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les brèves - page 8.8

Un guide et un livret officiels sur la protection de l'enfance

Ajouté le mardi 18 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

L'espace Famille et enfance du site Internet du ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité (www.travail-solidarite.gouv.fr) s'étoffe en proposant deux nouveaux guides destinés aux professionnels.

Tout d'abord, le service des droits des femmes et de l'égalité (SDFE) et l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED) publient conjointement un Guide pour la prise en charge des enfants exposés aux violences conjugales, rassemblant de nombreuses préconisations à l'usage des pouvoirs publics et des intervenants.
De la simple définition du phénomène à l'explication des différents outils d'évaluation d'une situation, le document s'inscrit clairement dans le cadre des orientations définies par le deuxième plan global 2008-2010 de lutte contre les violences faites aux femmes, lancé il y a pratiquement un an.

Par ailleurs, la direction générale de l'action sociale (DGAS) publie, dans le cadre des travaux contribuant à l'amélioration de la qualité du service rendu dans le champ social et médico-social, un Livret d'information pour les acteurs de la protection de l'enfance : la qualité et l'évaluation.
Ce document de réflexion a été réalisé par un groupe de travail réunissant des représentants de services chargés des missions de l'aide sociale à l'enfance, des professionnels du secteur et des chercheurs.

La DGAS précise qu'il ne s'agit pas d'un outil d'évaluation directement applicable dans un établissement ou d'un recueil d'orientations stratégiques, mais que ce texte propose simplement un cadre de réflexion dstiné à promouvoir l'amélioration de la qualité et son évaluation dans le domaine de la protection de l'enfance.
Les établissements et services qui doivent créer leurs propres outils d'évaluation pour répondre à leurs obligations légales peuvent cependant s'en inspirer, selon la DGAS.

Source : ASH

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Un guide et un livret officiels sur la protection de l'enfance

UNAF : appel à la mobilisation face au PLFSS2009

Ajouté le samedi 15 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

publié le 12 novembre 2008

Le PLFSS 2009 arrive en discussion cette semaine au Sénat. L’une des dispositions les plus critiquables porte sur le transfert intégral sur la branche famille du financement des majorations de pension pour enfants à charge (article 70 du PLFSS).
L’UNAF est opposée à ce projet qui va restreindre considérablement les marges de manœuvre en matière de politique familiale, notamment dans le domaine de l’accueil de la petite enfance.

Alors que l’Assemblée nationale a adopté cet article, le Sénat pourrait adopter une position différente dans la mesure où la commission des affaires sociales vient d’adopter un amendement visant à supprimer l’article 70, et donc à supprimer ce transfert. De plus, cet amendement est soutenu par le rapporteur sur la branche famille, M. Lardeux, que l’UNAF a rencontré la semaine dernière.
Afin que le sénat supprime ce transfert, l’ensemble des UDAF et URAF ont été sollicitées pour intervenir auprès de leurs sénateurs afin qu’ils apportent, par leur vote, leur soutien à cet amendement.
Comme l’indique le rapporteur, :

« diminuer les dépenses de la politique familiale pour couvrir celles du FSV constitue une erreur stratégique : les prestations familiales sont un investissement à moyen terme qui ont un effet bénéfique, en soutenant la natalité et donc le volume des futures cotisations, sur l’équilibre futur de l’ensemble des autres branches de la sécurité sociale. ».

Les majorations de pensions doivent demeurer à la charge du fonds de solidarité vieillesse.
Au nom de l’ensemble des familles que nous représentons, nous appelons à la mobilisation pour que le transfert de charges sur la branche famille soit supprimé.
Lire en rappel, le communiqué de presse de l’UNAF.

Source : UNAF

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UNAF : appel à la mobilisation face au PLFSS2009

promesse non tenue sur les allocations familiales

Ajouté le samedi 15 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

C’était une priorité pour le candidat de l’UMP à la dernière présidentielle : Nicolas Sarkozy avait promis, le 2 février 2007, d’octroyer une allocation familiale aux couples dès leur premier enfant : "Je souhaite qu’une allocation familiale soit versée dès le premier enfant, avait-il déclaré sous les applaudissement des militants, parce que le premier enfant représente une charge très lourde pour les jeunes couples qui sont au début de leur vie professionnelle, qui souvent enchaînent les petits boulots et sont confrontés à la précarité".

Comme le rappelle Libération, cet engagement faisait suite aux consultations que Nicolas Sarkozy avait eues avec les associations familiales, et au cours desquelles ces dernières avaient pu lui faire part de leurs attentes.

Un an et demi après son élection, Nicolas Sarkozy n’a plus les mêmes priorités. C’est Nadine Morano, la secrétaire d’Etat à la famille, qui l’a clairement signifié sur BFM TV, face à Jean-Jacques Bourdin, le 12 novembre dernier.

Ce n’est pas la crise financière, comme on aurait pu s’y attendre, qui a décidé de ce revirement. Non, en fait, ce sont les Français eux-mêmes qui ne seraient plus tellement demandeurs d’allocations familiales... La secrétaire d’Etat justifie son assertion à l’aide d’une "récente" étude du Crédoc (centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), selon laquelle "70% des Français demandent plus d’équipement, alors que 30% seulement demandent plus de prestations".

En réalité, cette enquête si importante qui, à elle seule, détermine la politique familiale de la France, n’est pas aussi "récente" que Nadine Morano le suggère, puisqu’elle date de 2006... c’est-à-dire avant la promesse de campagne de Nicolas Sarkozy. Une enquête qui, à l’époque, n’avait donc pas empêché les promesses et qui, aujourd’hui, justifie de ne pas les tenir...

L’étude avait été réalisée, en 2006, auprès d’un échantillon de 2000 personnes.

Source : AgoraVox

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promesse non tenue sur les allocations familiales

Optimisation de l'occupation des crèches hospitalières à Lyon

Ajouté le vendredi 14 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nadine MORANO a signé un protocole d’accord avec les représentants du monde hospitalier public et privé de la région Lyonnaise : les Hospices civils de Lyon, la Mutualité Française du Rhône, le Centre hospitalier du Vinatier et les Hôpitaux privés de Lyon.

Par ce document, les signataires s’engagent à ouvrir les crèches réservées aux enfants du personnel des établissements hospitaliers à l’ensemble des enfants des quartiers riverains. Certains de ces établissements arrivent à un taux d’occupation de de 40 à 70 %. L’Etat s’engageant, lui, à participer au fonctionnement de ces crèches, via un financement de la CAF.

Une initiative que Nadine MORANO a déjà engagée sur Paris et qui sera généralisée à l’ensemble du territoire national.

Il est à noter que les horaires atypiques (ouvertures 6 h 30 – 21 h ) des crèches hospitalières permettent de résoudre les problèmes de parents travaillant en horaires décalés.

Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la famille mets en œuvre les moyens nécessaires au respect des engagements du Président de la République : créer entre 200 000 et 400 000 places d’ici 2012.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

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Optimisation de l'occupation des crèches hospitalières à Lyon

Développement des modes de garde dans les quartiers Espoir Banlieue

Ajouté le vendredi 14 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

30 millions d’euros pour des modes de garde développés dans les quartiers prioritaires du plan Espoirs banlieues c’est l’objet du protocole qu’ont signé Nadine Morano, Secrétaire d’Etat, chargé de la Famille et Fadéla Amara, Secrétaire d’Etat en charge de la politique de la Ville lors de leur visite à la crèche arc-en-ciel dans le quartier des Minguettes à Lyon.

Un appel à projets est lancé, afin d’identifier d’ici le premier semestre 2009 les projets de microstructures qui bénéficieront de ce soutien financier de l’Etat.

Cette initiative gouvernementale très concrète vise à créer des modes de garde souples, adaptés aux contraintes des personnes vivant dans ces quartiers (emploi peu qualifié, horaires de travail atypiques, faible niveau de revenu, enclavement géographique), afin de leur permettre de gagner en autonomie et de s’insérer professionnellement.

L’objectif est de remettre le travail au cœur des banlieues.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

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Développement des modes de garde dans les quartiers Espoir Banlieue

Lyon ne veut pas être le cobaye des[jardins d'éveil] de Nadine Morano

Ajouté le jeudi 13 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

- Les dernières annonces de la secrétaire d’état à la famille sont restées  au travers de la gorge de l’adjoint du maire de Lyon en charge de l’éducation et de la petite enfance.Vendredi dernier lors d’une visite à Vénissieux (Rhône), Nadine Morano annonçait en effet que le département du Rhône (avec la Mayenne) serait département test pour mettre en place les “jardins d’éveil”, structures chargées d’accueillir les enfants 2 à 3 ans en lieu et place de l’Education nationale. Outre un désaccord certain sur le fond concernant la déscolarisation généralisée des moins de 3 ans, la Ville de Lyon a très peu apprécié la forme : ces “jardins d’éveil” devront en effet être financés par les collectivités locales, la CAF et les parents. Nadine Morano a par ailleurs précisé que le test commençait à la rentrée 2009. Yves Fournel, l’adjoint de Gérard Collomb, parle d’une ”provocation”, doublée d’une “escroquerie”…

Le sujet était déjà chaud depuis que le ministre de l’éducation Xavier Darcos avait raillé l’école "garderie", où  l’on emploie des bacs + 5 pour changer des couches. Premier aimable tacle contre la scolarisation des moins de trois ans. Il est devenu bouillant depuis que Nadine Morano s’en est mêlé en annonçant dernièrement la mise en place des jardins d’éveil dès la prochaine rentrée dans deux départements tests.

Ces “jardins d’éveil”, inspirés des recommandations du rapport sur l'accueil des jeunes enfants de deux sénateurs UMP (Monique Papon et Pierre Martin), se veulent une sorte d’étape entre la crèche et l’école. Ils seront abrités dans les locaux scolaires existants, afin de limiter les coûts d’investissements. Leur fonctionnement en revanche ne sera pas géré par des enseignants, mais par “des personnels formés à la petite enfance”. Comme pour d’autres modes de garde (puisque c’est bien de cela dont il s’agit), une partie du coût sera assumé par les parents, en fonction de leurs revenus.

Le gouvernement cherche à gagner sur tous les plans. Il nous demande de financer ces jardins et dans, le même temps, réduit de 10% les budgets de la CAF pour la prise en charge des équipements petite enfance”, résume Yves Fournel. Egalement président du réseau des villes éducatrices, l’élu (divers gauche) entend bien tenir tête au gourvernement sur la question.

La déscolarisation des moins de 3 ans (qui ne sont plus que 20 % à être scolarisés) a déjà coûté trop cher aux collectivités selon Yves Fournel. Une ville comme Lyon a perdu ces cinq dernières années 700 places d’accueil de tout petits en écoles maternelles. “C’est donc 700 places qu’il nous a fallu trouver ailleurs”, explique l’adjoint à l’éducation et à la petite enfance. Un effet balance qui a un coût. Pour mesure, un berceau en crèche coute 12000 euros, dont 6 à 7000 euros restant à charge pour la Ville.

Les Jardins d’Eveil devraient coûter moins cher que les crèches. Mais encore trop cher pour les collectivités locales qui devront assurer le financement avec la CAF. Il reste aujourd’hui à Lyon, un millier d’enfants de moins de trois ans scolarisés. Selon les plans de Nadine Morano, l’an prochain, ils devront tous basculer dans ces futurs jardins d’éveil.

Alors même que l’on parle de lutter contre l’échec scolaire, ce genre de mesures n’a pas de sens. Il faut absolument prendre en compte le fait que les enfants entre 2 et 3 ans ne sont pas tous au même niveau de développement. Certains sont prêts pour des apprentissages, d’autres non, explique Yves Fournel.

L’élu lyonnais envisage de faire des contre-propositions au gouvernement. Demandant notamment à ce que la scolarisation des moins de 3 ans soit maintenue dans les quartiers difficiles. Et que soit trouvées des formules plus souples d’accompagnement vers l’école. Dossier à suivre.

Alice Géraud

Source : Libélyon

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Lyon ne veut pas être le cobaye des[jardins d'éveil] de Nadine Morano

Deux départements expérimenteront les jardins d’enfants

Ajouté le jeudi 13 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

«Le Rhône et la Mayenne sont les deux départements pilotes qui expérimenteront à partir de la rentrée de septembre 2009, les jardins d’enfants, nous a annoncé hier soir Nadine Morano, secrétaire d’Etat à la Famille.
Rappelant que « la quasi-totalité des pédopsychiatres et des associations familiales ont démontré que la scolarité n’est pas adaptée à un gamin de 2 ans », la ministre se félicite des conclusions du rapport des sénateurs UMP Monique Papon et Pierre Martin.

Les deux parlementaires préconisent la création de « structures innovantes » qu’ils appellent « jardins d’éveil » pour accueillir les enfants de 2 à 3 ans : dans ce « nouveau service public à mi-chemin entre la crèche et l’école », les enfants seraient encadrés non pas par des enseignants mais par « du personnel formé à la petite enfance », notamment des éducateurs.
Ce projet sonne-t-il le glas de la scolarisation des moins de 3 ans, sachant qu’aujourd’hui un enfant de 2 ans sur cinq va déjà à l’école ? Nadine Morano s’emporte : « A 2 ans, les petits ne sont pas propres et font la sieste. Vous appelez ça de la scolarisation ? Pour moi, c’est de la garderie. Cessons de faire l’amalgame entre mode de garde et école. » Avant de réaffirmer avec vigueur : « Il n’a jamais été question de remettre en cause l’école maternelle à partir de 3 ans, spécificité française. »
Un service payant « Complémentaires de l’école », selon la ministre, ces « jardins d’enfants » seraient installés dans des locaux scolaires. « Nous sommes en train de recenser les salles de classe inoccupées, ce qui permettra de mutualiser les moyens (pour éviter de construire d’autres bâtiments) et de simplifier la vie des familles qui pourront venir chercher au même endroit le petit dernier et l’aîné en deuxième année de maternelle », précise Nadine Morano.
Ces nouvelles structures seraient financées non pas par l’Etat mais par les communes, les départements et les Caisses d’allocations familiales. Les familles seraient mises à contribution « en fonction de leurs revenus, comme pour tout mode de garde ».

Source : Le Parisien

Merci à Claude Petitjean et au site réseau enfance pour l'info!

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Deux départements expérimenteront les jardins d’enfants

Passerelles-EJE : réaction aux propositions du Sénat

Ajouté le mardi 11 novembre 2008 - Auteur : mercredhi

- Communiqué de presse Passerelles-EJE

L'équipe du site Passerelles-EJE ainsi que ses visiteurs de plus en plus nombreux, professionnels de la petite enfance et simples citoyens, témoignent leur inquiétude concernant les dernières propositions du Sénat relatives à l'accueil du jeune enfant.

Ces propositions sont à resituer dans la volonté du Président de la République de mettre très rapidement en place un droit opposable à la garde d'enfants. Il s'agit du droit pour les parents d'attaquer les collectivités ne leur offrant pas de solutions en matière de garde d'enfants.

Souvenez-vous, il y a quelques mois :

Février 2008 : Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Solidarité annonce au Sénat que le gouvernement allait soumettre au Parlement «dès 2009» un projet de loi en ce sens, pour une mise en oeuvre à partir de 2012.

Juillet 2008 : un rapport rédigé par Michèle Tabarot est remis au Premier ministre. Ce rapport a pour objet le développement des systèmes de garde pour les jeunes enfants, en prévision de la mise en œuvre du droit opposable à la garde d'enfant.
En voici les grandes lignes :

  • la proposition d’un congé parental plus court et mieux rémunéré, favorisant la participation des pères.
  • la création de « jardins d’éveil » pour les 2-3 ans, pour lesquels les plages horaires seraient semblables à celles des crèches, mais l’encadrement moindre (un adulte pour 12 enfants), générant donc un coût plus faible, les seniors participant également à l’accueil.
  • l’évolution des fonctions des relais assistantes maternelles vers des « relais d’accueil familial » et leur multiplication,
  • l’assouplissement des normes d’encadrement permettant de rehausser les seuils d’enfants accueillis,
  • la possibilité pour les assistantes maternelles de garder non plus trois mais quatre enfants ;
  • une nouvelle organisation du pilotage de l’offre d’accueil et l’évolution des fonctions des caisses d’allocations familiales…

Le 7 octobre 2008, la Secrétaire d’Etat à la Famille, Nadine Morano, rappelle la volonté de mettre ce droit opposable en place pour 2012 et non pour 2015 comme le préconisait le rapport Tabarot.

Tout récemment, le 4 novembre dernier, c'est le Sénat qui fait à son tour deux propositions inquiétantes :

  • un rapport sur « la scolarisation des jeunes enfants » rédigé par les sénateurs Monique Papon et et Pierre Martin est rendu public. Il approuve et reprend la proposition de la création de jardins d’éveil pour les 2-3 ans du rapport Tabarot. A l'intérieur de ce nouveau rapport, est préconisé un taux d'encadrement de 1 adulte pour 15 enfants (le rapport Tabarot préconisait 1 pour 12).
  • dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2009 (PLFSS), texte récemment adopté par l'Assemblée Nationale, le sénat propose d'y rajouter un amendement concernant le taux d'encadrement des crèches collectives. Il précise que "dans les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, l'effectif du personnel placé auprès des enfants est d'un professionnel pour six enfants qui ne marchent pas et d'un professionnel pour neuf enfants qui marchent".

Petit rappel s'il y avait besoin : actuellement le décret 2007, qui règlemente l'accueil collectif du jeune enfant exige la présence d'un adulte pour cinq enfants qui ne marchent pas et d’un adulte pour huit enfants qui marchent (dont les 2-3 ans).

Pour résumer la situation, quel que soit le type de mode de garde, les taux d'encadrement sont à la hausse et nous sommes très inquiets. Les professionnels qui ont participé aux forums de Passerelles-EJE n'ont cessé de témoigner leur consternation comme Céline M

« On donne tellement déjà sur le terrain pour tenter de rester cohérent dans nos pratiques vis à vis des enfants et de leurs familles, on est déjà dans les limites de l'acceptable sur les services. »

Et titibreizh de préciser les conséquences qui se profilent :

« à quoi bon se former si au final sur le terrain, ne pouvoir que 'constater' les dégâts, écoper pour éviter de couler le navire... assurer simplement la sécurité physique et les besoins vitaux( manger , boire, dormir)? mais oui c'est vrai rappelons nous pas besoin d'avoir bac+5 pour changer les couches et surveiller les siestes... » (en référence à une récente déclaration de Xavier Darcos).

Elliryc, modérateur sur Passerelles-EJE résume bien la situation sur son blog :

« Nous devons de plus en plus être des gestionnaires pour rendre des comptes à nos financeurs (la CAF en étant le principal) en rentabilisant les places de garde au maximum que l’accueil ne rime parfois plus avec respect de l’enfant, accompagnement dans son développement , accueil de sa famille mais plus avec gardiennage, presque travail à la chaîne ! Cela n’est pas acceptable : il faut se rappeler que nous parlons de la Petite Enfance, des futurs citoyens de notre société. Comment peut-on envisager de telles évolutions qui ne respectent plus leur courte existence et ne permettent plus d’accueillir les jeunes enfants? »

Nous déplorons que l'intérêt financier vienne dicter les évolutions du secteur de la Petite Enfance.

Pour pouvoir mettre en place le droit opposable, il faudrait environ 350 000 places
supplémentaires. Or, à l’heure actuelle, nous sommes dans une moyenne d’un peu plus de 30 000 places de gardes de créer par an. Le calcul est simple : à ce rythme, il faut plus de 10 ans pour mettre le droit opposable en route. Alors, au-delà de débloquer des crédits pour favoriser ces créations, de simples opérations mathématiques viennent essayer de boucher les trous.

En ce qui concerne l'amendement proposé par le Sénat, il est discutable juridiquement parlant comme en témoigne un article publié récemment sur le site localtis.info :

« Il introduit en effet dans le Code de la santé publique (CSP) des dispositions qui ne relèvent manifestement pas du domaine législatif. De plus, l'amendement viendrait se placer à l'article L.2324-1 du CSP, juste après un alinéa indiquant précisément que "les conditions de qualification ou d'expérience professionnelle, de moralité et d'aptitude physique requises des personnes exerçant leur activité dans les établissements ou services mentionnés aux alinéas précédents ainsi que les conditions d'installation et de fonctionnement de ces établissements ou services sont fixées par voie réglementaire". »

Sommes-nous en droit d'espérer que cette petite phrase aux grands dégâts passe aux oubliettes ?

Petite lueur d'espoir bien faible au regard de la tendance générale vouée à la rentabilité.
Parents, professionnels ou simples citoyens, venez réagir sur Passerelles-EJE. Ensemble nous pourrons rendre concrète une mobilisation de masse.

Communiqué Passerelle à relayer

Et pour en discuter sur le forum : Sénat et PLFSS 2009

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Passerelles-EJE : réaction aux propositions du Sénat

SNMPMI : réaction à l'amendement du Sénat

Ajouté le mardi 11 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

L’amélioration de l’offre d’accueil des jeunes enfants ne peut en aucun cas se faire au détriment de la qualité de l’accueil

Communiqué du SNMPMI concernant l’article 72 du PLFSS 2009

Le Syndicat National des Médecins de Protection Maternelle et Infantile (SNMPMI) exprime son désaccord avec l’article 72 du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2009, relatif aux assistants et assistantes maternels. Cet article vise d’une part à augmenter la capacité d’accueil des assistant(e)s maternel(le)s et d’autre part à donner la possibilité aux assistant(e)s maternel(le)s de se regrouper dans un autre local que leur domicile.

Il correspond à deux des propositions énoncées par Madame Michèle Tabarot dans le rapport sur le développement de l’offre d’accueil de la petite enfance remis au Premier Ministre en juillet 2008.

Le SNMPMI réaffirme sa préoccupation : le développement de l’offre d’accueil des jeunes enfants ne doit pas se faire au détriment de la qualité de l’accueil. En toutes circonstances, l’accueil doit permettre le développement global de l’enfant, dans un environnement affectif, social et éducatif favorisant son épanouissement. Par ailleurs, les conditions d’accueil doivent permettre, à tout moment, de garantir la santé et la sécurité des jeunes enfants accueillis.

Sur la base de ces principes, le SNMPMI exprime les plus sérieuses réserves sur l’augmentation de 3 à 4 du nombre d’enfants de moins de trois ans que pourraient désormais accueillir simultanément les assistant(e)s maternel(le)s à leur domicile. S’ils adoptaient une telle modification les parlementaires avaliseraient la régression d’un véritable « mode d’accueil » professionnalisé promu par les lois relatives aux assistants maternels de 1992 et 2005 à un simple « mode de garde » qui prévalait antérieurement, sur le thème « garder 3 ou 4 jeunes enfants à son domicile, cela va de soi, quelle différence ? »

Pourtant, le Code de l’Action Sociale et des Familles donne actuellement déjà la possibilité au président du Conseil général d’étendre la capacité d’accueil des assistant(e)s maternel(le)s, actuellement fixée à trois enfants, par voie de dérogation. Cette mesure dérogatoire laisse aux professionnels chargés de l’agrément la souplesse d’appréciation nécessaire pour accorder une capacité d’accueil d’un ou plusieurs enfants supplémentaires, en fonction des besoins, du contexte, du logement de l’assistant(e) maternel(le) et surtout de ses capacités éducatives et de sa disponibilité relationnelle. Cela lui permet d’accueillir – et non de garder – plus de 3 enfants simultanément. Mais la dérogation, qui peut être limitée dans le temps, peut ne pas être renouvelée si l’assistant(e) maternel(le) n’apparaît plus en mesure de faire face aux difficultés de l’accueil de plus de trois jeunes enfants à son domicile.

Le SNMPMI exprime également des réserves quant à l’expérimentation proposée donnant la possibilité à des assistant(e)s maternel(le)s d’exercer dans le cadre de regroupements d’assistant(e)s maternel(le)s. Ces regroupements vont conduire à la création de petites collectivités d’enfants, d’autant plus importantes que la capacité d’accueil de chacun(e) des assistant(e)s maternel(le)s serait augmentée. Or, ces regroupements d’assistant(e)s maternel(le)s, bien que soumis à l’obligation d’une autorisation délivrée par le Président du Conseil général après avis du Maire de la commune d’implantation, ne bénéficieront pas de l’encadrement
technique d’un professionnel qualifié de la petite enfance. Le SNMPMI demande que les conditions réunies pour l’accueil de jeunes enfants dans des regroupements d’assistant(e)s maternel(le)s présentent des garanties au moins équivalentes à celles prévues pour les micro-crèches, dispositifs expérimentaux relevant de l’article R2324-47 du Code de la Santé Publique.

L’accueil de jeunes enfants est un exercice professionnel complexe qui ne doit pas être banalisé par l’extension des capacités d’accueil, ni par l’affaiblissement de l’encadrement par des professionnels qualifiés de la petite enfance : le risque est non seulement d’exposer des jeunes enfants à des modalités d’accueil qui ne seront pas favorables à leur épanouissement, voire à leur sécurité, mais aussi de mettre en difficulté des assistant(e)s maternel(le)s qui pourraient voir leur agrément compromis.

Le développement de l’offre d’accueil des jeunes enfants ne peut en aucun cas se faire au
détriment de la qualité de l’accueil et de la sécurité des enfants.

SNMPMI
65-67 rue d’Amsterdam
75008 Paris
contact@snmpmi.org
www.snmpmi.org
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SNMPMI : réaction à l'amendement du Sénat

Le Sénat recommande les jardins d'éveil

Ajouté le vendredi 07 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

publié le 05 novembre 2008

Dans leur rapport sur "la scolarisation des jeunes enfants", rendu public le 4 novembre, les sénateurs Monique Papon et Pierre Martin proposent "la création d'un lieu d'éducation et d'éveil destiné aux enfants de deux à trois ans, conçu comme structure intermédiaire originale". Ce lieu, qui précéderait l'entrée à l'école maternelle, "pourrait prendre la dénomination de jardin d'éveil et s'inscrirait dans le cadre de la politique familiale comme un nouveau service public" expliquent les sénateurs. Rien de nouveau, cette proposition reprend l'une des conclusions du rapport de Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes, influencées par les orientations de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) (lire ci-contre " Les communes doivent être les garantes du droit de garde opposable").

De fortes disparités locales

Les sénateurs dressent un constat particulièrement éloquent : "Les taux de scolarisation des deux-trois ans présentent de fortes disparités territoriales." Ainsi, par exemple, la scolarisation de ces enfants est forte en Bretagne, dans le Nord, dans le Massif central et les Pays-de-la-Loire, par contre elle est beaucoup plus faible en Ile-de-France, en Alsace et dans le Sud-Est. A la rentrée 2007, toujours selon les données du rapport, les taux de scolarisation à deux ans les plus élevés sont détenus respectivement par l'académie de Lille : 53,1% et par celle de Rennes : 50,4 %. A contrario, en France métropolitaine, l'académie de Paris ne scolarise que 5,8% des enfants de moins de trois ans, celle de Créteil et de Strasbourg 7,8%. "L'accueil préscolaire est plus développé dans les bassins industriels comme le nord de la France pour des raisons d'ordre historique et culturel." D'autres chiffres retiennent également l'attention : si certaines académies présentent une homogénéité entre départements (à l'exemple de l'académie de Rennes où les pourcentages vont de 34,6% en Ille-et-Vilaine à 62,1% dans le Finistère), d'autres académies connaissent "des contrastes extraordinaires entre départements". C'est le cas dans l'académie de Grenoble ou l'on compte, en Haute-Savoie, 2,5% d'enfants de deux ans scolarisés et jusqu'à 40,1% en Ardèche. "Si on considère les contrastes entre départements, le Finistère avec un taux de 62,1% et la Haute-Loire (60,9%) se situent en pointe en matière de scolarisation à deux ans, tandis que cette composante est quasi-inexistante en Haute-Savoie (2,5%), dans le Haut-Rhin (4,4%) ou en Guyane (1,2%)" détaillent les rapporteurs.
Ces disparités territoriales n'ont pas d'explication satisfaisante, reconnaît le groupe de travail sénatorial. Elles peuvent être liées "à la concurrence exercée par l'enseignement privé, comme dans l'académie de Rennes, à des effets de rétention dans certains milieux moins intégrés. Elles sont majoritairement le fait de données locales inscrites sur le long terme qui conjuguent plusieurs facteurs". Et c'est en général dans les départements ruraux ou en recul démographique que les enfants de deux ans sont le plus souvent scolarisés. "En fait, la politique de scolarisation précoce, reflet d'une France disparate, semble d'abord dépendre de contraintes liées aux variations démographiques."

Quelques préconisations autour du jardin d'éveil

Estimant que la tranche d'âge deux-trois ans nécessite un autre mode de prise en charge que l'école maternelle, dans "ce contexte de pénurie", les sénateurs proposent la piste du jardin d'éveil pour offrir un accueil "approprié" à ces enfants. Les conditions de succès d'un tel lieu repose sur l'existence d'un partenariat et d'un réel ancrage local affirme le groupe de travail : "La volonté des trois partenaires, à savoir l'Education nationale, la Caisse nationale d'allocations familiales et les collectivités territoriales, est un passage obligé pour créer ce projet de niveau intermédiaire entre la crèche et l'école." Les auteurs n'abordent pas le problème du financement mais émettent  en particulier deux préconisations : le recensement des locaux disponibles et le développement de l'emploi dans le secteur de la petite enfance. Estimant que les jardins d'éveil devraient être en priorité adossés aux écoles maternelles, Monique Papon et Pierre Martin proposent "de définir un schéma départemental de l'offre pour recenser les locaux disponibles qui servirait de base à l'établissement d'une carte de développement des jardins d'éveil". Seconde suggestion, celle-ci en termes de ressources humaines : "Le développement de l'emploi des éducateurs de jeunes enfants [...] pourrait être l'axe central de ce nouveau dispositif."
Le rapport fait état de l'opposition des groupes socialiste, communiste, républicain et citoyen. Ceux-ci craignent la fin de l'égalité d'accès des familles et de la gratuité d'accueil, des perspectives de fortes inégalités territoriales (si cela devait reposer sur les collectivités territoriales ou des initiatives aléatoires de partenariat), le risque de coût transféré aux communes ou encore la non-garantie de couverture exhaustive du territoire national. De son côté, le syndicat SE-Unsa estime que la scolarisation précoce doit rester une option. Il déplore que les enfants soient "ravalés à une simple marge de manoeuvre budgétaire" servant à "justifier les suppressions de postes".

Catherine Ficat
Source :Localtis.info

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Le Sénat recommande les jardins d'éveil

PLFSS 2009 : le Sénat assouplit les règles d'encadrement des crèches

Ajouté le jeudi 06 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Après l'adoption du texte en première lecture par l'Assemblée nationale le 4 novembre, la commission des affaires sociales du Sénat a entrepris à son tour de se pencher sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009 (PLFSS). Sur proposition de son rapporteur, elle a notamment adopté un amendement concernant les modes de garde de la petite enfance. Celui-ci concerne le taux d'encadrement des crèches collectives et précise que "dans les établissements et services accueillant des enfants de moins de six ans, l'effectif du personnel placé auprès des enfants est d'un professionnel pour six enfants qui ne marchent pas et d'un professionnel pour neuf enfants qui marchent". Actuellement ces ratios sont respectivement d'un pour cinq et d'un pour huit. L'amendement proposé permettrait d'alléger les frais de fonctionnement des crèches - qui constituent le mode de garde le plus coûteux - et de pallier les difficultés de recrutement des professionnels de la petite enfance. Il entend répondre à des critiques récurrentes sur le caractère exagérément drastique des normes d'encadrement et de fonctionnement applicables aux différents modes de garde.
L'amendement adopté par la commission est en revanche très discutable sur le plan juridique. Il introduit en effet dans le Code de la santé publique (CSP) des dispositions qui ne relèvent manifestement pas du domaine législatif. De plus, l'amendement viendrait se placer à l'article L.2324-1 du CSP, juste après un alinéa indiquant précisément que "les conditions de qualification ou d'expérience professionnelle, de moralité et d'aptitude physique requises des personnes exerçant leur activité dans les établissements ou services mentionnés aux alinéas précédents ainsi que les conditions d'installation et de fonctionnement de ces établissements ou services sont fixées par voie réglementaire". Mais, sur le fond, le gouvernement semble plutôt favorable à une mesure de ce type, qui permettrait d'accélérer le rythme des créations de places, indispensables à la mise en oeuvre du droit opposable à la garde d'enfants. Lors de son audition par la commission des affaires sociales du Sénat, le 28 octobre, Nadine Morano, la secrétaire d'Etat chargée de la famille, avait d'ailleurs indiqué que "l'assouplissement des critères d'ouverture de crèches et le développement de la VAE sont actuellement à l'étude". L'article 72 du projet de loi propose d'ailleurs une mesure dans le même esprit, en faisant passer de trois à quatre le nombre maximal d'enfants susceptibles d'être accueillis par une assistante maternelle. Si le souci de la règle juridique l'emporte lors de l'examen du texte en séance, une solution de compromis pourrait donc être le retrait de cet amendement contre un engagement formel du gouvernement de reprendre cette mesure d'assouplissement dans le décret à l'étude.

Jean-Noël Escudié / PCA
Source : Localtis.info

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PLFSS 2009 : le Sénat assouplit les règles d'encadrement des crèches

Sortie du Guide ANFH sur la réforme de la formation professionnelle

Ajouté le mercredi 05 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Deux mois après la publication du décret instaurant la formation tout au long de la vie pour les agents de la fonction publique hospitalière, l’Opca-ANFH a annoncé, le 29 octobre, la mise en ligne un guide pour accompagner les établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux publics dans la mise en place de cette réforme. 

Le guide est construit en quatre parties (introduction, mode d’emploi, outils et annexes). Il propose une approche pédagogique du texte, des outils pratiques et des approches méthodologiques. Début décembre les versions papier seront adressées à l’ensemble des établissements. 

Le guide ANFH «comprendre et mettre en œuvre la réforme de la formation professionnelle» constitue la première réalisation concrète du projet stratégique 2008-2011 de l’ANFH.

Source : Gazette Santé Social

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Sortie du Guide ANFH sur la réforme de la formation professionnelle

Résultats d'une enquête de la CNSA sur l'activité des CAMSP

Ajouté le mercredi 05 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Dans le cadre de sa mission de suivi des plans nationaux médico-sociaux et plus particulièrement des plans nationaux ‘handicap’, la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), en liaison avec la Direction générale des affaires sociales, a conduit une étude quantitative auprès de 277 centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP) ou antennes, deS juin 2007 à février 2008.

La CNSA a révélé, le 30 octobre, les résultats de cette enquête qui a été menée en collaboration avec l’Anécamps, association nationale fédérant ces centres. Objectifs de l’enquête : mieux connaître l’activité des CAMSP, accompagner le développement de l’offre et améliorer la couverture territoriale pour orienter les financements du Plan pluriannuel handicap 2008-2012. En effet, de 1999 à 2007, 28 millions d’euros ont été alloués à la création ou l’extension de CAMSP. Et ce, dans l’objectif de doter chaque département d’au moins un centre, objectif réalisé en 2007.

Les résultats ont consolidé la connaissance sur l’étendue de l’accompagnement proposé, la répartition de l’activité selon les différents modes de prise en charge, le profil des enfants accueillis et des personnels, le coût de fonctionnement de ces centres ou bien encore leur articulation avec les autres structures sanitaires, médico-sociales, sociales, éducatives.

Une deuxième étape consistera à mener une étude qualitative pour approfondir ces résultats. Les conclusions de l’enquête qui sera lancée fin 2008 permettront alors de préciser les conditions optimales de la création, la transformation ou le renforcement des CAMSP aux niveaux local et national.

Les CAMSP accueillent des enfants de moins de 6 ans atteints d’un handicap sensoriel, moteur ou mental, ou présentant un risque de handicap. Ils sont considérés comme des structures -pivots, car ils se situent à l’interface du secteur sanitaire et du secteur médico-social, tout en orientant leur action vers l’intégration de l’enfant dans les structures ordinaires (crèches, écoles maternelles). Leur vocation est d’être polyvalents, c’est-à-dire de s’adresser à tous les types de handicaps, mais certains ont un public plus délimité, par exemple, les enfants sourds. Ces centres tendent à prévenir ou réduire l’aggravation du handicap.

Source : gazette sante social

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Résultats d'une enquête de la CNSA sur l'activité des CAMSP

Hervé Drouet, nouveau directeur général de la Cnaf

Ajouté le mercredi 05 novembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nommé au Conseil des ministres du 29 octobre, Hervé Drouet a pris ses fonctions, le 30 octobre, ses fonctions de directeur général de la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf).

Hervé Drouet entend «travailler de manière étroite avec le conseil d’administration de la Cnaf afin de mener une politique au service des familles et des allocataires». Il arrive à un moment où la branche famille renouvelle sa convention d’objectifs et de gestion avec l’Etat. 
Né en 1973, Hervé Drouet est diplômé de l’IEP de Paris et de l’ENA (promotion Valmy). Il était, jusqu’à ce jour, directeur adjoint du cabinet de Xavier Bertrand, ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité. A ce titre, il a notamment été chargé des dossiers relatifs à la modernisation du marché du travail et de la démocratie sociale, et à l’amélioration des conditions de travail. Il a également été Conseiller en charge de la Sécurité sociale, des comptes sociaux et de la coordination du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (2005-2006), puis directeur adjoint (2006-2007) au cabinet du ministre de la santé et des solidarités. 

Auparavant, il a notamment occupé les fonctions de conseiller juridique chargé du règlement des différends commerciaux internationaux à la Délégation permanente de la France auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) (2002-2005).

Source : Gazette Santé Social

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Hervé Drouet, nouveau directeur général de la Cnaf

Le Haut conseil de la famille vient d'être créé

Ajouté le vendredi 31 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Le Conseil des ministres a adopté ce mercredi 28 octobre, le décret créant le Haut conseil de la famille (HCF) présenté par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine MORANO.

Placé sous la présidence du Premier ministre, le HCF a pour ambition de renforcer l’efficacité de notre action en faveur des familles dans la perspective plus vaste de l’optimisation des politiques publiques en proposant un cadre renouvelé de concertation et de pilotage.

A cet effet, le HCF remplace deux organismes devenus inadaptés aux défis des changements vécus par les familles, la conférence annuelle de la famille et le Haut conseil de la population et de la famille. Il prend exemple sur le Conseil d’orientation des retraites (COR) et sur le HCAAM (haut conseil de l’avenir de l’Assurance Maladie) qui ont montré toute leur utilité dans le débat et l’action publique autour de ces questions délicates.

Le HCF a pour mission d’animer le débat sur l’ensemble des questions liées aux politiques familiales. Il mènera pour cela les réflexions nécessaires dans le cadre du financement de la branche famille de la sécurité sociale et de son équilibre financier. Il évaluera les évolutions sociales, économiques et démographiques et aura la capacité de formuler des recommandations et avis en vue d’en anticiper et accompagner les effets.

Le HCF comporte cinquante deux membres : des représentants du mouvement familial et des partenaires sociaux, ainsi que des représentants de l’Etat, des organismes de sécurité sociale et des associations représentant les collectivités territoriales. Sept personnalités qualifiées, nommées en raison de leur compétence et de leur expérience, seront également membres du HCF sur désignation du ministre en charge de la famille. Le président délégué du HCF sera choisi parmi ces personnalités qualifiées.

Source : Ministètre du Travail, des Relations Sociales, de le Famille et de la Solidarité

France 2 diffuse un documentaire : 119 Enfance en Danger

Ajouté le mardi 28 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

119 Le GIP Enfance en Danger – 119 a le plaisir de vous annoncer la diffusion, le 30 octobre prochain, sur la chaîne de service public, France2, le premier film-documentaire réalisé sur le 119-Allô Enfance en Danger.

Ce film, intitulé « Allô le 119, je vous écoute », met en lumière, sous la forme d’un reportage de 53 minutes, notre service et particulièrement le travail quotidien des écoutants, professionnels de l’enfance (psychologues, juristes, travailleurs sociaux, médecin…).

Ainsi, entre le mois d’octobre 2007 et le mois de mars 2008, Philippe Pichon, réalisateur de documentaires reconnu, a tourné plusieurs jours et plusieurs nuits au 119 avec comme principal objectif: comprendre le métier d’écoutant au 119.

Ce film est une totale immersion sur le plateau d’écoute du 119 où l’on comprend ce qui s’y déroule sans besoin de commentaires…

Ce film permet également de mieux comprendre le parcours d’un appel au 119, mais aussi l’articulation entre le 119 et « le terrain » quand la situation évoquée lors d’un appel le nécessite.
Il met ainsi en avant les relations fortes qui existent entre le 119 et ses principaux interlocuteurs au niveau local, les Conseils Généraux, mais aussi les services d’urgence : police…

L’ensemble du personnel du GIP Enfance en Danger-119 est donc fier de vous annoncer la diffusion sur une grande chaîne nationale de ce film qui permettra, sans aucun doute, de faire passer au grand public, des messages qui lui tiennent à cœur :

Le 119 - Allô Enfance en Danger :

  • accueille et traite les appels concernant des situations d’enfants en danger et en risque de l’être,
  • transmet les informations concernant ces enfants aux services des Conseils Généraux,
  • est joignable 24h sur 24,
  • est accessible gratuitement même depuis un téléphone mobile,
  • n’apparaît pas sur les factures détaillées de téléphone,
  • est joignable de toute la France et des Départements d’Outre Mer,
  • respecte la confidentialité des appels,
  • est un service d’urgence sociale (chaque appel pour rire peut empêcher un appel sérieux).
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France 2 diffuse un documentaire : 119 Enfance en Danger

Visite en Mayenne sur le thème de la petite enfance

Ajouté le mercredi 22 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Discours de Nadine Morano au Conseil général. 20/10/08

C’est un grand plaisir d’avoir devant moi réunis l’ensemble des acteurs de la petite enfance de la Mayenne. Un grand merci à vous, cher Jean, d’avoir organisé une telle réunion.
- Je suis ici pour plusieurs raisons :
- pour nourrir ma réflexion et mon action de la richesse et de la diversité de vos modes de garde
- pour parler avec vous des l’augmentation de l’offre de garde de la petite enfance qu’au niveau national nous voulons apporter, conformément aux engagements pris par le Président de la République : d’ici à 2012, ce sont entre 200 et 400 000 places de garde supplémentaires qui doivent être crées pour répondre aux besoins de toutes les familles.

- pour rencontrer l’ensemble des acteurs de la petite enfance pour continuer à discuter avec eux et pour trouver ensemble des solutions innovantes.

- La France connaît une natalité robuste : avec 2 enfants par femme, notre pays se situe largement devant les autres nations européennes… et des enfants, c’est un gage de créativité et de dynamisme pour notre pays.

- En 2035, les pays de l’Union Européenne entreront en dénatalité. Mais il n’y a pas de fatalité, et la Mayenne le prouve. Le véritable défi auquel nos pays développés auront à faire face, c’est le défi démographique. Nous devons donc inciter les femmes à faire des enfants, mais aussi leur permettre de concilier vie familiale et vie professionnelle.

- Ce n’est pas vous qui allez me contredire, car votre département est absolument exemplaire en la matière. Bravo à la Mayenne pour son taux de fécondité (2,18 enfants par femme, ce département assure le renouvellement des générations) et son excellent taux d’emploi féminin ( 85% chez les 25-49 ans). La Mayenne nous donne un véritable exemple. On pourrait même parler de modèle mayennais.

- Un modèle, oui, car votre offre de garde de la petite enfance est elle-même exemplaire. On peut d’ailleurs dire que chez vous, vous avez su prendre le problème de l’offre de garde à bras le corps, et que vous avez réussi à garantir une offre solide et en nombre suffisant qui doit permettre de répondre à votre forte natalité.

- Et ce que je trouve encore plus intéressant en Mayenne, c’est le nombre d’expérimentations que vous savez mener.
- Notamment en matière de regroupement d’assistantes maternelles, un système innovant, particulièrement adapté aux besoins des assistantes maternelles.

Félicitations pour ces belles expérimentations ; je me réjouis de voir que la Mayenne est une région aussi innovante en termes de diversification des modes de garde et d’assouplissement des normes. Votre exemple illustre parfaitement ce que je veux faire pour développer l’offre de garde d’enfants

- Ce sont 12 expérimentations de regroupement d’assistantes maternelles qui sont aujourd’hui en cours dans votre département, et trois qui vont être ouvertes dans les mois prochains.

D’après ce que j’ai pu voir dans le cadre de ma visite des petits Géants à Evron, il s’agit d’une solution parfaitement en phase avec les attentes des parents et des assistantes maternelles grâce à sa flexibilité. Elles répondent parfaitement aux besoins des ASMATS : elles leur permettent de travailler en groupe, ce qui est plus agréable et leur permet de conserver tous leurs avantages fiscaux, ce qui rend leur situation plus avantageuse. Le PLFSS 09 que je porte permet justement l’expérimentation de ce type de structures au niveau national. Cette mesure a un coût de 5 millions d’euros.

- Je vous annonce aujourd’hui que je vais doter de 25 000 euros les 12 regroupements d’ASMAT afin d’améliorer le confort d’accueil des tout petits et de montrer mon total soutien de ce genre de projets.

- Ce que j’ai pu noter d’ailleurs, c’est l’amplitude des horaires que ce type de structures permet : en étant ouverte de 4h30 à 20h30, et parfois même le samedi matin, elle garantit en effet aux parents qui travaillent soit très tôt soit très tard de pouvoir faire garder leurs enfants. Et moi, je veux justement pouvoir penser à toutes les familles qui travaillent à ces horaires.

- D’ailleurs, les chiffres sont là : 18% des salariés travaillent au moins une nuit par mois, 42% au moins une soirée par mois, 23% au moins un dimanche par mois et 26% travaillent au moins une journée de plus de 10 heures dans le mois.

- C’est en pensant à ces familles que j’ai voulu que le CMG soit majoré de 10 %. Cette mesure est inscrite dans le PLFSS 09 et a un coût de 25 millions d’euros.
- Une autre mesure que je défends dans le cadre de ce projet de loi et qui permet de passer le nombre d’enfants gardés de 3 à 4 a un triple avantage : elle permet de sortir d’un régime de dérogation bon nombre d’assistantes maternelles qui avaient déjà opté pour cette solution (en Mayenne plus de 50% des assistantes maternelles), elle augmente concrètement les possibilités d’offre de garde, et elle améliore enfin le pouvoir d’achat des assistantes maternelles. Ce sont 50 000 places qui pourront être crées ainsi en 2009 au niveau national, pour un coût global de 50 millions d’euros.

- Et je veux insister sur un point pour lever toute ambigüité : il n’est pas question de forcer qui que ce soit. Je crois que dans ce genre de domaine, seule la liberté peut fonctionner.

Les assistantes maternelles auront donc la possibilité de garder jusqu’à 4 enfants, mais il n’y aura bien entendu aucune obligation.

- J’ai entendu vos remarques et vos craintes d’avoir à garder plusieurs enfants qui ne marchent pas. Je m’engage à ce que dans le cadre du décret d’application de la loi soit ajoutée la mention « enfants qui marchent/ enfants qui ne marchent pas » pour bien préciser que vous ne pourrez garder au maximum que 2 enfants qui ne marchent pas.

- Autre pratique innovante de la Mayenne : la micro-crèche de Laval. Je félicite cette initiative qui répond à la fois à des besoins de proximité mais aussi à des attentes de la part des personnes qui ont des horaires « atypiques », qui travaillent tard le soir par exemple. Je souhaite que dans le cadre du Développement de la garde d’enfants soient davantage favorisées les micro-crèches.

Mais il y un autre point dont je voudrais discuter avec vous :
- Ce que l’on peut également voir à travers la situation de ce département, c’est qu’il existe une mauvaise adéquation entre l’offre et le demande. Il existe ainsi plus de 1 000 places de libres qui ne sont pas pourvues, faute d’interfaces appropriés entre parents et assistantes maternelles.

- Afin de répondre aux attentes tant des parents que des assistantes maternelles, j’ai lancé deux chantiers : le site internet monenfant.fr, un outil d’accompagnement des parents particulièrement innovant qui permettra à tous les parents de connaître les places disponibles près de chez eux ; un plan métiers de la petite enfance, que je serai en mesure de dévoiler d’ici à la fin novembre, en cours d’élaboration qui portera notamment sur le renforcement de l’attractivité de la profession d’assistante maternelle et sur la création d’interfaces entre parents et professionnels, pour une meilleure adéquation de l’offre et de la demande. A ce stade, je souhaite que dans chaque mairie un point d’information puisse dire à tous les parents et à toutes les assistantes maternelles où trouver des places disponibles.

- Je souhaiterai dire enfin à toutes les assistantes maternelles qu’elles font un très beau métier, un des plus beaux qui soit. Soyez toutes et tous très fiers de participer à l’éveil de ces jeunes enfants.
- je voudrais maintenant remercier à nouveau Jean ARTHUIS et ouvrir la discussion avec vous tous, afin que je puisse recueillir votre avis sur toutes ces mesures, et sur toutes ces perspectives.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

Protéger les tout-petits!

Ajouté le lundi 20 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Édités à plus de 1,5 million d’exemplaires, les deux dépliants sont diffusés conjointement auprès des médecins, des crèches, dans les caisses primaires et régionales d’Assurance maladie, les centres de protection maternelle et infantile. Ils ont pour objectif de sensibiliser et d’informer les parents sur la conduite à tenir face à ces deux risques qui menacent nourrissons et jeunes enfants.

En période d’épidémie de gastro-entérite, la vigilance est primordiale. Principal danger pour les tout-petits : la déshydratation que peut provoquer la diarrhée. Le dépliant (format .pdf 363ko) Diarrhée du jeune enfant, évitez la déshydratation ! préconise l’administration d’une solution de réhydratation orale (SRO), moyen le plus efficace d’éviter et de traiter la déshydratation. Il recommande également de proposer régulièrement à l’enfant de manger. Il conseille de surveiller sa température, son comportement, ainsi que le nombre de elles, de vomissements, de biberons bus et d’aliments consommés. Par ailleurs, le document invite à contacter un médecin dès l’apparition des symptômes et à le rappeler s’ils persistent. Enfin, il indique comment préparer une solution de réhydratation orale et suggère d’en conserver chez soi afin de pouvoir agir rapidement en cas de diarrhée. Les numéros d’urgence figurent à la fin du dépliant. Outre sa diffusion via les réseaux professionnels, ce dépliant sera encarté dans cinq titres de presse à destination des mères de jeunes enfants. L’hiver est propice à la bronchiolite. Ainsi, chaque année, cette maladie particulièrement contagieuse touche 30 % des enfants de 0 à 2 ans.

Le dépliant (format .pdf 593ko)  La bronchiolite rappelle les modes de  transmission du virus – éternuements, toux, mains, etc. – et les réflexes à adopter pour prévenir les risques de contamination. Il indique également la conduite à suivre en cas de maladie déclarée. Enfin, ce document, au ton rassurant, oriente vers le médecin traitant et le kinésithérapeute – principal acteur du traitement.

Source : www.inpes.sante.fr; cliquez ici Pour retrouver le n°42 d’Equilibre (format .pdf 291ko).

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Protéger les tout-petits!

Ouvrir les crèches le dimanche, ce n'est pas si simple

Ajouté le vendredi 17 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

L'ouverture des crèches municipales le dimanche semble compliquée, mais pourquoi ne pas recourir aux places en crèches hospitalières.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité, lundi 13 octobre, que les nouvelles crèches "puissent être ouvertes sept jours sur sept, quand il le faut", afin d'accueillir les enfants de parents travaillant le week-end.

Les communes gèrent les crèches

Concrètement, la gestion des crèches relève en grande majorité des communes. L'ouverture de ces établissements le week-end reviendrait donc aux villes. "Le personnel des crèches municipales parisiennes est composé à 99% de femmes qui ont déjà des horaires longs et étirés. Je vois mal comment elles pourraient travailler le dimanche", a confié à E24.fr Christophe Najdovski, l'adjoint au maire de Paris chargé de la petite enfance. Il préconise davantage de se tourner vers les crèches hospitalières, elles, ouvertes en soirée et le week-end. Même si, selon lui, ces crèches sont occupées à 90% en semaine, elles offrent des créneaux disponibles justement le soir et le week-end. "Il vaudrait mieux utiliser ce qui existe déjà", plaide-t-il. Car "on n'ouvre pas les crèches le dimanche, comme on n'ouvre pas les écoles le dimanche". C'est un sujet délicat, pas seulement sur le plan économique. En effet, il est nécessaire de "respecter le rythme des enfants". Or, à Paris, certaines crèches associatives, soutenues financièrement par la ville offrent déjà de larges horaires.

Se tourner vers les crèches hospitalières

La secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano oriente, elle aussi, les regards vers les disponibilités offertes par les crèches hospitalières. Une convention a été signée début octobre avec l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Caisse d’Allocation Familiale de Paris (CAF) pour que les franciliens puissent bénéficier de ces places. "En région parisienne et en Province, au sein de l’AP-HP, on dénombre 4.107 places de crèches, dont le taux d’occupation est seulement de 65 à 70 %, selon le secrétariat d'Etat. Un taux à prendre avec précaution puisque lissé sur la semaine et sur l'ensemble des crèches. Autrement dit, un enfant peut très bien avoir une place dans une crèche traditionnelle de 14h à 18h et bénéficiait, à la fermeture, d'une place en crèche hospitalière de 18h à 20h. Ou le week-end, en l'occurrence.

Avec de telles solutions, qui peuvent effectivement paraître compliquées à gérer pour les parents, le ministère estime que "les horaires atypiques des crèches hospitalières permettront de résoudre partiellement le problème des gardes d’enfants pour les personnes du quartier qui travaillent le samedi et le dimanche". Le secrétariat d'Etat prévoit donc d'étendre progressivement l’ouverture de places en crèche hospitalière pour les enfants à l’ensemble du territoire français.

Des crèches le dimanche, pas le seul problème

Pour l'Union nationale des associations familiales (Unaf), qui regroupe quelque 800.000 familles, une ouverture des crèches le dimanche "ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants". En premier lieu, l’offre de crèche est déjà "insuffisante" en semaine. Ensuite: quelle solution pour les enfants trop grands pour la crèche mais trop petits pour rester seuls ?

Interrogé sur les possibles conséquences sociales et familiales, Xavier Bertrand avait précisé qu'il ne s'agissait pas "d'ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept". "Mais si un jour vous avez une crèche d'entreprise à Plan-de-Campagne (zone commerciale des Bouches-du-Rhône), ça peut être intéressant qu'elle soit ouverte le dimanche". Il estime nécessaire de se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français". N'est-il pas souhaitable aussi de se caler sur le rythme de vie des familles?

Delphine Halgand

Source : e24.fr

[Essone] Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Dans le cadre du Mois de la petite enfance, du 6 au 30 novembre prochain, le Service petite enfance organise un concours d'écriture. Sur le thème “Lorsque l'enfant paraît”. Ce concours est ouvert à tous de 6 à 99 ans.

Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

La famille s'agrandit, on passe de deux à trois, puis quatre… Que vous soyez parents, grands-parents, frères ou soeurs, la naissance d'un enfant est un moment qui bouleverse la vie. Tant de changements qui bousculent nos habitudes mais surtout un tel bonheur à partager. Tout au long du mois de novembre le Service petite enfance et ses nombreux partenaires vous proposent une palette d'animations aux couleurs de l'enfance. Ateliers, lectures, conférences, sorties et autres égayeront le mois de novembre.

Parmi ce programme, le concours d'écriture figure en bonne place. Jusqu'au 11 novembre, racontez-nous votre expérience, votre vécu autour de l'arrivée dans votre vie de ce petit être qui a pris une si grande place.

Le règlement du concours (format .pdf 63.5 ko) est disponible en téléchargement ou en Mairie principale et Mairies annexes.

Texte à envoyer avant le 11 novembre à l'adresse suivante :

Mairie d'Athis-Mons
Service petite enfance
Place du Général de Gaulle
91200 Athis-Mons
Infos au 01 69 54 54 54 ou 01 69 54 55 61

Rendez-vous écriture

Dans le cadre du Mois de la petite enfance, l'association du Coq à l'âne vous propose deux ateliers d'écriture les mercredi 22 et samedi 25 octobre de 14h30 à 16h30. Dans une ambiance détendue et ludique, vous pourrez vous essayer à l'écriture en suivant les conseils d'un animateur de l'association. Pour participer à ces ateliers d'écriture, un niveau élevé en orthographe ou à l'oral n'est pas nécessaire. Les ateliers développeront votre envie d'écrire et votre créativité.

Inscription obligatoire auprès du Service petite enfance. Le lieu où se dérouleront les ateliers vous sera communiqué à votre inscription.

Infos au 01 69 54 55 61

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[Essone] Concours d'écriture : Lorsque l'enfant paraît

Pour garder son enfant, qu'est ce qui est le moins cher ?

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Pour les familles à faible revenu, la crèche reste la solution la plus abordable. Pour les familles les plus aisées, c'est l'assistante maternelle agréée.

Le dernier rapport (fichier .pdf  10.4 MO)de l'observatoire national de la petite enfance pour 2006 publié par la Caisse nationale des Allocations familiales (Cnaf) fait la liste des solutions.

Si les revenus du ménage sont inférieurs à deux Smic (2068 euros), le recours à un établissement d'accueil collectif (crèche, halte-garderie, jardin d'enfants) est le meilleur plan. Logique puisque la participation des familles est proportionnelle à leur revenu. Depuis 2004 et la mise en place d'un nouveau système de paiement dit PSU (Prestation de service unique), la participation des familles est calculée selon le nombre d'enfants, les revenus et le nombre d'heures passées par l'enfant à la crèche. Avant, les familles payaient des forfaits moins modulables.

Au-delà de 3 Smic, vive l'assistante maternelle !

Pour les familles au revenu supérieur ou égal à trois Smic (3102 euros), l'assistante maternelle agréée reste le choix le moins coûteux. En effet, la prestation d'accueil du jeune enfant (Paje) accordée aux familles pour compenser le coût d'une assistante maternelle a été augmentée en 2004 et le crédit d’impôt a été porté à 50 % du reste à charge depuis la loi de finance 2007, au lieu de 25 %.

La garde à domicile, un luxe

Quant aux familles au dessus de 4 Smic (4136 euros), elles ont le choix. La différence est minime entre garde partagée, garde dans un établissement collectif ou assistante maternelle.La garde à domicile est pour sa part beaucoup plus coûteuse pour les familles, quels que soient leurs revenus.

Source : www.e24.fr

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Pour garder son enfant, qu'est ce qui est le moins cher ?

Xavier Bertrand veut des crèches ouvertes le dimanche

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Xavier Bertrand va soumettre au Parlement dès 2009 un texte sur le droit opposable à la garde d'enfants. Le projet de loi pour l'assouplissement du travail dominical devrait être examiné en novembre à l'Assemblée.

Des crêches adaptées aux horaires de travail des parents. C'est ce que souhaite le ministre du Travail, Xavier Bertrand. "Les nouvelles crèches notamment, il faudra aussi qu'elles puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut. Parce que quand vous êtes commerçants, pourquoi vous n'auriez pas le droit d'avoir vos enfants à la crèche?", a déclaré le ministre, interrogé lors d'un point presse (lundi 13 octobre) sur les possibles conséquences sociales et familiales de l'extension du travail le dimanche.

Le ministre avait annoncé en février que le gouvernement allait soumettre au Parlement dès 2009 un texte sur le droit opposable à la garde d'enfants. Il a également estimé que les "sept millions de Français" qui travaillent "occasionnellement" le dimanche avaient déjà dû trouver une solution pour la garde de leurs enfants. "Il ne s'agit pas d'ouvrir toutes les crèches de France sept jours sur sept, mais si un jour vous avez une crèche d'entreprise à Plan-de-Campagne, ça peut-être intéressant qu'elle soit ouverte le dimanche. Il faut qu'on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français", a-t-il ajouté.

Assouplissement

Sur le calendrier du texte, le ministre du Travail et des relations sociales a souhaité que le projet de loi du député UMP Richard Mallié assouplissant le travail dominical soit examiné à l'Assemblée en novembre. "L'idéal ce serait de pouvoir l'inscrire si possible en novembre de façon à ce qu'on puisse avoir le Sénat derrière", a déclaré M. Bertrand en reconnaissant qu'il y avait "encore des réticences" au sein de l'UMP sur le sujet. Une réunion de groupe est prévue ce mardi 14 octobre, a-t-il indiqué. "Il y a encore des réticences. (...) A nous de montrer avec la proposition de Richard (Mallié) qu'on ne va pas faire n'importe quoi n'importe comment. Qu'à Saint-Quentin on ne va pas ouvrir parce qu'à Saint Quentin on n'a pas envie d'ouvrir mais qu'à Plan de Campagne on a besoin d'ouvrir et qu'on a envie d'ouvrir", a ajouté le ministre en insistant sur des ouvertures dominicales non pas "généralisées" mais "localisées". Il a affirmé que "l'objectif premier du texte" était d'empêcher les salariés qui travaillent déjà le dimanche de devoir cesser et "perdre de 15 à 20% de leur salaire".

Répondant aux critiques de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) qui juge que l'ouverture dominicale pourrait "porter un coup fatal" au commerce de proximité, M. Bertrand a indiqué préférer que les Français "fassent leurs courses le dimanche plutôt que d'aller sur internet" (faire leurs achats), ce qui, selon lui, est potentiellement plus dangereux pour le commerce de proximité. Le ministre a rappelé être favorable à une rémunération doublée le dimanche et inscrite dans la nouvelle loi pour les salariés des nouveaux secteurs autorisés à ouvrir le dimanche.

Source : E24 avec AFP

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Xavier Bertrand veut des crèches ouvertes le dimanche

Communiqué : pour une reconnaissance au niveau Bachelor

Ajouté le mardi 14 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

ANASfneje, federation national des educateures de jeunes enfantsFrance ESF, Economie Social et FamilialeONES

COMMUNIQUE

13 octobre 2008

Pour la reconnaissance au niveau Bachelor

Les associations professionnelles des travailleurs sociaux :

  • ANAS – Association Nationale des Assistants de Service Social
  • France ESF – France Economie Sociale et Familiale
  • FNEJE – Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants
  • Objectif ONES – Objectif Organisation Nationale des Educateurs Spécialisés

Se sont réunies une première fois le 13 juin 2008.
Elles ont échangé sur les situations actuelles de chacune des professions et se sont accordées sur l’importance d’initier un travail en commun ayant comme objectifs de :

  • Créer un espace d’expression pour les professionnels du travail social
  • Développer une posture de veille et de vigilance face aux évolutions du secteur social
  • Coordonner et mette en oeuvre des initiatives communes sur des questions précises intéressant l’ensemble des professions.

Les associations des professions sociales se proposent de porter une parole à la fois convergente en s’appuyant sur leur socle commun et transversal de références et de compétences, et à la fois spécifique, respectueuse des identités professionnelles et du coeur de métier de chacun.
Elles ont décidé de mener des initiatives conjointes, et / ou convergentes, afin de :

  • Obtenir la reconnaissance de leurs diplômes au niveau L (Bachelor, 180 ECTS) dans la nomenclature européenne des diplômes de l’enseignement supérieur post baccalauréat (L, M, D)
  • Affirmer et faire reconnaître que les nouveaux référentiels de formation, conduisent à former des professionnels en capacité de :
    • Conceptualiser une pratique professionnelle
    • Développer une expertise et une recherche concernant l’intervention sociale et socio-éducative
    • Transposer les connaissances et le savoir faire dans différentes situations et champs d’intervention

L’obtention d’un diplôme de niveau III valide l’acquisition de ces compétences qui caractérisent le niveau L de l’enseignement supérieur.
Cette appartenance est reconnue de fait par les dispositions de gratification des stages des étudiants travailleurs sociaux de formations niveau III.


Contacts :
ANAS - www.anas.fr - info.anas@yahoo.fr - 01 45 26 33 79
FNEJE - 02 40 47 53 64 - fneje-delegation@fneje.fr
France ESF - www.france-esf.fr - virginie.gresser@laposte.net
Objectif ONES - Objectif O.N.E.S. / IREIS - 04 37 62 14 90 contact@ones-fr.org -

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Communiqué : pour une reconnaissance au niveau Bachelor

[FNEJE] Appel à réagir après le reportage de TF1

Ajouté le samedi 11 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Comme la FNEJE vient de le faire, je vous propose de réagir auprès de TF1 sur le sujet 'Nounou, un métier pas seulement réservé aux femmes" en leur transmettant vous aussi un mail qui pourrait reprendre les termes de celui que la FNEJE vient d'envoyer.

La FNEJE appelle tous ses adhérents et les professionnels à transférer le texte indiqué ci-dessous.

Voici leur adresse : jt20h@tf1.fr

C'est grâce à un envoi massif que l'action aura un impact.

Cordialement,

Elliryc, membre du CA National de la FNEJE


Nantes, le 10 octobre 2008

Bonjour,

Lors de votre JT du mardi 7 octobre de 20 heures, votre sujet "Nounou, un métier pas réservé aux femmes !" a retenu toute notre attention et celle de nos adhérents.

En effet, le traitement du sujet entretient une confusion sur les différentes professions de la Petite Enfance. Le terme générique de "nounou" n'existe pas, il désignait, il y a fort longtemps, des femmes non déclarées GARDANT des enfants à leur domicile.

Aujourd'hui, les Assistants Maternels accueillent à leur domicile des enfants après avoir obtenu un agrément des services de Protection Maternelle et Infantile.    

La profession d'Educateur de Jeunes Enfants (et non Assistant Paternel comme vous l'évoquez dans votre sujet) nécessite 3 ans de formation post-bac et ne peut pas être apparentée à celle d'Assistant Maternel.

De plus, le traitement du sujet peut laisser penser que la rémunération d'un EJE ne suffit pas pour vivre puisque celui ci est obligé de faire des heures supplémentaires en faisant du baby sitting. Il nous semble qu'un JT comme le vôtre doit pouvoir transmettre une information claire et précise sur des sujets aussi sensibles et d'actualité que celui de la Petite Enfance. Il aurait été judicieux que vous nous contactiez en tant que Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants sur un reportage traitant notre métier.

Cordialement

Pour le Conseil d'Administration

Christine ACCOLAS-BELLEC
Déléguée Nationale F.N.E.J.E
2, rue du Mal de Lattre de Tassigny
44000 NANTES
Tél : 02 40 47 53 64
Fax : 02 40 47 00 97
www.fneje.fr


N'hésitez pas à réagir dans le forum dans la discussion "La question de l'homme en milieu petite enfance"

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[FNEJE] Appel à réagir après le reportage de TF1

Rencontre bilatérale entre Nadine Morano et Ursula von der Leyen

Ajouté le jeudi 09 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Une rencontre bilatérale entre Mme Nadine MORANO, secrétaire d’Etat chargée de la Famille et Mme Ursula VON DER LEYEN ministre de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse en Allemagne, s’est déroulée le jeudi 9 octobre.

A l’heure de la Présidence Française de l’Union Européenne, le couple franco-allemand élabore un nouveau projet social et familial.

L’objectif poursuivi par le biais de la coopération franco-allemande dans le domaine de la politique de la famille, consiste à s’enrichir des expériences réciproques et à promouvoir, des deux côtés du Rhin, une politique permettant de concilier vie professionnelle et familiale.

L’enjeu: réhabiliter la valeur « travail », en donnant notamment à chaque parent, la possibilité de bénéficier de la meilleure offre de service en matière de garde d’enfants.

C’est dans ce contexte que rendez-vous a été pris entre Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la famille et Ursula Von Der Leyen, Ministre fédéral de la famille, des personnes âgées, des femmes et de la jeunesse.

Les deux Ministres se sont rencontrées au siège du Secrétariat d’Etat à la Famille pour une analyse croisée des solutions mises en place dans les deux nations européennes.

Ainsi, un certain nombre d’initiatives parallèles, prises par les deux Gouvernements étaient au centre des échanges entre les deux délégations.

Ainsi, concernant les initiatives françaises, Nadine Morano a évoqué la convention de partenariat qui a été signée avec l’APHP et la CAF pour la mise à disposition des familles riveraines, d’un millier de places en crèches actuellement disponibles dans les hôpitaux d’Ile-de-France.

L’ Alliance européenne pour les familles

L’Alliance fut un pilier important du programme de la Présidence allemande de l’UE qui considère qu’une politique familiale durable est essentielle pour faire face aux changements démographiques et pour laquelle elle rappelle le besoin d’un engagement des politiques européennes en la matière pour que l’UE puisse servir de catalyseur au changement.

- 1) Les objectifs de l’alliance européenne pour les familles:

  • faciliter la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, feuille de route sur l’égalité homme-femme (conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle) ;
  • servir de plate-forme pour favoriser la coopération et l’apprentissage mutuel ;
  • s’assurer de la prise en compte des objectifs concernant la politique familiale dans la mise en œuvre des politiques sociales et économiques. L’évaluation de l’Alliance, effectuée par la Commission, est prévue pour 2010. Les forums sur la démographie qui auront lieu en 2008 et en 2010 ainsi que les rapports sur la démographie qu’établira la Commission dans ces années, constituent ses étapes décisives.

- 2) Projets de travaux 2008 : thème principal le rôle des entreprises dans la politique familiale

  • au sein du groupe d’experts sur les questions démographiques : projet d’introduction d’une initiative de haut niveau de l’Union européenne ("Alliance pour les familles – réseau d’entreprises"), visant à inciter les entreprises à créer, à l’échelle européenne, des conditions de travail favorables aux parents et à favoriser conciliation vie familiale et vie professionnelle.
  • Forum européen sur la démographie 2008 (vous y participez le 24 novembre 2008) : la politique familiale au centre des discussions. L’accent sera mis sur la politique familiale et l’attitude des entreprises à l’égard des besoins des familles. Une étude comparative analysant, dans tous les États membres de l’Union européenne ou dans trois États servant d’exemples est envisagée (Allemagne, France et un autre pays membre), l’attitude des entreprises à l’égard des familles.

Source : Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité

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Rencontre bilatérale entre Nadine Morano et Ursula von der Leyen

Des mesures pour concilier vie familiale et vie professionnelle

Ajouté le mercredi 08 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

Augmenter le nombre de places en crèches, instaurer un droit à la garde des enfants… lors d’un déplacement sur le terrain, Nadine Morano a de plus annoncé qu’une série de mesures seraient prises d’ici la fin de l’année pour permettre aux parents de mieux concilier vie familiale et vie professionnelle.

- Dans son discours prononcé lors de l’inauguration de la CAF de Paris, Nadine Morano détaille un certain nombre de mesures qui seront prises d’ici la fin de l’année.

L’accueil de la petite enfance en chiffres

Aujourd’hui, la politique dédiée à la petite enfance concerne plus de 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans. L’effort financier global qui leur est consenti s’élève à 1 point du PIB (Etat, collectivités locales, caisse de Sécurité Sociale).

Si le bilan est plutôt favorable, notamment en comparaison de nos voisins européens, certains besoins restent encore insatisfaits. C’est l’objet du Droit à la garde des enfants (DGE).

Etat des lieux en France métropolitaine et dans les Départements d’Outre Mer

Le nombre d’enfants concernés

Au 1er janvier 2007, la France compte 2 424 000 enfants de moins de trois ans. Considérant la durée des congés liés à la naissance, la question du mode de garde se pose à trois mois révolus (2 135 000 enfants concernés) pour le premier ou deuxième enfant, et à quatre mois révolus à partir du troisième.

L’offre d’accueil

- Accueil collectif : 365 000 places
- Accueil chez l’assistant(e) maternel(le) : ce mode d’accueil concerne 780 000 enfants de moins de 6 ans, dont 550 000 de moins de 3 ans.
- Accueil d’enfants de moins de trois ans en écoles maternelles : estimation de 140 000 à 190 000 enfants
- Prestation pour l’emploi d’une personne à domicile pour la garde d’un enfant de moins de 3 ans : PAJE-CMG (34 000) et AGED (23 000) : 57 000
- Congé parental : 370 000 bénéficiaires

Ces différents modes de garde laissent apparaître un besoin de 350 000 places pour l’accueil de la petite enfance.

Le droit à la garde des enfants (éléments de contexte)

Conformément aux engagements du Président de la République, le Gouvernement créera près de 350.000 places nouvelles d’ici 2012 pour l’accueil de la petite enfance en diversifiant les modes d’accueil et en assouplissant la réglementation.

Il correspond à la volonté de mettre en place les mesures nécessaires à un meilleur épanouissement des citoyens, notamment par la mise en place de mesures facilitant l’accès à l’emploi.

Mieux concilier vie privée et vie professionnelle, répondre d’ici 2012, à l’essentiel des besoins de garde d’enfants des familles, donner la possibilité de travailler au second conjoint, voici donc les enjeux qu’ambitionne de traiter le DGE.

En effet, que veulent les familles ? Une étude du CREDOC datée de 2006 apporte un éclairage précieux.

Depuis 1990, 70% des ménages attendent majoritairement des services plutôt que des aides financières.

Il faut donc opérer un redéploiement de l’aide de l’Etat en faveur des attentes véritables de nos concitoyens.

Ainsi est née l’idée du droit à la garde des petits enfants.

Actuellement, selon une étude réalisée par la DREES, en 2002, les 2/3 des jeunes enfants de 4 mois à moins de 3 ans sont, pendant la semaine, gardés par l’un de leurs parents. 18 % d’entre eux sont gardés par une assistante maternelle (dont 2 % en crèche familiale) tandis que seulement 8 % sont accueillis en crèche collective.

Des moyens considérables doivent être dégagés, mais il s’agit aussi de faire preuve d’innovation en imaginant de nouveaux modes de garde.

Plus nous favoriserons la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, plus nous soutiendrons notre taux de natalité, car les femmes ne veulent pas avoir à choisir entre leur carrière et leur vie privée, tout comme les pères qui veulent s’impliquer davantage dans leur vie de famille.

Le principe fondateur du DGE se traduit par la mise en place d’un droit d’accompagnement des familles.

Objectifs : S’appuyer sur la diversification des modes de garde, en privilégiant les modes les moins coûteux pour les familles et les administrations publiques (Etat, collectivités locales).

Faire du DGE un accompagnement « sur mesure » des familles (horaires atypiques, contraintes des familles mono-parentales (20 % des familles).

La convention cadre de partenariat entre L’APHP ET LA CAF

C’est dans ce contexte d’une volonté affirmée de créer de nouvelles places au bénéfice de la petite enfance que Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, a souhaité signer une convention (voir annexes) avec l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et la Caisse d’Allocation Familiale de Paris (CAF), afin que les franciliens puissent bénéficier de places au sein des crèches hospitalières, jusqu’alors uniquement réservées aux enfants du personnel soignant. Il est à noter que ces derniers verront par ailleurs, le nombre de places dont ils pourront bénéficier augmentées.

En totalité, les jeunes enfants bénéficieront de 1.000 places supplémentaires.

En région parisienne et en Province, au sein de l’AP-HP, on dénombre 4.107 places de crèches, dont le taux d’occupation est seulement de 65 à 70 % ; par rapport au 2146 places recensées à Paris, il existe un potentiel de 1.000 places de crèche disponibles aujourd’hui.

Conformément à son engagement public, Nadine Morano réunit la Direction de l’AP-HP et celle de la CAF pour concrétiser une mesure qui vise à mieux concilier vie familiale et professionnelle.

Les horaires atypiques des crèches hospitalières permettront de résoudre partiellement le problème des gardes d’enfants pour les personnes du quartier qui travaillent le samedi et le dimanche.

L’ouverture de places en crèche hospitalière pour les enfants des quartiers environnants sera progressivement étendue à l’ensemble du territoire français

Le développement de modes de garde, plus en phase avec les nouveaux besoins des citoyens a été au cœur des échanges que Nadine Morano a initiés avec ses collègues de l’Union Européenne, dans le cadre de la rencontre informelle des Ministres de la Famille des 27 états membres, le 18 septembre dernier.

Un projet ambitieux pour rendre, toujours plus compatible, vie professionnelle et vie familiale

La recherche d’un mode de garde ne doit plus être un parcours du combattant pour les parents. Il faut donc développer des mesures permettant de concilier vie professionnelle et familiale.

Outre la convention-cadre de partenariat entre l’APHP et la CAF pour développer l’offre de places en crèches hospitalières, le Secrétariat d’Etat à la Famille travaille sur plusieurs autres pistes programmées pour les 4 ans à venir.

L’ensemble de ces mesures permettra de donner une ampleur inégalée au soutien des familles dans le domaine de la garde d’enfants et sera annoncée d’ici la fin de l’année.

Le dossier de presse (21.8 ko)

Source : Ministère du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

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Des mesures pour concilier vie familiale et vie professionnelle

Les modes d'accueil des jeunes enfants : le supplément juridique des ASH

Ajouté le jeudi 02 octobre 2008 - Auteur : Elliryc

"L'amélioration de l'accueil des jeunes enfants est une question de société récurrente", estime la rédaction des suppléments juridiques des Actualités sociales hebdomadaires, qui vient de publier la deuxième édition de son numéro spécial consacré à la politique d'accueil de la petite enfance.
De nombreuses réformes sont en effet venues modifier le cadre légal de la prise en charge de 2,3 millions d'enfants de moins de trois ans (sur un total de 4,6 millions d'enfants de moins de six ans) au 1er janvier 2008.
Quelque 473 000 sont ainsi accueillis chez un(e) assistant(e) maternel(le) et 33 000 gardés à domicile par un(e) employé(e) de maison, tandis que 328 000 places sont disponibles en accueil collectif (crèches) et que 182 000 enfants sont scolarisés en maternelle.
Mais les progrès réalisés ces dernières années restent cependant largement insuffisants pour répondre à la demande, souligne le hors-série, qui évalue à entre 300 000 et 500 000 places le besoin d'accueil non satisfait sur le territoire.
Au-delà d'un panorama exhaustif des différents modes de garde existant actuellement en France, ce supplément, publié avec le n° 2574 des ASH du 26 septembre 2008, "a également pour vocation de répondre aux questions pratiques que peuvent se poser ceux qui souhaitent mettre sur pied une nouvelle structure de garde" (procédures, partenaires...).
De même, sont présentés dans leurs grandes lignes le congé parental et autres compléments de libre choix d'activité de la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE).

ASHActualités sociales hebdomadaires
Supplément juridique de septembre 2008
Prix : 14 euros (+ 5 euros de frais d'envoi)
Pour toute commande, passer par la librairie
en ligne sur le site ash, ou contacter :

Wolters Kluwer France
Service VPC, case postale 701
1, rue Eugène-et-Armand-Peugeot
92856 Rueil-Malmaison cedex
Tél. : 01 76 73 30 82

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Les modes d'accueil des jeunes enfants : le supplément juridique des ASH

Petite enfance, RSA : les CAF se disent prêtes à s'investir

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

publié le23 septembre 2008

La Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) s'intéresse naturellement de près à deux gros dossiers d'actualité : le droit à la garde d'enfants et le revenu de solidarité active (RSA). Deux dossiers sur lesquels elle a tenu à faire connaître sa position ce 23 septembre à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée. En faisant notamment valoir, pour l'un comme pour l'autre, que la branche famille s'est depuis un bon moment déjà engagée dans un certain nombre d'expérimentations.
L'ambition du gouvernement de pouvoir afficher à l'horizon 2012 un droit opposable à la garde d'enfants place évidemment les CAF en première ligne, aux côtés des collectivités. Rappelant que l'on compte aujourd'hui 4,8 millions d'enfants de moins de six ans et 318.000 places d'accueil en structures collectives, Jean-Louis Deroussen, président du conseil d'administration de la Cnaf, a souligné la nécessité d'"accompagner le développement quantitatif" d'une offre clairement insuffisante. Ceci, dans "un contexte budgétaire contraint", avec des "difficultés à avancer" du fait de l'éclatement des responsabilités (entre communes, EPCI, départements, CAF...) et avec des problèmes de recrutement liés à la perspective de nombreux départs à la retraite (une assistante maternelle sur quinze d'ici 2015 par exemple). Et Jean-Louis Deroussen d'insister tout autant sur "le côté qualitatif" ou comment "mieux structurer l'offre" et développer l'accès à l'information sur les solutions de garde et les places disponibles.
La Cnaf a mené plusieurs expérimentations en ce sens : mettre en place un numéro unique d'enregistrement de demandes de garde formulées par les familles, tester les bonnes pratiques en matière de schémas départementaux d'accueil de la petite enfance, recensement des places disponibles dans les différents établissements d'un territoire... On retiendra notamment l'expérience particulièrement aboutie menée par la CAF du Bas-Rhin, qui devrait être généralisée à l'ensemble du territoire national fin 2009 ou début 2010 : la mise en place du site www.mon-enfant.fr, qui permet aux parents de connaître toutes les places disponibles près de chez eux quel que soit le mode de garde privilégié (donc y compris les assistantes maternelles, avec leurs coordonnées directes).
S'agissant du projet de loi créant le RSA (examiné à l'Assemblée à partir de mercredi), que le conseil d'administration de la Cnaf a approuvé à une large majorité le 29 août dernier, Jean-Louis Deroussen a rappelé que 34 CAF ont participé à l'expérimentation du dispositif. Et que ce sont ces mêmes CAF qui "assureront l'ouverture des droits et la gestion administrative" - lesquels entraîneront d'ailleurs des besoins nouveaux actuellement évalués à environ 2.000 équivalents temps plein. En sachant que l'on estime à 800.000 le nombre de nouveaux bénéficiaires du RSA par rapport aux actuels bénéficiaires du RMI et de l'API. Et que la première année entraînera forcément "un gros travail d'accueil et d'information".
Mais la Cnaf espère visiblement ne pas être cantonnée à un rôle de gestion : "Lorsque l'orientation du bénéficiaire consistera en un accompagnement social, les travailleurs sociaux des CAF pourront intervenir. Notamment, par exemple, lorsque les freins au retour à l'emploi sont liés à des problèmes de garde d'enfant ou de logement". "Les CAF ont fait leurs preuves en matière d'accompagnement social", a insisté Louis Deroussen.

Claire Mallet

La Cnaf en campagne

S'estimant victime d'une "fausse notoriété", la Cnaf a décidé de lancer une vaste campagne de communication institutionnelle, qui battra son plein du 29 septembre au 19 octobre à travers des spots radio, des affiches, ainsi qu'une série de vidéos et jeux diffusés sur le web. L'un des objectifs est de "sortir de l'image d'une caisse", d'"humaniser les prestations versées" et de valoriser le travail des agents des Caf. Il s'agit aussi de mieux faire connaître les atouts du site www.caf.fr. Le tout avec une nouvelle signature à l'appui : "L'esprit de familles".

Source : Localtis.info

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Petite enfance, RSA : les CAF se disent prêtes à s'investir

[Québec] Educatrices de l'île de la Réunion en stage à Verdun

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Québec Des étudiantes réunionnaises spécialisées en éducation à la petite enfance sont de passage à Verdun et sur la Rive-Sud pour un stage dans le cadre de leur formation.

Le Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM) a piloté le dossier et assurer l’intégration temporaire des stagiaires dans différents centres de la petite enfance dont un à Verdun. Ces jeunes femmes habitent l’Île de la Réunion, un département français situé au beau milieu de l’Océan Indien à des milliers de kilomètres du Québec.

Ainsi pour douze semaines, le RCPEM coordonne le stage de ces cinq étudiantes accueillies dans des CPE afin d’observer le travail éducatif qui se fait auprès des enfants dans le réseau de services de garde au Québec.

Ayant en effet pour objectif d’approfondir leur compréhension des situations éducatives et leur connaissance du métier d’éducatrice à la petite enfance, le stage, exigé par l’Institut National de travail social de la Réunion qu’elles fréquentent, leur permet d’acquérir de nouvelles compétences au contact des professionnelles québécoises.

Les stagiaires actuellement au Québec sont Isabelle Maryse Sevagamy (au CPE Franquette la Grenouille de Chambly), Stéphanie Lefevre (au CPE Caillou-Lapierre de Saint-Hubert), Béatrice Fontaine au CPE Les Stroumps de Sherbrooke, ainsi qu’Audrey Gravina et Lindsay Folio au CPE Communautaire Les Trottinettes de Verdun.

Les responsables des centres de la petite enfance ne cachent pas leur satisfaction de voir ces futures éducatrices d’outre-mer séjournées parmi nous. Les stagiaires ont d’ailleurs récemment profité d’une journée dans les locaux du RCPEM à Saint-Hubert pour se familiariser avec l’historique et la structure du réseau des CPE et la mission du ministère de la Famille et des Aînés. Notez que Le Messager informera ses lecteurs des premières impressions de ces jeunes éducatrices sur le travail accompli dans ce domaine au Québec.

Source : Le Messager de Verdun

Berceaux

Ajouté le samedi 27 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Je vous propose l'éditorial de  Didier Pourquery paru le jeudi 25 septembre 2008 dans Libération.fr


«Travaillez plus pour gagner plus» qu’il disait… Oui, mais comment ? Comment une mère ou un père de famille déjà surchargés peuvent-ils passer à temps plein, ou faire des heures supplémentaires, si la garde du bébé est un véritable casse-tête ? Comment concilier le travailler plus et l’équilibre familial ?

Nous nous félicitons en France de notre beau taux de fécondité, qui atteint 1,98 enfant. Nous nous enorgueillissons de notre système d’allocations et de quotient familial qui nous place dans le peloton de tête de l’Europe en la matière.

Mais il faut répéter que le coût d’un enfant est élevé. On l’estime à environ un quart des revenus d’un ménage. Et les allocations ne peuvent résoudre tous les problèmes. Alors, au-delà des aides, il faut mettre tout en œuvre concrètement pour aider les familles dynamiques. Cela passe par la mise en place de solutions souples, adaptées, de garde des tout-petits.

Les municipalités font ce qu’elles peuvent. Le nombre de places en crèche est même devenu pour elles un argument électoral majeur. Mais elles doivent tant faire, déjà, en matière de transports et de logements, qu’elles se retrouvent souvent devant une impasse financière dans le domaine de la petite enfance. Il convient donc de favoriser, à côté des infrastructures traditionnelles, de multiples initiatives, publiques, associatives ou même privées. Il ne faut donc pas lâcher l’idée de droit opposable à la garde d’enfants et donner une réalité à ce slogan. Question de logique. Travailler plus ? Justement. Les métiers de la petite enfance sont un gisement d’emplois non négligeable.

Source : Libération.fr

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Berceaux

La poussée des crèches d'entreprise

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Encore marginal, le phénomène prend de l’ampleur et représente aujourd’hui 3 000 emplois.

Les crèches passent au privé et le secteur est en pleine explosion. Quasiment inexistantes il y a cinq ans, les sociétés privées pèsent plus de 3 000 emplois et 6 000 berceaux. Principalement via la gestion de crèches d’entreprise : «L’activité est très forte. Notre chiffre d’affaires double tous les ans. On est passé de 7 millions d’euros en 2007 à 28 millions en 2009», explique Christophe Durieux, le patron de People & Baby. Le secteur est encore marginal - seulement 2 % des entreprises disposent d’une crèche pour leurs employés (1) -, mais en forte expansion depuis l’instauration de dispositifs financiers, en 2004, pour inciter les employeurs à se lancer dans l’aventure.

Fidélisation. D’abord initiées par les grands groupes de la région parisienne, les crèches d’entreprise gagnent la province, ainsi que les PME. «Elles facilitent le quotidien des salariés-parents qui sont demandeurs», remarque Jérôme Ballarin, président de l’Observatoire de la parentalité en entreprise. Mais la démarche n’est pas encore classique chez les patrons. «Certains jugent que ce n’est pas leur rôle», note un acteur du secteur. Et tout cela a un coût. «C’est environ 7 000 euros par place et par an à la charge de l’entreprise», explique Jean-Claude Le Grand, directeur de la diversité chez l’Oréal. En Ile-de-France, le groupe dispose d’une quarantaine de berceaux répartis en deux crèches.

Pour les employeurs, ces garderies présentent des atouts de poids : moins d’absentéisme et de retards en cas de problème avec la nounou, fidélisation du salarié et argument au moment de l’embauche.

«Tarif identique». «C’est une façon moderne de faire des relations humaines, poursuit Jean-Claude Le Grand. Les salariés se sentent plus engagés dans l’entreprise.» Les investisseurs privés ont d’abord fait grincer des dents. «Mais c’est une ouverture au secteur privé sous contrôle. Le tarif pour les parents est identique. Les normes et la formation du personnel sont les mêmes», insiste Jean-Emmanuel Rodocanachi, directeur de la société les Petits Chaperons rouges. Mieux, les entreprises de crèche se vantent de soulager les collectivités locales. Dans le cas d’une crèche privée, les entreprises prennent en charge la part - en partie défiscalisée - normalement payée par la ville.

Chez les Petits Chaperons rouges, plus d’un tiers des places sont occupées par les communes qui ont délégué une partie de leur parc. «Et tout porte à croire que le secteur va se développer», explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance des Caisses nationales d’allocations familiales.

Source : Libération.fr

Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

«En créant 100 places en crèche, on permet à une mère sur deux de retrouver son emploi»

L'étude pilotée par Eric Maurin (1) pourrait bien dessiner une politique familiale progressiste et favorable aux femmes. Et, - qui sait?- donner des idées au gouvernement à l’heure du chantier des modes de garde de la petite enfance.

Quel effet a l’obtention d’une place en crèche sur la situation professionnelle des femmes?
Il est positif. On sait qu’après la naissance il y a une forte baisse de la participation des femmes au marché du travail. A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75% avaient un emploi avant la naissance elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées. En créant 100 places en crèche nouvelles, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail. 100 places en crèche se substituent à 70 places chez un assistant maternel. Les 30 enfants restant sont gardés par les parents, c’est à dire les mères. En créant 100 places, on permet à 1 mère sur 2 d’éviter de garder son enfant, et ainsi de retrouver son emploi.

Les mères qui ont obtenu une place en crèche sont moins soucieuses.
Les parents ayant obtenu une place sont beaucoup moins inquiets pour leur enfant, la qualité de son langage ou son adaptation à la maternelle, que les parents refusés. Les plus diplômés eux aussi sont moins inquiets. Mais une personne non diplômée qui a obtenu une place en crèche n’aura pas plus de soucis qu’une mère diplômée dont la demande a été refusée.

Votre étude montre que même en terme de coût, la crèche est avantageuse. On peut penser que les crèches sont plébiscitées par les parents (à 83% à Grenoble) parce qu’ils n’en supportent qu’une partie du coût (15%). Les utilisateurs directs sont très satisfaits, mais la société, elle, est elle gagnante?
Nous montrons que oui. En fait, le budget est équilibré. Sachant qu’une place en crèche coûte 15.000 euros par enfant et par an, 100 places nouvelles font 1,5 millions. C’est cher. Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d’autres modes de garde eux aussi très coûteux. Une fois ces économies prises en compte, le coût net des 100 places tombe à environ 650.000 euros. A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l’économie. On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses.
Et c’est sans parler de l’effet à long terme sur la carrière des femmes. En évitant une sortie de longue durée du marché du travail, les crèches évitent une déqualification dont on sait qu’elle a des effets à long terme. Les femmes concernées seront plus productives tout au long de leur vie. Pour la société dans son ensemble les crèches sont donc beaucoup moins coûteuses que ce qu’on agite en permanence.

(1) avec Delphine Royer doctorante «L’effet de l’obtention d’une place en crèche sur le retour à l’emploi des mères et leur perception du développement de leurs enfants», Cepremap, 2008. L’enquête a été réalisée auprès des parents au moment de l’inscription en maternelle. Parmi eux, 1/3 n’avait pas obtenu de place en crèche. (cf. la brève du 29 juin 2008 Etude sur l'effet d'une place de crèche sur le retour à l'emploi des mères)

Source : Libération.fr

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Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi

Dèche de crèche : l'Etat loin du compte

Ajouté le vendredi 26 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Des petites annonces déposées dans les boulangeries, les pressings ou les pharmacies des grandes villes pour partager une nounou, les files d’attente dans les escaliers des crèches ou devant les permanences des mairies… C’est la rentrée, et tous les parents cherchent un mode de garde pour leur bébé. Si possible dans une crèche, un accueil plébiscité par les familles françaises. Le gouvernement a lancé le chantier de la petite enfance. La semaine dernière, Xavier Bertrand et Nadine Morano l’ont rappelé lors d’une réunion informelle des ministres européens en charge de la famille. Bien obligés. La secrétaire d’Etat à la famille est chargée de mettre en œuvre une annonce de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore en campagne électorale : le droit opposable à la garde d’enfants. En théorie, à l’horizon 2012, un parent qui ne parvient pas à trouver une place pour garder son enfant pourra saisir la justice. Une promesse difficile à tenir, car le gouvernement estime qu’il faudra créer 350 000 places d’ici là, en misant sur la «diversification».

«Epreuve». Des entrepreneurs ont déjà vu l’aubaine et livrent des crèches clés en main (lire page suivante). Dans un département sur deux, la capacité d’accueil en structures collectives ne dépasse pas les 10 %, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Trouver une place de garde demeure «une épreuve pour les familles», constate la députée UMP Michèle Tabarot, chargée par François Fillon de réfléchir à la question.

C’est aussi l’une des conséquences de la vitalité démographique de la France. Au 1er janvier 2007, on comptait 2 400 000 enfants de moins de trois ans. Environ 800 000 bébés naissent chaque année depuis le baby-boom de l’an 2000.

Dans certaines grandes villes, comme à Paris ou à Lyon, les maires ont fait de la création de places en crèches une priorité. Est ce une politique de gauche ? En tout cas, au niveau national, les efforts n’ont pas toujours suivi. Le dernier rapport de la Cour des comptes épingle «des résultats décevants, face à l’augmentation de la demande due à la natalité, à celle du nombre de couples bi-actifs et à celle du nombre de familles monoparentales». «Le libre choix se heurte à l’insuffisance de l’offre de garde», écrit la Cour.

Inquiétant. Le nombre de places en crèche ou chez les assistantes maternelles n’a «que peu progressé» (à peine 2 %). Le taux de scolarisation des 2-3 ans à la maternelle a chuté. Entre 2003 et 2006, le nombre d’enfants de 3 ans gardés par leurs parents et proches a même augmenté de 7 %. Le congé parental a séduit 600 000 parents (98 % de mères). Dont 37 % disent ne pas avoir trouvé de système de garde. Autre chiffre inquiétant : 19 % des mères qui travaillent à temps partiel aimeraient travailler plus.

Il faut dire que le mode de garde n’a rien d’anodin. Eric Maurin, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, le démontre chiffres à l’appui, dans une étude menée en Isère auprès de 1 500 familles. «A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75 % avaient un emploi avant la naissance. Elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées.» Le calcul est imparable : «En créant 100 nouvelles places en crèche, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail.»

Source : Libération.fr

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Dèche de crèche : l'Etat loin du compte

[FNEJE] communiqué de presse concernant le rapport Tabarot

Ajouté le mercredi 24 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Fédèration des éducateurs de jeunes enfants La FNEJE rejoint l’analyse faite sur la conjoncture actuelle. Le manque de places de garde pour les jeunes enfants reste une préoccupation majeure pour les familles.

Cependant certaines propositions interpellent et préoccupent la FNEJE :

1) « Développer prioritairement l’offre d’accueil pour les 2 -3 ans. »

Le jardin d’éveil tel que présenté reprend le fonctionnement du jardin d'enfant, structure d'accueil dont la création à fait date dans l’histoire des lieux d’accueil de la Petite Enfance (1905). Mais contrairement à l’existant, l’objectif annoncé serait de viser une stimulation préscolaire aux enfants de 2 ans, ce qui n’a pas lieu d’être à cet âge. La création de passerelles entre l’Education Nationale et le secteur de la Petite Enfance est intéressante, cependant notre expérience nous amène à nous interroger sur la capacité de ces deux secteurs institutionnels à collaborer.
Notre longue pratique d’accueil des enfants de deux ans nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives motrices et … de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec le taux d’encadrement de pour 12 préconisés. Les concertations menées pour la parution du décret 2007 avec les organismes professionnels avaient abouti à la nécessité d’envisager la présence d’un adulte pour 8 enfants de deux trois ans.
Nous ne comprenons pas ce qui vient justifier la remise en cause de ce dispositif.

2) « Recourir à des modes de gardes innovants »

Le secteur privé lucratif est désormais un acteur incontournable. Nous nous accordons sur le fait qu’il faut viser l’efficience, par une gestion rigoureuse à partir des cadres réglementaires. Nous restons néanmoins réservés sur l’effet de « vent en poupe » de ce secteur et restons vigilants sur la qualité des projets éducatifs. Un mode d’accueil à proximité du lieu de travail peut éventuellement rassurer et fidéliser les salariés qui seront plus disponibles. Cependant un travail important reste à faire sur la mise en réseau des places d’accueil car la proximité du
domicile reste le plus favorable pour l’enfant et sa famille.

  • Les structures innovantes dites maison des assistantes maternelles (MAM). La prise en charge d’enfants en collectivité uniquement par des assistantes maternelles nous paraît insuffisante, car celles-ci ne peuvent pas s'enrichir des compétences de professionnels de différentes qualifications. Certaines situations dans la relation à l’enfant et sa famille, accrues par la collectivité, peuvent être difficiles, or ces accueillantes sont démunies d’outils professionnels pour y répondre. Quel acte éducatif peut être alors posé ? A moins que l’objectif de ce dispositif soit uniquement du gardiennage, loin de l’attente des parents.
  • L’emploi des seniors est une préoccupation en France, toutefois le travail en collectivité de jeunes enfants ne s’apparente en rien avec la prise en charge de ses propres petits-enfants. L’accueil de ce public, nécessite des salariés une grande disponibilité physique, nerveuse pour favoriser la sécurité, l'épanouissement et l'éveil de l’enfant en collectivité.

3) « Desserrer les normes »

  • La proposition de modifier l’agrément afin que les assistantes maternelles puissent garder 4 enfants dont 2 qui ne marchent pas, nous posent questions au regard de la solitude de leur exercice professionnel.
  • Le projet d’assouplir les conditions de qualification des directeurs d’établissements nous interpelle. Il est indispensable que la compétence éducative soit présente au niveau de la direction et reste au coeur du dispositif. Une méconnaissance des besoins de l’enfant peut amener à des prises de décisions contraires à ses intérêts. La FNEJE a toujours soutenu qu’une formation complémentaire à la gestion d’équipements était indispensable.
  • Le surnombre des enfants accueillis en structure collective pourrait passer de 10 à 20%. S’il nous semble inévitable de relever les taux d’occupation des structures qui actuellement ne dépassent pas en moyenne les 70%, cette solution est-elle la bonne ? Ne pourrait-on pas envisager un surnombre modulable selon les jours afin que le taux d’encadrement puisse être respecté.
  • Nous saluons les propositions sur la réforme du congé parental, limitant les effets d’exclusion des femmes du monde du travail.

4) « Améliorer la qualité de la relation d’accueil à l’enfant »

  • L’agrément des assistantes maternelles serait transféré aux communes qui le souhaitent. Le clientélisme politique de l’échelon municipal est une éventualité qui nous pose question.
  • Les Relais Assistantes Maternelles verraient leurs activités s’étendrent et réaliseraient le suivi des assistantes maternelles privées comme celui effectué en crèche familiale.
  • Les lieux d’accueil enfants-parents-grands-parents seraient développés et auraient aussi pour mission d’organiser des activités de groupe en collaboration avec les centres sociaux et les consultations de PMI et pourraient être financés par la CAF.
    Toutes ces propositions nous semblent exprimer une confusion faite entre améliorer l’accueil et proposer de nouveaux services dans le cas des RAM; accompagner la parentalité et animer des groupes d’enfants dans les LAEP.

5) « Favoriser le libre choix »

On constate de réelles difficultés pour les parents à employer une assistante maternelle. Ce mode de garde qui paradoxalement est le moins cher pour la collectivité est le plus onéreux pour les familles. La revalorisation du complément du libre choix pour les familles à bas revenus leur permettrait l’emploi d’une assistante maternelle. Cependant, la pénurie de places en collectivité et la difficulté à harmoniser les exigences de ce secteur privé non encadré (tarif horaire, indemnité d’entretien), font flamber les tarifs.

Notre Fédération est consciente que le système actuel doit évoluer, mais pour nous, il est indispensable de mettre le bien-être de l'enfant et de sa famille également au centre de la réflexion, pour adapter les structures d'accueil.

La Fédération Nationale des Educateurs de Jeunes Enfants

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[FNEJE] communiqué de presse concernant le rapport Tabarot

Réunion informelle des ministres en charge de la famille

Ajouté le dimanche 21 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

ue2008 La garde d’enfants, pour une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle

L’Europe face aux nouveaux défis démographiques

L’Union européenne doit faire face à un changement démographique majeur, qui impose de renouveler le pacte de solidarité entre les générations.  La part des personnes âgées va s’accroître rapidement sous le double effet de la faible fécondité et de l’allongement continu de l’espérance de vie.  Ce vieillissement démographique est un défi pour toutes les politiques sociales européennes qui doivent faire y face tout en préservant l’équilibre financier des systèmes de protection sociale.  Pour relever ce défi, l’un des éléments clés est constitué par les politiques familiales et en particulier le développement des services pour l’accueil de la petite enfance et par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.

Ces efforts doivent s’articuler autour de deux axes :

  1. Favoriser le libre choix des familles : choix de travailler ou de cesser ou réduire son activité professionnelle pour s'occuper de ses enfants,  choix aussi d'un mode d'accueil plutôt qu'un autre. 
  2. Diversifier les modes d’accueil de la petite enfance, et veiller au-delà des efforts aujourd’hui mis en œuvre par les pouvoir publics à ce que les entreprises prennent toute leur place dans l’atteinte de cet objectif.

1.  Favoriser le libre choix des familles, accompagner l’arrivée de l’enfant et aider les parents à exercer une activité professionnelle tout en assurant la prise en charge de l’enfant pendant celle-ci :

L’arrivée d’un enfant dans un foyer, en particulier pour les très jeunes couples, les couples biactifs et les parents isolés, constitue souvent une source de difficultés dans l’organisation de la vie quotidienne, tant au plan professionnel que privé. L’une des principales difficultés est l’accès à un mode de garde d’enfant. Le Conseil européen de Barcelone en 2002 s’était fixé des objectifs ambitieux en décidant que, d’ici 2010, devaient être mises en place dans les États membres  des structures d’accueil pour 90% des enfants ayant entre trois ans et l’âge de la scolarité obligatoire et pour 33% des enfants âgés de moins de trois ans. 
On peut constater aujourd’hui que les situations au sein des Etats membres sont très contrastées. Toutefois, les besoins en matière de garde d’enfants restent très importants dans l’immense majorité des Etats membres de l’Union européenne.  L’accès à un mode de garde de l’enfant est pourtant un facteur important dans la décision d’avoir un enfant. Un Eurobaromètre réalisé en 2006 (Eurobarometer 2006, Childbearing preferences and family issues in Europe) montre, au niveau UE25, que 29% des hommes et 39% des femmes âgés de 15 à 39 ans estiment que l’accès à un mode de garde est un des facteurs « très importants » qui influencent la décision d’avoir un enfant. Le taux d’emploi des femmes (58,3% des femmes de 15 à 64 ans en 2007 dans l’UE27) et le taux de fécondité (1,5 enfant par femme en 2004 dans l’UE27) justifie pleinement une action énergique des pouvoirs publics, en impliquant plus largement les entreprises, pour faciliter les démarches des familles et leur offrir un éventail de solutions. Le soutien en faveur de l’accueil de la petite enfance est un investissement productif pour la collectivité. En permettant la lutte contre le déclin démographique, il permet le renouvellement des générations et la disponibilité de la force  de travail dont l’Union a besoin et continuera d’avoir besoin. Cet investissement est une condition nécessaire à la réalisation  des objectifs de Lisbonne. La politique de la petite enfance doit promouvoir  le libre choix et, ainsi permettre, pour les personnes qui souhaitent bénéficier de congés parentaux, de concilier la prise en charge des enfants et en particulier des nourrissons et un travail. Elle doit cependant prendre en compte les risques liés à un éloignement prolongé du marché du travail, notamment pour les femmes ayant
un faible niveau de qualification. Les négociations actuellement menées au niveau européen par les partenaires sociaux permettront de faire avancer ces questions. 
S’agissant de la politique d’accueil des jeunes  enfants, l’enjeu est d’offrir aux familles des opportunités d’accès tant financières, qu’en termes d’horaires et d’offre sur le territoire, tout en garantissant la qualité de l’information (services  d’information,  d’accompagnement dans les démarches : interlocuteur unique par exemple) et des services. L’accueil des jeunes enfants est en effet déterminant dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté des familles : il permet aux jeunes mères isolées, sans expérience professionnelle, de trouver plus rapidement le chemin de l’autonomie et, d’une façon plus générale, aux parents aux plus faibles revenus de lever un des freins majeurs à leur recherche d’emploi ou à leur reprise
d’activité.

2. Diversifier les modes d’accueil : faut-il accentuer le partenariat public-privé ?

Tendance :  Dans la majorité des Etats membres, on assiste depuis quelques années à l’augmentation de la demande de services de garde d’enfants. Ces nouveaux besoins résultent principalement des objectifs stratégiques d’égalité des genres (Lisbonne), de flexibilité du marché du travail et des transformations que connaissent les structures familiales.  L’attention portée  aux services de garde d’enfant est tout naturellement une préoccupation de la grande majorité des Etats membres compte tenu de leur incidence sur le bien-être des enfants, pour la société et  l’économie. 
Enjeux : En général, les régions et les municipalités sont responsables du financement de ces services et reçoivent des subsides du gouvernement central. Les services  de gardes d’enfants sont largement régulés au niveau central même si on a assisté ces dernières années à une décentralisation et/ou déconcentration des responsabilités. Afin d’encourager la création et la diversification des services de gardes d’enfants et pour essayer de limiter les dépenses publiques, une tendance se dessine dans les Etats membres à permettre l’intervention d’une logique marchande et concurrentielle dans un secteur d’activité qui en était exclu jusqu’ici et qui reste dominé par une régulation publique. Pour les entreprises, il s’agit d’impulser leur plus large implication en faveur de la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle de leurs salariés, avec une attention particulière pour les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises. Cela passe par des incitations de nature fiscale ou financières  mais pourrait également s’effectuer par des engagements propres des entreprises comme c’est le cas avec la « Charte de la parentalité en entreprise » signée par une trentaine de grands groupes en France.

Inciter les entreprises à investir le champ familial répond à plusieurs préoccupations : 

  • -  Augmenter la quantité disponible de services de garde d’enfants 
  • Renforcer l’attractivité des territoires en complément des interventions publiques
  • Répondre au besoin au plus proche des attentes des salariés pour  faciliter la conciliation entre vie professionnelle et familiale.
  • Faire face à l’évolution du marché du travail compte tenu de l’importance croissante de la flexibilité.
  • Responsabiliser l’entreprise au regard des contraintes horaires des ses salariés (horaires atypiques, de nuit…etc.)

Au niveau européen les partenaires sociaux (Businesseurope/UEAPME, CEEP et CES) se sont déjà emparés de la question en produisant une lettre conjointe adressée le 7 juillet au commissaire Spidla, sur les gardes d’enfants. Ce travail commun, qui s’inscrit dans leur "cadre d'actions sur l'égalité hommes-femmes" et plus particulièrement son volet « conciliation entre vie professionnelle et familiale » démontre particulièrement leur engagement sur ces sujets. 

Perspectives : Dans ce contexte et compte tenu de ces enjeux, l'introduction de mécanismes du marché doit se poursuivre et être renforcée. Il est toutefois difficilement envisageable que ces mécanismes puissent se développer sans un soutien fort des pouvoirs publics en faveur de la solvabilisation des familles. En raison des enjeux d’égalité d’accès sur les territoires, il est également difficile d’imaginer que les pouvoir publics abandonnent toutes politiques de régulations. De nouvelles stratégies qui tiennent compte des nouvelles interactions entre différents niveaux des pouvoirs publics, le secteur à but lucratif, à but non lucratif et les organisations de la société civile, doivent être encouragée dans les États membres.  En France, différentes entreprises se regroupent au sein de parcs d’activités favorisant la mise en place d’un service mutualisé d’accueil du jeune enfant et certains employeurs initient un modèle économique particulier de fonctionnement  de ces services de garde d’enfant afin de faciliter l’accès de toutes les entreprises et de répondre à leurs attentes d’intervention sur ce champ social particulièrement important.

Extrait du dossier de presse(format .pdf 356 ko) de la réunion des ministres européens en charge de la famille, Institut du monde Arabe, Paris, 18 septembre 2008

Interview de Nadine Morano à cette occasion : vidéo sur le site pfue-tv.ue2008.fr.

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Réunion informelle des ministres en charge de la famille

Nadine Morano veut ouvrir les crèches de l'AP-HP

Ajouté le vendredi 19 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nadine Morano a annoncé hier que le gouvernement allait signer une convention avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour que les Franciliens puissent accéder aux crèches hospitalières. « A Paris et en banlieue parisienne, au sein de l'AP-HP, il y a 4.100 places de crèche, avec un taux d'occupation de seulement 65 à 70 %, ce qui veut dire que nous avons un potentiel de 1.000 places de crèche libres aujourd'hui », a indiqué la secrétaire d'Etat à la Famille sur France 2. L'AP-HP a confirmé, hier, qu'une « collaboration est engagée », mais « dans une perspective de développement des capacités d'accueil des crèches des hôpitaux », destinée « en priorité aux personnels de l'AP-HP ». « Une ouverture aux populations locales pourrait être envisagée, comme cela a déjà été réalisé en 2004 avec la Ville de Paris sous la forme d'un accord de partenariat », poursuit l'AP-HP.

Source : Les échos

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Nadine Morano veut ouvrir les crèches de l'AP-HP

Darcos : quelle idée de la Petite Enfance???

Ajouté le jeudi 18 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Nous voyons bien l'importance de la Petite Enfance depuis quelques temps puisqu'elle est régulièrement au cœur de l'actualité. Hélas, il y a des débats qu'on aimerait parfois ne pas avoir à discuter.

Depuis quelques jours, le débat se trouve au niveau de l'école maternelle où le ministre de l'Education Nationale a jeté un froid dans un vidéo qui fait le tour du Net. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la voir, la voici :

Vidéo A chaque seconde de Sinclair (en flash)

Darcos, la maternelle et les couches
envoyé par rue89

Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches

Voilà, le décor est posé! Je ne vais pas ici défendre les instituteurs en maternelle. Je pense qu'ils le font extrêmement bien  par eux-mêmes en étant les premiers concernés. En passant, je pose quand même la question d'un ministre de l'Education Nationale qui ne connait pas le travail qui se fait en maternelle. A-t-il vraiment sa place puisqu'il n'est pas capable de connaître l'ensemble du parcours scolaire dont il a la charge?

Au-delà de la maternelle, on peut se poser la question dans cette situation,de la vision de la Petite Enfance parmi l'élite ,les gens qui nous gouvernent et aussi du grand public.

En parcourant un bon nombre d'articles parlant de ce buzz dans divers journaux, je me rends compte de l'opinion des gens et ça fait peur! Voici une réaction trouvée sur le site de 20minutes.fr :
Je suis d'accord sur le fond, mais il ne faudrait pas les mettre entre les mains de simples éducatrices ou nounou, ça n'a rien à voir. Cependant, les petits n'apprennent pas grand chose à la maternelle en petite et moyenne section, à part : l'autonomie, la propreté, la vie en groupe.... mais rien en ce qui concerne les fondamentaux, car c'est trop tôt. la maitresse de maternelle a souvent un rôle d'ATSEM (les pipis, rhabiller les petits, leur remettre les chaussures...). mais il ne faudrait pas que la maternelle disparaisse, car c'est un mode de garde super. Il faudrait la transformer en "jardin d'enfants" entre la crèche et l'école avec les mêmes avantages que l'école : c'est à dire la gratuité.

En cette période où le droit opposable aux modes de garde, préparé par le rapport Tabarot sorti en juillet dernier, met tout le monde de la Petite Enfance en alerte, il faut être vigilant. Il est nécessaire de réagir rapidement à tous ces propos qui ne peuvent qu'entretenir une confusion entre la réalité du terrain et la vision du travail qu'à le tout public qui pourrait s'apparenter souvent à une vision folklorique plus qu'autre chose.

  • NON : le travail en Petite Enfance ne s'arrête pas à changer des couches et mettre des enfants à la sieste!
  • NON : les apprentissages ne commencent pas lors de l'entrée en primaire avec la lecture, l'écriture, etc...
  • NON : ce n'est pas parce qu'on s'occupe de jeunes enfants qu'il n'y a pas besoin d'études et d'expérience pour travailler auprès d'eux!
  • OUI : Travailler dans la Petite Enfance veut dire observer les enfants afin de répondre aux mieux à leur besoin, savoir ainsi parfois dépister des situations et orienter les parents vers le meilleur interlocuteur possible ( médecin, travailleurs sociaux, professions paramédicales...) et accompagner au quotidien les parents dans leur nouvelle fonction.
  • OUI : le développement de l'enfant ne commence pas au primaire mais bel et bien dès le ventre de sa mère, pendant toute la grossesse et sa vie de nourrisson et de jeune enfant.
  • OUI : Pour cela, il faut du personnel qualifié afin d'éviter tout comportement non-approprié et qui pourrait se relever très vite néfaste et dangereux. Notre diplôme d'éducateur de jeunes enfants est passé à une durée de 3 ans d'études en 2005. N'est-ce pas une preuve suffisante??

Source : le blog d'Elliryc

N'hésitez pas à réagir sur la discussion démarée sur le forum : Bac +5 pour changer des couches créée par Gabrielle .

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Darcos : quelle idée de la Petite Enfance???

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône lance un appel

Ajouté le mercredi 17 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Le Conseil général des Bouches-du-Rhône souhaite prendre la question de la garde des enfants à bras le corps. Il lance un appel à projet innovant dont le texte suit.

Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône est attentif aux difficultés exprimées par les familles du département quant à la garde de leurs enfants.

Malgré une offre diversifiée (crèches municipales, associatives et parentales, halte-garderies, assistantes maternelles et crèches familiales), dont le développement est encouragé par le Département, en partenariat avec les acteurs de la petite enfance, elle reste insuffisante, notamment à l'égard des familles ayant un besoin spécifique, et en particulier :

  • Les familles en parcours d'insertion, ou en situation de travail précaire, ayant un besoin ponctuel et/ou régulier. En effet, l'absence d'un mode de garde adapté des jeunes enfants peut constituer un frein à la reprise ou au maintien d'une activité.
  • Les parents ayant des horaires de travail atypiques
  • Les parents d'enfants présentant un handicap, pour lesquels un accompagnement spécifique est nécessaire, et/ou qui recherchent un faible volume horaire en vue de la socialisation de leur enfant.

Dans ce contexte, le Département souhaite soutenir les dispositifs innovants visant à répondre à ces besoins.

Un appel à projet est donc lancé, en direction des organismes gestionnaires ou non de structures classiques d'accueil de jeunes enfants.

Les projets retenus à l'issue de cet appel feront l'objet d'un financement au titre de 2008.

Le texte PDF (11ko) : appel a projet mode de garde

Source : Tessolidaire.com

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Le Conseil général des Bouches-du-Rhône lance un appel

Les CCAS/CIAS défendent la qualité de l'accueil collectif

Ajouté le lundi 15 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Nous passons parfois à coté de documents publiés par d'autres acteurs de la Petite Enfance mais mieux vaut tard que jamais!

L'UNCCAS a publié en juin 2008 son positionnement sur l'accueil de la Petite Enfance dont elle est un acteur fort : les CCAS sont deux fois moins nombreux que les communes à gérer les équipements petite enfance, le nombre de places gérées par les CCAS/CIAS est supérieur à celui géré par les municipalités. Les CCAS/CIAS sont, avec les communes, les principaux gestionnaires des crèches familiales en France.


L’accueil  de  la  petite  enfance  est  une  priorité  de  la  branche  famille  de  la  sécurité  sociale. Elle  a  été  réaffirmée comme tel dans le cadre de la nouvelle convention d’objectifs et de gestion, signée entre la CNAF et l’Etat pour la période  2005-2008.  Dans  ce  cadre  et  depuis  l’été  2006,  le  secteur  de  la  petite  enfance  connaît  de  profonds changements, notamment  en  faveur d’une diversification  et d’un  renforcement des  capacités d’accueil des  jeunes enfants.  Le  Plan  petite  enfance  (2007-2013)  va  dans  ce  sens  puisqu’il  prévoit  la  création  de  12 000  places  de crèches par an depuis 2007 ainsi qu’une une augmentation du nombre d’assistantes maternelles (60 000).

Pour lire l'intégralité du texte :

Petite enfance :  les CCAS/CIAS défendent la qualité de l’accueil collectif (format .pdf 163ko)

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Les CCAS/CIAS défendent la qualité de l'accueil collectif

Réunion informelle des ministres européens de la famille le 18 septembre

Ajouté le lundi 15 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille présidera, le jeudi 18 septembre prochain, à l’Institut du Monde arabe, la réunion des Ministres de la Famille des 27 Etats membres de l’Union européenne.

Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, ouvrira, à 9h15, cette journée de travail articulée autour de deux grands thèmes de débat.

Deux grands thèmes de débat

- La garde d’enfants : pour une meilleure conciliation entre la vie familiale et vie professionnelle

Depuis quelques années, la question de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle est au centre des préoccupations des États membres de l’Union, notamment la question de la garde des jeunes enfants. En effet, une très grande majorité de femmes âgées de 25 à 55 ans travaillent, tout en continuant à assumer la majorité des obligations ménagères et des soins aux enfants. Par ailleurs, de nombreux pays sont confrontés aux problèmes de vieillissement de la population. Bien qu’il n’existe pas à proprement parler de politique familiale commune, les réflexions menées lors de la présidence allemande sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle ont montré l’importance d’échanger les idées, les bonnes pratiques. Ces échanges portent aussi bien sur les questions liées à la démographie, qu’à l’accueil de la petite enfance (crèches…) et à l’implication des entreprises dans la conciliation entre périodes de maternité, d’éducation des enfants et vie professionnelle.

- La protection de l’enfance sur Internet

L’objectif de cette réunion est de sensibiliser et d’échanger entre ministres autour de la question de la protection des enfants face aux dangers de l’Internet, ainsi que d’autres médias comme le téléphone mobile ou les jeux en ligne. Les actions mises en œuvre et les systèmes de protection, notamment en matière de lutte contre la pédopornographie, feront l’objet d’une discussion spécifique afin d’échanger les bonnes pratiques constatées par Nadine MORANO lors de ses déplacements au Royaume-Uni et en Norvège - le ministre norvégien en charge de la famille participera aux discussions eu égard à l’expérience de ce pays en matière de blocage des sites pédopornographiques.

Nadine MORANO souhaite également échanger sur les méthodes de sensibilisation des familles, qui sont souvent dépassés face aux progrès technologiques, et sur les outils de contrôle parental qui peuvent leur être proposés.

- Une conférence de presse de la Présidence se tiendra sur place à 16 h 30.
- La photo de famille aura lieu à 11 h 30 sur la terrasse de l’IMA ;
- Des tours de table image seront possibles au début de chacune des réunions à 9h45 et 13h45.

Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, les événements organisés obéissent à des règles d’accréditation et de sécurité particulières.

L’ensemble des journalistes et participants doivent être accrédités selon la procédure en cours sur le site de la présidence française de l’Union européenne : www.ue2008.fr
L’inscription des journalistes devra se faire en ligne, jusqu’au 17 septembre 2008.

- Informations pratiques Contact presse : Secrétariat presse du cabinet de la Secrétaire d’Etat chargée de la famille : 01.40.56.53.48 Lieu de la conférence : Institut du Monde Arabe 1, rue des Fossés Saint-Bernard, Place Mohammed V - 75005 Paris Tél : +33 (0)1 40 51 38 38

Le programme (sous réserve de modifications)

09h00 Accueil des délégations
Salle du Haut Conseil de l’IMA- 1, rue des Fossés Saint-Bernard, Paris

Accès journalistes
09h15 Ouverture de la journée par Xavier BERTRAND, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité

Tour d’images en début de réunion
09h30 Réunion sur « la garde d’enfants, pour une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle »
- Ouverture par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille
Intervention de Göran HÄGGLUND, Ministre des affaires sociales Suédois
Intervention de Christine SCHREIBER, Directeur de cabinet du Commissaire Spidla

  • favoriser le libre choix des familles, accompagner l’arrivée de l’enfant et aider les parents à exercer une activité professionnelle en assurant la prise en charge de l’enfant
  • diversifier les modes de garde : faut-il accentuer le partenariat public-privé ?

Accès journalistes
11h30 Photo de famille
Terrasse de l’IMA (Fumoir de la Salle du Haut- Conseil en cas de mauvais temps)

Tour d’images en début de réunion 13h45 Réunion sur « la protection de l’enfance sur Internet »

- Ouverture par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille
Intervention de Michal SEDLACEK, Secrétaire d’Etat Tchèque pour les affaires européennes
Intervention de Richard SWETENHAM, responsable « safer internet programme » à la commission européenne

  • Quelle méthode et quels outils pour accompagner une convergence technologique respectueuse de l’enfant et de l’adolescent ?
  • Le contrôle parental : les moyens de soutenir les parents dans leur responsabilité parental
  • La lutte contre la pédopornographie en Europe : quel partage des objectifs ? quels moyens de coopération ?

Accès journalistes
15h45 Clôture de la journée par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille

16h00 Départ des délégations

Accès journalistes
16h30 Conférence de presse de la Présidence Salle du Haut-conseil

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Réunion informelle des ministres européens de la famille le 18 septembre

UNICEF France : interview de la défenseure des enfants

Ajouté le lundi 15 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

La Garde des sceaux a amorcé la réforme de l’Ordonnance de 1945 sur la Justice des mineurs. Derrière ce vaste chantier se joue un enjeu majeur : la vision que porte la société sur ses enfants et sa jeunesse.
Après avoir pris position dans sa tribune du 15 avril, l’Unicef-France souhaite ouvrir le débat en invitant une trentaine de personnalités et d’acteurs de terrain à s’exprimer. Retrouvez, chaque semaine, les points de vue de deux d’entre eux sur le site http://www.unicef.fr

Vidéo A chaque seconde de Sinclair (en flash)

Dominique Versini, Défenseure des Enfants
envoyé par unicef

Source : 789RadioSociale.org

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UNICEF France : interview de la défenseure des enfants

Les balbutiements des crèches d'entreprises

Ajouté le vendredi 12 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Sur 8 000 crèches en France, 80 sont gérées par des prestataires privés. Ce qui représente 3 000 berceaux sur 310 000. En 2004, seules 75 places de ce type existaient. Selon la Fédération française des entreprises de crèches, près de 200 projets d'établissements interentreprises sont en projet, dont l'ouverture devrait s'échelonner sur les deux prochaines années. Le financement de ces crèches est assuré par des investisseurs privés et par une participation de la Caisse d'allocations familiales qui varie selon les projets. Des sociétés spécialisées gèrent un budget alimenté par trois sources : les entreprises utilisatrices, les parents et la Caisse d'allocations familiales.

[Paris] Malgré quelques retards dans l'achèvement des travaux, ce sont bien des bambins de moins de 4 ans qui devraient bientôt s'installer dans cet hôtel particulier du quartier de l'Etoile à Paris dans lequel Gustave Eiffel avait préparé l'exposition universelle de 1889. Ces 600 mètres carrés avec une cour viennent d'être transformés en une crèche de 55 berceaux. Les collaborateurs des entreprises du quartier pourront y déposer leurs enfants.

Ces sociétés réservent des places pour leurs salariés moyennant 8 750 euros l'année. Les parents, eux, acquittent le même tarif que pour une crèche municipale, c'est-à-dire celui du barème de la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF).

Comme la plupart des autres crèches d'entreprises, celle de l'Etoile présente l'avantage de pratiquer des horaires larges. Elle accueille les enfants de 8 heures à 20 heures. En outre, pour les parents qui ressentent le besoin de conseils, un psychologue est présent.

L'autre qualité dont se prévalent ces crèches est de favoriser le travail des femmes. "Comme je n'avais pas obtenu de place en crèche municipale, j'ai pris un congé parental d'un an. Si j'avais connu cette structure plus tôt, j'aurais continué le travail. Finalement, je reprendrai l'année prochaine", explique Sophie, qui a déjà inscrit ses deux enfants de 3 mois et 2 ans.

Parallèlement, ce système de garde contribuerait à faire progresser l'égalité dans le couple. "Je vois beaucoup de papas dans ces nouvelles crèches, ce qui n'était pas le cas avant, affirme Odile Broglin, fondatrice de People & Baby, société gestionnaire de la crèche de l'Etoile. Cela redonne une place aux pères dans la garde des enfants." La proximité du lieu de travail et l'amplitude des horaires permettent en effet aux pères qui le souhaitent de remplir leur rôle.

Si la Caisse d'allocations familiales (CAF) a pris en charge près d'un tiers du coût des travaux, c'est People & Baby qui loue le bâtiment et gère la structure. C'est aussi ce prestataire qui décide du recrutement du personnel, de la confection des menus, du choix du matériel, et qui effectue les démarches administratives.

Pour mieux séduire les parents, la société People & Baby cherche à se distinguer avec une image dans l'air du temps. "Le matériel est design et respectueux de l'environnement, souligne Farid Bouabbas, le directeur de la crèche. Nous utilisons des couches recyclables, des produits d'entretien biodégradables et nous essayons, autant que possible, de nourrir les enfants avec des produits bio."

Mais, quand on demande à Farid Bouabbas s'il y a un risque de ghettoïsation, il répond : "On ne s'adresse pas aux gens qui vivent dans le quartier, mais à ceux qui y travaillent. Il y aura de la mixité sociale, car nous accueillerons aussi bien les enfants d'une secrétaire que ceux d'un PDG."

L'ouverture de la crèche de l'Etoile illustre bien ce nouveau système de garde des jeunes enfants dont les prémices remontent à 2004. C'est à cette date que la CAF a mis en place des dispositifs financiers pour aider les entreprises à se lancer dans les crèches interentreprises.

En effet, pour pallier la pénurie d'installations municipales, qui complique la vie de leurs salariés, de plus en plus de sociétés envisagent de mettre en place des structures d'accueil pour les enfants. Si les grandes sociétés peuvent créer leurs propres crèches, beaucoup de petites et moyennes entreprises n'en ont pas les moyens.

Entre 2004 et 2007, le nombre de places en crèche créées par des prestataires privés a été multiplié par 40. "On est passé de quelque chose de très confidentiel à un vrai phénomène de société, explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance à la CNAF. Ce type de crèches se développe à Paris comme en province, et pas seulement dans les grandes villes." En cette rentrée, une dizaine de crèches de ce type devaient ouvrir sur tout le territoire.

Il est vrai que tout le monde semble trouver son compte dans ce système de garde. Les entreprises, de plus en plus nombreuses à réserver des berceaux, y voient un moyen de réduire les retards et l'absentéisme, souvent causés par des problèmes de garde d'enfants. Les directeurs des ressources humaines considèrent aussi l'existence de ces structures comme un atout pour le recrutement et la fidélisation des salariés.

Quant aux parents, ils évitent ainsi les laborieuses - et souvent infructueuses - démarches pour obtenir une place en crèche municipale.

Source : Le Monde.fr

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Les balbutiements des crèches d'entreprises

Mode de garde de la petite enfance: constat sévère de la Cour des comptes

Ajouté le vendredi 12 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Voici une information transmise par la FNEJE. Je vous transmet le texte de la dépêche AFP.


Déficit d'assistantes maternelles, création insuffisante de places en crèches, baisse de la scolarisation des 2-3 ans: le rapport de la Cour des comptes, publié mercredi, est très critique envers le dispositif de garde des jeunes enfants.

En témoigne l'augmentation de 7% du pourcentage d'enfants de moins de 3 ans gardés par les parents et leurs proches entre 2003 et 2006, selon le rapport.

La forte diminution de la garde en jardin d'enfants et surtout en maternelle -- le taux de scolarisation des 2-3 ans a baissé de 27% entre 2003 et 2007 -- n'a pas été compensée par un accroissement suffisant de l'accueil par les autres modes de garde (105.000 places "perdues" entre 2003 et 2006 pour 88.000 places nouvelles).

"Le nombre de places disponibles en garde collective et en crèche familiale n'a augmenté que de 37.800 entre 2000 et 2007 (environ 2% par an), soit à peine le taux d'augmentation de la natalité", précise le rapport, alors que "les quatre plans crèches devaient permettre sur cette période de créer au moins 75.000 nouvelles places".

En outre, parmi ces places créées, un certain nombre ne sont pas ouvertes en raison du déficit en encadrement et en personnels.

La garde par les assistantes maternelles, peu coûteuse pour la collectivité, progresse peu, et le grand nombre de départs à la retraite (80.000 d'ici 2015) "va aggraver la situation".

Cette évolution générale est jugée "décevante" au regard de l'effort financier engagé par la branche famille de la sécurité sociale.

Le coût d'un enfant gardé par un tiers a en effet crû de 60% entre 2003 et 2006.

"Plus coûteuse que prévue", la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant), créée en 2004, n'a en outre pas permis de remplir son objectif: permettre aux parents de choisir librement leur mode de garde.

La Cour propose que la prestation tienne mieux compte des revenus des familles. Elle recommande ainsi de réduire l'aide pour la garde à domicile, onéreuse et bénéficiant surtout aux familles aisées.

Elle propose aussi de réduire la durée du congé parental afin d'éviter l'éloignement durable des mères du marché du travail, à condition que les familles les moins aisées disposent d'une offre de garde à un coût abordable, précise la Cour.

(fichier PDF 90 ko)Chapitre X Les aides à la garde des jeunes enfants

Source : AFP

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Mode de garde de la petite enfance: constat sévère de la Cour des comptes

Large mobilisation contre le fichier de police Edvige

Ajouté le vendredi 12 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Le collectif de syndicats et d'associations a décidé d'organiser une journée d'actions contre le fichier Edvige le 16 octobre prochain, jour de la Sainte-Edwige.
Les citoyens sont invités à envoyer au ministère de l'Intérieur une fiche de renseignements parodique. Il faudra dire si l'on a "déjà été en contact avec un autre être humain" et "régaler le lecteur" en détaillant ses pratiques sexuelles. Avant d'envoyer la fiche, il ne faudra pas oublier de "lécher le coin gauche du document pour y déposer [son] ADN".
En outre, le collectif d'associations et de syndicats a déjà recueilli plus de 130 000 signatures à sa pétition (disponible sur le site http://nonaedvige.ras.eu.org) exigeant le retrait du dispositif. De nombreuses associations et quelques partis politiques ont également signé cet appel.

Un collectif de douze syndicats et associations a dénoncé mardi 9 septembre, au cours d'une conférence de presse, le fichier Edvige, qui constitue, a-t-il expliqué, un véritable "fichage des citoyens qui souhaitent s'investir dans la vie de la cité" et pose les bases d'une "société de surveillance".
Le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige), qui remplacera les anciennes fiches des Renseignements généraux encore écrites à la main, est l'objet de nombreuses critiques depuis la publication le 1er juillet au Journal officiel du décret le mettant en place.
Ce nouvel outil permet aux policiers de collecter des informations sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", dès l'âge de 13 ans, ainsi que sur les personnes ayant exercé un "mandat politique, syndical et économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", explique le décret.

Recours au Conseil d'Etat

Ce texte a suscité un véritable tollé et, quelques jours après sa publication, un collectif "Non à Edvige" a été formé et a formulé, comme d'autres associations, un recours en annulation au Conseil d'Etat. Les Sages rendront leur avis à la fin de l'année.
Selon les associations, le fichier élargit considérablement les critères d'enregistrement de données personnelles. Toutes les personnes impliquées dans la vie culturelle, associative et politique, ainsi que leurs proches, sont visés. En outre, les données, dont la définition est floue, pourraient comporter des éléments sur l'état civil bien sûr, mais aussi sur les fréquentations, les déplacements, l'appartenance ethnique ou religieuse, l'orientation sexuelle, etc.
"C'est un système global de renseignements généraux et le début d'une société de surveillance", a avancé Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme au cours de la conférence de presse. "La durée de conservation des données est illimitée et aucune personne ne peut demander la correction des données la concernant", a-t-il poursuivi.

Première concession du gouvernement.

De nombreuses personnalités politiques, de droite comme de gauche, et parfois même des membres du gouvernement ou du patronat ont emboîté le pas aux associations pour critiquer Edvige. Cette large mobilisation a obligé le gouvernement à réagir et à faire quelques concessions.
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a souhaité, mardi 9 septembre, dissiper les "inquiétudes et toutes les ambiguïtés" en proposant un "droit à l'oubli" consistant à effacer du fichier, peut-être à la majorité, les mineurs qui n'ont commis aucune infraction. Une concession qui satisfait une demande de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui avait remis un avis "avec réserves" sur le fichier.
Le collectif "Non à Edvige", quant à lui, va continuer "de demander très fermement le retrait pur et simple" du fichier, a assuré Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature.

Le collectif "Non à Edvige" regroupe Aides, la CFDT, la CGT, le Collectif contre l'homophobie, la FSU, l'Inter-LGBT, Imiginons un réseau Internet solidaire (IRIS), l'Autre cercle, la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, l'union syndicale Solidaires.

Source : ASH

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Large mobilisation contre le fichier de police Edvige

Mouvement pour une parole politique des professionnels du champs social

Ajouté le mercredi 10 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

Bourse du Travail de Paris, 4-5 octobre 2008
par François CHOBEAUX, animateur de la CPO (Conférence Permanente des Organisations professionnelles su social)

En juillet dernier nous diffusions un texte d’appel intitulé « L’action sociale anesthésiée ? Reprenons collectivement l’initiative ».

Des personnes, des collectifs locaux, des associations nationales, des syndicats aussi, ont rapidement manifesté leur intérêt pour cette démarche et leur intention de participer à la rencontre que nous proposions.

Il est temps maintenant de préciser et de mettre en place ce rassemblement à la Bourse du travail.

Qui sommes-nous ?

Des professionnels du travail social, des responsables d’associations de professionnels et de mouvements d’éducation populaire, des hauts fonctionnaires, des formateurs, des chercheurs, déjà investis pour la plupart, entre 2002 et 2005, dans l’action collective : « 7-8-9. Vers les états généraux du social ».

Ensemble, nous sommes porteurs d’une volonté d’expression et de participation élargie de tous les professionnels du champ social, d’un secteur à l’autre. Déjà les trois structures signataires de l’appel de juillet : le MIHL (Mouvement interprofessionnel pour un humanisme laïc), la CPO (Conférence permanente des organisations professionnelles du social) et 7-8-9 Radio sociale oeuvrent dans ce sens. Vu la régression sociale que nous connaissons et l’asphyxie de bon nombre d’organisations isolées ou trop locales, il faut maintenant aller plus loin et amplifier le mouvement, sans corporatisme et en luttant contre notre propre dispersion.

Quel projet global proposons-nous ?

Quand nous disons « Mouvement pour une parole politique des professionnels » nous avons en réalité une double idée. C’est, d’une part, la volonté d’aider à ce qu’une parole, une pensée, une intelligence collective des professionnels du social trouve rapidement les conditions de son émergence, de sa structuration et de sa reconnaissance. Ceci, et c’est notre seconde idée, parce que nous pensons qu’il est indispensable que « le social » ne soit pas laissé aux seuls entrepreneurs administratifs ou moraux, aux seuls gestionnaires publics ou privés, à des décisions politiques conjoncturelles sans projet global ou à différentes stratégies de colmatage de l’« insécurité sociale ». Entre les décideurs et les usagers, et aux côtés des opérateurs associatifs, les professionnels ont toute légitimité à intervenir sur la conception des politiques sociales et sur les conditions de leur mise en oeuvre, au service des usagers.

Faire converger nos mobilisations

Nous réunir pour résister devient aujourd’hui une nécessité.

Pour l’heure, notre proposition est encore limitée mais elle est ambitieuse à terme. Rien n’est fixé à l’avance, tout est à construire ensemble. C’est pourquoi ce week-end d’octobre prochain a deux finalités : faire se rencontrer les professionnels du champ social pour partager les analyses et les actions en cours, mais aussi déterminer ensemble notre mode d’action collective à partir d’octobre 2008.

Encore une précision : nous souhaitons évidemment que cet avenir commun prenne en compte les acquis des mobilisations les plus récentes, professionnelles et militantes, et qu’il prenne également en compte l’existence des groupements pérennes et légitimes que sont les associations de professionnels, les mouvements professionnels militants et les syndicats. Nous ne sommes pas seuls. L’histoire s’écrit avec tous les « résistants ».

Une organisation pour la rencontre

Un lieu est mis à notre disposition :

la Bourse du Travail de Paris, (Salle Eugène Hénaff)
29, bd du Temple, 3ème arrondissement (Métro République).

Nous y préparons quatre séquences de travail :

- Samedi 4 octobre, accueil à partir de 9 h 30.
- de 10h à 12h30 : des échanges pour mettre à jour un « état des lieux » prenant en compte l’actualité et les travaux passés des états généraux du social et d’autres mobilisations...
- de 14h à 17h30 : des ateliers pour confronter les interrogations : Les professionnels ont-ils une expérience du social à opposer et à qui ? Quels liens entretenir avec le Politique, sous ses différentes formes ? Dans quels cas peut-on, doit-on, transgresser en tant que professionnel ? Quels liens entretenir avec les employeurs/opérateurs ? Quels liens entretenir avec les usagers ? Des mobilisations pérennes de professionnels sont-elles souhaitables et possibles ? À quelles conditions, avec quels leviers ? etc. Ces entrées sont des projets, des possibilités, qui pourront être modifiées en prenant en compte les avis et les suggestions qui nous seront adressés.

- Dimanche 5 octobre, de 9h30 à 12h30 : nous pensons demander à un intervenant périphérique au champ social de nous aider de son point de vue sur les grands changements en cours qui nous concernent tous : poids de l’économique, mise en oeuvre de la LOLF, de la RGPP, intégration du médico-social dans les ARS, effets emploi du RSA, mise en place du fichier Edwige, avenir de la qualité professionnelle et des professions...
- de 14h à 16h : nos projets d’organisation et d’action.

Notre engagement pour ces rencontres :

Nous assumons l’invitation et ses charges : l’organisation des échanges, les retransmissions, l’animation des séances et la mémoire des travaux (notamment au travers d’un nouveau site Internet).

Mais nous rappelons que nous ne prenons aucun engagement en ce qui concerne l’hébergement et la restauration.

Nous ferons probablement mais ultérieurement une ou des propositions pour la soirée du samedi en profitant de l’actualité culturelle et sociale à Paris (voir déjà une proposition de Théatre Forum à Montreuil par la Compagnie NAJE : www.naje.asso.fr ; fabienne.brugel@orange.fr).

Pour la CPO : François Chobeaux. www.cemea.asso.fr ;
Pour le MIHL : Joël Dutertre. joel.dutertre@free.fr ;
Pour 7-8-9 Radio sociale : Martine Pottier. www.789radiosociale.org.

Merci de nous confirmer votre présence avant le 29 septembre, en précisant vos éventuelles propositions (suggestions d’ateliers, textes ou mieux posters), vos désirs autres que matériels à la nouvelle adresse suivante : mp4champsocial@gmail.com.

Source : OASIS

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Mouvement pour une parole politique des professionnels du champs social

Gratification des stages de plus de trois mois prise en compte par les CAF

Ajouté le dimanche 07 septembre 2008 - Auteur : mercredhi

Dans une circulaire datée du mois de juillet, la CNAF invite les directeurs des caisses d'allocations familiales "à prendre en compte, dans les dépenses de fonctionnement des équipements et services [qu'ils financent], la gratification due aux stagiaires intervenant sur une durée de plus de trois mois consécutifs".
Cette décision a été prise en application du décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 qui élargit aux associations, entreprises publiques ou établissements publics à caractère industriel et commercial le champ d'application du principe de gratification des stages de plus de trois mois, assortie d'une franchise de charges sociales à hauteur de 12,5 % du plafond de la sécurité sociale, posé par la loi du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances.
Elle est motivée par trois éléments, selon la CNAF, le premier étant que "les stages contribuent à la professionnalisation du secteur", la démarche de formation par stage permettant d'anticiper les besoins de secteurs touchés par des problèmes de perfectionnement des personnels et de recrutement de nouveaux professionnels.
Autre motivation : les stagiaires "participent au fonctionnement du service", poursuit la Caisse nationale des allocations familiales, alors que, dernier élément, "le mécanisme des prix plafonds, commun à toutes les prestations de service, permet de réguler une dérive potentielle des dépenses".
Les CAF doivent néanmoins s'assurer que "ce financement n'encourage pas des pratiques consistant à employer des stagiaires à la place de personnels qualifiés, en vue de diminuer le coût de fonctionnement du service", l'instabilité qui en résulterait au niveau de l'équipe de professionnels pouvant se révéler "préjudiciable au service rendu aux familles et aux enfants", conclut la CNAF.

Circulaire LC 2008-124 du 16 juillet 2008 adressée aux directeurs des CAF par la direction des politiques familiale et sociale de la CNAF.

Sources : ASH

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Gratification des stages de plus de trois mois prise en compte par les CAF

[La Réunion] EJE, une profession inquiète pour son avenir

Ajouté le mardi 02 septembre 2008 - Auteur : Elliryc

 Inquiets et en colère à la fois, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) dénoncent l’adoption aujourd’hui par le conseil général d’une circulaire qui favoriserait, selon eux, l’embauche de puéricultrices dans les structures d’accueil petite enfance. Comme c’était déjà le cas en 2002, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) se mobilisent une nouvelle fois contre le Département, accusé de favoriser l’embauche de puéricultrice dans les structures d’accueil de marmailles. Réunis au sein d’un collectif regroupant deux associations - Fédération nationale des EJE et l’Association réunionnaise des EJE, les éducateurs s’appuient sur une circulaire du conseil général mise en service dès ce matin. Dans cette notice, la présidente informe de la “réactualisation” du dispositif d’aides en faveur des établissements d’accueil des jeunes enfants et notamment de la “subvention de fonctionnement relative au surcoût occasionné par le recrutement de personnel qualifié dans le domaine de la petite enfance”. Le conseil général prévoit ainsi que l’indemnité forfaitaire versée pour l’embauche d’un personnel qualifié est plafonnée à 3 750 euros pour les éducatrices de jeunes enfants et à 6 250 euros pour les puéricultrices ou infirmières.

“Un financement équitable”

Si le nouveau régime d’aides versées aux établissements affiche une augmentation par rapport aux années précédentes, aux yeux des EJE, il joue clairement en leur défaveur dans le choix que feront les directeurs de structures. “Une fois encore, on fait le choix du tout médical par rapport à l’aspect éducatif et social alors que les deux professions forment un binôme incontournable au sein d’une structure d’accueil, dénonce Marie-France Pierson, la présidente de la FNEJE qui réclame au nom du collectif “un financement équitable”. “On peut comprendre qu’il y ait un surcoût mais il n’y a pas 30 % de décalage entre le salaire d’une puéricultrice et d’une EJE, c’est l’ensemble de notre profession qui est menacée”. Pour l’heure, les membres du collectif SOS Educateurs jeune enfants en danger, une quarantaine au total, ne désarment pas et n’excluent pas de faire entendre leur voix dans les prochains jours devant les grilles du conseil général

Source : Clicanoo

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[La Réunion] EJE, une profession inquiète pour son avenir

Parenthèse radio : émission sur le Rapport Tabarot

Ajouté le samedi 30 août 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Il suffit que je parle de fermer mon blog ou de m'excuser pour la baisse d'activité de mon blog constatée et à venir pour qu'à chaque fois l'actualité me rattrape.

Parenthèse Radio vient de me contacter, par l'intermédiaire donc de mon blog, pour participer à une émission sur le Rapport Tabarot, en présence peut-être de la députée et de représentants du monde la Petite Enfance.
L'émission "Baby-boom" de ce lundi 1er septembre de 11h à 13h, animée par Gaëlle Renard.

Sauf incident de dernières minutes (les aléas du travail existent en multi-accueil), je vais me rendre disponible pour y participer en tant que membre du Conseil d'Administration de la FNEJE et ainsi faire part de la position de la fédération.

Alors, tous à vos radios, vos ordinateurs, sur free ou canalsat pour tendre une oreille et éventuellement participer au débat!

Je compte sur vous!

Source : le blog d'Elliryc

C'est la rentrée des lutins à la crèche de Barr...

Ajouté le samedi 30 août 2008 - Auteur : Frifri

 La rentrée en crèche, ça se prépare déjà bien longtemps avant : dès le mois d’avril, il faut demander aux familles présentes si elle renouvellent l’inscription de leur enfant, et à quel rythme, puisque tout est possible en Multi-accueil depuis la Halte-garderie, accueil ponctuel, jusqu’au contrat à plein temps en Crèche. Après, j’ai étudié une par une les (nombreuses) demandes de nouvelles inscriptions (avec des priorités fixées par les financeurs, à Barr par exemple il y a une priorité pour les enfants de la commune), et j’ai tâtonné jusqu’à organiser des groupes cohérents, à la fois au niveau de l’âge des enfants, du nombre, et des différents rythmes d’accueil : c’est un vrai puzzle entre celui qui vient le mardi et le jeudi matin, tous les après-midi ou 4 jours par semaine, je vous laisse imaginer le casse-tête ! A Barr, la structure a un agrément PMI de 57 enfants, et cela permet d’en inscrire 130 différents, tous types d’accueil confondus sur une année scolaire. Ensuite il a fallu répondre, positivement ou négativement à chaque demande, et organiser une réunion d’information pour les nouveaux parents, auxquels quelques membres de l’équipe ont présenté le fonctionnement de la structure. Ensuite j’ai rencontré avant la fermeture fin juillet toutes les familles pour les formalités administratives et l’établissement des nouveaux contrats d’accueil.

Parallèlement, c’est avec toute l’équipe que j’ai travaillé l’organisation, nous avons par exemple fait le choix de 3 groupes d’enfants d’âge mélangés de 1 à 4 ans cette année, en plus du groupe des bébés de moins d’1 an. Suite aux entretiens annuels d’évaluation où chacun des 15 membres de l’équipe a pu faire son bilan de l’année écoulée, j’ai remanié les différentes sous-équipes (3 par groupe) en essayant de tenir compte au maximum de leurs souhaits, en jonglant là aussi avec les temps partiels ou complets des différents membres de l’équipe, en négociant ce qui pouvait l’être avec chacun, et en retravaillant un planning de travail cohérent et respectueux des normes en vigueur et du droit du travail. Il a fallu aussi recruter une nouvelle animatrice, donc choisir avec mon adjointe quelqu’un parmi les nombreux CV et les quelques candidats vus en entretien. Le rôle et l’organisation des interventions des 2 éducatrices de jeunes enfants dans les groupes a lui aussi été revu et retravaillé. Côté ludique, l’équipe a choisi les noms des nouveaux groupes : lutins, farfadets, elfes et petits génies.

Le 18 août toute l’équipe, bien reposée et motivée était au rendez-vous pour une journée de prérentrée sans les enfants, et nous avons commencé par une petite réunion, avant que chaque sous-équipe parte dans ses locaux organiser son espace et le fonctionnement de son groupe, les adaptations des nouveaux enfants notamment.
Le lendemain, les enfants commençaient à arriver, il a fallu guider les familles vers les nouveaux groupes et les salles correspondantes, et être disponible pour les changements de dernière minute, derniers désistements et inscriptions en urgence, changements de tarif, de situation familiale, professionnelle, voire même des complications à la naissance (épilepsie) pour un bébé juste né, ce qui a nécessité un accompagnement des parents sous le choc et la mise en place d’un projet d’accueil personnalisé avec le pédiatre, l’infirmière, l’équipe et la famille.

Les premières semaines je suis les sous-équipes de très près, je tente d’être au maximum attentive aux soucis, aux questions, aux besoins, aux recherches diverses, aux difficultés éventuelles dans l’accueil d’un enfant ou d’une famille, ou encore dans la relation entre membres de l’équipe, la communication, les tâtonnements inévitables dans l’organisation et la mise en place des changements validés ensemble certes, mais qui ont plus ou moins de mal à passer selon les résistances personnelles des uns et des autres !
Rentrée en douceur à la crèche de Barr, globalement c’est une année qui démarre bien !!

Marie FRIEDELMEYER
Educatrice de jeunes enfants et cadre socio-éducatif

Directrice du Multi-accueil de Barr, dans le Bas-Rhin

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C'est la rentrée des lutins à la crèche de Barr...

L'IGAS publie un rapport sur l'accueil d'urgence de l'ASE

Ajouté le vendredi 29 août 2008 - Auteur : Elliryc

Bonjour à tous,

Voilà un domaine d'exercice de la profession dont on parle moins souvent sur la Passerelle.
L'accueil d'urgence est aussi une réalité de travail pour les EJE. Je vous propose donc cette info trouvée sur le site des ASH.


L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a contrôlé, dans cinq départements très différents (Alpes-de-Haute-Provence, Landes, Loiret, Seine-Maritime et Yvelines), la mise en oeuvre de l'obligation d'assurer l'accueil en urgence par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), soulignant le manque de pilotage de cette prise en charge.
Les auteurs de ce rapport ont choisi un panel de départements volontairement hétérogène où l'accueil d'urgence est exercé de manières très différentes.
Pour chacun d'entre eux, le rapport établit que l'accueil d'urgence est jugé comme une problématique importante. Mais les cinq conseils généraux ne comptent pas ni n'évaluent ces prises en charge. Pour l'IGAS, les services de l'ASE ne font aucun suivi des accueils d'urgence.
En outre, le placement de certains cas jugés "difficiles" est souvent compliqué et l'ASE a tendance à ne pas les quantifier. "Aucun département ne dispose d'une liste à jour des mineurs dont le placement est de leur point de vue inadéquat", assurent les auteurs du document.
Dans quatre départements sur cinq, l'accueil d'urgence est "quantitativement assuré" mais, au niveau qualitatif, il est "faiblement piloté", souligne l'IGAS. L'Inspection générale propose notamment de mettre en place un ou plusieurs établissements de "derniers recours", afin d'assurer au minimum l'accueil le premier jour, et d'avoir "une traçabilité de ce qui a été fait dans l'urgence pour pouvoir analyser cette prise en charge a posteriori".

Raport de l'IGAS sur le Contrôle du dispositif d'accueil d'urgence de l'aide sociale à l'enfance, disponible dans la bibliothèque des rapports publics (BRP), Présentation de la bibliothèque des rapports publics.

Source : ASH

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