insuffisante" en semaine. Ensuite: quelle solution pour les enfants trop grands pour la crèche mais trop petits pour rester seuls ?

Interrogé sur les possibles conséquences sociales et familiales, Xavier Bertrand avait précisé qu'il ne s'agissait pas "d'ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept". "Mais si un jour vous avez une crèche d'entreprise à Plan-de-Campagne (zone commerciale des Bouches-du-Rhône), ça peut être intéressant qu'elle soit ouverte le dimanche". Il estime nécessaire de se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français". N'est-il pas souhaitable aussi de se caler sur le rythme de vie des familles?

Delphine Halgand

Source : e24.fr

[Essone] Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Dans le cadre du Mois de la petite enfance, du 6 au 30 novembre prochain, le Service petite enfance organise un concours d'écriture. Sur le thème “Lorsque l'enfant paraît”. Ce concours est ouvert à tous de 6 à 99 ans.

Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

La famille s'agrandit, on passe de deux à trois, puis quatre… Que vous soyez parents, grands-parents, frères ou soeurs, la naissance d'un enfant est un moment qui bouleverse la vie. Tant de changements qui bousculent nos habitudes mais surtout un tel bonheur à partager. Tout au long du mois de novembre le Service petite enfance et ses nombreux partenaires vous proposent une palette d'animations aux couleurs de l'enfance. Ateliers, lectures, conférences, sorties et autres égayeront le mois de novembre.

Parmi ce programme, le concours d'écriture figure en bonne place. Jusqu'au 11 novembre, racontez-nous votre expérience, votre vécu autour de l'arrivée dans votre vie de ce petit être qui a pris une si grande place.

Le règlement du concours (format .pdf 63.5 ko) est disponible en téléchargement ou en Mairie principale et Mairies annexes.

Texte à envoyer avant le 11 novembre à l'adresse suivante :

Mairie d'Athis-Mons
Service petite enfance
Place du Général de Gaulle
91200 Athis-Mons
Infos au 01 69 54 54 54 ou 01 69 54 55 61

Rendez-vous écriture

Dans le cadre du Mois de la petite enfance, l'association du Coq à l'âne vous propose deux ateliers d'écriture les mercredi 22 et samedi 25 octobre de 14h30 à 16h30. Dans une ambiance détendue et ludique, vous pourrez vous essayer à l'écriture en suivant les conseils d'un animateur de l'association. Pour participer à ces ateliers d'écriture, un niveau élevé en orthographe ou à l'oral n'est pas nécessaire. Les ateliers développeront votre envie d'écrire et votre créativité.

Inscription obligatoire auprès du Service petite enfance. Le lieu où se dérouleront les ateliers vous sera communiqué à votre inscription.

Infos au 01 69 54 55 61

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[Essone] Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

Pour garder son enfant, qu'est ce qui est le moins cher ?

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Pour les familles à faible revenu, la crèche reste la solution la plus abordable. Pour les familles les plus aisées, c'est l'assistante maternelle agréée.

Le dernier rapport (fichier .pdf  10.4 MO)de l'observatoire national de la petite enfance pour 2006 publié par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) fait la liste des solutions.

Si les revenus du ménage sont inférieurs à deux Smic (2068 euros), le recours à un établissement d'accueil collectif (crèche, halte-garderie, jardin d'enfants) est le meilleur plan. Logique puisque la participation des familles est proportionnelle à leur revenu. Depuis 2004 et la mise en place d'un nouveau système de paiement dit PSU (Prestation de service unique), la participation des familles est calculée selon le nombre d'enfants, les revenus et le nombre d'heures passées par l'enfant à la crèche. Avant, les familles payaient des forfaits moins modulables.

Au-delà de 3 Smic, vive l'assistante maternelle !

Pour les familles au revenu supérieur ou égal à trois Smic (3102 euros), l'assistante maternelle agréée reste le choix le moins coûteux. En effet, la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) accordée aux familles pour compenser le coût d'une assistante maternelle a été augmentée en 2004 et le crédit d’impôt a été porté à 50 % du reste à charge depuis la loi de finance 2007, au lieu de 25 %.

La garde à domicile, un luxe

Quant aux familles au dessus de 4 Smic (4136 euros), elles ont le choix. La différence est minime entre garde partagée, garde dans un établissement collectif ou assistante maternelle.La garde à domicile est pour sa part beaucoup plus coûteuse pour les familles, quels que soient leurs revenus.

Source : www.e24.fr

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Pour garder son enfant, qu'est ce qui est le moins cher ?

Xavier Bertrand veut des crèches ouvertes le dimanche

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Xavier Bertrand va soumettre au Parlement dès 2009 un texte sur le droit opposable à la garde d'enfants. Le projet de loi pour l'assouplissement du travail dominical devrait être examiné en novembre à l'Assemblée.

Des crêches adaptées aux horaires de travail des parents. C'est ce que souhaite le ministre du Travail, Xavier Bertrand. "Les nouvelles crèches notamment, il faudra aussi qu'elles puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut. Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n'auriez pas le droit d'avoir vos enfants à la crèche?", a déclaré le ministre, interrogé lors d'un point presse (lundi 13 octobre) sur les possibles conséquences sociales et familiales de l'extension du travail le dimanche.

Le ministre avait annoncé en février que le gouvernement allait soumettre au Parlement dès 2009 un texte sur le droit opposable à la garde d'enfants. Il a également estimé que les "sept millions de Français" qui travaillent "occasionnellement" le dimanche avaient déjà dû trouver une solution pour la garde de leurs enfants. "Il ne s'agit pas d'ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept, mais si un jour vous avez une crèche d'entreprise à Plan-de-Campagne, ça peut-être intéressant qu'elle soit ouverte le dimanche. Il faut qu'on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français", a-t-il ajouté.

Assouplissement

Sur le calendrier du texte, le ministre du Travail et des relations sociales a souhaité que le projet de loi du député UMP Richard Mallié assouplissant le travail dominical soit examiné à l'Assemblée en novembre. "L'idéal ce serait de pouvoir l'inscrire si possible en novembre de façon à ce qu'on puisse avoir le Sénat derrière", a déclaré M. Bertrand en reconnaissant qu'il y avait "encore des réticences" au sein de l'UMP sur le sujet. Une réunion de groupe est prévue ce mardi 14 octobre, a-t-il indiqué. "Il y a encore des réticences. (...) A nous de montrer avec la proposition de Richard (Mallié) qu'on ne va pas faire n'importe quoi n'importe comment. Qu'à Saint-Quentin on ne va pas ouvrir parce qu'à Saint Quentin on n'a pas envie d'ouvrir mais qu'à Plan de Campagne on a besoin d'ouvrir et qu'on a envie d'ouvrir", a ajouté le ministre en insistant sur des ouvertures dominicales non pas "généralisées" mais "localisées". Il a affirmé que "l'objectif premier du texte" était d'empêcher les salariés qui travaillent déjà le dimanche de devoir cesser et "perdre de 15 à 20% de leur salaire".

Répondant aux critiques de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) qui juge que l'ouverture dominicale pourrait "porter un coup fatal" au commerce de proximité, M. Bertrand a indiqué préférer que les Français "fassent leurs courses le dimanche plutôt que d'aller sur internet" (faire leurs achats), ce qui, selon lui, est potentiellement plus dangereux pour le commerce de proximité. Le ministre a rappelé être favorable à une rémunération doublée le dimanche et inscrite dans la nouvelle loi pour les salariés des nouveaux secteurs autorisés à ouvrir le dimanche.

Source : E24 avec AFP

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Xavier Bertrand veut des crèches ouvertes le dimanche

Communiqué : pour une reconnaissance au niveau Bachelor

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

ANASfneje, federation national des educateures de jeunes enfantsFrance ESF, Economie Social et FamilialeONES

COMMUNIQUE

13 octobre 2008

Pour la reconnaissance au niveau Bachelor

Les associations professionnelles des travailleurs sociaux :

  • ANAS – Association Nationale des Assistants de Service Social
  • France ESF – France Economie Sociale et Familiale
  • FNEJE – Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants
  • Objectif ONES – Objectif Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés

Se sont réunies une première fois le 13 juin 2008.
Elles ont échangé sur les situations actuelles de chacune des professions et se sont accordées sur l’importance d’initier un travail en commun ayant comme objectifs de :

  • Créer un espace d’expression pour les professionnels du travail social
  • Développer une posture de veille et de vigilance face aux évolutions du secteur social
  • Coordonner et mette en oeuvre des initiatives communes sur des questions précises intéressant l’ensemble des professions.

Les associations des professions sociales se proposent de porter une parole à la fois convergente en s’appuyant sur leur socle commun et transversal de références et de compétences, et à la fois spécifique, respectueuse des identités professionnelles et du coeur de métier de chacun.
Elles ont décidé de mener des initiatives conjointes, et / ou convergentes, afin de :

  • Obtenir la reconnaissance de leurs diplômes au niveau L (Bachelor, 180 ECTS) dans la nomenclature européenne des diplômes de l’enseignement supérieur post baccalauréat (L, M, D)
  • Affirmer et faire reconnaître que les nouveaux référentiels de formation, conduisent à former des professionnels en capacité de :
    • Conceptualiser une pratique professionnelle
    • Développer une expertise et une recherche concernant l’intervention sociale et socio-éducative
    • Transposer les connaissances et le savoir faire dans différentes situations et champs d’intervention

L’obtention d’un diplôme de niveau III valide l’acquisition de ces compétences qui caractérisent le niveau L de l’enseignement supérieur.
Cette appartenance est reconnue de fait par les dispositions de gratification des stages des étudiants travailleurs sociaux de formations niveau III.


Contacts :
ANAS - www.anas.fr - info.anas@yahoo.fr - 01 45 26 33 79
FNEJE - 02 40 47 53 64 - fneje-delegation@fneje.fr
France ESF - www.france-esf.fr - virginie.gresser@laposte.net
Objectif ONES - Objectif O.N.E.S. / IREIS - 04 37 62 14 90 contact@ones-fr.org -

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Communiqué : pour une reconnaissance au niveau Bachelor

[FNEJE] Appel à réagir après le reportage de TF1

Ajouté le samedi 11 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Comme la FNEJE vient de le faire, je vous propose de réagir auprès de TF1 sur le sujet 'Nounou, un métier pas seulement réservé aux femmes" en leur transmettant vous aussi un mail qui pourrait reprendre les termes de celui que la FNEJE vient d'envoyer.

La FNEJE appelle tous ses adhérents et les professionnels à transférer le texte indiqué ci-dessous.

Voici leur adresse : jt20h@tf1.fr

C'est grâce à un envoi massif que l'action aura un impact.

Cordialement,

Elliryc, membre du CA National de la FNEJE


Nantes, le 10 octobre 2008

Bonjour,

Lors de votre JT du mardi 7 octobre de 20 heures, votre sujet "Nounou, un métier pas réservé aux femmes !" a retenu toute notre attention et celle de nos adhérents.

En effet, le traitement du sujet entretient une confusion sur les différentes professions de la Petite Enfance. Le terme générique de "nounou" n'existe pas, il désignait, il y a fort longtemps, des femmes non déclarées GARDANT des enfants à leur domicile.

Aujourd'hui, les Assistants Maternels accueillent à leur domicile des enfants après avoir obtenu un agrément des services de Protection Maternelle et Infantile.    

La profession d'Educateur de Jeunes Enfants (et non Assistant Paternel comme vous l'évoquez dans votre sujet) nécessite 3 ans de formation post-bac et ne peut pas être apparentée à celle d'Assistant Maternel.

De plus, le traitement du sujet peut laisser penser que la rémunération d'un EJE ne suffit pas pour vivre puisque celui ci est obligé de faire des heures supplémentaires en faisant du baby sitting. Il nous semble qu'un JT comme le vôtre doit pouvoir transmettre une information claire et précise sur des sujets aussi sensibles et d'actualité que celui de la Petite Enfance. Il aurait été judicieux que vous nous contactiez en tant que Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants sur un reportage traitant notre métier.

Cordialement

Pour le Conseil d'Administration

Christine ACCOLAS-BELLEC
Déléguée Nationale F.N.E.J.E
2, rue du Mal de Lattre de Tassigny
44000 NANTES
Tél : 02 40 47 53 64
Fax : 02 40 47 00 97
www.fneje.fr


N'hésitez pas à réagir dans le forum dans la discussion "La question de l'homme en milieu petite enfance"

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[FNEJE] Appel à réagir après le reportage de TF1

Rencontre bilatérale entre Nadine Morano et Ursula von der Leyen

Ajouté le jeudi 09 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Une rencontre bilatérale entre Mme Nadine MORANO, secrétaire d’Etat chargée de la Famille et Mme Ursula VON DER LEYEN ministre de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse en Allemagne, s’est déroulée le jeudi 9 octobre.

A l’heure de la Présidence Française de l’Union Européenne, le couple franco-allemand élabore un nouveau projet social et familial.

L’objectif poursuivi par le biais de la coopération franco-allemande dans le domaine de la politique de la famille, consiste à s’enrichir des expériences réciproques et à promouvoir, des deux côtés du Rhin, une politique permettant de concilier vie professionnelle et familiale.

L’enjeu: réhabiliter la valeur « travail », en donnant notamment à chaque parent, la possibilité de bénéficier de la meilleure offre de service en matière de garde d’enfants.

C’est dans ce contexte que rendez-vous a été pris entre Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la famille et Ursula Von Der Leyen, Ministre fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse.

Les deux Ministres se sont rencontrées au siège du Secrétariat d’Etat à la Famille pour une analyse croisée des solutions mises en place dans les deux nations européennes.

Ainsi, un certain nombre d’initiatives parallèles, prises par les deux Gouvernements étaient au centre des échanges entre les deux délégations.

Ainsi, concernant les initiatives françaises, Nadine Morano a évoqué la convention de partenariat qui a été signée avec l’APHP et la CAF pour la mise à disposition des familles riveraines, d’un millier de places en crèches actuellement disponibles dans les hôpitaux d’Ile-de-France.

L’ Alliance européenne pour les familles

L’Alliance fut un pilier important du programme de la Présidence allemande de l’UE qui considère qu’une politique familiale durable est essentielle pour faire face aux changements démographiques et pour laquelle elle rappelle le besoin d’un engagement des politiques européennes en la matière pour que l’UE puisse servir de catalyseur au changement.

- 1) Les objectifs de l’alliance européenne pour les familles:

  • faciliter la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, feuille de route sur l’égalité homme-femme (conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle) ;
  • servir de plate-forme pour favoriser la coopération et l’apprentissage mutuel ;
  • s’assurer de la prise en compte des objectifs concernant la politique familiale dans la mise en œuvre des politiques sociales et économiques. L’évaluation de l’Alliance, effectuée par la Commission, est prévue pour 2010. Les forums sur la démographie qui auront lieu en 2008 et en 2010 ainsi que les rapports sur la démographie qu’établira la Commission dans ces années, constituent ses étapes décisives.

- 2) Projets de travaux 2008 : thème principal le rôle des entreprises dans la politique familiale

  • au sein du groupe d’experts sur les questions démographiques : projet d’introduction d’une initiative de haut niveau de l’Union européenne ("Alliance pour les familles – réseau d’entreprises"), visant à inciter les entreprises à créer, à l’échelle européenne, des conditions de travail favorables aux parents et à favoriser conciliation vie familiale et vie professionnelle.
  • Forum européen sur la démographie 2008 (vous y participez le 24 novembre 2008) : la politique familiale au centre des discussions. L’accent sera mis sur la politique familiale et l’attitude des entreprises à l’égard des besoins des familles. Une étude comparative analysant, dans tous les États membres de l’Union européenne ou dans trois États servant d’exemples est envisagée (Allemagne, France et un autre pays membre), l’attitude des entreprises à l’égard des familles.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

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Rencontre bilatérale entre Nadine Morano et Ursula von der Leyen

Des mesures pour concilier vie familiale et vie professionnelle

Ajouté le mercredi 08 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Augmenter le nombre de places en crèches, instaurer un droit à la garde des enfants… lors d’un déplacement sur le terrain, Nadine Morano a de plus annoncé qu’une série de mesures seraient prises d’ici la fin de l’année pour permettre aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.

- Dans son discours prononcé lors de l’inauguration de la CAF de Paris, Nadine Morano détaille un certain nombre de mesures qui seront prises d’ici la fin de l’année.

L’accueil de la petite enfance en chiffres

Aujourd’hui, la politique dédiée à la petite enfance concerne plus de 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans. L’effort financier global qui leur est consenti s’élève à 1 point du PIB (Etat, collectivités locales, caisse de Sécurité Sociale).

Si le bilan est plutôt favorable, notamment en comparaison de nos voisins européens, certains besoins restent encore insatisfaits. C’est l’objet du Droit à la garde des enfants (DGE).

Etat des lieux en France métropolitaine et dans les Départements d’Outre Mer

Le nombre d’enfants concernés

Au 1er janvier 2007, la France compte 2 424 000 enfants de moins de trois ans. Considérant la durée des congés liés à la naissance, la question du mode de garde se pose à trois mois révolus (2 135 000 enfants concernés) pour le premier ou deuxième enfant, et à quatre mois révolus à partir du troisième.

L’offre d’accueil

- Accueil collectif : 365 000 places
- Accueil chez l’assistant(e) maternel(le) : ce mode d’accueil concerne 780 000 enfants de moins de 6 ans, dont 550 000 de moins de 3 ans.
- Accueil d’enfants de moins de trois ans en écoles maternelles : estimation de 140 000 à 190 000 enfants
- Prestation pour l’emploi d’une personne à domicile pour la garde d’un enfant de moins de 3 ans : PAJE-CMG (34 000) et AGED (23 000) : 57 000
- Congé parental : 370 000 bénéficiaires

Ces différents modes de garde laissent apparaître un besoin de 350 000 places pour l’accueil de la petite enfance.

Le droit à la garde des enfants (éléments de contexte)

Conformément aux engagements du Président de la République, le Gouvernement créera près de 350.000 places nouvelles d’ici 2012 pour l’accueil de la petite enfance en diversifiant les modes d’accueil et en assouplissant la réglementation.

Il correspond à la volonté de mettre en place les mesures nécessaires à un meilleur épanouissement des citoyens, notamment par la mise en place de mesures facilitant l’accès à l’emploi.

Mieux concilier vie privée et vie professionnelle, répondre d’ici 2012, à l’essentiel des besoins de garde d’enfants des familles, donner la possibilité de travailler au second conjoint, voici donc les enjeux qu’ambitionne de traiter le DGE.

En effet, que veulent les familles ? Une étude du CREDOC datée de 2006 apporte un éclairage précieux.

Depuis 1990, 70% des ménages attendent majoritairement des services plutôt que des aides financières.

Il faut donc opérer un redéploiement de l’aide de l’Etat en faveur des attentes véritables de nos concitoyens.

Ainsi est née l’idée du droit à la garde des petits enfants.

Actuellement, selon une étude réalisée par la DREES, en 2002, les 2/3 des jeunes enfants de 4 mois à moins de 3 ans sont, pendant la semaine, gardés par l’un de leurs parents. 18 % d’entre eux sont gardés par une assistante maternelle (dont 2 % en crèche familiale) tandis que seulement 8 % sont accueillis en crèche collective.

Des moyens considérables doivent être dégagés, mais il s’agit aussi de faire preuve d’innovation en imaginant de nouveaux modes de garde.

Plus nous favoriserons la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, plus nous soutiendrons notre taux de natalité, car les femmes ne veulent pas avoir à choisir entre leur carrière et leur vie privée, tout comme les pères qui veulent s’impliquer davantage dans leur vie de famille.

Le principe fondateur du DGE se traduit par la mise en place d’un droit d’accompagnement des familles.

Objectifs : S’appuyer sur la diversification des modes de garde, en privilégiant les modes les moins coûteux pour les familles et les administrations publiques (Etat, collectivités locales).

Faire du DGE un accompagnement « sur mesure » des familles (horaires atypiques, contraintes des familles mono-parentales (20 % des familles).

La convention cadre de partenariat entre L’APHP ET LA CAF

C’est dans ce contexte d’une volonté affirmée de créer de nouvelles places au bénéfice de la petite enfance que Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, a souhaité signer une convention (voir annexes) avec l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Caisse d’Allocation Familiale de Paris (CAF), afin que les franciliens puissent bénéficier de places au sein des crèches hospitalières, jusqu’alors uniquement réservées aux enfants du personnel soignant. Il est à noter que ces derniers verront par ailleurs, le nombre de places dont ils pourront bénéficier augmentées.

En totalité, les jeunes enfants bénéficieront de 1.000 places supplémentaires.

En région parisienne et en Province, au sein de l’AP-HP, on dénombre 4.107 places de crèches, dont le taux d’occupation est seulement de 65 à 70 % ; par rapport au 2146 places recensées à Paris, il existe un potentiel de 1.000 places de crèche disponibles aujourd’hui.

Conformément à son engagement public, Nadine Morano réunit la Direction de l’AP-HP et celle de la CAF pour concrétiser une mesure qui vise à mieux concilier vie familiale et professionnelle.

Les horaires atypiques des crèches hospitalières permettront de résoudre partiellement le problème des gardes d’enfants pour les personnes du quartier qui travaillent le samedi et le dimanche.

L’ouverture de places en crèche hospitalière pour les enfants des quartiers environnants sera progressivement étendue à l’ensemble du territoire français

Le développement de modes de garde, plus en phase avec les nouveaux besoins des citoyens a été au cœur des échanges que Nadine Morano a initiés avec ses collègues de l’Union Européenne, dans le cadre de la rencontre informelle des Ministres de la Famille des 27 états membres, le 18 septembre dernier.

Un projet ambitieux pour rendre, toujours plus compatible, vie professionnelle et vie familiale

La recherche d’un mode de garde ne doit plus être un parcours du combattant pour les parents. Il faut donc développer des mesures permettant de concilier vie professionnelle et familiale.

Outre la convention-cadre de partenariat entre l’APHP et la CAF pour développer l’offre de places en crèches hospitalières, le Secrétariat d’Etat à la Famille travaille sur plusieurs autres pistes programmées pour les 4 ans à venir.

L’ensemble de ces mesures permettra de donner une ampleur inégalée au soutien des familles dans le domaine de la garde d’enfants et sera annoncée d’ici la fin de l’année.

Le dossier de presse (21.8 ko)

Source : Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

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Des mesures pour concilier vie familiale et vie professionnelle

Les modes d'accueil des jeunes enfants : le supplément juridique des ASH

Ajouté le jeudi 02 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

"L'amélioration de l'accueil des jeunes enfants est une question de société récurrente", estime la rédaction des suppléments juridiques des Actualités sociales hebdomadaires, qui vient de publier la deuxième édition de son numéro spécial consacré à la politique d'accueil de la petite enfance.
De nombreuses réformes sont en effet venues modifier le cadre légal de la prise en charge de 2,3 millions d'enfants de moins de trois ans (sur un total de 4,6 millions d'enfants de moins de six ans) au 1er janvier 2008.
Quelque 473 000 sont ainsi accueillis chez un(e) assistant(e) maternel(le) et 33 000 gardés à domicile par un(e) employé(e) de maison, tandis que 328 000 places sont disponibles en accueil collectif (crèches) et que 182 000 enfants sont scolarisés en maternelle.
Mais les progrès réalisés ces dernières années restent cependant largement insuffisants pour répondre à la demande, souligne le hors-série, qui évalue à entre 300 000 et 500 000 places le besoin d'accueil non satisfait sur le territoire.
Au-delà d'un panorama exhaustif des différents modes de garde existant actuellement en France, ce supplément, publié avec le n° 2574 des ASH du 26 septembre 2008, "a également pour vocation de répondre aux questions pratiques que peuvent se poser ceux qui souhaitent mettre sur pied une nouvelle structure de garde" (procédures, partenaires...).
De même, sont présentés dans leurs grandes lignes le congé parental et autres compléments de libre choix d'activité de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE).

ASHActualités sociales hebdomadaires
Supplément juridique de septembre 2008
Prix : 14 euros (+ 5 euros de frais d'envoi)
Pour toute commande, passer par la librairie
en ligne sur le site ash, ou contacter :

Wolters Kluwer France
Service VPC, case postale 701
1, rue Eugène-et-Armand-Peugeot
92856 Rueil-Malmaison cedex
Tél. : 01 76 73 30 82

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Les modes d'accueil des jeunes enfants : le supplément juridique des ASH

Petite enfance, RSA : les CAF se disent prêtes à s'investir

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

publié le23 septembre 2008

La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) s'intéresse naturellement de près à deux gros dossiers d'actualité : le droit à la garde d'enfants et le revenu de solidarité active (RSA). Deux dossiers sur lesquels elle a tenu à faire connaître sa position ce 23 septembre à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée. En faisant notamment valoir, pour l'un comme pour l'autre, que la branche famille s'est depuis un bon moment déjà engagée dans un certain nombre d'expérimentations.
L'ambition du gouvernement de pouvoir afficher à l'horizon 2012 un droit opposable à la garde d'enfants place évidemment les CAF en première ligne, aux côtés des collectivités. Rappelant que l'on compte aujourd'hui 4,8 millions d'enfants de moins de six ans et 318.000 places d'accueil en structures collectives, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d'administration de la Cnaf, a souligné la nécessité d'"accompagner le développement quantitatif" d'une offre clairement insuffisante. Ceci, dans "un contexte budgétaire contraint", avec des "difficultés à avancer" du fait de l'éclatement des responsabilités (entre communes, EPCI, départements, CAF...) et avec des problèmes de recrutement liés à la perspective de nombreux départs à la retraite (une assistante maternelle sur quinze d'ici 2015 par exemple). Et Jean-Louis Deroussen d'insister tout autant sur "le côté qualitatif" ou comment "mieux structurer l'offre" et développer l'accès à l'information sur les solutions de garde et les places disponibles.
La Cnaf a mené plusieurs expérimentations en ce sens : mettre en place un numéro unique d'enregistrement de demandes de garde formulées par les familles, tester les bonnes pratiques en matière de schémas départementaux d'accueil de la petite enfance, recensement des places disponibles dans les différents établissements d'un territoire... On retiendra notamment l'expérience particulièrement aboutie menée par la CAF du Bas-Rhin, qui devrait être généralisée à l'ensemble du territoire national fin 2009 ou début 2010 : la mise en place du site www.mon-enfant.fr, qui permet aux parents de connaître toutes les places disponibles près de chez eux quel que soit le mode de garde privilégié (donc y compris les assistantes maternelles, avec leurs coordonnées directes).
S'agissant du projet de loi créant le RSA (examiné à l'Assemblée à partir de mercredi), que le conseil d'administration de la Cnaf a approuvé à une large majorité le 29 août dernier, Jean-Louis Deroussen a rappelé que 34 CAF ont participé à l'expérimentation du dispositif. Et que ce sont ces mêmes CAF qui "assureront l'ouverture des droits et la gestion administrative" - lesquels entraîneront d'ailleurs des besoins nouveaux actuellement évalués à environ 2.000 équivalents temps plein. En sachant que l'on estime à 800.000 le nombre de nouveaux bénéficiaires du RSA par rapport aux actuels bénéficiaires du RMI et de l'API. Et que la première année entraînera forcément "un gros travail d'accueil et d'information".
Mais la Cnaf espère visiblement ne pas être cantonnée à un rôle de gestion : "Lorsque l'orientation du bénéficiaire consistera en un accompagnement social, les travailleurs sociaux des CAF pourront intervenir. Notamment, par exemple, lorsque les freins au retour à l'emploi sont liés à des problèmes de garde d'enfant ou de logement". "Les CAF ont fait leurs preuves en matière d'accompagnement social", a insisté Louis Deroussen.

Claire Mallet

La Cnaf en campagne

S'estimant victime d'une "fausse notoriété", la Cnaf a décidé de lancer une vaste campagne de communication institutionnelle, qui battra son plein du 29 septembre au 19 octobre à travers des spots radio, des affiches, ainsi qu'une série de vidéos et jeux diffusés sur le web. L'un des objectifs est de "sortir de l'image d'une caisse", d'"humaniser les prestations versées" et de valoriser le travail des agents des Caf. Il s'agit aussi de mieux faire connaître les atouts du site www.caf.fr. Le tout avec une nouvelle signature à l'appui : "L'esprit de familles".

Source : Localtis.info

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Petite enfance, RSA : les CAF se disent prêtes à s'investir

[Québec] Educatrices de l'île de la Réunion en stage à Verdun

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Québec Des étudiantes réunionnaises spécialisées en éducation à la petite enfance sont de passage à Verdun et sur la Rive-Sud pour un stage dans le cadre de leur formation.

Le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) a piloté le dossier et assurer l’intégration temporaire des stagiaires dans différents centres de la petite enfance dont un à Verdun. Ces jeunes femmes habitent l’Île de la Réunion, un département français situé au beau milieu de l’Océan Indien à des milliers de kilomètres du Québec.

Ainsi pour douze semaines, le RCPEM coordonne le stage de ces cinq étudiantes accueillies dans des CPE afin d’observer le travail éducatif qui se fait auprès des enfants dans le réseau de services de garde au Québec.

Ayant en effet pour objectif d’approfondir leur compréhension des situations éducatives et leur connaissance du métier d’éducatrice à la petite enfance, le stage, exigé par l’Institut National de travail social de la Réunion qu’elles fréquentent, leur permet d’acquérir de nouvelles compétences au contact des professionnelles québécoises.

Les stagiaires actuellement au Québec sont Isabelle Maryse Sevagamy (au CPE Franquette la Grenouille de Chambly), Stéphanie Lefevre (au CPE Caillou-Lapierre de Saint-Hubert), Béatrice Fontaine au CPE Les Stroumps de Sherbrooke, ainsi qu’Audrey Gravina et Lindsay Folio au CPE Communautaire Les Trottinettes de Verdun.

Les responsables des centres de la petite enfance ne cachent pas leur satisfaction de voir ces futures éducatrices d’outre-mer séjournées parmi nous. Les stagiaires ont d’ailleurs récemment profité d’une journée dans les locaux du RCPEM à Saint-Hubert pour se familiariser avec l’historique et la structure du réseau des CPE et la mission du ministère de la Famille et des Aînés. Notez que Le Messager informera ses lecteurs des premières impressions de ces jeunes éducatrices sur le travail accompli dans ce domaine au Québec.

Source : Le Messager de Verdun

Berceaux

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Je vous propose l'éditorial de  Didier Pourquery paru le jeudi 25 septembre 2008 dans Libération.fr


«Travaillez plus pour gagner plus» qu’il disait… Oui, mais comment ? Comment une mère ou un père de famille déjà surchargés peuvent-ils passer à temps plein, ou faire des heures supplémentaires, si la garde du bébé est un véritable casse-tête ? Comment concilier le travailler plus et l’équilibre familial ?

Nous nous félicitons en France de notre beau taux de fécondité, qui atteint 1,98 enfant. Nous nous enorgueillissons de notre système d’allocations et de quotient familial qui nous place dans le peloton de tête de l’Europe en la matière.

Mais il faut répéter que le coût d’un enfant est élevé. On l’estime à environ un quart des revenus d’un ménage. Et les allocations ne peuvent résoudre tous les problèmes. Alors, au-delà des aides, il faut mettre tout en œuvre concrètement pour aider les familles dynamiques. Cela passe par la mise en place de solutions souples, adaptées, de garde des tout-petits.

Les municipalités font ce qu’elles peuvent. Le nombre de places en crèche est même devenu pour elles un argument électoral majeur. Mais elles doivent tant faire, déjà, en matière de transports et de logements, qu’elles se retrouvent souvent devant une impasse financière dans le domaine de la petite enfance. Il convient donc de favoriser, à côté des infrastructures traditionnelles, de multiples initiatives, publiques, associatives ou même privées. Il ne faut donc pas lâcher l’idée de droit opposable à la garde d’enfants et donner une réalité à ce slogan. Question de logique. Travailler plus ? Justement. Les métiers de la petite enfance sont un gisement d’emplois non négligeable.

Source : Libération.fr

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Berceaux

La poussée des crèches d'entreprise

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Encore marginal, le phénomène prend de l’ampleur et représente aujourd’hui 3 000 emplois.

Les crèches passent au privé et le secteur est en pleine explosion. Quasiment inexistantes il y a cinq ans, les sociétés privées pèsent plus de 3 000 emplois et 6 000 berceaux. Principalement via la gestion de crèches d’entreprise : «L’activité est très forte. Notre chiffre d’affaires double tous les ans. On est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 28 millions en 2009», explique Christophe Durieux, le patron de People & Baby. Le secteur est encore marginal - seulement 2 % des entreprises disposent d’une crèche pour leurs employés (1) -, mais en forte expansion depuis l’instauration de dispositifs financiers, en 2004, pour inciter les employeurs à se lancer dans l’aventure.

Fidélisation. D’abord initiées par les grands groupes de la région parisienne, les crèches d’entreprise gagnent la province, ainsi que les PME. «Elles facilitent le quotidien des salariés-parents qui sont demandeurs», remarque Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. Mais la démarche n’est pas encore classique chez les patrons. «Certains jugent que ce n’est pas leur rôle», note un acteur du secteur. Et tout cela a un coût. «C’est environ 7 000 euros par place et par an à la charge de l’entreprise», explique Jean-Claude Le Grand, directeur de la diversité chez l’Oréal. En Ile-de-France, le groupe dispose d’une quarantaine de berceaux répartis en deux crèches.

Pour les employeurs, ces garderies présentent des atouts de poids : moins d’absentéisme et de retards en cas de problème avec la nounou, fidélisation du salarié et argument au moment de l’embauche.

«Tarif identique». «C’est une façon moderne de faire des relations humaines, poursuit Jean-Claude Le Grand. Les salariés se sentent plus engagés dans l’entreprise.» Les investisseurs privés ont d’abord fait grincer des dents. «Mais c’est une ouverture au secteur privé sous contrôle. Le tarif pour les parents est identique. Les normes et la formation du personnel sont les mêmes», insiste Jean-Emmanuel Rodocanachi, directeur de la société les Petits Chaperons rouges. Mieux, les entreprises de crèche se vantent de soulager les collectivités locales. Dans le cas d’une crèche privée, les entreprises prennent en charge la part - en partie défiscalisée - normalement payée par la ville.

Chez les Petits Chaperons rouges, plus d’un tiers des places sont occupées par les communes qui ont délégué une partie de leur parc. «Et tout porte à croire que le secteur va se développer», explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance des Caisses nationales d’allocations familiales.

Source : Libération.fr

Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

«En créant 100 places en crèche, on permet à une mère sur deux de retrouver son emploi»

L'étude pilotée par Eric Maurin (1) pourrait bien dessiner une politique familiale progressiste et favorable aux femmes. Et, - qui sait?- donner des idées au gouvernement à l’heure du chantier des modes de garde de la petite enfance.

Quel effet a l’obtention d’une place en crèche sur la situation professionnelle des femmes?
Il est positif. On sait qu’après la naissance il y a une forte baisse de la participation des femmes au marché du travail. A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75% avaient un emploi avant la naissance elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées. En créant 100 places en crèche nouvelles, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail. 100 places en crèche se substituent à 70 places chez un assistant maternel. Les 30 enfants restant sont gardés par les parents, c’est à dire les mères. En créant 100 places, on permet à 1 mère sur 2 d’éviter de garder son enfant, et ainsi de retrouver son emploi.

Les mères qui ont obtenu une place en crèche sont moins soucieuses.
Les parents ayant obtenu une place sont beaucoup moins inquiets pour leur enfant, la qualité de son langage ou son adaptation à la maternelle, que les parents refusés. Les plus diplômés eux aussi sont moins inquiets. Mais une personne non diplômée qui a obtenu une place en crèche n’aura pas plus de soucis qu’une mère diplômée dont la demande a été refusée.

Votre étude montre que même en terme de coût, la crèche est avantageuse. On peut penser que les crèches sont plébiscitées par les parents (à 83% à Grenoble) parce qu’ils n’en supportent qu’une partie du coût (15%). Les utilisateurs directs sont très satisfaits, mais la société, elle, est elle gagnante?
Nous montrons que oui. En fait, le budget est équilibré. Sachant qu’une place en crèche coûte 15.000 euros par enfant et par an, 100 places nouvelles font 1,5 millions. C’est cher. Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d’autres modes de garde eux aussi très coûteux. Une fois ces économies prises en compte, le coût net des 100 places tombe à environ 650.000 euros. A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l’économie. On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses.
Et c’est sans parler de l’effet à long terme sur la carrière des femmes. En évitant une sortie de longue durée du marché du travail, les crèches évitent une déqualification dont on sait qu’elle a des effets à long terme. Les femmes concernées seront plus productives tout au long de leur vie. Pour la société dans son ensemble les crèches sont donc beaucoup moins coûteuses que ce qu’on agite en permanence.

(1) avec Delphine Royer doctorante «L’effet de l’obtention d’une place en crèche sur le retour à l’emploi des mères et leur perception du développement de leurs enfants», Cepremap, 2008. L’enquête a été réalisée auprès des parents au moment de l’inscription en maternelle. Parmi eux, 1/3 n’avait pas obtenu de place en crèche. (cf. la brève du 29 juin 2008 Etude sur l'effet d'une place de crèche sur le retour à l'emploi des mères)

Source : Libération.fr

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Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Dèche de crèche : l'Etat loin du compte

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Des petites annonces déposées dans les boulangeries, les pressings ou les pharmacies des grandes villes pour partager une nounou, les files d’attente dans les escaliers des crèches ou devant les permanences des mairies… C’est la rentrée, et tous les parents cherchent un mode de garde pour leur bébé. Si possible dans une crèche, un accueil plébiscité par les familles françaises. Le gouvernement a lancé le chantier de la petite enfance. La semaine dernière, Xavier Bertrand et Nadine Morano l’ont rappelé lors d’une réunion informelle des ministres européens en charge de la famille. Bien obligés. La secrétaire d’Etat à la famille est chargée de mettre en œuvre une annonce de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore en campagne électorale : le droit opposable à la garde d’enfants. En théorie, à l’horizon 2012, un parent qui ne parvient pas à trouver une place pour garder son enfant pourra saisir la justice. Une promesse difficile à tenir, car le gouvernement estime qu’il faudra créer 350 000 places d’ici là, en misant sur la «diversification».

«Epreuve». Des entrepreneurs ont déjà vu l’aubaine et livrent des crèches clés en main (lire page suivante). Dans un département sur deux, la capacité d’accueil en structures collectives ne dépasse pas les 10 %, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Trouver une place de garde demeure «une épreuve pour les familles», constate la députée UMP Michèle Tabarot, chargée par François Fillon de réfléchir à la question.

C’est aussi l’une des conséquences de la vitalité démographique de la France. Au 1er janvier 2007, on comptait 2 400 000 enfants de moins de trois ans. Environ 800 000 bébés naissent chaque année depuis le baby-boom de l’an 2000.

Dans certaines grandes villes, comme à Paris ou à Lyon, les maires ont fait de la création de places en crèches une priorité. Est ce une politique de gauche ? En tout cas, au niveau national, les efforts n’ont pas toujours suivi. Le dernier rapport de la Cour des comptes épingle «des résultats décevants, face à l’augmentation de la demande due à la natalité, à celle du nombre de couples bi-actifs et à celle du nombre de familles monoparentales». «Le libre choix se heurte à l’insuffisance de l’offre de garde», écrit la Cour.

Inquiétant. Le nombre de places en crèche ou chez les assistantes maternelles n’a «que peu progressé» (à peine 2 %). Le taux de scolarisation des 2-3 ans à la maternelle a chuté. Entre 2003 et 2006, le nombre d’enfants de 3 ans gardés par leurs parents et proches a même augmenté de 7 %. Le congé parental a séduit 600 000 parents (98 % de mères). Dont 37 % disent ne pas avoir trouvé de système de garde. Autre chiffre inquiétant : 19 % des mères qui travaillent à temps partiel aimeraient travailler plus.

Il faut dire que le mode de garde n’a rien d’anodin. Eric Maurin, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, le démontre chiffres à l’appui, dans une étude menée en Isère auprès de 1 500 familles. «A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75 % avaient un emploi avant la naissance. Elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées.» Le calcul est imparable : «En créant 100 nouvelles places en crèche, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail.»

Source : Libération.fr

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Dèche de crèche : l'Etat loin du compte
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