L'étude pilotée par Eric Maurin (1) pourrait bien dessiner une politique familiale progressiste et favorable aux femmes. Et, - qui sait?- donner des idées au gouvernement à l’heure du chantier des modes de garde de la petite enfance.
Quel effet a l’obtention d’une place en crèche sur la situation professionnelle des femmes?
Il est positif. On sait qu’après la naissance il y a une forte baisse de la participation des femmes au marché du travail. A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75% avaient un emploi avant la naissance elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est toutefois beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées. En créant 100 places en crèche nouvelles, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail. 100 places en crèche se substituent à 70 places chez un assistant maternel. Les 30 enfants restant sont gardés par les parents, c’est à dire les mères. En créant 100 places, on permet à 1 mère sur 2 d’éviter de garder son enfant, et ainsi de retrouver son emploi.
Les mères qui ont obtenu une place en crèche sont moins soucieuses.
Les parents ayant obtenu une place sont beaucoup moins inquiets pour leur enfant, la qualité de son langage ou son adaptation à la maternelle, que les parents refusés. Les plus diplômés eux aussi sont moins inquiets. Mais une personne non diplômée qui a obtenu une place en crèche n’aura pas plus de soucis qu’une mère diplômée dont la demande a été refusée.
Votre étude montre que même en terme de coût, la crèche est avantageuse. On peut penser que les crèches sont plébiscitées par les parents (à 83% à Grenoble) parce qu’ils n’en supportent qu’une partie du coût (15%). Les utilisateurs directs sont très satisfaits, mais la société, elle, est elle gagnante?
Nous montrons que oui. En fait, le budget est équilibré. Sachant qu’une place en crèche coûte 15.000 euros par enfant et par an, 100 places nouvelles font 1,5 millions. C’est cher. Mais il faut voir que ces places nouvelles se substituent à d’autres modes de garde eux aussi très coûteux. Une fois ces économies prises en compte, le coût net des 100 places tombe à environ 650.000 euros. A cela il faut ajouter les 15 mères supplémentaires en activité et leur contribution à l’économie. On peut évaluer à 600 000 euros le surcroît de ressources générées par leurs emplois. Cela équilibre les dépenses.
Et c’est sans parler de l’effet à long terme sur la carrière des femmes. En évitant une sortie de longue durée du marché du travail, les crèches évitent une déqualification dont on sait qu’elle a des effets à long terme. Les femmes concernées seront plus productives tout au long de leur vie. Pour la société dans son ensemble les crèches sont donc beaucoup moins coûteuses que ce qu’on agite en permanence.
(1) avec Delphine Royer doctorante «L’effet de l’obtention d’une place en crèche sur le retour à l’emploi des mères et leur perception du développement de leurs enfants», Cepremap, 2008. L’enquête a été réalisée auprès des parents au moment de l’inscription en maternelle. Parmi eux, 1/3 n’avait pas obtenu de place en crèche. (cf. la brève du 29 juin 2008 Etude sur l'effet d'une place de crèche sur le retour à l'emploi des mères)
Source : Libération.fr
Des petites annonces déposées dans les boulangeries, les pressings ou les pharmacies des grandes villes pour partager une nounou, les files d’attente dans les escaliers des crèches ou devant les permanences des mairies… C’est la rentrée, et tous les parents cherchent un mode de garde pour leur bébé. Si possible dans une crèche, un accueil plébiscité par les familles françaises. Le gouvernement a lancé le chantier de la petite enfance. La semaine dernière, Xavier Bertrand et Nadine Morano l’ont rappelé lors d’une réunion informelle des ministres européens en charge de la famille. Bien obligés. La secrétaire d’Etat à la famille est chargée de mettre en œuvre une annonce de Nicolas Sarkozy lorsqu’il était encore en campagne électorale : le droit opposable à la garde d’enfants. En théorie, à l’horizon 2012, un parent qui ne parvient pas à trouver une place pour garder son enfant pourra saisir la justice. Une promesse difficile à tenir, car le gouvernement estime qu’il faudra créer 350 000 places d’ici là, en misant sur la «diversification».
«Epreuve». Des entrepreneurs ont déjà vu l’aubaine et livrent des crèches clés en main (lire page suivante). Dans un département sur deux, la capacité d’accueil en structures collectives ne dépasse pas les 10 %, selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques. Trouver une place de garde demeure «une épreuve pour les familles», constate la députée UMP Michèle Tabarot, chargée par François Fillon de réfléchir à la question.
C’est aussi l’une des conséquences de la vitalité démographique de la France. Au 1er janvier 2007, on comptait 2 400 000 enfants de moins de trois ans. Environ 800 000 bébés naissent chaque année depuis le baby-boom de l’an 2000.
Dans certaines grandes villes, comme à Paris ou à Lyon, les maires ont fait de la création de places en crèches une priorité. Est ce une politique de gauche ? En tout cas, au niveau national, les efforts n’ont pas toujours suivi. Le dernier rapport de la Cour des comptes épingle «des résultats décevants, face à l’augmentation de la demande due à la natalité, à celle du nombre de couples bi-actifs et à celle du nombre de familles monoparentales». «Le libre choix se heurte à l’insuffisance de l’offre de garde», écrit la Cour.
Inquiétant. Le nombre de places en crèche ou chez les assistantes maternelles n’a «que peu progressé» (à peine 2 %). Le taux de scolarisation des 2-3 ans à la maternelle a chuté. Entre 2003 et 2006, le nombre d’enfants de 3 ans gardés par leurs parents et proches a même augmenté de 7 %. Le congé parental a séduit 600 000 parents (98 % de mères). Dont 37 % disent ne pas avoir trouvé de système de garde. Autre chiffre inquiétant : 19 % des mères qui travaillent à temps partiel aimeraient travailler plus.
Il faut dire que le mode de garde n’a rien d’anodin. Eric Maurin, professeur à l’Ecole d’économie de Paris, le démontre chiffres à l’appui, dans une étude menée en Isère auprès de 1 500 familles. «A Grenoble, parmi les mères ayant fait une demande de place en crèche, 75 % avaient un emploi avant la naissance. Elles ne sont plus que 65 % au moment de l’inscription en maternelle. Cette baisse est beaucoup moins forte pour celles dont la place en crèche a été acceptée que pour les refusées.» Le calcul est imparable : «En créant 100 nouvelles places en crèche, on permet à 15 femmes supplémentaires de garder leur travail.»
Source : Libération.fr
La FNEJE rejoint l’analyse faite sur la conjoncture actuelle. Le manque de places de garde pour les jeunes enfants reste une préoccupation majeure pour les familles.
Le jardin d’éveil tel que présenté reprend le fonctionnement du jardin d'enfant, structure d'accueil dont la création à fait date dans l’histoire des lieux d’accueil de la Petite Enfance (1905). Mais contrairement à l’existant, l’objectif annoncé serait de viser une stimulation préscolaire aux enfants de 2 ans, ce qui n’a pas lieu d’être à cet âge. La création de passerelles entre l’Education Nationale et le secteur de la Petite Enfance est intéressante, cependant notre expérience nous amène à nous interroger sur la capacité de ces deux secteurs institutionnels à collaborer.
Notre longue pratique d’accueil des enfants de deux ans nous permet d’alerter sur le fait qu’un travail éducatif, pédagogique visant à développer les capacités sociales, cognitives motrices et … de l’enfant ne peut être envisagé de façon adaptée avec le taux d’encadrement de pour 12 préconisés. Les concertations menées pour la parution du décret 2007 avec les organismes professionnels avaient abouti à la nécessité d’envisager la présence d’un adulte pour 8 enfants de deux trois ans.
Nous ne comprenons pas ce qui vient justifier la remise en cause de ce dispositif.
Le secteur privé lucratif est désormais un acteur incontournable. Nous nous accordons sur le fait qu’il faut viser l’efficience, par une gestion rigoureuse à partir des cadres réglementaires. Nous restons néanmoins réservés sur l’effet de « vent en poupe » de ce secteur et restons vigilants sur la qualité des projets éducatifs. Un mode d’accueil à proximité du lieu de travail peut éventuellement rassurer et fidéliser les salariés qui seront plus disponibles. Cependant un travail important reste à faire sur la mise en réseau des places d’accueil car la proximité du
domicile reste le plus favorable pour l’enfant et sa famille.
On constate de réelles difficultés pour les parents à employer une assistante maternelle. Ce mode de garde qui paradoxalement est le moins cher pour la collectivité est le plus onéreux pour les familles. La revalorisation du complément du libre choix pour les familles à bas revenus leur permettrait l’emploi d’une assistante maternelle. Cependant, la pénurie de places en collectivité et la difficulté à harmoniser les exigences de ce secteur privé non encadré (tarif horaire, indemnité d’entretien), font flamber les tarifs.
Notre Fédération est consciente que le système actuel doit évoluer, mais pour nous, il est indispensable de mettre le bien-être de l'enfant et de sa famille également au centre de la réflexion, pour adapter les structures d'accueil.
La garde d’enfants, pour une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelleL’Union européenne doit faire face à un changement démographique majeur, qui impose de renouveler le pacte de solidarité entre les générations. La part des personnes âgées va s’accroître rapidement sous le double effet de la faible fécondité et de l’allongement continu de l’espérance de vie. Ce vieillissement démographique est un défi pour toutes les politiques sociales européennes qui doivent faire y face tout en préservant l’équilibre financier des systèmes de protection sociale. Pour relever ce défi, l’un des éléments clés est constitué par les politiques familiales et en particulier le développement des services pour l’accueil de la petite enfance et par une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie familiale.
Ces efforts doivent s’articuler autour de deux axes :
L’arrivée d’un enfant dans un foyer, en particulier pour les très jeunes couples, les couples biactifs et les parents isolés, constitue souvent une source de difficultés dans l’organisation de la vie quotidienne, tant au plan professionnel que privé. L’une des principales difficultés est l’accès à un mode de garde d’enfant. Le Conseil européen de Barcelone en 2002 s’était fixé des objectifs ambitieux en décidant que, d’ici 2010, devaient être mises en place dans les États membres des structures d’accueil pour 90% des enfants ayant entre trois ans et l’âge de la scolarité obligatoire et pour 33% des enfants âgés de moins de trois ans.
On peut constater aujourd’hui que les situations au sein des Etats membres sont très contrastées. Toutefois, les besoins en matière de garde d’enfants restent très importants dans l’immense majorité des Etats membres de l’Union européenne. L’accès à un mode de garde de l’enfant est pourtant un facteur important dans la décision d’avoir un enfant. Un Eurobaromètre réalisé en 2006 (Eurobarometer 2006, Childbearing preferences and family issues in Europe) montre, au niveau UE25, que 29% des hommes et 39% des femmes âgés de 15 à 39 ans estiment que l’accès à un mode de garde est un des facteurs « très importants » qui influencent la décision d’avoir un enfant. Le taux d’emploi des femmes (58,3% des femmes de 15 à 64 ans en 2007 dans l’UE27) et le taux de fécondité (1,5 enfant par femme en 2004 dans l’UE27) justifie pleinement une action énergique des pouvoirs publics, en impliquant plus largement les entreprises, pour faciliter les démarches des familles et leur offrir un éventail de solutions. Le soutien en faveur de l’accueil de la petite enfance est un investissement productif pour la collectivité. En permettant la lutte contre le déclin démographique, il permet le renouvellement des générations et la disponibilité de la force de travail dont l’Union a besoin et continuera d’avoir besoin. Cet investissement est une condition nécessaire à la réalisation des objectifs de Lisbonne. La politique de la petite enfance doit promouvoir le libre choix et, ainsi permettre, pour les personnes qui souhaitent bénéficier de congés parentaux, de concilier la prise en charge des enfants et en particulier des nourrissons et un travail. Elle doit cependant prendre en compte les risques liés à un éloignement prolongé du marché du travail, notamment pour les femmes ayant
un faible niveau de qualification. Les négociations actuellement menées au niveau européen par les partenaires sociaux permettront de faire avancer ces questions.
S’agissant de la politique d’accueil des jeunes enfants, l’enjeu est d’offrir aux familles des opportunités d’accès tant financières, qu’en termes d’horaires et d’offre sur le territoire, tout en garantissant la qualité de l’information (services d’information, d’accompagnement dans les démarches : interlocuteur unique par exemple) et des services. L’accueil des jeunes enfants est en effet déterminant dans la lutte contre l’exclusion et la pauvreté des familles : il permet aux jeunes mères isolées, sans expérience professionnelle, de trouver plus rapidement le chemin de l’autonomie et, d’une façon plus générale, aux parents aux plus faibles revenus de lever un des freins majeurs à leur recherche d’emploi ou à leur reprise
d’activité.
Tendance : Dans la majorité des Etats membres, on assiste depuis quelques années à l’augmentation de la demande de services de garde d’enfants. Ces nouveaux besoins résultent principalement des objectifs stratégiques d’égalité des genres (Lisbonne), de flexibilité du marché du travail et des transformations que connaissent les structures familiales. L’attention portée aux services de garde d’enfant est tout naturellement une préoccupation de la grande majorité des Etats membres compte tenu de leur incidence sur le bien-être des enfants, pour la société et l’économie.
Enjeux : En général, les régions et les municipalités sont responsables du financement de ces services et reçoivent des subsides du gouvernement central. Les services de gardes d’enfants sont largement régulés au niveau central même si on a assisté ces dernières années à une décentralisation et/ou déconcentration des responsabilités. Afin d’encourager la création et la diversification des services de gardes d’enfants et pour essayer de limiter les dépenses publiques, une tendance se dessine dans les Etats membres à permettre l’intervention d’une logique marchande et concurrentielle dans un secteur d’activité qui en était exclu jusqu’ici et qui reste dominé par une régulation publique. Pour les entreprises, il s’agit d’impulser leur plus large implication en faveur de la conciliation de la vie privée et de la vie professionnelle de leurs salariés, avec une attention particulière pour les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises. Cela passe par des incitations de nature fiscale ou financières mais pourrait également s’effectuer par des engagements propres des entreprises comme c’est le cas avec la « Charte de la parentalité en entreprise » signée par une trentaine de grands groupes en France.
Au niveau européen les partenaires sociaux (Businesseurope/UEAPME, CEEP et CES) se sont déjà emparés de la question en produisant une lettre conjointe adressée le 7 juillet au commissaire Spidla, sur les gardes d’enfants. Ce travail commun, qui s’inscrit dans leur "cadre d'actions sur l'égalité hommes-femmes" et plus particulièrement son volet « conciliation entre vie professionnelle et familiale » démontre particulièrement leur engagement sur ces sujets.
Perspectives : Dans ce contexte et compte tenu de ces enjeux, l'introduction de mécanismes du marché doit se poursuivre et être renforcée. Il est toutefois difficilement envisageable que ces mécanismes puissent se développer sans un soutien fort des pouvoirs publics en faveur de la solvabilisation des familles. En raison des enjeux d’égalité d’accès sur les territoires, il est également difficile d’imaginer que les pouvoir publics abandonnent toutes politiques de régulations. De nouvelles stratégies qui tiennent compte des nouvelles interactions entre différents niveaux des pouvoirs publics, le secteur à but lucratif, à but non lucratif et les organisations de la société civile, doivent être encouragée dans les États membres. En France, différentes entreprises se regroupent au sein de parcs d’activités favorisant la mise en place d’un service mutualisé d’accueil du jeune enfant et certains employeurs initient un modèle économique particulier de fonctionnement de ces services de garde d’enfant afin de faciliter l’accès de toutes les entreprises et de répondre à leurs attentes d’intervention sur ce champ social particulièrement important.
Extrait du dossier de presse(format .pdf 356 ko) de la réunion des ministres européens en charge de la famille, Institut du monde Arabe, Paris, 18 septembre 2008
Interview de Nadine Morano à cette occasion : vidéo sur le site pfue-tv.ue2008.fr.
Nadine Morano a annoncé hier que le gouvernement allait signer une convention avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) pour que les Franciliens puissent accéder aux crèches hospitalières. « A Paris et en banlieue parisienne, au sein de l'AP-HP, il y a 4.100 places de crèche, avec un taux d'occupation de seulement 65 à 70 %, ce qui veut dire que nous avons un potentiel de 1.000 places de crèche libres aujourd'hui », a indiqué la secrétaire d'Etat à la Famille sur France 2. L'AP-HP a confirmé, hier, qu'une « collaboration est engagée », mais « dans une perspective de développement des capacités d'accueil des crèches des hôpitaux », destinée « en priorité aux personnels de l'AP-HP ». « Une ouverture aux populations locales pourrait être envisagée, comme cela a déjà été réalisé en 2004 avec la Ville de Paris sous la forme d'un accord de partenariat », poursuit l'AP-HP.
Source : Les échos
Bonjour à tous,
Nous voyons bien l'importance de la Petite Enfance depuis quelques temps puisqu'elle est régulièrement au cœur de l'actualité. Hélas, il y a des débats qu'on aimerait parfois ne pas avoir à discuter.
Depuis quelques jours, le débat se trouve au niveau de l'école maternelle où le ministre de l'Education Nationale a jeté un froid dans un vidéo qui fait le tour du Net. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de la voir, la voici :
Darcos, la maternelle et les couches
envoyé par rue89
Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches
Voilà, le décor est posé! Je ne vais pas ici défendre les instituteurs en maternelle. Je pense qu'ils le font extrêmement bien par eux-mêmes en étant les premiers concernés. En passant, je pose quand même la question d'un ministre de l'Education Nationale qui ne connait pas le travail qui se fait en maternelle. A-t-il vraiment sa place puisqu'il n'est pas capable de connaître l'ensemble du parcours scolaire dont il a la charge?
Au-delà de la maternelle, on peut se poser la question dans cette situation,de la vision de la Petite Enfance parmi l'élite ,les gens qui nous gouvernent et aussi du grand public.
En parcourant un bon nombre d'articles parlant de ce buzz dans divers journaux, je me rends compte de l'opinion des gens et ça fait peur! Voici une réaction trouvée sur le site de 20minutes.fr :
Je suis d'accord sur le fond, mais il ne faudrait pas les mettre entre les mains de simples éducatrices ou nounou, ça n'a rien à voir. Cependant, les petits n'apprennent pas grand chose à la maternelle en petite et moyenne section, à part : l'autonomie, la propreté, la vie en groupe.... mais rien en ce qui concerne les fondamentaux, car c'est trop tôt. la maitresse de maternelle a souvent un rôle d'ATSEM (les pipis, rhabiller les petits, leur remettre les chaussures...). mais il ne faudrait pas que la maternelle disparaisse, car c'est un mode de garde super. Il faudrait la transformer en "jardin d'enfants" entre la crèche et l'école avec les mêmes avantages que l'école : c'est à dire la gratuité.
En cette période où le droit opposable aux modes de garde, préparé par le rapport Tabarot sorti en juillet dernier, met tout le monde de la Petite Enfance en alerte, il faut être vigilant. Il est nécessaire de réagir rapidement à tous ces propos qui ne peuvent qu'entretenir une confusion entre la réalité du terrain et la vision du travail qu'à le tout public qui pourrait s'apparenter souvent à une vision folklorique plus qu'autre chose.
Source : le blog d'Elliryc
Le Conseil Général des Bouches-du-Rhône est attentif aux difficultés exprimées par les familles du département quant à la garde de leurs enfants.
Malgré une offre diversifiée (crèches municipales, associatives et parentales, halte-garderies, assistantes maternelles et crèches familiales), dont le développement est encouragé par le Département, en partenariat avec les acteurs de la petite enfance, elle reste insuffisante, notamment à l'égard des familles ayant un besoin spécifique, et en particulier :
Dans ce contexte, le Département souhaite soutenir les dispositifs innovants visant à répondre à ces besoins.
Un appel à projet est donc lancé, en direction des organismes gestionnaires ou non de structures classiques d'accueil de jeunes enfants.
Les projets retenus à l'issue de cet appel feront l'objet d'un financement au titre de 2008.
Le texte PDF (11ko) : appel a projet mode de garde
Source : Tessolidaire.com
Bonjour à tous,
Nous passons parfois à coté de documents publiés par d'autres acteurs de la Petite Enfance mais mieux vaut tard que jamais!
L'UNCCAS a publié en juin 2008 son positionnement sur l'accueil de la Petite Enfance dont elle est un acteur fort : les CCAS sont deux fois moins nombreux que les communes à gérer les équipements petite enfance, le nombre de places gérées par les CCAS/CIAS est supérieur à celui géré par les municipalités. Les CCAS/CIAS sont, avec les communes, les principaux gestionnaires des crèches familiales en France.
L’accueil de la petite enfance est une priorité de la branche famille de la sécurité sociale. Elle a été réaffirmée comme tel dans le cadre de la nouvelle convention d’objectifs et de gestion, signée entre la CNAF et l’Etat pour la période 2005-2008. Dans ce cadre et depuis l’été 2006, le secteur de la petite enfance connaît de profonds changements, notamment en faveur d’une diversification et d’un renforcement des capacités d’accueil des jeunes enfants. Le Plan petite enfance (2007-2013) va dans ce sens puisqu’il prévoit la création de 12 000 places de crèches par an depuis 2007 ainsi qu’une une augmentation du nombre d’assistantes maternelles (60 000).
Pour lire l'intégralité du texte :
Petite enfance : les CCAS/CIAS défendent la qualité de l’accueil collectif (format .pdf 163ko)
Depuis quelques années, la question de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle est au centre des préoccupations des États membres de l’Union, notamment la question de la garde des jeunes enfants. En effet, une très grande majorité de femmes âgées de 25 à 55 ans travaillent, tout en continuant à assumer la majorité des obligations ménagères et des soins aux enfants. Par ailleurs, de nombreux pays sont confrontés aux problèmes de vieillissement de la population. Bien qu’il n’existe pas à proprement parler de politique familiale commune, les réflexions menées lors de la présidence allemande sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle ont montré l’importance d’échanger les idées, les bonnes pratiques. Ces échanges portent aussi bien sur les questions liées à la démographie, qu’à l’accueil de la petite enfance (crèches…) et à l’implication des entreprises dans la conciliation entre périodes de maternité, d’éducation des enfants et vie professionnelle.
L’objectif de cette réunion est de sensibiliser et d’échanger entre ministres autour de la question de la protection des enfants face aux dangers de l’Internet, ainsi que d’autres médias comme le téléphone mobile ou les jeux en ligne. Les actions mises en œuvre et les systèmes de protection, notamment en matière de lutte contre la pédopornographie, feront l’objet d’une discussion spécifique afin d’échanger les bonnes pratiques constatées par Nadine MORANO lors de ses déplacements au Royaume-Uni et en Norvège - le ministre norvégien en charge de la famille participera aux discussions eu égard à l’expérience de ce pays en matière de blocage des sites pédopornographiques.
Nadine MORANO souhaite également échanger sur les méthodes de sensibilisation des familles, qui sont souvent dépassés face aux progrès technologiques, et sur les outils de contrôle parental qui peuvent leur être proposés.
Une conférence de presse de la Présidence se tiendra sur place à 16 h 30.
La photo de famille aura lieu à 11 h 30 sur la terrasse de l’IMA ;
Des tours de table image seront possibles au début de chacune des réunions à 9h45 et 13h45.
Dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne, les événements organisés obéissent à des règles d’accréditation et de sécurité particulières.
L’ensemble des journalistes et participants doivent être accrédités selon la procédure en cours sur le site de la présidence française de l’Union européenne : www.ue2008.fr
L’inscription des journalistes devra se faire en ligne, jusqu’au 17 septembre 2008.
09h00 Accueil des délégations
Salle du Haut Conseil de l’IMA- 1, rue des Fossés Saint-Bernard, Paris
Accès journalistes
09h15 Ouverture de la journée par Xavier BERTRAND, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité
Tour d’images en début de réunion
09h30 Réunion sur « la garde d’enfants, pour une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle »
Ouverture par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille
Intervention de Göran HÄGGLUND, Ministre des affaires sociales Suédois
Intervention de Christine SCHREIBER, Directeur de cabinet du Commissaire Spidla
Accès journalistes
11h30 Photo de famille
Terrasse de l’IMA (Fumoir de la Salle du Haut- Conseil en cas de mauvais temps)
Tour d’images en début de réunion 13h45 Réunion sur « la protection de l’enfance sur Internet »
Ouverture par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille
Intervention de Michal SEDLACEK, Secrétaire d’Etat Tchèque pour les affaires européennes
Intervention de Richard SWETENHAM, responsable « safer internet programme » à la commission européenne
Accès journalistes
15h45 Clôture de la journée par Nadine MORANO, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille
16h00 Départ des délégations
Accès journalistes
16h30 Conférence de presse de la Présidence Salle du Haut-conseil
Bonjour à tous,
La Garde des sceaux a amorcé la réforme de l’Ordonnance de 1945 sur la Justice des mineurs. Derrière ce vaste chantier se joue un enjeu majeur : la vision que porte la société sur ses enfants et sa jeunesse.
Après avoir pris position dans sa tribune du 15 avril, l’Unicef-France souhaite ouvrir le débat en invitant une trentaine de personnalités et d’acteurs de terrain à s’exprimer. Retrouvez, chaque semaine, les points de vue de deux d’entre eux sur le site http://www.unicef.fr
Dominique Versini, Défenseure des Enfants
envoyé par unicef
Source : 789RadioSociale.org
Bonjour à tous,
[Paris] Malgré quelques retards dans l'achèvement des travaux, ce sont bien des bambins de moins de 4 ans qui devraient bientôt s'installer dans cet hôtel particulier du quartier de l'Etoile à Paris dans lequel Gustave Eiffel avait préparé l'exposition universelle de 1889. Ces 600 mètres carrés avec une cour viennent d'être transformés en une crèche de 55 berceaux. Les collaborateurs des entreprises du quartier pourront y déposer leurs enfants.
Ces sociétés réservent des places pour leurs salariés moyennant 8 750 euros l'année. Les parents, eux, acquittent le même tarif que pour une crèche municipale, c'est-à-dire celui du barème de la Caisse nationale d'allocations familiales (CNAF).
Comme la plupart des autres crèches d'entreprises, celle de l'Etoile présente l'avantage de pratiquer des horaires larges. Elle accueille les enfants de 8 heures à 20 heures. En outre, pour les parents qui ressentent le besoin de conseils, un psychologue est présent.
L'autre qualité dont se prévalent ces crèches est de favoriser le travail des femmes. "Comme je n'avais pas obtenu de place en crèche municipale, j'ai pris un congé parental d'un an. Si j'avais connu cette structure plus tôt, j'aurais continué le travail. Finalement, je reprendrai l'année prochaine", explique Sophie, qui a déjà inscrit ses deux enfants de 3 mois et 2 ans.
Parallèlement, ce système de garde contribuerait à faire progresser l'égalité dans le couple. "Je vois beaucoup de papas dans ces nouvelles crèches, ce qui n'était pas le cas avant, affirme Odile Broglin, fondatrice de People & Baby, société gestionnaire de la crèche de l'Etoile. Cela redonne une place aux pères dans la garde des enfants." La proximité du lieu de travail et l'amplitude des horaires permettent en effet aux pères qui le souhaitent de remplir leur rôle.
Si la Caisse d'allocations familiales (CAF) a pris en charge près d'un tiers du coût des travaux, c'est People & Baby qui loue le bâtiment et gère la structure. C'est aussi ce prestataire qui décide du recrutement du personnel, de la confection des menus, du choix du matériel, et qui effectue les démarches administratives.
Pour mieux séduire les parents, la société People & Baby cherche à se distinguer avec une image dans l'air du temps. "Le matériel est design et respectueux de l'environnement, souligne Farid Bouabbas, le directeur de la crèche. Nous utilisons des couches recyclables, des produits d'entretien biodégradables et nous essayons, autant que possible, de nourrir les enfants avec des produits bio."
Mais, quand on demande à Farid Bouabbas s'il y a un risque de ghettoïsation, il répond : "On ne s'adresse pas aux gens qui vivent dans le quartier, mais à ceux qui y travaillent. Il y aura de la mixité sociale, car nous accueillerons aussi bien les enfants d'une secrétaire que ceux d'un PDG."
L'ouverture de la crèche de l'Etoile illustre bien ce nouveau système de garde des jeunes enfants dont les prémices remontent à 2004. C'est à cette date que la CAF a mis en place des dispositifs financiers pour aider les entreprises à se lancer dans les crèches interentreprises.
En effet, pour pallier la pénurie d'installations municipales, qui complique la vie de leurs salariés, de plus en plus de sociétés envisagent de mettre en place des structures d'accueil pour les enfants. Si les grandes sociétés peuvent créer leurs propres crèches, beaucoup de petites et moyennes entreprises n'en ont pas les moyens.
Entre 2004 et 2007, le nombre de places en crèche créées par des prestataires privés a été multiplié par 40. "On est passé de quelque chose de très confidentiel à un vrai phénomène de société, explique Laurent Ortalda, responsable du pôle petite enfance à la CNAF. Ce type de crèches se développe à Paris comme en province, et pas seulement dans les grandes villes." En cette rentrée, une dizaine de crèches de ce type devaient ouvrir sur tout le territoire.
Il est vrai que tout le monde semble trouver son compte dans ce système de garde. Les entreprises, de plus en plus nombreuses à réserver des berceaux, y voient un moyen de réduire les retards et l'absentéisme, souvent causés par des problèmes de garde d'enfants. Les directeurs des ressources humaines considèrent aussi l'existence de ces structures comme un atout pour le recrutement et la fidélisation des salariés.
Quant aux parents, ils évitent ainsi les laborieuses - et souvent infructueuses - démarches pour obtenir une place en crèche municipale.
Source : Le Monde.fr
Bonjour à tous,
Voici une information transmise par la FNEJE. Je vous transmet le texte de la dépêche AFP.
Déficit d'assistantes maternelles, création insuffisante de places en crèches, baisse de la scolarisation des 2-3 ans: le rapport de la Cour des comptes, publié mercredi, est très critique envers le dispositif de garde des jeunes enfants.
En témoigne l'augmentation de 7% du pourcentage d'enfants de moins de 3 ans gardés par les parents et leurs proches entre 2003 et 2006, selon le rapport.
La forte diminution de la garde en jardin d'enfants et surtout en maternelle -- le taux de scolarisation des 2-3 ans a baissé de 27% entre 2003 et 2007 -- n'a pas été compensée par un accroissement suffisant de l'accueil par les autres modes de garde (105.000 places "perdues" entre 2003 et 2006 pour 88.000 places nouvelles).
"Le nombre de places disponibles en garde collective et en crèche familiale n'a augmenté que de 37.800 entre 2000 et 2007 (environ 2% par an), soit à peine le taux d'augmentation de la natalité", précise le rapport, alors que "les quatre plans crèches devaient permettre sur cette période de créer au moins 75.000 nouvelles places".
En outre, parmi ces places créées, un certain nombre ne sont pas ouvertes en raison du déficit en encadrement et en personnels.
La garde par les assistantes maternelles, peu coûteuse pour la collectivité, progresse peu, et le grand nombre de départs à la retraite (80.000 d'ici 2015) "va aggraver la situation".
Cette évolution générale est jugée "décevante" au regard de l'effort financier engagé par la branche famille de la sécurité sociale.
Le coût d'un enfant gardé par un tiers a en effet crû de 60% entre 2003 et 2006.
"Plus coûteuse que prévue", la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant), créée en 2004, n'a en outre pas permis de remplir son objectif: permettre aux parents de choisir librement leur mode de garde.
La Cour propose que la prestation tienne mieux compte des revenus des familles. Elle recommande ainsi de réduire l'aide pour la garde à domicile, onéreuse et bénéficiant surtout aux familles aisées.
Elle propose aussi de réduire la durée du congé parental afin d'éviter l'éloignement durable des mères du marché du travail, à condition que les familles les moins aisées disposent d'une offre de garde à un coût abordable, précise la Cour.
(fichier PDF 90 ko)Chapitre X Les aides à la garde des jeunes enfants
Source : AFP
Un collectif de douze syndicats et associations a dénoncé mardi 9 septembre, au cours d'une conférence de presse, le fichier Edvige, qui constitue, a-t-il expliqué, un véritable "fichage des citoyens qui souhaitent s'investir dans la vie de la cité" et pose les bases d'une "société de surveillance".
Le fichier Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale (Edvige), qui remplacera les anciennes fiches des Renseignements généraux encore écrites à la main, est l'objet de nombreuses critiques depuis la publication le 1er juillet au Journal officiel du décret le mettant en place.
Ce nouvel outil permet aux policiers de collecter des informations sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", dès l'âge de 13 ans, ainsi que sur les personnes ayant exercé un "mandat politique, syndical et économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif", explique le décret.
Ce texte a suscité un véritable tollé et, quelques jours après sa publication, un collectif "Non à Edvige" a été formé et a formulé, comme d'autres associations, un recours en annulation au Conseil d'Etat. Les Sages rendront leur avis à la fin de l'année.
Selon les associations, le fichier élargit considérablement les critères d'enregistrement de données personnelles. Toutes les personnes impliquées dans la vie culturelle, associative et politique, ainsi que leurs proches, sont visés. En outre, les données, dont la définition est floue, pourraient comporter des éléments sur l'état civil bien sûr, mais aussi sur les fréquentations, les déplacements, l'appartenance ethnique ou religieuse, l'orientation sexuelle, etc.
"C'est un système global de renseignements généraux et le début d'une société de surveillance", a avancé Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme au cours de la conférence de presse. "La durée de conservation des données est illimitée et aucune personne ne peut demander la correction des données la concernant", a-t-il poursuivi.
De nombreuses personnalités politiques, de droite comme de gauche, et parfois même des membres du gouvernement ou du patronat ont emboîté le pas aux associations pour critiquer Edvige. Cette large mobilisation a obligé le gouvernement à réagir et à faire quelques concessions.
Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a souhaité, mardi 9 septembre, dissiper les "inquiétudes et toutes les ambiguïtés" en proposant un "droit à l'oubli" consistant à effacer du fichier, peut-être à la majorité, les mineurs qui n'ont commis aucune infraction. Une concession qui satisfait une demande de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), qui avait remis un avis "avec réserves" sur le fichier.
Le collectif "Non à Edvige", quant à lui, va continuer "de demander très fermement le retrait pur et simple" du fichier, a assuré Hélène Franco, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature.
Le collectif "Non à Edvige" regroupe Aides, la CFDT, la CGT, le Collectif contre l'homophobie, la FSU, l'Inter-LGBT, Imiginons un réseau Internet solidaire (IRIS), l'Autre cercle, la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, l'union syndicale Solidaires.
Source : ASH
Bourse du Travail de Paris, 4-5 octobre 2008
par François CHOBEAUX, animateur de la CPO (Conférence Permanente des Organisations professionnelles su social)
En juillet dernier nous diffusions un texte d’appel intitulé « L’action sociale anesthésiée ? Reprenons collectivement l’initiative ».
Des personnes, des collectifs locaux, des associations nationales, des syndicats aussi, ont rapidement manifesté leur intérêt pour cette démarche et leur intention de participer à la rencontre que nous proposions.
Il est temps maintenant de préciser et de mettre en place ce rassemblement à la Bourse du travail.
Qui sommes-nous ?
Des professionnels du travail social, des responsables d’associations de professionnels et de mouvements d’éducation populaire, des hauts fonctionnaires, des formateurs, des chercheurs, déjà investis pour la plupart, entre 2002 et 2005, dans l’action collective : « 7-8-9. Vers les états généraux du social ».
Ensemble, nous sommes porteurs d’une volonté d’expression et de participation élargie de tous les professionnels du champ social, d’un secteur à l’autre. Déjà les trois structures signataires de l’appel de juillet : le MIHL (Mouvement interprofessionnel pour un humanisme laïc), la CPO (Conférence permanente des organisations professionnelles du social) et 7-8-9 Radio sociale oeuvrent dans ce sens. Vu la régression sociale que nous connaissons et l’asphyxie de bon nombre d’organisations isolées ou trop locales, il faut maintenant aller plus loin et amplifier le mouvement, sans corporatisme et en luttant contre notre propre dispersion.
Quel projet global proposons-nous ?
Quand nous disons « Mouvement pour une parole politique des professionnels » nous avons en réalité une double idée. C’est, d’une part, la volonté d’aider à ce qu’une parole, une pensée, une intelligence collective des professionnels du social trouve rapidement les conditions de son émergence, de sa structuration et de sa reconnaissance. Ceci, et c’est notre seconde idée, parce que nous pensons qu’il est indispensable que « le social » ne soit pas laissé aux seuls entrepreneurs administratifs ou moraux, aux seuls gestionnaires publics ou privés, à des décisions politiques conjoncturelles sans projet global ou à différentes stratégies de colmatage de l’« insécurité sociale ». Entre les décideurs et les usagers, et aux côtés des opérateurs associatifs, les professionnels ont toute légitimité à intervenir sur la conception des politiques sociales et sur les conditions de leur mise en oeuvre, au service des usagers.
Faire converger nos mobilisations
Nous réunir pour résister devient aujourd’hui une nécessité.
Pour l’heure, notre proposition est encore limitée mais elle est ambitieuse à terme. Rien n’est fixé à l’avance, tout est à construire ensemble. C’est pourquoi ce week-end d’octobre prochain a deux finalités : faire se rencontrer les professionnels du champ social pour partager les analyses et les actions en cours, mais aussi déterminer ensemble notre mode d’action collective à partir d’octobre 2008.
Encore une précision : nous souhaitons évidemment que cet avenir commun prenne en compte les acquis des mobilisations les plus récentes, professionnelles et militantes, et qu’il prenne également en compte l’existence des groupements pérennes et légitimes que sont les associations de professionnels, les mouvements professionnels militants et les syndicats. Nous ne sommes pas seuls. L’histoire s’écrit avec tous les « résistants ».
Une organisation pour la rencontre
Un lieu est mis à notre disposition :
la Bourse du Travail de Paris, (Salle Eugène Hénaff)
29, bd du Temple, 3ème arrondissement (Métro République).
Nous y préparons quatre séquences de travail :
Samedi 4 octobre, accueil à partir de 9 h 30.
de 10h à 12h30 : des échanges pour mettre à jour un « état des lieux » prenant en compte l’actualité et les travaux passés des états généraux du social et d’autres mobilisations...
de 14h à 17h30 : des ateliers pour confronter les interrogations : Les professionnels ont-ils une expérience du social à opposer et à qui ? Quels liens entretenir avec le Politique, sous ses différentes formes ? Dans quels cas peut-on, doit-on, transgresser en tant que professionnel ? Quels liens entretenir avec les employeurs/opérateurs ? Quels liens entretenir avec les usagers ? Des mobilisations pérennes de professionnels sont-elles souhaitables et possibles ? À quelles conditions, avec quels leviers ? etc. Ces entrées sont des projets, des possibilités, qui pourront être modifiées en prenant en compte les avis et les suggestions qui nous seront adressés.
Dimanche 5 octobre, de 9h30 à 12h30 : nous pensons demander à un intervenant périphérique au champ social de nous aider de son point de vue sur les grands changements en cours qui nous concernent tous : poids de l’économique, mise en oeuvre de la LOLF, de la RGPP, intégration du médico-social dans les ARS, effets emploi du RSA, mise en place du fichier Edwige, avenir de la qualité professionnelle et des professions...
de 14h à 16h : nos projets d’organisation et d’action.
Notre engagement pour ces rencontres :
Nous assumons l’invitation et ses charges : l’organisation des échanges, les retransmissions, l’animation des séances et la mémoire des travaux (notamment au travers d’un nouveau site Internet).
Mais nous rappelons que nous ne prenons aucun engagement en ce qui concerne l’hébergement et la restauration.
Nous ferons probablement mais ultérieurement une ou des propositions pour la soirée du samedi en profitant de l’actualité culturelle et sociale à Paris (voir déjà une proposition de Théatre Forum à Montreuil par la Compagnie NAJE : www.naje.asso.fr ; fabienne.brugel@orange.fr).
Pour la CPO : François Chobeaux. www.cemea.asso.fr ;Merci de nous confirmer votre présence avant le 29 septembre, en précisant vos éventuelles propositions (suggestions d’ateliers, textes ou mieux posters), vos désirs autres que matériels à la nouvelle adresse suivante : mp4champsocial@gmail.com.
Source : OASIS
Dans une circulaire datée du mois de juillet, la CNAF invite les directeurs des caisses d'allocations familiales "à prendre en compte, dans les dépenses de fonctionnement des équipements et services [qu'ils financent], la gratification due aux stagiaires intervenant sur une durée de plus de trois mois consécutifs
".
Cette décision a été prise en application du décret n° 2008-96 du 31 janvier 2008 qui élargit aux associations, entreprises publiques ou établissements publics à caractère industriel et commercial le champ d'application du principe de gratification des stages de plus de trois mois, assortie d'une franchise de charges sociales à hauteur de 12,5 % du plafond de la sécurité sociale, posé par la loi du 31 mars 2006 pour l'égalité des chances.
Elle est motivée par trois éléments, selon la CNAF, le premier étant que "les stages contribuent à la professionnalisation du secteur", la démarche de formation par stage permettant d'anticiper les besoins de secteurs touchés par des problèmes de perfectionnement des personnels et de recrutement de nouveaux professionnels.
Autre motivation : les stagiaires "participent au fonctionnement du service", poursuit la Caisse nationale des allocations familiales, alors que, dernier élément, "le mécanisme des prix plafonds, commun à toutes les prestations de service, permet de réguler une dérive potentielle des dépenses".
Les CAF doivent néanmoins s'assurer que "ce financement n'encourage pas des pratiques consistant à employer des stagiaires à la place de personnels qualifiés, en vue de diminuer le coût de fonctionnement du service
", l'instabilité qui en résulterait au niveau de l'équipe de professionnels pouvant se révéler "préjudiciable au service rendu aux familles et aux enfants
", conclut la CNAF.
Circulaire LC 2008-124 du 16 juillet 2008 adressée aux directeurs des CAF par la direction des politiques familiale et sociale de la CNAF.
Sources : ASH
Inquiets et en colère à la fois, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) dénoncent l’adoption aujourd’hui par le conseil général d’une circulaire qui favoriserait, selon eux, l’embauche de puéricultrices dans les structures d’accueil petite enfance. Comme c’était déjà le cas en 2002, les éducateurs de jeunes enfants (EJE) se mobilisent une nouvelle fois contre le Département, accusé de favoriser l’embauche de puéricultrice dans les structures d’accueil de marmailles. Réunis au sein d’un collectif regroupant deux associations - Fédération nationale des EJE et l’Association réunionnaise des EJE, les éducateurs s’appuient sur une circulaire du conseil général mise en service dès ce matin. Dans cette notice, la présidente informe de la “réactualisation” du dispositif d’aides en faveur des établissements d’accueil des jeunes enfants et notamment de la “subvention de fonctionnement relative au surcoût occasionné par le recrutement de personnel qualifié dans le domaine de la petite enfance”. Le conseil général prévoit ainsi que l’indemnité forfaitaire versée pour l’embauche d’un personnel qualifié est plafonnée à 3 750 euros pour les éducatrices de jeunes enfants et à 6 250 euros pour les puéricultrices ou infirmières.
Si le nouveau régime d’aides versées aux établissements affiche une augmentation par rapport aux années précédentes, aux yeux des EJE, il joue clairement en leur défaveur dans le choix que feront les directeurs de structures. “Une fois encore, on fait le choix du tout médical par rapport à l’aspect éducatif et social alors que les deux professions forment un binôme incontournable au sein d’une structure d’accueil, dénonce Marie-France Pierson, la présidente de la FNEJE qui réclame au nom du collectif “un financement équitable”. “On peut comprendre qu’il y ait un surcoût mais il n’y a pas 30 % de décalage entre le salaire d’une puéricultrice et d’une EJE, c’est l’ensemble de notre profession qui est menacée”. Pour l’heure, les membres du collectif SOS Educateurs jeune enfants en danger, une quarantaine au total, ne désarment pas et n’excluent pas de faire entendre leur voix dans les prochains jours devant les grilles du conseil général
Source : Clicanoo
Bonjour à tous,
Il suffit que je parle de fermer mon blog ou de m'excuser pour la baisse d'activité de mon blog constatée et à venir pour qu'à chaque fois l'actualité me rattrape.
Parenthèse Radio vient de me contacter, par l'intermédiaire donc de mon blog, pour participer à une émission sur le Rapport Tabarot, en présence peut-être de la députée et de représentants du monde la Petite Enfance.
L'émission "Baby-boom" de ce lundi 1er septembre de 11h à 13h, animée par Gaëlle Renard.
Sauf incident de dernières minutes (les aléas du travail existent en multi-accueil), je vais me rendre disponible pour y participer en tant que membre du Conseil d'Administration de la FNEJE et ainsi faire part de la position de la fédération.
Alors, tous à vos radios, vos ordinateurs, sur free ou canalsat pour tendre une oreille et éventuellement participer au débat!
Je compte sur vous!
Source : le blog d'Elliryc
La rentrée en crèche, ça se prépare déjà bien longtemps avant : dès le mois d’avril, il faut demander aux familles présentes si elle renouvellent l’inscription de leur enfant, et à quel rythme, puisque tout est possible en Multi-accueil depuis la Halte-garderie, accueil ponctuel, jusqu’au contrat à plein temps en Crèche. Après, j’ai étudié une par une les (nombreuses) demandes de nouvelles inscriptions (avec des priorités fixées par les financeurs, à Barr par exemple il y a une priorité pour les enfants de la commune), et j’ai tâtonné jusqu’à organiser des groupes cohérents, à la fois au niveau de l’âge des enfants, du nombre, et des différents rythmes d’accueil : c’est un vrai puzzle entre celui qui vient le mardi et le jeudi matin, tous les après-midi ou 4 jours par semaine, je vous laisse imaginer le casse-tête ! A Barr, la structure a un agrément PMI de 57 enfants, et cela permet d’en inscrire 130 différents, tous types d’accueil confondus sur une année scolaire. Ensuite il a fallu répondre, positivement ou négativement à chaque demande, et organiser une réunion d’information pour les nouveaux parents, auxquels quelques membres de l’équipe ont présenté le fonctionnement de la structure. Ensuite j’ai rencontré avant la fermeture fin juillet toutes les familles pour les formalités administratives et l’établissement des nouveaux contrats d’accueil.
Parallèlement, c’est avec toute l’équipe que j’ai travaillé l’organisation, nous avons par exemple fait le choix de 3 groupes d’enfants d’âge mélangés de 1 à 4 ans cette année, en plus du groupe des bébés de moins d’1 an. Suite aux entretiens annuels d’évaluation où chacun des 15 membres de l’équipe a pu faire son bilan de l’année écoulée, j’ai remanié les différentes sous-équipes (3 par groupe) en essayant de tenir compte au maximum de leurs souhaits, en jonglant là aussi avec les temps partiels ou complets des différents membres de l’équipe, en négociant ce qui pouvait l’être avec chacun, et en retravaillant un planning de travail cohérent et respectueux des normes en vigueur et du droit du travail. Il a fallu aussi recruter une nouvelle animatrice, donc choisir avec mon adjointe quelqu’un parmi les nombreux CV et les quelques candidats vus en entretien. Le rôle et l’organisation des interventions des 2 éducatrices de jeunes enfants dans les groupes a lui aussi été revu et retravaillé. Côté ludique, l’équipe a choisi les noms des nouveaux groupes : lutins, farfadets, elfes et petits génies.
Le 18 août toute l’équipe, bien reposée et motivée était au rendez-vous pour une journée de prérentrée sans les enfants, et nous avons commencé par une petite réunion, avant que chaque sous-équipe parte dans ses locaux organiser son espace et le fonctionnement de son groupe, les adaptations des nouveaux enfants notamment.
Le lendemain, les enfants commençaient à arriver, il a fallu guider les familles vers les nouveaux groupes et les salles correspondantes, et être disponible pour les changements de dernière minute, derniers désistements et inscriptions en urgence, changements de tarif, de situation familiale, professionnelle, voire même des complications à la naissance (épilepsie) pour un bébé juste né, ce qui a nécessité un accompagnement des parents sous le choc et la mise en place d’un projet d’accueil personnalisé avec le pédiatre, l’infirmière, l’équipe et la famille.
Les premières semaines je suis les sous-équipes de très près, je tente d’être au maximum attentive aux soucis, aux questions, aux besoins, aux recherches diverses, aux difficultés éventuelles dans l’accueil d’un enfant ou d’une famille, ou encore dans la relation entre membres de l’équipe, la communication, les tâtonnements inévitables dans l’organisation et la mise en place des changements validés ensemble certes, mais qui ont plus ou moins de mal à passer selon les résistances personnelles des uns et des autres !
Rentrée en douceur à la crèche de Barr, globalement c’est une année qui démarre bien !!
Marie FRIEDELMEYER
Educatrice de jeunes enfants et cadre socio-éducatif
Directrice du Multi-accueil de Barr, dans le Bas-Rhin
Bonjour à tous,
Voilà un domaine d'exercice de la profession dont on parle moins souvent sur la Passerelle.
L'accueil d'urgence est aussi une réalité de travail pour les EJE. Je vous propose donc cette info trouvée sur le site des ASH.
L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a contrôlé, dans cinq départements très différents (Alpes-de-Haute-Provence, Landes, Loiret, Seine-Maritime et Yvelines), la mise en oeuvre de l'obligation d'assurer l'accueil en urgence par l'Aide sociale à l'enfance (ASE), soulignant le manque de pilotage de cette prise en charge.
Les auteurs de ce rapport ont choisi un panel de départements volontairement hétérogène où l'accueil d'urgence est exercé de manières très différentes.
Pour chacun d'entre eux, le rapport établit que l'accueil d'urgence est jugé comme une problématique importante. Mais les cinq conseils généraux ne comptent pas ni n'évaluent ces prises en charge. Pour l'IGAS, les services de l'ASE ne font aucun suivi des accueils d'urgence.
En outre, le placement de certains cas jugés "difficiles" est souvent compliqué et l'ASE a tendance à ne pas les quantifier. "Aucun département ne dispose d'une liste à jour des mineurs dont le placement est de leur point de vue inadéquat", assurent les auteurs du document.
Dans quatre départements sur cinq, l'accueil d'urgence est "quantitativement assuré" mais, au niveau qualitatif, il est "faiblement piloté", souligne l'IGAS. L'Inspection générale propose notamment de mettre en place un ou plusieurs établissements de "derniers recours", afin d'assurer au minimum l'accueil le premier jour, et d'avoir "une traçabilité de ce qui a été fait dans l'urgence pour pouvoir analyser cette prise en charge a posteriori".
Raport de l'IGAS sur le Contrôle du dispositif d'accueil d'urgence de l'aide sociale à l'enfance, disponible dans la bibliothèque des rapports publics (BRP), Présentation de la bibliothèque des rapports publics.
Source : ASH
Bonjour à tous,
Quelques mois après le mouvement des étudiants en formation sociale contre les conditions d'applications du décret sur la gratification des stages, les travailleurs sociaux en formation (TSF) ont créé, fin juillet, leur Fédération nationale.
Issue de la coordination nationale mise en place par les étudiants stagiaires, elle vise à défendre les valeurs, l'éthique et l'identité de ces derniers. Elle entend également exercer une veille sur les formations sociales et monter si nécessaire des actions collectives.
La Fédération nationale des TSF prévoit notamment un week-end de réflexion à Albi (Tarn) les 13 et 14 septembre et son conseil d'administration, encore provisoire, se réunira les 25 et 26 septembre à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Source : ASH
Avec 100 places en crèche, on permet à 1 mère sur 2 de retrouver son emploi